‹ Musée de l'Ermitage impérial. Notice sur la formation de ce musée et description des diverses collections qu'il renferme avec une introduction historique sur l'Ermitage de Catherine IIChapitre 267 sur 304 · HAE · texte numérisé non relu

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«Pour Antiochus, fils de Thémison, cette poussière cache l’enfant de douze ans, le vaillant (verbalement æShopéoos: celui qui a remporté des prix) Themistoclès, qui ayant le conseil et le courage de l’homme portant le même nom, meurt sans fuir la puissance des Moires.» — Le relief même est surmonté d’un ornement en forme d’acrotère.

Ce petit monument, provenant de l’île d'Egine, est du temps des Antonins. Il fut offert à l'Empereur Nicolas I, en 1851, par le comte de Ribeaupierre.

QUATRE ÉPHÈBES représentés dans l’intérieur d’un vaisseau et combattant. Ils sont armés de lances et deux aussi de boucliers ronds; l’un d’eux porte un

casque. Au-dessous d’un banc est caché un captif, ayant les mains liées et vêtu d’un hëmaton.

Conservé autrefois au palais Algarotti à Venise.

DEUX SATYRES dansant, celui à gauche porte une branche de lierre autour du bras droit, et un lièvre dans le bras gauche. L'autre, avec une draperie autour des reins, joue de deux flûtes recourbées.

Trouvé en 1850 à Rome, dans la rue de Ripetta, sur l'emplacement du mausolée d’Auguste, et offert avec d’autres objets à l'Empereur Nicolas I, par le Pape, en échange d’un terrain au mont Palatin.

FAUSTOLUS trouvant Romulus et Rémus. La partie du milieu est antique, celles des côtés sont d’une restauration moderne. La partie antique représente un vieillard, tenant par la main une jeune fille et portant un enfant nu sur l'épaule gauche. Il est accompagné de neuf femmes dont l’une tient dans ses bras un enfant, et celles

qui marchent les premières tendent les mains vers

l’objet qu’elles attendent. Ce groupe offre des personnes accueillant un vaisseau, arrivé dans un port; comme ce sont un vieillard, des femmes et des enfants, il est à présumer qu'il s’agit de guerriers, retournant d’une campagne et reçus par leurs familles. Le restaurateur moderne a pensé que le sujet de cette scène était pris dans l’histoire de Romulus et de Rémus, qu’il a sculptés à droite, accompagnés de la louve et du Tibre. Provenant de la maison Carpegna de Rome. (Collection Démidoff).

HÉBÉ, assise sur un rocher, recouvert de sa draperie et offrant le nectar, dans une coupe ansée et cannelée,

à l'aigle de Zeus, en le caressant avec la main droite. Belle pièce grecque du premier siècle avant J. C. (Collection Nani à Venise).

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32. FRAGMENT D'UN RELIEF, représentant Iphigénie, Oreste et Pylade rentrant en Grèce. A gauche, le roi Thoas en chiton court, anazxyrides et bonnet phrygien, succombe, blessé mortellement par Pylade, qui est vêtu d’une chlamyde et armé d’une épée ainsi que d’un bouclier rond. Thoas est défendu par un autre Scythe, qui porte un bouclier hexagone et le même costume que le roi. A droite, on voit Oreste se dirigeant vers le vaisseau. Les parties du relief à droite et à gauche manquent. Sur la première, Iphigénie est représentée debout dans le vaisseau et soutenue par Pylade. Celle à gauche offre les deux amis succombant à la fatigue, ainsi que dans une autre scène, les mêmes enchaînés et conduits au supplice par Iphigénie. Le même sujet, mais plus complet, se trouve à Rome, dans le palais Accaramboni, sur un beau sarcophage, illustré par Winckelmann et par Uhden. Ces deux monuments paraissent n'être que la répétition antique d’un original célèbre. (Collection Laval).

33. ARIANE, dormant sur l’île de Naxos, est trouvée par Bacchus, accompagné de silènes, de satyres, de faunes, de bacchantes, de centaures, etc. Ce sujet, dont on connaît plusieurs exemplaires, doit être la répétition d’un relief tres-célèbre qui n’est pas parvenu jusqu’à nous. Le nôtre, la face principale d’un sarcophage, est de la décadence de l’art, du milieu du troisième siècle de J. C.

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