‹ Musée de peinture et de sculpture; ou, Recueil des principaux tableaux, statues et bas-reliefs des collections publiques et particulières de l'Europe. Dessiné et gravé à l'eau-forte (volume 2)Chapitre 13 sur 42 · IX · texte numérisé non relu

IX

llorenliut'S. I.a pliiitln; [lorlelouoiii de Cléoiiiène d'Allièiios, lils d'ApoIlodorc. La Vénus accroupie, d'a}ircs une inscripliori placée sur la plintlie, est l'œuvre de Boupalos, Elle n'a subi (juc de très -légères restaurations. Dans cette statue, le bain explique la nudité de la Déesse ; quant à la Vénus Calllpyge où l'intention voluptueuse de l'artiste est plus marquée, Ottfried Millier la regarde comme l'image idéalisée d'une courtisane. La tête est moderne.

Comme source de la génération des êtres et protectrice de la maternité, Aphrodite est vêtue d'une chemise légère tombant jusqu'aux pieds et laissant ordinairement un sein découvert. Telle est la Vénus Génitrix du Louvre, dont le type est reproduit sur plusieurs monnaies romaines. La tête, ({uoicpie s'adaptant (rès-bien au corps, parait d'un tra\ail jilus ancien. Dans la statue intitulée Mammée, la robe ilottanle et le sein découvert indiquent une Aphrodite généiatrice, quoique le sculpteur (jui l'a restaurée lui ait mis dans la main des épis et des pavots, attributs de Dèmèter.

ÉHOS.

l'aMOLU. — LA.AlOUll Lï fSVCllÉ. — IlEHMAMlUODITL,

PI. -2'J à 31.

Éros, en lalin <^iq)iùo, c'est-à-dire l'amour ou plutôt le désir, n'est pas personnilié dans Homère, mais Hésiode, (jui habitait dans le voisinage de Tliespics, où Éros était l'objet il'un culte spécial, le place, au début de la Théoijonie, parmi les principes de l'univers ; une tradition, qui a prévalu, en fait le iils d'Aphrodite, iiarce ipie la beauté enfante

lo ilésii". Li; plus ancien simulacre d'Éros à Thespies <'tait une pierre hruto. D'après Simmias, il semble avoir été représenté comme un vieillard ailé, mais dans la grande époque de l'art il prit les formes de l'adolescence; plus lard on en lit un enfant. IVaxitèle et Lysippe avaient fait chacun une statue d'Éros pour les Thespiens. ]j\4:noiir tendant son arc est regardé comme la copie d'une de ces deux statues. Il en existe plusieurs répétitions.

L'union d'Éros et de Psyché, de l'ànie et du désir, racontée dans le roman d'Apulée, a fourni à l'art un sujet d'allégories, tantôt gracieuses, tantôt funèbres, car Eros était associé aux Dieux de la mort. Le groupe du Capitole est la plus célèbre de ces compositions.

Hermaphrodite , qui représente l'association des deu\ principes générateurs, Hermès et .\phroditè, n'est qu'une forme particulière d'Éros. C'est le désir accompli, l'union des sexes, le mariage. Ce type étrange, qui réunit en lui les formes de deux sexes, ligure souvent sur les vases peints et sur les bas-reliefs. L'Hermaphrodite du I>ouvre est représenté endormi, ce qui exprime très-bien la paix du désir. Le matelas sur lequel il repose est une addition malheureuse du iJernin.

THKTIS.

Aphrodite, en qualité de Déesse marine, est la protectrice des navigateurs. Winckelmann avait reconnu cette Aphrodite enploia, dans une statue appuyée sur une rame autoinde laquelle s'enroule un cheval marin; plus lard il crut y reconnaître Thétis, une des Néréides, ou lilles de Nèreus,

le vieillard de la mer, ijui sont les personnifications des vagues ; cette opinion a prévalu, quoiqu'elle soit appuyée sur des raisons bien faibles. Le costume et l'attitude, qui rappellent la Vénus de Milo, la Vénus d'Arles et plusieurs autres représealalions d'Aphrodite donnent plus de vraisemblance ;i la première explication. Cette statue est d'ailleurs Irès-nnitilée, le bras droit, la jambe droite, et peut-être la tête, sont modernes, ainsi que presque toute la base restaurée en forme de vaisseau.

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