‹ Musée de peinture et de sculpture; ou, Recueil des principaux tableaux, statues et bas-reliefs des collections publiques et particulières de l'Europe. Dessiné et gravé à l'eau-forte (volume 2)Chapitre 12 sur 42 · APHRODITE · texte numérisé non relu

APHRODITE

VÉNUS DE MILO. — \ÉNUS d'aiîLLS. — VÉNUS DE LONDRES

AKNUS DE MÉDICIS. — VIÔNUS DU CAPJTOLE.

VÉNUS ACCUOUCIE. — VÉNUS CALLIPVGE.

NÉNUS GÉNITRIX. — MAMMÉE.

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Aphrodite, la Vénus des Latins, est la personnification la plus générale du principe féminin dans l'univers; elle réunit dans un même symbole les idées de beauté, de volupté et de

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iiiult'niiir', idées insépai'ahlos dans la nature des choses, mais i|ui font naître dans l'esprit des impressions hiendifft'rcntcs, les unes graves, les autrt^s sensuelles. Celle varic'lé d'aspects se traduit dans les représenlations d'Apliroditè, qui peuvent se ramènera trois classes. L'Aphrodite victorieuse, l'allraction universelle, qui soumet tous les êtres par l'irrésislildc puissance de sa beauté, se présente avecle caractère d'une héroïne, et quelquefois avec des attributs guerriers, lièro, à demi nue, le pied posé, soit sur un casque en souvenir de sa victoire sur le Dieu de la j^uerre, soit sur un rocher ou sur une sphère, en signe de domination sur le monde, La fameuse statue trouvée à Milo, en 1820, est la plus parfaite des représentations de cette classe. On a trouvé près d'elle une main tenant une pomme, restauration de l'époque romaine, et une plinthe portant un nom mutilé ùlès <ÏAn-

lioche sur le Méandre. On ignore si cette statue faisait partie d'un groupe, comme la Vénus de Capoue, qui est presque semblable. La Vénus d'.Vrles et la Vénus du musée brilanniipie, dont nous donnons les gravures, sont des variantes du même lype. Les bras de ces deux statues sont des restaurations modernes.

Comme fille de l'écume et symbole de rénergie féconde des eaux, Aphrodite est entièi-emenl nue ; elle était ainsi représentée sur un des frontons du Parlliénon, parmi les divinités marines ; c'est donc e'i tort (pi'on regarde celle nudité absolue comme une innovation de la seconde école attique. La Vénus du Capitole et la Vénus de Médicis sont des imitations libres d'un chef-d'œuvre de Praxitèle qui ornait le temple de Cnide. La première est d'une conservation presque parfaite. Dans la seconde, (jui doit son nom aux jardins des Médicis où elle était placée au xvi'' siècle, le bras droit et l'avant-bras gauche sont des restaurations

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