STATUES CONSULAIRES ET MUNICIPALES
2275. — Statue municipale, m. de P. pl. 891. Coll. Torlonia.
Celte statue représente un homme debout, vêtu d’une tunique à demimanches , et d’un manteau qui le couvre en entier, moins la partie droite du buste et le bras droit.
Le personnage est tourné à gauche, avançant la main de ce côté, qui est ouverte; il tient de la main droite, abaissée, un volume. A gauche est un scrinium entouré de laurier.
La tête est celle d’une autre statue antique. Sur notre gravure, elle est sans barbe; mais la tête qu’elle porte aujourd’hui est barbue.
Sont modernes : le nez, les oreilles, le cou, le bras droit depuis le bas du deltoïde, la main gauche avec partie du bras.
Le milieu de la plinthe est antique. [Haut. 8 pal. 6 on.]
a 2276, 2276 A, B, C, D. Statues municipales, marbre, pl. 891 , 900 A, 900 B. Mus. Borbonico.
De ces cinq statues , les deux dernières seulement se trouvent dans le livret de Naples de 1819. On les donne comme provenant d’Herculanum.
Les trois premières, de même style et grandeur que les autres, ont probablement la même origine. Elle se trouvaient peut-être dans le second cortile, dont le livret de 1819 ne s’occupe pas.
Le geste de toutes ces statues est le même : l’avant-bras droit est étendu
vo-
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horizontalement , et la main est ouverte. La main gauche lient un lume.
La première statue tourne la tête à gauche ; les autres la présentent à peu près de face.
Chacune de ces figures est vêtue d’une tunique qui couvre le bras jusqu’au coude. Le manteau est en écharpe sur la poitrine et descend jusqu’aux pieds. Les chaussures sont fermées. Sur toutes les plinthes, à gauche, est un scrinium.
Les parties modernes du n° 2276 sont : l’avant-bras droit, la main gauche et le volume. Quant aux quatre autres figures elles sont intactes.
Les cinq statues ont la même hauteur de 7 palmes.
a 2276 E, F. — Statues municipales, marbre, pl. 900 F. Coll. Lariboissière.
Ces deux statues municipales sont, comme à l’ordinaire , revêtues delà tunique et de la toge, dont la disposition est la même qu’à beaucoup de nos figures.
La première tient un volume dans la main droite, abaissée; et la disposition de la main gauche, qui est horizontale, semble indiquer un orateur.
Le mouvement de la seconde est en sens contraire; c’est la main qui gauche lient le volume , et la main droite qui fait le geste.
Elles faisaient partie de la collection d’antiquités que le cardinal Fesch avait formée à Paris, et c’est à la vente de celte collection qu’elles ont été achetées par M. le comte de Lariboissière.
[Haut, de la première 6 pi. 8 po. et de la seconde 6 pi. 9 po. ]
a 2 276 G. — Stat. municipale, m. pl. 900 F. Mus. de Madrid.
Statue de petite hauteur appartenant à la sculpture polychrome.
Les parties vêtues sont en marbre de différentes couleurs , les parties nues en marbre blanc.
La physionomie de la figure est particulière. Les cheveux sont longs , mais coupés sur le front et autour des joues de manière à les encadrer, les oreilles sont basses, grandes et écartées. Les yeux et le nez sont petits.
Les deux mains sont abaissées, mais la gauche moins que la droite. Celle-ci tient un papyrus non roulé.
La tunique et la toge ont aussi une disposition particulière. La tunique qui se voit sur les jambes est plissée comme aux figures éginétiques.
La toge diffère de la disposition ordinaire en ce qu’elle se montre davantage sur la poitrine et descend moins bas sur les jambes ; et le pan qu’on voit d’ordinaire descendre en écharpe sur l’estomac est ici horizontal et tendu. (Voy. 2278 B.)
La statue paraît intacte. [ Haut. 4 pi- 10 po. )
DE L’EUROPE
2276 H et I. — Statues municipales, m. pl. 900 E. Louvre.
Ces deux statues proviennent de l’Algérie; elles ont été apportées en France avec les inscriptions publiées dans l’appendice du tome II ; nous n’en connaissons pas autrement l’origine.
Dans les ateliers du Louvre, on y a adapté des têtes antiques; les autres restaurations ont été ajournées.
La première a la tête d’un homme jeune, mais barbu; la seconde est celle d’un homme plus âgé , mais imberbe.
La toge présente la disposition la plus fréquente, ce vêtement laissant à découvert la poitrine et le bras droit, et couvrant le bras gauche jusqu’à la main. [Haut, de la première 2m,o5o; de la seconde im,78o.]
2277, 2 2 78, 2 278 A. — Statues municipales, m.pL 89 1 01892 . Coll. Torlonia, Mus. de Dresde, coll. Blundell.
La première statue est drapée à l’ordinaire, ayant le côté droit de la poitrine découvert; la main droite, abaissée, tient le volume; l’autre est vide.
La tête est celle d’une autre statue. Sont modernes : le bras droit, la main gauche, le bord de la toge à droite, le bas de la figure, comprenant les pieds, avec partie des jambes, enfin le scrinium. [ Haut. 6 pal. 1 1 on.]
On a voulu trouver dans la seconde de ces statues un portrait de Marius.
Elle est entièrement enveloppée du pallium, de manière que la main droite paraît seule à nu devant la poitrine. La main gauche est abaissée et tient un volume. De ce côté est un scrinium.
Sont modernes : la main gauche et les pieds. [ Haut. 7 pi.]
La troisième statue, de la collection Blundell, y porte le nom de Cicéron.
Elle provient de la villa Mattéi, et c’est une œuvre grossière des bas temps.
Le bras droit est croisé sur la poitrine; la main gauche, presque horizontale, tient un volume. Le scrinium est de ce côté.
La statue paraît intacte. [Haut. 5 pi. 7 po.]
2278 B. — Statue municipale, m. pl. 892. Coll. Pamphili.
On a ici ce pan de toge en écharpe dont nous avons parlé n° 2276 G, mais serrant le corps du bras gauche à l’aisselle droite; il est tout entier à découvert. La tunique couvre encore plus la poitrine. La main droite, abaissée, saisit un pan de la toge relevé ; la main gauche, serrée contre le flanc, tient un volume. Sur la plinthe est un faisceau de volumes. La tête est celle de la statue , et n’a jamais été séparée; elle est tournée à gauche et porte une barbe courte. On doit à la restauration le nez, le cou, l’auriculaire gauche et le bout
l"]2 STATUES ANTIQUES
inférieur du volume. H y a un tasseau à l’avant-bras droit et un sur les draperies. La statue est, en outre, retravaillée en quelques parties.
Le marbre est le grec dur. [Haut. 8 pal. i on.]
2278 C. — Virgile ( prétendu), m. pl. 907. Mus. Capitolin.
La statue qui porte le nom de Virgile au musée du Capitole, se trouvait auparavant dans la cour du Belvédère, avec d’autres statues dans lesquelles on voulait reconnaître d’autres personnages romains célèbres.
Maffei, dans son texte sur le recueil de D. de Rossi, dit qu’on donna à cette statue le nom de Virgile, sur le fondement d’une inscription antique qui se trouvait sur la base , mais que celle ci pouvait avoir appartenu à une autre.
Visconti, dans l’Iconographie romaine, ne parle même pas de ce prétendu Virgile.
C’est une statue de plus de douze palmes , qui de la main droite saisit sa toge sur la poitrine. La main gauche, abaissée, tient un rouleau. Le scrinium est à gauche.
Sont modernes : le bras droit depuis le bas du deltoïde, la main gauche avec le rouleau. [ Haut. 12 pal. 6 on. 1/2. ]
2278 D. — Statue municipale, m. pl. 900. Coll. Giustiniani.
Statue approchant de huit palmes de haut, et représentant un personnage enveloppé de son manteau. La main droite sort sur le devant de la poitrine. La main gauche, abaissée, est disposée comme pour tenir un objet perpendiculairement; mais, en l’état, elle est vide.
Sur la plinthe, dont le devant est moderne, se trouve, en caractères modernes aussi , le nom de Scipion l’Africain.
Le scrinium est remplacé par un objet d’une forme tout à fait différente.
La tête, qui est chauve, a appartenu à une autre statue.
Sont modernes : la main gauche, la jambe droite et le pourtour de la plinthe. [Haut. 9 pal. 6 on.]
2279, 2280 à 2282. — Statues municipales, marbre, pl. 892, 893. Mus. de Florence, Dresde et Naples.
La première statue, donnée par Gori, porte sur le scrinium, qui esta gauche, une inscription incomplète où on lit cà peu près Alticianus , nom que Gori prend pour celui d’un sculpteur (1).
Le personnage tourne un peu la tête à droite , et avance les deux mains : la droite est renversée et la gauche lient un volume. Le pied droit est porté en arrière.
La seconde statue, appartenant au musée de Dresde, a la physionomie et la
(1) On doit lire ainsi l’inscription de la Musc donnée n° io63.
pose delà méditation; la main droite, abaissée, tient le bord de la toge, qu’elle relève; la main gauche, un peu écartée, porte le volume. Point de scrinium. [ Haut. 5 pi. ]
La troisième, qui se trouve au musée de Naples, provientd’Kerculanum ; elle est en marbre grec et de sculpture romaine.
La main droite , abaissée , saisit le bord du pallium , et la gauche , un peu élevée, un volume. On voit la même disposition au n° 23o5 A, de même origine. Les manches de la tunique sont longues. [Haut. 7 pal.]
La quatrième statue , qui est à Florence, tient de la main droite une plume, et de l’autre main des tablettes.
Gori dit que la main droite est moderne, mais qu’elle est très-habilement sculptée. Si la main gauche était moderne aussi , l’auteur aurait probablement étendu son éloge à l’autre main. A gauche est un tronc d’arbre.
La cinquième statue, qui est au musée de Dresde , offre un personnage imberbe et à cheveux bouclés, enveloppé de son manteau, que la main droite écarte devant la poitrine; l’autre main, abaissée, tient le volume. Scrinium à gauche. La main gauche est moderne. [Haut. 7 pi.]
2283, 2283 A. — Statues municipales, ni. pl. 893, 897. Musées de Dresde et Capitolin.
Ces deux figures sont entièrement enveloppées de leur manteau. La main droite paraît sur le devant de la poitrine. A la première, la main gauche, abaissée, tient un volume; à l’autre, cette main lient un objet rond. ,
Cette dernière figure n’a pas de restauration ; la moitié du pied droit manque.
Selon notre correspondant, elle faisait probablement partie d’un monument consulaire. Il y a un scrinium à gauche.
[Haut, de la première, 7 pi. de la seconde, 8 pal. 5 on.]
a 2 283 B et C. — Statues municipales, m. g. pl. 900 C et D. Musée Borbonico,
Ces deux statues, qui offrent deux têtes barbues, ont une pose et une origine différentes.
La première provient^ de la collection Farnèse. La barbe est arrangée en torsades; le bras droit est couvert du manteau, et la main seule paraît sur le devant de la poitrine. La main gauche, abaissée, lient un volume. Du même côté est un scrinium.
La seconde provient aussi de la collection Farnèse, et la barbe semble arrangée avec soin. Elle manque de l’avant-bras droit, du côté gauche depuis l’épaule jusqu’à la plinthe, et, enfin, des deux pieds.
[La hauteur des deux statues est de 7 pal. ]
STATUES ANTIQUES
2284. — Statue municipale, m. C. pi. 894. Coll. Lansdowne.
Cette statue a les deux bras écartés. Le geste est fait principalement par la main droite; la main gauche tient un papyrus.
On doit à la restauration la tête et le bras droit depuis le milieu du biceps. La disposition des draperies est belle; cependant les plis sont trop égaux, trop maigres, surtout ceux de Yumbo, lesquels ont trop de rondeur. L’exécution est assez ordinaire.
Elle est placée dans la salle à manger. [ Haut. 6 pi. ]
a 2284 A, B, C, D, E. — Statues municipales, pl. 900 D,C, B.
Mus. Borbonico.
Des cinq statues ici réunies deux proviennent du palais Farnèse; ce sont les nos 2284 B etD; les autres proviennent d’Herculanum.
Trois oiit sept palmes , et deux ont sept palmes et demie.
Toutes tiennent un volume et font un geste de la main droite. Les deux premières ont l’avant-bras droit presque abaissé; la troisième l’a horizontal; les deux autres l’écartent un peu du corps. Toutes sont imberbes. La première a les cheveux crépus, la quatrième a son pallium sur la tête et paraît chauve.
Elles ont toutes des chaussures fermées. Aux quatre premières , un scrinium est placé à gauche; à la cinquième est un petit tronc d’arbre.
Quatre sont en marbre grec; le n° 2284 B est en marbre de Luni.
[Haut, des nos 2284 A et 2284 C, 7 pal. 6 on. des 3 autres statues, 7 pal.]
2285. — Statue municipale , marbre, pl. 895. Cavaceppi.
Statue assise, de grande proportion, offrant un homme sans barbe, vêtu d'une tunique à manches longues et d’un manteau.
Nous n’avons sur cette figure que le dessin pris à Cavaceppi. On s’étonne que le manteau ne reparaisse pas sur le côté gauche. A droite il couvre l’épaule et est tendu par le mouvement du coude, la main étant élevée devant la poitrine par un geste oratoire. La main gauche, placée près de la cuisse, tient un volume.
Le pied droit ne repose que sur le bout. [Haut. 6. pal. 11 on.]
a 2 285 A, a 2285 B. — Femme voilée et Homme, marbre grec, pl. 897. Musée Capitolin.
Ce sont deux statues assises, de grande proportions , ayant entre elles des rapports évidens. Le musée du Capitole a reçu la première du musée du Vatican ; nous ignorons si telle est aussi l’origine de la seconde , mais les deux statues paraissent s’être fait pendant.
La première offre une femme entièrement enveloppée d’un voile qui couvre la tête. Cependant la main droite, placée sous le menton, en tient le bord, et
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l’avant-bras reste nu. Le bras gauche est placé en travers du ventre et enveloppé du voile jusqu’au poignet. Les pieds sont croisés.
Les parties modernes consistent dans la moitié du masque à gauche, la partie du voile qui y correspond, et les pieds. Ces restaurations sont en plâtre. Cassure transversale sur le milieu du ventre. [ Haut. 7 pal. 2 on. ]
La seconde statue offre un homme chauve, imberbe, vêtu d’une tunique et d’un manteau.
Il porte la main gauche au visage. La droite, appuyée sur la cuisse, tient un volume.
La tête est celle de la statue, mais elle en a été séparée.
Sont modernes : les deux oreilles, le nez, les lèvres , le cou et l’index droit avec partie du volume, la main gauche avec le poignet, le coude gauche, le pied gauche, un grand tasseau sur la jambe et partie des appuis du siège. Le cou et la main gauche sont en plâtre. [ Haut. 7 pal. ]
2286. — Statue municipale, m. pi. 893. Musée de Dresde.
Cette statue, enveloppée de son manteau, laisse voir sur la poitrine la main droite; la main gauche, abaissée, tient le volume La chaussure est fermée. Un scrinium est placé du côté gauche.
La tête est moderne. [ Haut. 5 pi. ]
2287. — Mariage romain, m. de L. pl. 894. Coll. Giustiniani.
C’est un groupe, d’excellent style, de beaucoup de vérité, d’expression, de simplicité et d’élégance , enfin remarquable par sa conservation ; il pourrait représenter Caracalla et Plaulille.
Les deux époux se regardent en se donnant la main droite. L’homme a la main gauche sur l’épaule de la femme qui, de cette main, tient la draperie sur la cuisse.
On doit à la restauration : à la statue d’homme, le nez, le cou, le bras droit depuis la tunique; à l’autre, les avant-bras, plusieurs tasseaux sur la draperie. Les deux figures ont une cassure sur les genoux. [Haut. 7 pal. 7 on. 1/2.]
2288 à 2291. — Stat. municipales, m. pl. 894, 895, 896. Coll. Giustiniani, Torlonia, musée de Dresde.
La première statue, est assise, la main gauche appuyée au siège; la main droite , placée sur la cuisse , tient un volume.
Elle n’est plus dans la collection de Giustiniani.
La seconde statue, debout, étend la main droite, faisant un geste de déclamation. La tête est la sienne.
Sont modernes : le nez, la lèvre supérieure, le menton, la main gauche avec le volume, la moitié du bras droit avec la main. Des tasseaux sur les plis, sur le pied droit et sur la plinthe. [ Haut. 6 pal. 11 on.]
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La troisième est tournée à gauche et regarde au loin. Elle est au repos.
Les parties modernes se réduisent à deux cassures au bras droit et au sein, une autre sur l’épaule gauche, et plusieurs au-dessus et au-dessous des genoux, où se trouvent aussi quelques tasseaux. Cette statue est encastrée dans la plinthe moderne, où est écrit le nom de Marc Antoine, triumvir.
[Haut 8 pal. 8 on. 2. ]
La quatrième provient de la collection Chigi. Elle est debout, regarde à gauche. La toge a aussi le bandeau en travers sur la poitrine : peut-être, est-ce le laticlave. Le personnage tient de la main droite un pan de la draperie, et de la gauche un rouleau. La tête, trop jeune pour le corps, est rapportée et paraît même moderne, ainsi que les mains. [ Haut. 6 pi. ]
a 2289 A. — Statue municipale, marbre de Luni , pl. 900 D.
Mus. Borbonico.
Statue provenant d’Herculanum. Elle étend la main droite et tient , de la main gauche un papyrus à la hauteur de la ceinture. A gauche est un scrinium. (Voy. la pl. 900 B.) [Haut. 7 pal. 6 on.]
2292, 2293. — Statues municipales , inarb. pl. 895 et 896. Coll. Giustiniani et Masslmi.
La première de ces deux statues est assise; la tunique est attachée sur l’épaule droite par une fibule; le manteau est jeté sur l’épaule gauche et les genoux; le geste est celui d’un orateur. Le personnage lient de la main gauche un papyrus déroulé en partie. Le siège est très-ornementé.
La seconde statue fait aujourd’hui partie de la collection Massimi. Elle est debout, saisissant de la main droite son manteau sur la poitrine. A gauche est le scrinium.
Les seules parties modernes sont : les doigts de la main droite, avec moitié de l’avanl-bras et la draperie , la main gauche. Celte statue a été retravaillée. La plinthe porte le nom de Pompée. [Haut. 8 pal. 3 on.]
2294. — Statue municipale, m. de L. pl. 900. Villa Borghèse.
Cette statue a été trouvé à Gabies, comme les n°’ 2298 et suivants.
Elle porte la main droite devant la poitrine; la gauche tient un volume. Le scrinium est de ce côté.
La tête est celle de la statue, mais le masque a été séparé.
Sont modernes : le haut du nez, l’avant-bras droit , la main gauche, le pied droit, la moitié antérieure du gauche et le devant de la plinthe. [Haut. 9 pal.
9 on- 1
2295, 2296. — Stat. municipales, m. pl. 898 et 896. Florence.
De ces deux ligures, la première , qui est tournée à gauche , tient de la main
DE L’EUROPE. 1 77
gauche un papyrus ouvert , et fait un geste de la main droite. L’attitude a de la distinction.
La seconde statue incline la tête vers la gauche et écarte les deux mains, dont la droite tient un volume. Elle offre une très-belle disposition de draperie; l’ajustement de la toge et de la tunique est des plus heureux.
a 2297. — Statue municipale, m. de Carr. pl. 898. Vatican.
Statue de grande dimension, trouvée par le sculpteur Canova dans le tombeau de la famille Servilia, hors la porte Capène.
Elle a la main droite abaissée et vide, et la gauche placée devant la poitrine à la hauteur de la ceinture. La tête est celle d’une autre statue.
Sont modernes : quatre doigts de la main droite et le devant du pied gauche; il y a plusieurs tasseaux sur la draperie. [ Haut. 8 pal. 8 on. 1/2. ]
a 2297 A et B. — Statues municipales, marbre , pl. 900 B. Musée Borbonico.
Ces deux statues se ressemblent par la pose, le geste et le vêtement.
Elles font le geste de la main droite, qui est à peu près horizontale, et tiennent un volume à l’autre main.
La première provient d’Herculanum; elle a un scrinium à gauche.
La seconde provient de Pompéi , où elle a été trouvée, en 181 6, hors les murs, au levant. Un tronc d’arbre est placé à gauche.
[Haut, de la première, 7 pal.; de la seconde, 8 pal. ]
2298. — Stat. municipale, m. de Luni, pl. 898. Mus. Pie-Clém.
Statue trouvée à Otricoîi, dont la grande hauteur, excédant dix palmes, et le geste oratoire, indiquent qu’elle représente un personnage important. Disons, d’abord, que la tête est d’emprunt, et qu’à la fois imberbe et juvénile, elle doit s’éloigner beaucoup de la tête primitive.
En l’état où elle est aujourd’hui , celte statue élève la main droite à la hauteur de la tête, faisant, d’après Visconti, le geste que Quintilien appelle paci- Jicator. La manche de la tunique est ramenée par ce geste vers l’épaule.
Tout le bras n’est pas antique, mais la restauration est indubitablement exacte.
Ce geste n’est pas rare dans les représentations antiques. Et d’abord, on sait par Pline qu’une statue de Céphisodote l’ancien offrait un homme parlant devant une assemblée et élevant la main. Mais du temps de Pline, on ignorait le nom du personnage représenté par cette statue (1). Le même geste
(1) « Fecit Cephisodotus concionantem Sur Céphisodote et ses œuvres, voyez «manu elatatpersona in iDcerto est. » [Hist. notre Manuel de l’Histoire de l’art, part. 2 , nat. lib. XXXIV, cap. xix.) p. 556.
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se voit souvent aux images des empereurs sur les médailles : c’est celui de la statue équestre de Marc-Aurèle, d’une demi-figure d’Adrien en arme du palais Ruspoli, et d’une statue vêtue de la toge appartenant au sculpteur écossais Colin-Morison.
Sont modernes : outre le bras droit, la main gauche avec le volume, le bas de la statue comprenant le pied droit et partie de la jambe gauche, enfin le scrinium ; il y a plusieurs tasseaux. [ Haut. 1 o pal. 7 on. ]
2298 A, B, C. — Stat. municipales, m. pi. 899. Villa Borghèse.
Ces trois statues proviennent de Gabies. Voy. le n° 22g4 (i).
Elles ont à peu près la même pose, mais les hauteurs sont très-différentes.
La première offre un homme imberbe, tournant un peu la tête à gauche, faisant un geste de la main droite, abaissée. La main gauche, repliée, tient un volume ; le scrinium est «à droite.
La tête a été séparée.
Sont modernes : le nez, l’avanl-bras droit, la main gauche; divers tasseaux sur la draperie. [ Haut. 7 pal. 7 on. ]
La seconde statue fait à peu près le même geste, mais tourne un peu la tête à droite. Le scrinium est placé à gauche.
La tête a été séparée.
Sont modernes : l’avant-bras droit, la main gauche, les doigts du pied droit; de nombreux tasseaux sur la draperie. [Haut. 7 pal. 6 on.]
La troisième statue fait le geste principalement de la main gauche, entr’ouverte; la main droite, écartée et abaissée, tient un volume. Le scrinium est à gauche. La tête a été séparée. Sont modernes : le bout du nez, les deux avantbras, la moitié du pied droit et le bout du pied gauche. Il y a une cassure transversale à la naissance des cuisses. [Haut, g pal. g on.]
a 2298 D. — Stat. municipale, m. gr. pl. 909. Coll. Pamphili.
Dans cette statue, les deux mains sont abaissées , la gauche saisissant le bord de la draperie, et la droite tenant un volume. Il y a un scrinium à gauche.
Sont modernes : la tête, le cou, les doigts du pied droit, la moitié antérieure du pied gauche, partie de la plinthe. [Haut. 7 pal. 6 on. ]
2298 E, F. — Stat. municipales, m. pl. 900. Coll. Mattéi.
La première statue offre un homme chauve, imberbe, ayant une tunique à manches longues et un manteau disposé autrement qu’à la plupart de ces statues, car, jeté d’abord sur l’épaule gauche et revenant par-dessus le bras droit, il va, par le devant de la poitrine, reposer sur l’avant-bras gauche.
Le personnage a une attitude de méditation et joint les mains. La tunique.
(1) Voy. notre Introduction, t. III , p. cccxxxii.
DE L’EUROPE
outre qu’elle a des manches longues , ne se montre pas autour des jambes , et les chaussures laissent les doigts des pieds à découvert. Ce n’est pas le costume romain ordinaire. Point de volume dans les mains ni de scrinium.
Nous sommes réduit, pour cette statue, au dessin que nous avons pris dans l’ouvrage sur la collection Mattéi.
La seconde statue est, comme la première, chauve et imberbe. Le manteau est disposé en écharpe; la main droite le saisit au milieu de la poitrine; la main gauche, un peu abaissée, tient un volume. Scrinium à gauche.
La tête est celle d’une autre statue antique; elle est privée du nez et a un tasseau sur la joue gauche.
Sont modernes : le cou, la partie antérieure des pieds et portion de la plinthe. [ Haut, de chacune 8 pal. ]
a 2298 G, H. — Stat.municip. , m. g. pl. 909. Coll. Pamphili.
Ces deux statues, tournées à droite, sont de même hauteur.
Toutes les deux ont la barbe , mais elles peuvent ne le devoir qu’à la restauration. Chaque figure a la main droite abaissée.
Sont modernes, à la première : la tête, l’avant-bras droit, la main gauche et le volume. [Haut. 9 pal. 6 on.]
A la seconde, la tête est. celle d’une autre statue, et sont modernes : la moitié inférieure du masque, le cou, moitié des avant-bras, le pied droit, la jambe gauche. [ Haut. 9 pal. 7 on. ]
2299, 2800. — Romains (Jeunes), pl. 898,906. Florence, Turin.
Ces deux statues ont la bulla (1).
Au n° 2299, de ga^erie de Florence, la main droite, abaissée, saisit le bord du manteau, ce que l’on voit aussi à de grandes statues ( voy. 2280 A, 23o5 A ) , et la main gauche tient un volume.
Len° 23oo, du musée de Turin , n’est pas restauré ; il manque de l’avantbras droit et de partie de l’avant-bras gauche.
Nous ne connaissons ni les parties modernes, ni la hauteur de ces statues.
23oo A, Ç, C, D. — Romains (Jeunes), pl. 35i, 348. Louvre.
Ces quatre statues ont aussi la bulla.
(1) Les statues de jeunes Romains représentés avec la bulla étaient appelés statua bullatæ.
Celte appellation particulière prouve que ces statues étaient nombreuses ; aussi ne sont-elles pas très-rares dans les collections. (Voir les trois suivantes et les n0’ 23) o, î3i i, 23 1 2, 23i 2 A et B, 2372.)
Valérius Maximus parle d’une statue ayant la bulla, qui fut élevée, avec l’autorisation du sénat, au jeune Marcus Émilius Lépidus, qui avait sauvé un soldat romain en tuant son adversaire.
Le grand nombre de statues qui portent la bulla prouve qu'elles sont pour la plupart le résultat d’affections de familles.
l8o STATUES ANTIQUES
Au n° 23oo A, le geste rappelle celui du Camille n° 1907. La main droite est étendue horizontalement, la gauche lient un volume.
La draperie est d’une belle exécution, bien jetée, et accuse bien le dessous.
La tête est celle d’une autre statue. Sont modernes : le nu du bras droit, la main gauche et partie des pieds. [ Haut. im,2 20 — 3 pi. 9 po. 2 li. ]
Au n° 23oo B, la main droite est abaissée; la gauche, un peu écartée, tient toujours le volume.
Cette statue est inférieure à la précédente par le dessin et l’exécution.
Sont modernes : la tête, le bras droit depuis le bas du deltoïde, la main gauche avec partie de l’avant-bras et la draperie, le pied droit, partie du gauche. [ Haut. i",35o •= 4 pi- 1 po. 10 li. ]
Au n° 2 3oo C, la main droite, abaissée, saisit le bord de la tunique.
La toge, bien conservée, offre un beau jet de draperie.
La tête est rapportée. Sont modernes : le bras droit depuis le bas du deltoïde, la main gauche avec le volume. [ Haut. im,53o = 4 pi. 7 po. 7 li.]
Au n° 23oo D, la droite est abaissée, chaque main tient un volume.
Sont modernes : la tête ( qui dépare la statue), l’avant-bras droit et la main. [ Haut. im,5oo = 4 pi- 5 po. 5 li. ]
* 23oo E, F. — Stat. municipales, marb. pi. 3 5 1 . Tuileries.
Statues de la même hauteur , mais qui different par l’attitude.
La première, regardant à gauche, a la main droite abaissée; elle tient un volume qu’on voit aussi à la main gauche. Scrinium à droite.
On doit à la restauration la tête, le bras droit depuis le deltoïde, la main gauche et des fragmens aux pieds. [Haut. 2m,200 = 6 pi. 9 po. 3 li. ]
La seconde ale bras droit sous le manteau , la main paraît devant la poitrine.
La tête est celle d’une autre statue. La main gauche seule est moderne.
[ Haut, de chacune 2m,200 = 6 pi. 9 po. 3 li. ]
2 3o 1 . — Mammius Maximus , br. pl. 901. Musée Borbonico.
Statue trouvée à Résina, le 2 4 décembre 1743, avec le n° 2307.
Une inscription gravée sur la base donne le nom du personnage, Mammius Maximus Augustale, et nous apprend que la statue avait été élevée par les habitans, à leurs frais.
Mammius (1) est debout, vêtu d’une tunique à demi-manches, et d’un trèsample manteau. Le bras droit et ce côté de la poitrine sont à découvert; la main droite est portée en avant et les deux premiers doigts sont ouverts; la main gauche se montre de dessous le manteau, à la hauteur du flanc et un peu écartée du corps.
(1) Nous reproduisons la tête dans l’Iconographie , n°32 2 2, t. VI, pl. io5o.
DE L’EUROPE
La pose et le geste de la statue ont quelque chose d’oratoire.
L’annulaire gauche a un anneau sur lequel est gravé un trait convexe intermédiaire entre la forme de i’S et celle du lituus. Ce signe, qui est encore à quelques autres statues, a paru aux Ercolanesi être véritablement la représentation du lituus. Visconti n’y a vu qu’un ornement.
L’avant-bras droit, qui est nu, fut trouvé détaché de la statue. Les Ercolanesi disent qu’il était postiche. [ Haut. 8 pal.]
a3oi A. — Romain , m. gr. pi. 912 B. Rome, pai. Sacripanti.
Statue de grande hauteur , offrant un personnage demi-chauve, levant les yeux au ciel, et dont le costume est particulier. C’est d’abord une tunique qui descend jusqu’à mi-jambe; par-dessus est le manteau, jeté à la fois sur l’une et l’autre épaule. Les deux bras, abaissés et un peu avancés, relèvent ce vêtement, et, lorsque les mains existaient, elles sortaient de dessous le manteau; mais aujourd’hui elles manquent.
La chaussure est aussi particulière et monte jusqu’à mi-jambe. A gauche est un tronc d’arbre.
La tête est celle de la statue, dont elle a été séparée. La moitié inférieure des jambes et le bas du tronc d’arbre sont dus à la restauration. [ Haut. 10 pal. ]
23oi B. — Stat. municipale, marbre , pl. 908. Florence.
Cette statue offre un personnage barbu, drapé dans un manteau que la main gauche ramène derrière le dos ; la main droite paraît sur la poitrine et en saisit le bord. Le personnage a aussi une tunique, et par conséquent reproduit, à peu de chose près, la statue du musée de Naples dite Aristide ( voy. 2122 ). Mais l’Aristide a à gauche un scrinium, tandis que celle-ci a un tronc d’arbre.
[ Haut. 5 pi. 9 po. ]
23oi C. — Stat. municipale, pl. 908. Mus. Borbonico.
La statue destinée à figurer sous ce numéro a déjà été placée au n° 2276 D.
2801 D. — Bathyllus, m. de Car. pl. 90G. Mus. Capitolin.
Statue de grandeur naturelle, trouvée dans le Columbarium des affranchis de Livie, hors la porte Saint-Sébastien, le long de la voie Appienne.
Une assez grande importance s’attache à cette statue tumulaire, sans doute iconique, et dont une inscription latine fait connaître le sujet. C’est l’affranchi Bathyllus, gardien ( œdituus ) d’un temple élevé à Auguste et à Livie, sur le mont Palatin. Bathyllus reçoit, dans l’inscription , les épithètes immunis et honoralus, qui désignent que son emploi l’avait fait exempter de ses charges d’affranchi.
La pose de la ligure rappelle celle des autres figures tumulaires, et notam-
STATUES ANTIQUES
mant celles données parmi les Bacchus sous les nos i5g4 et i6o4- Elle est assise sur un lit de repos, s’appuyant sur l’avant-bras gauche, dont la main louche un vase qui rappelle le canthare. La main droite est placée sur la cuisse, près du genou.
La tête est celle de la statue, dont elle a été séparée.
Sont modernes : le cou avec le nu de la poitrine, partie de la main gauche et du vase, et le bas de la figure comprenant la jambe droite et partie de la gauche. [Long. 3 pal. 5 on. 1/2.]
2802. — Manilius, marbre grec, pl. 901. Rome, Vatican.
Statue trouvée dans le tombeau du consul Manilius, avec celle de Manilia , donnée n° i3gi .
La figure tient de la main droite, abaissée, une bourse, et de l’autre main, aussi abaissée, une corne d’abondance.
La chlamyde, reposant sur l’épaule gauche, descend passer sur l’avant-bras. Un caducée est appuyé au tronc d’arbre. Les parties modernes de cette statue se réduisent à la bourse et à quelques doigts de la main. [Haut. 5 pal. 4 on.]
23o3. — Cassius, marbre grec, pl. 912 B. Villa Massimi,
Statue de grande hauteur, offrant, comme plusieurs autres, un homme debout, tout entouré de son manteau, d’où la main droite sort devant la poitrine et en saisit le bord. La main gauche est fermée et pourrait tenir quelque objet.
C’est une statue de très-beau style et de bonne conservation. Elle porte sur la plinthe le nom de Cassius.
La tête n’a pas été séparée, mais le nez et la lèvre supérieure sont modernes. Elle a deux cassures, l’une sur le bras, s’étendant vers le milieu du bras gauche , et l’autre au-dessous des genoux. [ Haut. 9 pal. ]
23o4, a 23o4 A et B. — Marius, m. pl. 902, 903 et 900 E. Musée Capitolin, coll. Grey, et musée d’Oxford.
De ces trois statues, qui portent, dans leurs collections respectives, le nom de Marius, deux seulement sont de style romain.
La statue 23o4 A, qui est assise, offre une représentation semblable à celle de nos philosophes grecs. Elle a le poitrine nue. Le pallium couvre le dos jusqu’aux épaules, et va passer sous la poitrine, entourant la figure jusqu’aux pieds. La main droite saisit la draperie vers le milieu des cuisses, la gauche est élevée, et disposée pour un geste. Les pieds ont des sandales.
Sont modernes : la tête, la main droite, le bras gauche depuis le milieu du biceps, le pied droit. [ Haut. 8 pal. 5 on. ]
DE L’EUROPE. l83
Les deux aulres slalues sont debout et semblables à toutes les statues revêtues de la toge.
La première est au Capitole depuis l’année i64o; les uns y voient, non Marius , mais Lucius Antonius. Le personnage est enveloppé de son manteau , d’où la main droite sort devant la poitrine; la main gauche, abaissée, tient un volume; un scrinium est placé derrière.
La tète est celle de la statue, dont elle a été séparée.
Sont modernes : la main gauche avec partie du bras et le volume, la partie antérieure du pied gauche et le pourtour de la plinthe. [Haut. 8 pal. 5 on. ]
La statue du musée d’Oxford a la tunique à manches courtes , et le pallium déployé. Elle se retourne à gauche, porte la main droite de ce côté en étendant le pouce et l’index. La main droite, abaissée, tient un rouleau.
Cette statue nous a paru formée de trois fragmens. L’ensemble de la figure est d’un marbre de Carrare comme grisâtre; la tête, qui est antique, nous a semblé d’un autre marbre et trop forte. Le bas de la statue, sur une hauteur d’environ dix pouces, est en marbre grec blanc, et pourrait même avoir appartenu à une statue de femme. [ Haut. 8 pi. 6 po. ]
23o5, 23o6 A. — Syll/V, marbre, pl. 904 et 908. Florence, et mus. Borbonico.
La première statue offre un homme âgé, imberbe et chauve , assis sur un marbre équarri à la manière grecque. La main gauche est placée sur le siège, où elle saisit la draperie. La droite repose sur la cuisse, où elle tient un volume. Les jambes sont croisées et les pieds ont des sandales; le gauche est sur un scabellum, et le droit est en arrière et comme suspendu.
Le manteau descend en écharpe de l’épaule gauche sur la cuisse droite , ce que l’on voit à plusieurs statues placées parmi les philosophes, notamment à Moschion, n° 2122 A; mais ici le buste n’est pas nu; on y voit une tunique peu ample et à manches très-courtes. Évidemment, on a ici une statue de philosophe, dans une pose de méditation. ,
Nous n’en connaissons ni les parties modernes , ni la hauteur.
La seconde statue provient d’Hercmanum , elle est de sculpture moderne et a été trouvée sans tête; on lui en a adapté une qu’on dit être celle de Sylla. Le nom de Sylla a été donné à cette statue assise, à cause de sa prétendue ressemblance avec un buste du musée Barberini, que l’on ne 'considère plus comme offrant le célèbre Romain (1).
Comme au nc 2280 A, la main droite, abaissée, saisit le bord du manteau, et la gauche, horizontale, tient un volume; mais la tunique ne couvre les bras que jusqu’au coude. Le scrinium est à droite.
L’avant-bras gauche est moderne. [ Haut. 6 pal. 6 on.]
(1) Nous donnons la tête de Sylla d’après une médaille, n° 3îo5, t. VI, pl. 1049.
STATUES ANTIQUES
23o6, 23o6 A (i). — Cicéron, marbre, pl. 903 et 907. Musées Saint-Marc et Capitolin.
Ces deux personnages sont drapés à la romaine.
On s’est fondé pour y voir des statues de Cicéron sur le geste qu’ils font, et que l’on a cru être un geste oratoire. De plus, on s’est imaginé reconnaître dans la première certains détails que l’orateur romain donne lui-même sur sa figure, et qu’a répétés Plutarque.
Le premier personnage regarde à gauche, écarte à droite la main avec un geste indicateur, et tient à gauche un volume. [ Haut. 6 pal. 2 on.]
La seconde statue, qui appartient au musée Capitolin, représente un personnage barbu sous le menton , tourné à gauche , tenant la main droite abaissée à la hauteur de la cuisse, et ouverte. La main gauche tient un volume; le talon droit est levé. Un scrinium est à gauche.
La tête est celle d’une autre statue, et porte plusieurs tasseaux.
Sont modernes : le nez, le cou, le bras droit depuis la tunique, et la main gauche. [ Haut. 9 pal. 4 on. ]
2307. — Calatorius Quartion, bronze, pl. 901. Mus.Borbon.
Statue trouvée à Résina, le 2 décembre 1743, avec le n° 320 1.
Une inscription gravée sur la base donne le nom du personnage , M. Calatorius Quartion , et**apprend que les habitans du municipe lui avaient élevé cette statue à leurs frais.
Calatorius (2) est debout, vêtu d’une ample tunique qui lui couvre le bras jusqu’au coude, et d’un très-grand manteau écarté par le bras droit. La main droite est abaissée près de l’aîne; l’avant-bras gaucheest horizontal et le manteau le couvre jusqu’au poignet.
L’index 'gauche a encore ici un anneau marqué du signe dont nous avons parlé au n° 23oi.
La tête a été trouvée détachée du buste, et, selon les Ercolanesi, elle était
(1) Notre table du tome III présente, sous les nos 23o6 B etC, pl. 900 et 907, un Cicéron, du musée Borbonico et un orateur du musée d’Oxford. Nous ne trouvons ces figures ni sur les planches indiquées, ni sur aucune autre.
Le Cicéron de Naples est en effet décrit dans le livret de 1819, sous le n° 33.7. On y voit que la statue haute de 5 palmes et demi e, et de sculpture romaine, provient d’Hercu-
lanum ; que de la main droite elle fait un geste oratoire, et qu’elle tient dans la main gauche un papyrus; qu’elle a un riche vêtement consulaire, ricoperto dci decorosi abiti consolari; que la tête, les mains et le pied droit sont modernes.
Nous publions beaucoup de figures de même attitude et mieux conservées.
(2) Nous donnons la tête de ce personnage dans l’Iconographie, n°32 1 8, t. VI, pl. io4g.
postiche ou soudée (1). La main gauche manquait, et on a cru la reconnaître dans de nombreux fragmens de statues de bronze qu’on a trouvés deux jours après. Elle convenait pour la proportion , mais il n’est pas absolument certain que ce fût celle de la statue.
[ Haut. 7 pal. 6 on. ]
23o8. — Marcellus l’Ancien , m. gr. pl. 902. Mus. Chiaram.
Statue provenant de la collection Giustiniani, et d’une belle conservation.
Le personnage est assis, appuyant la main gauche sur un coussin dont le siège est recouvert. La main droite, en repos sur la cuisse, tient un volume.
Le vêtement consiste dans une tunique à manches très-courtes et un manteau qui , de l’épaule gauche , descend sur la cuisse droite. Ce manteau est replié de manière à couvrir, en double, le côté gauche du buste jusqu’au coude. Les pieds, chaussés de sandales, reposent sur un escabeau.
[ Haut. 7 pal. 1 on.]
2809. — Sénèque, m. deLuni, pl. 905. Mus. Pie-Clémentin.
Nous avons conservé le nom de Sénèque à cette statue , parce qu’elle est donnée sous ce nom dans le musée Pie-Clémentin. Mais cette figure du philosophe n’est pas même mentionnée dans l’Iconographie romaine (2).
La statue a été trouvée à Palo, sans tête, et a décoré d’abord le palais Baroni. Ms' Ferranli Loffredo l’acheta, et, après y avoir fait adapter une tête antique , il en fit don à Clément XIV.
Le personnage représenté fait un geste de la main gauche , horizontale et ouverte ; l’autre main est abaissée et tient un volume. Le scrinium est à droite.
Sont modernes : le bras droit depuis le bas du deltoïde, la main gauche avec partie de l’avant-bras. [ Plaut. 8 pal.]
23io, 23ii. — Romains (Jeunes), marbre, pl. 906, 902.
Dresde, et musée Pie-Clémentin.
La première de ces statues a une tête âgée qui semble s’accorder peu avec labulla et la prétexte. Lepsius (p.385) cite, à ce sujet, un passage deMacrobe, qui nous apprend que les triomphateurs portaient au cou la bulla et étaient vêtus de la prétexte.
(1) Sous l’œil gauche est une verrue que notre gravure ne laisse pas voir. Les Ercolanesi citent un passage d’Horace d’où semble résulter que les habitans de la Campanie en avaient souvent au visage. ( Voy. la Sat. Ve, v. 60.)
(2) Selon Winckelmann , ce n’est pas la tête de Sénèque. — Nous donnons dans notre Iconographie romaine un buste en bronze trouvé à Herculanum , que l’on considère comme le portrait de ce philosophe. (Voÿ. le n° 3a23, t. VI, pl. io5 1 .)
1 86 STATUES ANTIQUES
L’avant-bras droit, la main gauche et le pied droit sont modernes. [ Haut. 4 pi. ]
La seconde statue a été trouvée dans l’Augusteum d’Otricoli avec celles d’Auguste , de Livie et de Caligula, données sous les n°s 2337, 2342 , 2877.
Le bras droit est abaissé, le gauche horizontal avec la main fermée.
Visconti incline à penser que la statue représente le jeune Marcellus, üls d’Octavie. Ces traits , selon lui, ne reproduisent ceux d’aucun autre membre delà famille d’Auguste, et on croit y reconnaître cet air dépourvu de gaieté et ces regards abaissés qui, d’après Virgile, caractérisaient le jeune Marcellus (1).
Sont modernes: l’extrémité du nez, le bras droit avec la main, la main gauche avec la moitié de l’avant-bras et les plis. Il y a plusieurs tasseaux sur le derrière de la tête, sur le pied gauche et sur l’extrémité de la toge. Celte statue a aussi quelques cassures. [ Haut. 6 pal. 8 on. 1/2.]
>ha 2812,2812 A, 2812 B. — Romains (Jeunes), marb. et br. pl. 970 C et 907. Louvre, villa Albani, Perrier.
Deux de ces statues portent la huila. A la première figure, en bronze , la tête est d’une grande jeunesse, et la draperie très-exiguë. La bulla est placée au milieu de la poitrine.
L’enfant tient de la main droite un petit vase et de l’autre main un oiseau, auquel il donne à manger. [Haut. om,g8o.]
La deuxième figure est de grande proportion ; on n'y voit point de bulla. Elle est tournée à gauche, et fait le geste de ce côté; la main est ouverte. La main droite, abaissée, tient probablement un volume. On ne voit point de scrinium.
On vante le travail de cette statue et sa belle draperie.
La tête est celle de la statue et elle a été séparée. Sont modernes : le nez, le bras droit un peu au-dessus de la saignée, l’avant-bras gauche presque en entier, le pied droit avec moitié de la jambe, le pied gauche moins le talon, et quelques fragmens de la draperie. [ Haut. 6 pal. 8 on. ]
Le dessin de la troisième a été pris dans l’ouvrage de Perrier.
Elle offre plus de mouvement que les autres. La main droite est horizontale et ouverte, la main gauche tient le volume. La bulla est suspendue très-bas. Il n’y a point de scrinium.
23 12 C. — Homme, marbre, pl. 900 E. Oxford, pl. 22.
C’est un personnage debout, à longs cheveux, sans tunique, et drapé dans son manteau, qui couvre le côté gauche du buste et le corps depuis la ceinture
(1) La tête est reproduite sous deux aspects dans notre Iconographie romaine, n° 3267 A, t. VI, pl. io55.
L’EUROPE. 187
jusqu’en bas. Le bras droit manque depuis le deltoïde, la main gauche est placée derrière le dos. [Haut. 7 pi. 3 po. ]
23i3. — Romain, marbre, pl. 905. Villa Borghèse.
Cette statue est tournée à gauche comme pour parler.
Le bras droit est abaissé, mais la main relevée, la paume du côlé de la plinthe et les doigts entr’ouverls. La main gauche tient un volume ; du même côté est un scrinium. Nous n’en connaissons ni les restaurations, ni la hauteur. Elle provient des fouilles de Gabies.
a 23i3A, a 23i3B. — Romains, marbre et bronze , pl. 904. Coll. Carlisle et mus. britannique.
La pose de ces deux statues est à peu près la même. Les deux mains droites sont abaissées ; celle de la première statue tient un volume. Le bras gauche est horizontal. Dans la première statue, qui se présente de face, il est porté en avant, tandis qu’à la seconde, dont le corps est un peu plié, il est écarté vers la gauche.
Sont modernes , à la statue de marbre : les deux avant-bras et le bas du corps au-dessous des mollets. [Haut. 4 pi- 10 po.]
23 13 C. — Romain, marbre pl. 906. Musée cle Mantoue.
C’est une statue non restaurée. Le bras droit manque depuis le biceps; la main gauche, abaissée, est presque entièrement couverte du manteau, et tient un volume.
[Haut. 5. pi. 5 po. ]
a 2 3 1 3 D. — Romain, marbre grec, pl. 909. Coll. Pamphili.
Statue de plus de dix palmes de haut, offrant un jeune homme debout, sans tunique, mais drapé à la grecque dans son manteau.
Ce personnage, qui regarde adroite, tient de ce côlé un volume. L’autre main est abaissée et fermée.
On doit à la restauration : la tête, le bras droit depuis le deltoïde, la main gauche au-dessous de la draperie, la jambe droite en partie, la gauclie en entier, et le bas du tronc d’arbre. Il y a une cassure sur la cuisse gauche.
[ Haut. îo pal. 6 on.]
* 23 1 4- — Romain en Mercure, dit le Germanicus, pl. 3 18. Musée du Louvre.
Nous donnons textuellement l’article consacré à cette importante statue
STATUES ANTIQUES
dans notre description du musée du Louvre, formant la première partie de notre Manuel de l’histoire de l'art chez les anciens.
«Cette statue est tirée de la galerie de Versailles, où elle avait été placée sous Louis XIV ; auparavant elle se voyait à Rome , dans la Villa Monlalto ou Nerjroni, jadis les jardins de Sixte-Quint. Les pieds et le bras droit de cette figure sont regardés comme les plus beaux modèles de ces parties.
«Longtemps cette belle statue, de la conservation la plus remarquable, et à laquelle il ne manque que le pouce et l’index de la main gauche, a passé pour être le portrait .de Germanicus. La disposition des cheveux indique, à la vérité, qu’elle représente un personnage romain ; mais ce ne peut être une image de ce prince, auquel elle ne convient ni pour l’âge, ni pour les traits, que les médailles et les autres monumens nous offrent très-différens.
« Un examen plus attentif de cette figure, dit Visconti, eût fait reconnaître l’analogie qui la rapproche de quelques statues de Mercure; et si l’on eût observé le geste symbolique du bras droit, la chlamyde jetée sur le bras gauche, la tortue, enfin, consacrée à ce dieu comme inventeur de la lyre, on eût conjecturé, avec plus de vraisemblance, que, sous les formes et avec les attributs du dieu de l’éloquence, l’ingénieux artiste a présenté les traits d’un personnage romain.
«Une inscription grecque, gravée sur l’écaille delà tortue, nous apprend que ce chefd’œuvre, aussi recommandable par le choix et la vérité des formes que par une parfaite conservation, est de Cléomène, fils de Cléomène, Athénien, qu’on peut placer vers le commencement du dernier siècle avant l’ère chrétienne; et cette statue pourrait représenter, selon Visconti, quelque grand personnage romain qui eût mérité la reconnaissance des Grecs, tels que Flaminios, Padl Emile, Glabrion ou Métellds.
« J’ai émis sur ce chef-d’œuvre une opinion qui ne contrarierait pas celle du célèbre archéologue, et que l’on trouve développée à la suite de ma Notice sur la Vénus de Milo. On sait par Pline l’Ancien que les Romains élevèrent, dans tous les carrefours et dans une foule d’endroits de Rome, des statues à Maries Gratidiands, de la famille Marius, en reconnaissance de ce qu’il avait trouvé et indiqué un moyen facile de distinguer les monnaies fausses des vraies. Si l’on regarde avec attention ce que cette figure tient entre le pouce et l’index de la main droite, on verra, d’après la forme aplatie d’un côté et convexe de l’autre, que ce n’est pas un de ces tenons qu’on ménage quelquefois pour servir de soutien à des parties délicates. C’est peut-être un culot ou un flan de métal que ce personnage tient sur la tranche, et qui doit être dans le genre de ces phlhoidcs ou petits lingots que l’on voit présentés en offrandes aux dieux dans des inscriptions grecques rapportées par M. Bœckli , C. inscr. t. I , n° i45, lig- 54, n° i46, lig. 38. Ce culot pouvait suffire pour rappeler aux Romains le service rendu par Gratidianus. Il était assez important pour le commerce, pour que, dans la première chaleur de leur enthousiasme, les Romains lui aient élevé des statues sous la figure de Mercure, statues qui, du reste, furent abattues par Sylla peu de temps après leur érection, comme l’avaient été, dans d’autres temps, à Athènes, les trois cents que l’on avait consacrées à Démétrius de Phalère. Mais, parmi un si grand nombre de statues, quelqu’une peut avoir été sauvée par des partisans de Marius, et, nous ayant été transmise , nous offrir le portrait de Marius Gratidianus, dont l’époque est d’accord avec celle que l’on peut assigner à ce chef-d’œuvre, qui aura été exécuté par un sculpteur grec établi à Rome.
«A la disposition de la draperie sur le bras gauche, on voit qu’elle vient de glisser de l’épaule qu’elle recouvrait, et qu’elle serait sur le point de tomber si elle n avait pas été retenue par le caducée, qui devait être dans la main gauche. Les anciens ont quelque
DE L’EUROPE
fois cherché à rendre de ces effets momentanés qui ne sont pas assez déterminés pour être du domaine de ia sculpture. La draperie qui couvre le sein de la statue de la Providence, n° 323 (1), offre aussi un exemple d'un ajustement de ce genre.»
[ Haut. im,7Ç)6= 5 pi. 6 po. à li. ]
* 23 1 5. — Caninius ou Canius, marbre grec, pl. 277. Louvre.
Statue vêtue de la toge, dont la plinthe porte l’inscription suivante : Canio Africœ procura lori uni.
La tête est antique, mais rapportée, et ne peut nous offrir le portrait du personnage dont l’inscription nous a conservé le nom (2).
On doit à la restauration le nez, le cou, les mains ét quelques parties des draperies.
[ Haut. im,773 zzz 5 pi. 5 po. 6 li. ]
23 16. — Pompée, marbre, pl. 911. Rome, palais Spada.
C’est la seule statue que l’on possède de ce célèbre Romain. Elle est en style héroïque, et un grand intérêt archéologique s’y attache.
Elle a été trouvée, sous Jules III, à Rome, près de la Chancellerie, lieu qu’on suppose avoir été l’emplacement delà basilique de Pompée, ou d’autres bâtimens voisins qu’il avait fait élever.
Visconti s’en est occupé longuement dans son Iconographie romaine. Nous renvoyons à cet auteur, soit pour les nombreux faits historiques qui concernent cette statue, soit pour les nouvelles objections qu’on a élevées contre son attribution à Pompée.
Les parties modernes sont : le bras droit , que le personnage étend , et les quatre premiers doigts de la main gauche. [ Haut. 1 3 pal. ]
* 2317. — J. César, marbre de Paros, pl. 3 10. Louvre.
La tête de cette statue rappelle celle du musée Capitolin ( voir n° 23 18 A), mais elle est rapportée.
La statue est en style héroïque romain , tenant de la main droite le parazonium et ayant le paludamentum rejeté sur l’épaule gauche.
On doit à la restauration : le nez, les oreilles, le cou, la main droite avec le poignet, la partie de la draperie sous le bras gauche, et partie du genou.
La statue provient de la villa Rorghèse. [Haut. 2m,oo4= 6 pi. 2 po.]
23 18. — J. César, m. grec, pl. 911. Rome, villa Albani.
La tête de la statue est encore ici rapportée.
Le personnage, entièrement nu , s’appuie de l’avant-bras gauche sur une co-
(1) Voyez notre n° 1896, pl. 33o. Athènes, le nom de Lucius Caninius Arka-
(2) Voir l’inscription au t. II, n° 528. thias en grec (Bœckh, C. Inscr. t. I, On a trouvé sur une colonne, à n°g64.)
lonnette, el élève la main droite à la hauteur du biceps. Cette main est fermée (1).
Les parties modernes sont : le nez, une portion de l’oreille gauche et les cheveux qui la surmontent, le cou, la moitié supérieure de la poitrine et le devant des cuisses. La statue porte en outre diverses cassures. [Haut. 6 pal. 10 on.]
23 18 A. — J. César, m.deLuni, pl. 912 B. Mus. Capitolin.
Cette statue , avant d’être placée au Capitole , sous le portique du palais des Conservateurs du peuple romain, appartenait à M6' Rufini, évêque de Melfi(2).
La tête est celle de la statue. Jules César, revêtu de la cuirasse et du paludamentum , tourne la tête à gauche , l’avant-bras de ce côté est à peu près horizontal; le bras droit est abaissé, et la main tient une pomme.
Sont modernes : le nez , l’oreille droite , le cou et les deux bras depuis le deltoïde, il y a, en outre, quelques cassures. [ Haut. 12 pal. 8 on. 1/2. ]
23 18 B. — J. César, marbre de Luni, pi. 910. Coll. Mattéi.
C’est une statue entièrement nue. D’après la restauration , qui paraît fondée, elle avance un peu la main droite , qui est abaissée; la main gauche est appuyée et tient un globe.
La tête est encore ici celle d’une autre statue, et il ne reste guère de la statue primitive que le torse.
[ Haut. 9 pal. 4 on. ]
23 18 C. — J. César, marbre de Paros, pl. 910. Coll. Mattéi.
C’est une statue revêtue de la toge, et voilée; elle avance la main gauche qui lient un volume. Le mouvement de la tête est à droite.
Cette tête est la sienne; elle était cassée, mais elle a été rajustée. L’avantbras droit manque ; on observe plusieurs cassures et tasseaux sur les plis.
Sont de plus modernes : la moitié antérieure du pied droit et tous les doigts du pied gauche avec la plinthe. [ Haut. 9 pal. 2 on.]
23 18 D. — J. César, m. grec, pl. 916. Mus. Borbonico.
Le parazonium que cette statue, provenant de la collection Farnèse, tient à la main gauche, ainsi que l’aigle et les griffons qui ornent la cuirasse, autorisent à la regarder comme une statue impériale. On y a adapté une tête de Jules César d’après l’antique, quoique, peut-être, parle style et à cause de la ceinture
(1) Le recueil de Morelli offre une médaille de Néron sur laquelle est à peu près la même figure.
(2) Elle était au palais Rustici du temps
de l’Aldroandi , avec celle d’Auguste , donnée n° 2 23i A. ( Voy. notre Introduction, t. III, p. 1 92.)
DE L’EUROPE. 1 9 1
qui serre la cuirasse, cette statue appartienne à une époque moins ancienne. Le bras droit est moderne.
Cette œuvre est de sculpture romaine. [ Haut. 9 pal. ]
2319. — Marcus Brutus, marbre, pi. 9 1 1 . Villa Albani.
Cette statue, nue et armée d’un poignard, a paru offrir une grande ressemblance avec une image de Marcus Brutus qui se voit sur une pierre gravée de la collection Agostini , p. 1 1 (1). Guattani l’a publiée, année 1786.
La tête est celle de la statue.
Sont modernes : le nez, une partie de la joue gauche, les deux bras depuis le milieu des deltoïdes, la jambe droite, genou compris, la jambe gauche avec moitié de la cuisse , et le tronc d’arbre. [Haut. 6 pal. 10 on. ]
* 2320. - — - Sextus Pompée, marbre de Paros,j)\. 332. Louvre.
Cette statue, trouvée près de Monte-Porzio , non loin de Tusculum, est de l’artiste grec Opbélion, fds d’Arisstonidas [sic] ; ce nom est écrit sur le derrière de la cuirasse qui sert de soutient à la figure.
La disposition de la chevelure fait reconnaître dans cette figure héroïque un personnage romain; les traits offrent quelque ressemblance avec ceux donnés par les médailles à Sextus Pompée (2).
La tête est rapportée. Sont modernes : la main et l’avant-bras gauche. La statue provient de la villa Borghèse. [ Haut. 2“,o85 — 6 pi. 5 po. ]
232 t. — Cléopâtre, marbre, pl. 912. Mus. de Dresde.
Statue de femme couchée , endormie , appuyée sur le coude gauche et ayant le bras droit sur la tête. Un serpent rampe vers son sein.
Cette statue n’offre probablement qu’une nymphe endormie, ayant servi à décorer quelque grotte. [Long. 7 pi. ]
2322. — Cléopâtre, marb. pl. 912. Venise, mus. Saint-Marc.
Statue bien conservée, d’un sculpteur grec instruit et diligent.
Cléopâtre est debout, au moment où elle se fait mordre par l’aspic; elle porte un vase delà main droite; la main gauche, placée sur une colonne, tient un mouchoir. Les traits sont fortement crispés par la douleur.
Elle a le diadème à festons ; les chaussures sont des soleœ avec une seule attache.
Le péplus va de l’épaule gauche sous le bras droit, monte s’attacher sous le bras gauche et s’étend de manière à couvrir ce bras jusqu’au poignet.
(1) Voy. notre Iconographie romaine, (2) Voy. notre Iconographie romaine, u° 324o, t. VI, pl. io5o. n°322G, t. VI, pl. io5o.
STATUES ANTIQUES
Nous avons donné parmi les Hygies, n° 1 180, une statue tenant un serpent de la main droite et une coupe de l’autre main. Les draperies sont ici les mêmes, et le mouvement du corps leur imprime les mêmes plis. [Haut. 3 pal. 5 on. ]
232 2 A. — Cléopâtre, marbre, pl. 912. Fontainebleau.
Statue de femme entièrement nue, qui lève les yeux au ciel et soutient de la main gauche un serpent près de sa poitrine.
La main droite , abaissée , tient son vêtement près d’un vase à parfums.
Cette statue était jadis à Versailles. [ Haut. 5 pi. 3 po. ]
2323, 2323 A. — Ptolémée, marbre, pl. 910.
Mus. Capitolin et coll. Mattéi.
Nous ne connaissons ni les restaurations de ces deux statues , ni leur hauteur.
Elles ont la coiffure particulière qu’on voit sur les médailles aux têtes de rois du nom de Ptolémée : cheveux disposés en boucles qui encadrent le visage, tête ceinte d’un diadème de laine blanche. Le corps est nu.
Au n° 2 323, le Ptolémée a les bras abaissés, tenant à droite le sceptre.
Au n° 2323 A, c’est la main droite qui est abaissée et vide; le sceptre est dans la main gauche, élevée à la hauteur de l’épaule.