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STATUES ANTIQUES
Ces statues servaient à l’usage de fontaines, et l’oie donnait de l’eau par le bec. L’auteur de la Galleria reale le dit positivement au sujet des deux figures appartenant à la galerie de Florence.
Selon le même auteur, il en existait, au moment où il écrivait, une semblable chez le marquis Guigni, à Florence, et ce dernier en avait vu une autre dans l’atelier de Cavaceppi , à Rome.
L’Aldroandi parle aussi d’une sculpture de ce genre fort belle, qui avait dû servir à l’ornement d’une fontaine. L’eau sortait du bec de l’oie, vraisemblablement par la pression que l’enfant exerçait sur l’oiseau.
Le n° 2229 a été trouvé dans le territoire de Genzano, près le lac de Nemi, dans la propriété des Sigri Jacobini.
La tête n’a pas été séparée. Sont modernes : le nez , le bras droit de l’épaule au coude, les doigts et la main, le pied droit, la tête et le cou de l’oie.
[Haut. 2 pal. 4 on.]
Sur les deux autres statues, Zannoni ne fait connaître ni restauration, ni hauteur.
2 2 3o B. — Enfant et Oie, m. gr. pl. 874 D. Mus. Borbonico.
Statuette de sculpture romaine qui paraît la copie d’un bon original.
C’est un enfant assis à terre sur la cuisse droite, tenant des deux mains une oie accroupie sur la plinthe.
L’oie n’est pas une figure entière; son ventre est aplati, ce qui fait supposer qu’elle était dans l’eau. Cette oie donnait de l’eau par le bec. Cela n’est pas dit dans le Musée Borbonico, mais, dans la restauration de la tête de l’oie, on lui a mis un tuyau dans le bec, et cela fait penser qu’on a suivi une indication donnée par la partie antique.
[Haut. 1 pal. 6 on.]
a 2281. — Enfant et Oie, m. gr. pl. 878. Mus. Chiaramonti.
Statuette de plus de trois palmes trouvée à Ostie. C’est un enfant debout, vêtu d’une petite tunique, et dont la main gauche serre une petite oie contre la poitrine. La tunique laisse à découvert l’épaule gauche , et est relevée par en bas , de manière qu’un bout vient reposer sur l’avant-bras gauche. Le bras droit est étendu le long du corps.
Sont modernes ; la sommité de la tête, le nez, le bras droit depuis l’épaule.
2 232. — Enfant et Cygne, m. de L. pl. 875. Munich, Glypt.
C’est un enfant étranglant une oie ou un cygne, comme ceux qui ont été donnés n°‘ 2226 et suivans, et reproduisant, dès lors, le groupe de Boéthus. Cette figure provient du palais Braschi, à Rome.
DE L’EUROPE
Dans le livret de Munich, on rappelle que les reproductions de ce type ont servi pour la plupart de statues de fontaines, mais on ne dit pas si, dans ce groupe, l’oiseau donnait de l’eau par le bec. [Haut. 3 pi. 2 po. 2 li. ]
a 2232 A, B, C. — Enfant et Cygne, marbre, pl. 878, 875 et 877 B. Coll. Giustiniani, Blundell, Stockholm.
Dans ces trois statues, un Ephèbe ou enfant joue avec un cygne de grande proportion, qui se dresse sur ses pattes.
Au premier groupe, l’enfant a trois palmes et demie de haut, ce qui le rapproche des Éphèbes.
Le cygne est dressé sur un petit pilastre, et l’enfant a les deux mains sur le corps de l’oiseau. Celui-ci, le cou élevé, a la tête à la hauteur du visage, et l’oiseau et l’enfant se regardent.
Sont modernes: à l’enfant, la tête et le cou, les jambes et une partie des cuisses; au cygne, la tête et le cou. Il y a une cassure au deltoïde gauche.
[Haut. 3 pal. 6 on.]
Au second groupe, d’un peu plus de deux pieds, le cygne, à gauche de l’enfant, aussi très-grand, est debout sur ses pattes, les ailes écartées; il le regarde. L’enfant lui met un lien autour du cou. La main droite, élevée, en tient un bout, la main gauche a conduit l’autre bout autour du cou de l'oiseau.
Sont modernes à l’enfant : le nez, les deux bras à partir des épaules, la jambe droite depuis le dessus du genou, la jambe gauche.
Le cygne paraît n’avoir pas subi de restaurations.
Ce groupe provient de la villa d’Este. [Haut. 2 pi. 3 po. ]
Au troisième groupe, l’enfant a les traits du jeune âge. L’oiseau, perché sur un tronc de palmier, tient du bec un serpent: peut-être, faut-il y voir une cigogne; le tronc de palmier ferait penser à l’ibis.
L’enfant a la main droite sur un second tronc d’arbre placé de ce côté , et tient la main gauche horizontale.
Sont modernes : le cou , le bras droit du milieu du biceps , la main gauche avec son poignet, la jambe droite ainsi qu’une partie de la cuisse, la jambe gauche; à l’oiseau, le bec et un fragment près de l’aile; au serpent, le bout de la queue.
Le tronc d’arbre, à droite, paraît se trouver là contrairement à toutes les règles de la sculpture, et, dans ce cas, serait moderne. [Haut. 2 au= 1 m, 1 8. ]
2 233. — Enfant et Aigle, m. g. pl. 378. Rome, Vatican.
Statue trouvée, en 1811, à Rome, dans le voisinage du Forum.
Un enfant nu, debout, a la main droite sur une urne placée sur un pilastre, et tient, de l’autre main, un oiseau supposé un aigle.
La tête est celle d’une autre statue; elle a été retravaillée. Les parties mo-
I 48 STATUES ANTIQUES
dernes sont : le bras droit avec l’urne, le cou, les pattes et le bout de la queue de l’aigle. Il y a des cassures aux cuisses et aux jambes. [Haut. 4 pal. 6 on.]
a 2234- — Enfant et Oiseau, m. de Carr. pl. 875. Vatican.
Statue trouvée, en 1784 , à Aequo. Traversa, dans la villa de Lucius Verus. C’est un enfant assis à terre, s’appuyant de la main gauche, et tenant, de la droite, un oiseau à la hauteur de la poitrine.
On dit l’altitude de cette figure gracieuse.
La tête est celle de la statue.
Les parties modernes sont: l’extrémité du nez, les lèvres et le menton; le bras droit de la moitié avec la main, le pied droit, au dessus des malléoles , et trois doigts du pied gauche.
Il y a un tasseau sur le cou , sur le deltoïde gauche , au pouce et à l’index de la même main. [Haut, 2 pal. 4 on. 1/2. ]
a 2 2 34 A. — Enfant, mar. pl. 874 C. Musée Borbonico.
C’est un enfant à demi couché sur la plinthe, que recouvre une nébride.
11 est appuyé sur le coude gauche, et la main, de ce côté, tient un petit vase dans l'intérieur duquel on remarque une fleur.
L’enfant porte la main droite à un bourrelet qu’il a sur la tête et qu’on retrouve à l’Hermès donné n° 2 223 B.
Une petite draperie paraît, d’un bout, sur le bras gauche et de l’autre sur la cuisse droite.
Cette statuette, trouvée à Pompéi, a pu décorer une fontaine. [Long. 2 pal. ]
2235, a 2235 A. — Femmes (jeunes), m. pl. 877 et 877 B. Musée Capitolin et pal. Gabrielli Muti.
La première statue, enveloppée d’une draperie qui, pourtant, laisse à nu l’épaule gauche, tient, de cette main, sur son sein, une colombe. Mais ce n’esl pas l’attitude principale de la figure. La jeune fille se renverse en arrière, retourne la tête et regarde en bas , derrière elle. La main droite est élevée par un geste d’étonnement ou d’admiration.
Probablement, le sujet n’est pas complet et la figure avait quelque chose derrière elle.
On a peut-être la représentation de quelque fait intéressant , se rapportant à l’histoire naturelle.
Sont seuls modernes : le nez et l’avant-bras droit. [Haut. 4 pal. i on. 1/2.]
L’attitude de la seconde figure est calme: elle lient, des deux mains, l’oiseau sur la poitrine , et semble écarter les plumes de la queue.
Ses regards se dirigent au loin, à droite, mais comme par laisser-aller.
Sont modernes : la tête de la jeune fille, et la tête et le cou de l’oiseau.
Dans quelques parties, la statue n’est pas totalement terminée, et, dans quelques autres, elle est corrodée. [Haut. 4 pal. 8 on.]
a 2 2 35 B, C5). — Enfans, m. pl. 874 G. Mus. Borbonico.
Statuettes trouvées à Herculanum, et de sculpture romaine.
Elles représentent chacune un enfant enveloppé complètement dans une draperie, comme on le voit à Télespliore, mais la tête est nue.
La conservation de ces figures est complète. [Haut, de la première, 1 pal. 6 on., de la deuxième, 2 pal. ]
a 2236, a 2236 A. — Enfans et Oiseaux, marbre, pl. 878 et 876. Coll. Smith Barry et Vatican.
Ces deux statues ont au delà de trois palmes.
La première tient, de la main gauche, un oiseau qui paraît mourant. L’enfant le considère avec surprise, et le geste de la main droite est d’accord avec cette impression.
Cet enfant a une draperie en écharpe, qui entoure le corps de l’épaule gauche à la hanche droite.
La tête est celle d’une autre statue. C’est la seule restauration de la figure.
[Haut. 3 pal. 4 on. 1/2.]
La seconde figure a cette petite chemise qu’on voit aux statues des plus jeunes enfans.
Il tient, dans chaque main, un oiseau, et paraît les étouffer. Il tient l’un de la main gauche, près du deltoïde; il élève l’autre de la main droite, et le regarde.
Sont modernes : une partie du cou, le bras droit depuis l’extrémité du deltoïde avec la main et l’oiseau, le gauche de la moitié avec la main, le bas du vêtement devant et derrière la ligure, et les jambes, genoux compris.
2 2 36 B. — Enfant en toge avec un Oiseau, m. grec, pl. 877.
Coll. Blundell.
Statuette provenant de la villa Mattéi et de sculpture médiocre.
Toutefois la figure est d’une jolie intention , et, peut-être, offre-t-elle la représentation de quelque fait particulier.
L’enfant est vêtu de la toge, ce qui ne permet pas de voir ici une représentation capricieuse.
L’oiseau qu’il tient des deux mains et avec ménagement est de grande proportion.
(1) Le n" 2235 C porte, par erreur, sur la planche, le 11" 2253 C.
STATUES ANTIQUES
Sont modernes : la tête, le haut des épaules, partie delà jambe droite et du pied gauche, et la tête de l’oiseau. [ Haut. 2 pi.]
a 2236 C. - Enfans endormis, marbre, pl. 875. Londres. Collection Westmacott.
Nous n’avons, sur ce groupe, d’autre renseignement que le dessin que nous en donnons. Il nous offre trois enfans nus, qui dorment, entassés l’un sur l’autre. L’un est étendu tout de son long; aux deux autres, la tête est élevée et forme le sommet du groupe. C’est une agréable combinaison de ligures enfantines , reproduisant , d’ailleurs , un goût bien connu de cet âge.
a 2 2 36 D. — Enfant et Oiseau, m. pl. 878. Coll. Westm.
Statuette d’une petite tille debout et qui tient sur la main gauche ouverte un oiseau. La main droite, abaissée, saisit le bord inférieur de la surtunique. Nous n’en connaissons ni les restaurations, s’il y en a eu, ni la hauteur.
a 2237 A, B, C. — Enfant, marbre, pl. 878. Coll. Pembrocke.
Les trois enfans qu’offrent ces statuettes sont nus.
Le premier se baisse vers la terre, en écartant les bras; sa pose rappelle celle des enfans qu’on voit dans les combats de coqs. (Voy. 224o.)
La tête est celle d’une autre statue. Sont modernes : les bras et les jambes. Le mouvement est joli et a de la morbidesse. [Haut, i pi. 9 po.]
Le deuxième abaisse la main gauche, et élève la droite, à qui la restauration fait tenir une pomme. Le mouvement est celui de s’apprêter à lancer un objet, tel, du moins, qu’est ce mouvement chez les jeunes enfans. La tête est celle d’une autre statue. Sont modernes : les bras, les jambes et partie de la cuisse droite. [Haut. 2 pi. 6 po.]
Le troisième écarte les mains, à chacune desquelles le restaurateur a mis une cymbale. Il a sur la poitrine la courroie d’un carquois.
Comme la statue est mauvaise, l’intention de l’original doit avoir disparu.
II est peu probable en effet que la figure ait tenu originairement des cymbales. La tête est celle d’une autre statue. Sont modernes les bras et les pieds.
[Haut. 2 pi. 3 po.]
2287. — Enfant portant un Animal, marbre Carr. pl. 87/1. C. Musce Borbonico.
Cette statue provenant de la collection Farnèse , est de médiocre sculpture romaine.
C’est un enfant debout, joufflu et ayant de longs cheveux.
Une nébride attachée sur l’épaule gauche, et relevée par les deux mains à la hauteur du ventre, supporte un animal accroupi privé de la tête.
Notre dessinateur dit que la forme des jambes indiquerait un singe.
DE L’EUROPE
Dans le livret du musée de Naples, on dit que cette statuette porte dans sa nébride des fruits. Notre dessinateur relève cette erreur, qu’il explique par la difficulté de bien voir la statuette, qui est placée sur une colonne.
C’est aussi peut être à cette difficulté d’observer que l’on doit le singulier tronc d’arbre devant lequel est la figure.
Ce marbre n’a pas de restauration. [Haut. î pal. 6 on.]
2238. — Enfant, marbre, pl. 878. Vatican.
Enfant debout, vêtu d’une tunique à manches courtes et boutonnées. 11 la relève très-haut par devant et paraît uriner.
Il ornait une fontaine , et les artistes du xvi° siècle ont suivi cette idée pour une fontaine qu’on voit encore à Rome dans le Borrjo- Vecchio, près du Vatican (1). La tête est celle d’une autre statue. Pas d’autres restaurations.
a 2239. — Enfant, marbre, pl. 293. Louvre.
Enfant debout, avec une tunique, disposée à peu près comme au n° 2236 A. La main droite est élevée et vide , la gauche est près du ventre et lient comme une clef. r
On doit à la restauration le bras droit avec partie de la tunique, la main gauche et les pieds. [Haut. 3 pal. 7 on. 1/2.]
a 22/10. — Enfant, marbre Carr. pl. 876. Rome, Vatican.
Statue trouvée en 1 784 à Acqua Traversa, dans la villa de Lucius Vérus.
Cet enfant se penche comme pour suivre de l’œil et peut-être pour saisir un oiseau ou un petit lézard qui marche devant lui. (Voy. 2236 A. )
Sa chlamyde, placée sur le bras gauche, qu’il écarte, tombe presque à terre. On doit à la restauration le bras droit, la main gauche et les deux jambes, sans les pieds. [Haut. 3 pal. g on.]
a 2240 A. — Enfant, marbre, pl. 8y5. Mus. de Stockholm.
Enfant nu , agenouillé sur le genou droit et ayant la main gauche sur la plinthe, et l’autre tout auprès.
Son attitude se concilierait avec le jeu des osselets, dont pourtant l’objet qui est sur la plinthe n’a pas la forme.
Sont modernes : le bras droit depuis le deltoïde, la main gauche avec partie de l’avant-bras, le pied gauche ainsi qu’une partie de la jambe.
a 2 2 4o B. — Enfant flûteur, m\ Carr. pl. 877 A. coll. Grey.
Le torse de cette statuette seul est antique, mais il indiquait suffisamment l’état primitif de la figure.
(1) Le Neptune de Jean de Bologne, à Bologne, offrait aussi autrefois une fontaine, du même genre.
1Ô2 STATUES ANTIQUES
Cet enfant, les jambes croisées, la droite sur la gauche, adossé à un tronc d’arbre, joue de la flûte. Il doit avoir eu un pendant.
Son vêtement se réduit à une draperie qui, de l’épaule droite, va par derrière le corps sur l’avant-bras gauche.
Sont modernes : la tête, le cou, les deux mains, les cuisse et jambe droites, la jambe gauche genou compris.
La sculpture est médiocre et de simple ornementation.
[Haut. 2 pi î po.]
2 2 4 1 • — Enfant pêcheur, m. gr. pl. 879. Mus. Borbonico.
Statuette en marbre grec, mais de sculpture romaine, trouvée à Herculanum. C’est un petit pêcheur assis sur un rocher, tenant des deux mains un poisson, qu’il paraît montrer.
Auprès de lui est un panier où l’on voit des poissons, dont quelques-uns ressemblent à des morues.
Cet enfant est coiffé d’une sorte de pétase, et une draperie, dont le bout est sur l’épaule droite, descend par derrière couvrir la plinthe et se replier sur la cuisse gauche.
La conservation de la statue est parfaite.
[Plaut. 1 pal. 6 on.]
a 2241 A. — Enfant restauré en pêcheur, marbre, pl. 877 A. Rome, palais Gabtielli Muti.
Nous avons sous les yeux un enfant tout nu qui doit à la restauration à peu près les bras et les jambes, et par conséquent le poisson qu’il lient à la main gauche.
C’est probablement sans fondement qu’on lui a fait tenir ce poisson. La restauration, bien fondée pour tout le reste, l’a présenté ayant le pied droit sur un support, écartant les bras, et levant les yeux vers le ciel. Cette attitude indique qu’il suivait en l'air un objet qu’il retenait de ses mains.
De notre temps ce serait la pose d’un enfant qui suivrait un cerf-volant.
[ Haut. 3 pal. 5 on.]
2 2 4 '2 . — Enfant pêcheur, marbre de Luni, pl. 879. Rome, Musée Chiaramonti.
Cette sLalue, qui a appartenu à Thomas Jenkins, et a fait partie du musée Pie-Clémentin (1), représente un enfant assis sur un petit rocher, comme celui
(1) Elle sc trouve t. 111, pl. 33, Musée nom de jeune berger ( paslorello ) et qu’on Pie-Clém. L’auteur ajoute qu’il y en a une voit la même ligure sur une pierre gravée répétition antique à la villa Albani , sous le du musée de Florence;
DE L’EUROPE
du musée Borbonico , mais il dort , le visage et les mains appuyés sur le genou gauche. Le bras gauche est passé dans l’anse d’un panier plein de poissons. Il est coiffé du pétase , comme celui du musée Borbonico ; mais au lieu d’une draperie il a une tunique à manches, dont la droite pourtant n’est pas passée au bras, la tunique laissant à nu le côté droit de la poitrine. C’est ce qu’on a remarqué aux statues qui offrent de jeunes pêcheurs de profession (voy. 2243 A, 2243 B , 2247 B.).
Les parties modernes sont : le bord du pétase par devant, le bras droit du milieu du biceps au poignet, le pied droit, malléoles comprises. Le rocher a été retravaillé. [Haut. 4 pal- 3 on.]
2243. — Enfant pêchant à la ligne, marbre, pl. 881. Musée
de Dresde.
Statuette provenant de la collection Chigi, et offrant un enfant nu assis à terre, et dont les regards se portent vers le bas. La main droite, abaissée, tient le roseau d’une ligne de pêche, et la gauche tient un poisson.
La restauration nous paraît avoir bien compris l’ancien état de la figure. Becker a pensé y voir un Hercule enfant qui serre les serpens. Mais celte opinion est inconciliable avec le peu de mouvement du corps, et les cheveux aplatis de cette figure n’ont pas le caractère que l’on voit aux têtes d’Hercule, même enfant.
On doit à la restauration une partie des bras, les attributs que les mains tiennent et les pieds. [Haut. 1 pi. 5 po. ]
2 243 A. — Pêcheur, marbre, pl. 881. Coll. Blundell.
Nous avons encore là une simple statuette, et même elle n’a d’antique que le torse, et le panier. La restauration nous présente donc un jeune pêcheur assis sur un rocher, ayant auprès de lui un panier plein de poisson, le tenant de la main gauche, y portant les yeux, et tenant de la main droite, élevée, une baguette horizontalement. Il a une tunique courte.
Sont modernes : tout le haut de la figure , tête , cou, bras avec le haut de la poitrine. [Haut. 1 pi. 5 po. ]
2 2 43 B. — Pêcheur, bronze, pl. 881. Musée Borbonico.
Nous avons déjà parlé de cette statuette en bronze, au n° 2228 B, car elle a été trouvée à Pompéi, sur le bord de la pièce cl’eau, dont l’autre statuette occupait le milieu.
C’est un jeune pêcheur, assis sur la section d’un tronc d’arbre et pêchant à la ligne. Le mouvement du bras droit est évident. La main gauche lient un panier où sont des poissons.
l5/| STATUES ANTIQUES
Sur la tête est une sorte de pétase qui paraît fait de joncs tressés. On a encore ici une tunique courte mais sans manches, tibulée sur l’épaule gauche.
Au tronc d’arbre est attaché un masque de Silène qui donnait un jet d’eau. [Haut. 2 pal.]
2 244- — Pêcheur, marbre grec , pl. 879. Mus. Pie-Clémentin.
C’est la première de cinq figures qui offrent un vieux pêcheur à peu près dans la même attitude.
Le pêcheur est debout, tenant dans sa main gauche, abaissée, un panier, et ayant l’avant-bras droit horizontal.
La tète est barbue et presque chauve ; tout le corps offre de la maigreur, des rides et cette peau épaisse qui faisait dire à Pline : Itaque cornea videmus piscatorum corpora ( His . Nat. 1. XXXI, c. ix, sect. 45 ). Les reins sont entourés d’une draperie en ceinture qui ne cache pas les parties viriles. Elle a paru à Visconli destinée à serrer le ventre, et à contenir de petits objets à l’usage des pêcheurs.
On remarque sur la cuisse droite comme un reste de roseau ou ligne que le pêcheur tenait à la main droite. On voit des poissons dans le fond du panier.
On s’est demandé si cette statue et les autres semblables ne représenteraient pas un personnage de quelque comédie antique. Dans la comédie de Piaule intitulée le Rudens, il y a un vieux pêcheur qui se plaint de n’avoir pas pris de poisson. Ménandre avait fait une pièce ayant pour titre Les Pêcheurs ; mais si l’on avait eu l’intention de représenter quelque personnage de ces pièces, il aurait à peu près le vêlement qu’il avait sur la scène, et il n’est pas probable qu’on parût ainsi nu devant le public.
Cette statue a porté longtemps le nom de Sénèque (voy. n° 2247), et a été publiée sous ce nom dans le recueil de Sandrart , dans quelques éditions de Sénèque, et ailleurs ( voy. Introd. t. III, p. cclxix.). Elle faisait alors partie de la villa Pamphili. Le prince Doria en fit don plus tard à Clément XIV.
La tête est celle de la statue, mais en a été séparée. Sont modernes : le bout des oreilles, partie des joues, le nez, la bouche, le menton, trois doigts de la main droite, l'anse du petit seau, la draperie autour des flancs, les pieds avec les malléoles, le bas du tronc d’arbre. La restauration est de l’Algarde. [Haut. 7 pal. 3 on.]
2245. — Pêcheur, marbre, pl. 879. Musée Pie-Clémentin.
Cette statue est tout à fait semblable à la précédente, et nous en avons pris le dessin dans une planche supplémentaire du Musée Pie-Clémentin, t. III, pl. A, n’ 11. Visconti l’a donnée à l’appui de son opinion sur la précédente, et il dit quelle était passée dans l’atelier du sculpteur Pacetti, probablement pour la restaurer, parce qu’elle manquait de la tête et de l’avant-bras droit.
Visconti la nomme une statuette, et la villa Albani en avait quelques autres de ce genre, dont VVinckelmann a parlé.
DE L’EUROPE
* 2246. — Pêcheur, marbre grec, pl. 02 5. Musée du Louvre.
Cette statue est une petite répétition antique du vieux pêcheur du Vatican.
Sont modernes : la tête, les bras depuis le milieu des biceps, les pieds avec les malléoles. [Haut. o“,8i6 — 2 pi. 6 po. 2 li. ]
* 2247. — Pêcheur, marbre noir antic/ae, pl. 320. Louvre.
On a encore ici un vieux pêcheur nu, mais il est placé dans une sorte de vasque ou de cuve, qui probablement figure la mer ou une rivière.
Le marbre est le noir antique, ce qui a donné l’idée que ce pourrait être un pêcheur africain. Les yeux sont en émail, la ceinture en albâtre fleuri, et la cuve en marbre africain.
Cette statue, de petite proportion, provient de la villa Borghèse. Selon Flaminio Vacca, elle a été trouvée au xvi* siècle, à Rome, près des trophées de Marius. (Voy. noire Introd , t. III, p. cclxix.)
Le sculpteur romain qui l’a restaurée, dans le xv.c siècle, frappé de la maigreur de la figure, a cru qu’on y avait représenté Sénèque expirant dans un bain, et a conduit son travail d’après cette supposition. La statue a porté le nom de Sénèque jusqu’à ce que Visconti, par comparaison avec le pêcheur du Vatican, n° 2 244, ait émis l’opinion qu’elle représentait aussi un pêcheur.
2247 A. — Pêcheur, m. de P. pl. 882. Mus. britannique.
Statue provenant de la collection Townley. Elle représente un jeune homme qu’on prend aujourd’hui pour un pêcheur, mais que l’auteur de la restauration cru être pour un berger.
La tête est coiffée d’un bonnet ovoïde, probablement en laine ou feutre. Le vêtement est en cuir et attaché sur l’épaule gauche ; il repasse ensuite sous le bras droit, couvre une partie des cuisses et est serré par une ceinture.
La figure regarde au loin à gauche. A l’avant-bras gauche, horizontal, est passé un panier à anse et qui est antique. La main droite, abaissée, tient un pédum donné par la restauration.
Sur la plinthe est un dauphin dressé comme on en voit aux figures de Vénus. Cet accessoire est antique.
Sont modernes : le bras droit depuis le bas du delloïde avec le pédum , l’avant-bras gauche et presque tout le pied du même côté. H y a des cassures sous le genou droit.
La sculpture est un peu sèche et les formes sont trop allongées , mais elles sont lestes et vigoureuses.
On a douté que ce fut un simple pêcheur. Le personnage, portant au loin ses regards , a l’air d’écouter , d’épier, et ce n’est probablement pas le poisson. La tête a de la noblesse. Cependant le dauphin ramène vers l’idée d’un sujet en rapport avec les eaux. Cette figure ne serait-elle pas un dieu marin P
Cette statue est bien conservée. [Haut. 2 pi. 6 po. 6 li.]
STATUES ANTIQUES
2247 B. — Pêcheur, marbre grec, pl. 882. Mus. britannique.
Statuette offrant un homme aux cheveux crépus , à la barbe claire , et qui tient cle la main gauche un panier, appuyé sur un tronc d’arbre; à l’autre main est un objet dont la forme n’est pas nettement déterminée.
Le vêtement est une tunique en peau de mouton et à petites manches, la sisyra ou autopocon. (Voy. t. II, p. y4- ) La manche droite est passée au bras, mais la gauche a été ôtée à dessein, et le vêtement laisse ce côté du torse à nu ; il est serré à la taille par une ceinture. Ce vêtement a beaucoup de rapport avec celui de l’écorcheur rustique du Louvre, n° 1785, pl. 287. La statue est curieuse, plutôt par son sujet que par son style, qui paraît à peu près du même temps que le pêcheur en marbre noir du musée du Louvre, n° 22/*7- On y retrouve de même toutes les pauvretés de chair, rides, la sécheresse de la peau, les poils sous les aisselles, et tous ces détails sont rendus d’une manière très-désagréable. L’altitude de la figure semble indiquer que le pêcheur offre quelque chose à une divinité placée plus haut que lui.
La tête est celle de la statue. Sont modernes : l’anse du panier , les jambes de dessous les genoux, et le tronc d’arbre.
La statuette a été apportée de Rome par M. Townley. [Haut. 2 pi. 7 po.]
2247 G* — Pêcheur, marbre, pl. 882. Musée britannique.
Figure couchée , offrant un jeune homme étendu sur un rocher et dormant.
II est vêtu d’une tunique , d’une chlamyde et de sandales montant à mi-jambes , comme on en voit aux guerriers et aux chasseurs ; sur la tête est une étoffe ou feutre replié, qui s’attache par un cordon sous le menton. La figure a la main droite sur la tête, et la main gauche sous le menton. [Long. 4 pi-]
2247 D. — Pêcheur, marbre, pl. 882. Musée Borbonico.
Statuette d’enfant endormi, provenant de Pompéi. C’est le petit enfant d’un pêcheur endormi près de l’attirail de pêche de son père. Il a une tunique, et par dessus un petit manteau à capuchon, fait de peau de mouton, et dont la laine est en dedans. Mais , par suite du mouvement des jambes , la tunique est relevée, et laisse à nu la partie inférieure du corps. La main gauche lient l’anse du panier; tout auprès sont un engin de pêche renversé et une boîte cylindrique, sur laquelle l’enfant a la tête appuyée. [Long. 1 pal. 1 on.]
a 2248. — Pêcheur, marbre gris, pl. 880. Musée de Toulouse.
On a encore ici le vieux pêcheur africain dans une petite statue en marbre gris, trouvée tà Martres (Haute-Garonne).
La figure est privée des bras, des jambes et d’une partie de la cuisse gauche. File a sa tête, dont le visage est corrodé à partir du bout du nez.
DE L’EUROPE
2249. — Enfant votif, marbre pcntélique, pl. 883. Musée Pie-Clémentin.
Cet enfant est debout, nu; il tient de chaque main une torche, et porte sur la poitrine, en écharpe passée de droite à gauche, une courroie où sont attachés des amulettes et que les Romains appelaient saggrundium.
La tête est intacte. On doit à la restauration le bout du nez, la bouche, les bras en entier avec les torches, la jambe.
Visconti, dans une planche supplémentaire, a donné sur une plus grande échelle le détail du suggrunditini. Les amulettes sont au nombre de dix-huit, et le même signe s’y trouve souvent répété. En voici la liste, en commençant par l’amulette qui se trouve sur l’épaule : fleurs de trèfle, croissant, bipenne, pomme de pin, fleurs de trèfle, poignard, main, croissant, dauphin, hache à tranchant et pic, pomme de pin, marteau, fleurs de trèfle, croissant, bipenne, fleurs de trèfle, tessère, pomme de pin. [Haut. 3 pal. 1/2 on.]
2 2 5o. — Enfant éthiopien esclave, marbre pentélique, pl. 883. Musée Pie-Clémentin.
Statue d’un jeune garçon aux cheveux crépus, debout et tout nu. Il porte à la main gauche un ustensile de bain, ce qui a conduit le restaurateur à lui faire tenir une éponge de l’autre main.
La têleest celle de la statue, dont elle a été séparée. Sont modernes : tout le bras droit avec partie delà poitrine et l’éponge, partie du pied droit, le gauche avec les malléoles.
Selon Winckelmann, il y avait à la villa Albani une statue en marbre noir, trouvée à Porto-d’Anzo, et représentant un sujet semblable : c’était un jeune homme nu, portant à la main gauche un vase ( ampulla ) d’huile, et à la main droite, entre deux doigts, quelque chose qui ressemblait au bouchon du vase. Cette statuette est aussi citée dans l’ indicazione de celte collection. Mais Zoëga, qui s’en est occupé au sujet de la figure 2179, dit qu’elle ne se trouvait plus à la villa Albani. [Haut. 4 pal. 6 on. 1/2.]
* 2 2 5 1 . — Nègre, marbre noir, pl. 32 2. Musée du Louvre.
Statue provenant de la villa Borghèse et dont les parties nues sont en noir antique, et les parties vêtues en albâtre fleuri.
Le vêtement consiste en une tunique à longues manches et qui s’arrête au genou. Elle n’est fibulée qu’à droite à la naissance du bras , en sorte qu’elle laisse à nu la plus grande partie de la poitrine et le haut du bras gauche. Le bas est orné d’une bordure.
La tunique est serrée par une large ceinture agrafée par une tête de Méduse, environnée de quelques accessoires en métal; elle est soutenue par une cour-
I 58 STATUES ANTIQUES
roie qui va passer sur l’épaule gauche. On trouvera des ceintures de ce genre à quelques-unes de nos Caryatides.
La ligure élève la main droite à la hauteur du biceps , et tient l’autre main abaissée et écartée du corps. La pose des jambes est en rapport avec le geste des mains ; la droite est portée en arrière de la gauche et a le talon élevé. L’ensemble de la figure fait penser à un personnage scénique.
Sont modernes : la tête, les jambes et le tronc d’arbre.
Les cheveux, bouclés, ont été imités de ceux d’une statue antique, qui était jadis dans les jardins de Sixte-Quint, à Rome. Les esclaves nègres faisaient parties du luxe des Romains, et ont dû être représentés souvent par les anciens statuaires.
[ Haut. ira,663 = 5 pi. 1 po. 5 li. ]
2 2 5 2 . — Enfant portant des raisins, marbre de Carrare, pl. 884- Rome, Vatican.
Statue provenant du musée Oddi, à Pérouse. Elle nous représente un enfant debout et qui, d’après la restauration, cueillerait des raisins. Il a autour du buste une draperie abondante, relevée par la main gauche, qui tient un raisin. La main droite saisit une autre grappe qui pend à un cep de vigne. La composition est neuve et l’attitude gracieuse.
La tête est celle de la statue; elle a été séparée. Sont modernes : le nez, la lèvre supérieure, le bras droit depuis le bas du deltoïde, l’orteil droit et une partie du cep, notamment le raisin. [Haut. 3 pal. 5 on. 1/2.]
a 2 2 03. — Enfans, marbre grec, pl. 880. France, musée
de Vienne.
Groupe de deux enfans nus , qui se battent pour un oiseau. Le plus grand tient l’oiseau de la main gauche ; le plus petit lui saisit le bras droit et le mord.
A chaque bout de la plinthe est un tronc d’arbre, avec un serpent, à celui de gauche, et à l’autre un lézard qui saisit un papillon. [Haut. 1 pi. 7 po. 6 li.]
2254, 2205. — Joueurs d’osselets, marbre, pl. 880 et 884- Musées britannique et Chiaramonti.
Le jeu des osselets était très-goûté des anciens, et la sculpture paraît s’être complue à en reproduire les émotions.
Homère décrit Patrocle jouant aux osselets avec Clysonimus, et raconte que Patrocle , qui perdait , en éprouvait de la colère.
Suétone, en faisant connaître les délassemens d’Auguste, dit qu’il aimait àjouer aux osselets avec les plus petits enfans.
On sait par Pline que Polyclète avait composé en bronze un groupe de jeunes gens jouant aux astragales , et que cette œuvre comptait parmi les plus ac-
DE L’EUROPE. 1 5 9
compiles. Ce groupe, nommé astragalisantes , était dans Y Atrium de Titus. (Plin. Hist. Nat. liv. XXXIV, ch. vin.] '
La première de nos deux statues a été trouvée dans les bains de Titus, sous le pontificat d’Urbain VIII; elle devint la propriété du cardinal François Barberini, neveu du pape, et orna le palais de cette famille jusqu’en 1768. Elle passa ensuite dans la collection Townley.
C’est un jeune garçon vêtu d’une petite tunique de cuir et assis à terre sur la cuisse et la jambe gauches. En l’état où la restauration l’a mis, il tient, des deux mains, le bras gauche d’un autre garçon, dont la main serre des osselets. Ce bras est tout ce qu’on a de la seconde figure.
Sont modernes : le bras droit jusqu’au poignet, le gauche en entier, les pieds. La partie de la plinthe en contact avec la figure est antique. La main droite est antique. Serrant une autre main tenant des osselets , elle a servi à faire connaître la représentation primitive.
Les cheveux nous ont paru d’un travail simple et peu terminé. La draperie, d’étoffe grossière, est bien jetée. [Haut. 2 pi. 3 po. 3/4.]
Au n“ 2255, on voit un enfant debout, nu, et dans une pose de querelle. Les bras manquent depuis les deltoïdes; mais la main gauche, restée adhérente au sein gauche et tenant des osselets , indique que l’enfant entendait les défendre contre un autre : l’attitude de la tête est en rapport avec cette action.
La tête a été séparée et le pied droit est moderne. Il y a des cassures sous les genoux.
Comme on ne nous dit pas que la plinthe soit moderne , il en faut conclure que la figure y était seule, et que son adversaire, placé sur une autre plinthe, lui faisait pendant. [Haut. 4 pal.)
a 2 256, a 2257. — Athlètes enfans, marbre Carr. pl. 883.
Rome, Vatican.
Ces deux enfans ont dû se faire pendant, car ils ont exactement la même hauteur, sont du même marbre, et leur attitude se correspond; mais ils n’ont jamais été placés sur la même plinthe, car la plinthe du premier est antique, et les notes de notre dessinateur portent que la statue n’a rien de moderne.
Chacun d’eux est debout auprès d’un tronc d’arbre, sur lequel repose la chlamyde. Le premier est assaillant; il élève les deux mains armées du ceste et avance le pied droit. L’autre tient le bras droit élevé , mais écarté du corps. Le bras gauche est abaissé le long du corps; le pied gauche est porté en arrière.
On remarque la forme des cestes. Voy. la gravure.
Le premier enfant a beaucoup d’expression, et, comme nous l’avons déjà dit, n’offre rien de moderne; mais la tête, les cuisses et les jambes ont été séparées.
Sont modernes, au second ; la tête, le cou, le bras gauche du deltoïde, les deux jambes et le tronc d’arbre. Il y a des cassures au deltoïde droit.
[Haut, des deux figures, 2 pal. 5 on.]
STATUES ANTIQUES
a 2 2 58. — Enfant enchaîné, marbre grec, pl. 883.
Villa Borghèse.
Gracieuse statuette d’un enfant enchaîné, pleurant. Il est accoudé du bras droit à un tronc d’arbre que recouvre un bout de sa draperie, et porte sa main à l’œil droit pour essuyer ses larmes. Le reste de la draperie, passant derrière l’enfant, va reposer sur l’avant-bras gauche, et la main en tient un bout.
La chaîne paraît être celle qu’on mettait aux esclaves ; elle tient d’un bout à une courroie qui entoure les hanches, et se fixe de l’autre bout à un anneau au bas de la jambe gauche.
Le marbre est à menus grains. [Haut. 3 pal. 3 on.]
a 22 59. — Enfant avec pommes, m. g. pl. 884- Mus, Chiaram.
Statue de grande hauteur pour un enfant, car elle excède quatre palmes; elle offre une attitude gracieuse.
Cet enfant est debout, nu; il élè\e de la main droite une pomme, et porte ses regards du même côté. La main gauche tient deux autres pommes appuyées à la poitrine.
On trouve d’autres enfans tenant des fruits aux nos i564, i564 A, i566.
La tête est celle de la statue, mais elle a été séparée. Le bras droit, la pomme et les deux pieds sont en plâtre. [Haut. 4 pal. 2 on.]
2260. — Petite fille, marbre, pl. 884- Musée de Dresde.
Cette petite statue provient de la collection Chigi, et offre une jeune fille assise sur un piédestal rond. Elle repose sur la jambe gauche repliée, s’appuyant à la plinthe de la main gauche. Le pied droit est porté en avant et elle appuie le coude droit sur le genou. Cette jeune fdle regarde loin devant elle. La tête est entourée d’une tresse qui pourrait n’être pas de ses cheveux.
On trouve des coiffures à peu près pareilles aux têtes des impératrices de la famille des Antonins, et il se pourrait que ce fut une œuvre de cette époque.
Les bras et les jambes sont modernes.
2261. — Femme inconnue, marbre grec, pl. 885. Rome, coll. Giustiniani, pl. i45.
Celte figure drapée est enveloppée d’un pallium qui ne laisse voir que les mains; ce vêtement, jeté d’abord sur l’épaule gauche, vient par derrière couvrir le bras droit jusqu’au poignet, puis le devant du corps, et enfin tout le bras gauche. La main droite se laisse voir au milieu de la poitrine; l’autre main est abaissée et lient le bord du manteau. La tunique est talaire, et les pieds sont nus.
Celle figure est donnée de profil; elle est du meilleur effet.
Cette statue est aujourd’hui dans la collection Massimi, où elle porte le nom de Polymnie.
La tête est celle d'une aulre stalue antique, et elle a de moderne le nez, la bouche et le menton. Le reste de la figure doit à la restauration le pouce gauche et le pied gauche, avec une partie de la draperie. [Haut. 8 pal. î on.]
a 2262. — Femme inconnue, marbre de Carrare, pl. 885. Coll. Vescovali.
Cette statue a été trouvée par un marchand d’antiquités, en 1824, à la Cesarine, hors la porte Pia.
Nous donnons parmi les Vénus plusieurs figures de celle pose.
La main droite, abaissée, est appuyée sur un tronc de palmier. La main gauche est placée sur le manteau à la hanche, le coude fort en dehors. Le manteau, étalé d’abord en double sur le ventre, remonte par derrière recouvrir le bras gauche.
La disposition de la figure offre une pose de repos; les pieds sont nus.
La tête est celle d’une autre statue. Sont modernes : partie du cou, le bras droit depuis le biceps, le gauche depuis le deltoïde jusqu’à moitié de l’avantbras, ce qui comprend la partie de draperie qui le recouvre, enfin les pieds et le tronc de palmier. [LIaut. 7 pal. 2 on.]
a 2263. — -Femme inconnue, marbre grec, pl. 885. Vatican.
Statue de femme enveloppée de son manteau. Le bras gauche est placé en travers du ventre, comme au n° 2261. Ici la main droite, portée jusqu’à l’épaule gauche, y saisit le bord du manteau.
Les manches de la tunique sont longues. Les chaussures sont fermées.
La tête est celle d’une autre statue. Sont modernes : l’index et l’auriculaire gauches, et le bout du pied du même côté. [Haut. 7 pal. 3 on.]
a 2264- — Femme inconnue, marbre deLuni, pl. 890 A, villa Albani.
Statue de femme où quelques-uns ont vu Sapho, et qui, dans la collection Albani, porte le nom de Julia Mœsa. La tête est ornée du diadème latin.
Celte femme, portant ses regards vers la gauche, étend la main du même côté. La main droite est abaissée.
La tunique se fait remarquer par son ampleur; la poitrine en est couverte jusqu’au cou. La ceinture est remplacée par une sorte de froncé. Les manches , très-amples, laissent pourtant l’avant-bras à découvert.
Le manteau, fixé d’abord sur le flanc gauche et ramené sous le bras droit,
162 STATUES ANTIQUES
monte par derrière le corps recouvrir l’épaule gauche. Sur le ventre, il est rabattu, se terminant par un gland.
Les pieds sont nus et reposent sur des socles épais.
La tête paraît n’avoir pas même été séparée. Les parties modernes sont : le pouce et l’index droits, le bras gauche depuis le deltoïde, les deux orteils. [Haut. 8 pal. 6 on.]
* 2265. — Jeune fille, marbre peniélique, pl. 3oo. Louvre.
Statue de jeune fille, dont le pallium, jeté d’abord sur l’épaule gauche, passe sous l’aisselle droite pour couvrir de nouveau l’épaule gauche; mais la main droite le retient près du sein , d’où il retombe sur l’avant-bras gauche.
La tunique, sans manches , n’est pas non plus attachée avec une fibule. Elle est talaire, ne laissant voir que le pied gauche, dont la chaussure est une sandale.
La tête est celle de la statue; elle est, sans aucun doute, iconique. La coiffure indiquerait le temps des premiers empereurs; mais aucun caractère particulier ne fait reconnaître la jeune Romaine que représente cette jolie statue, dont la pose est très-gracieuse. Les draperies sont remarquables par leur agencement et leur travail, et le pied que montre cette jeune fille est d’une forme élégante, [Haut. im,353 = 4 pi- 2 po.]
2266, 2267 et 2267 A, B, C, D, E, F. — Jeunes filles, lerr. cuit. pl. 890 A, 890 B. Louvre.
Ces huit figurines proviennent de l’acquisition Vattier de Bourville.
Au n° 2266, c’est une jeune femme debout, vêtue d’une tunique talaire et d’une surtunique dans le genre de la pemila. Elle a les deux bras sous ce dernier vêtement, et tient des deux mains une patère. Cette surtunique offre le détail de deux bouffans formés sur les épaules. Sa coiffure est surmontée d’une couronne de forme particulière.
A la figurine n° 2267, le buste est nu; elle n’en a pas moins pour vêtement la tunique longue, et un manteau dont les plis entourent le bras gauche. Celte figure est privée de la main gauche et du pied droit.
Le n° 2267 A offre une jeune fille assise sur une pierre de forme cubique et à moulure; elle s’y appuie de la main droite. La tunique laisse à découvert le côté droit du buste; son manteau couvre, d’une part, l’épaule gauche et tou le bras ; à droite , il vient reposer sur les cuisses. La tête est ornée d’une cou ronne de fleurs volumineuses.
Au n° 2267 B, c’est une jeune fille entièrement enveloppée dans un ample manteau. La main gauche ramène ce vêtement derrière le dos. La chevelure est disposée d’un manière pleine de goût. La conservation de cette figurine est parfaite.
DE L’EUROPE
Au n° 2267 C. , on a une attitude de danse qui rappelle les figurines de la collection Durand données sous les nos ig36 et ig38; la danseuse se soutient sur le pied droit, élève la main gauche, et, de la main droite, elle déploie son manteau devant le corps. \
Au n° 2267 D, la figurine est tout enveloppée de son manteau , dont elle a la tête couverte de façon que le visage seul paraît. On a vu cette disposition du manteau à la- figurine de la collection Durand, n° 1987; celle-ci marche à grands pas; celle de la collection de Bourville a une attitude de repos et de méditation.
Au n° 2267 E, c’est une femme accoudée à un pilastre, à gauche. Son manteau l’enveloppe depuis les épaules jusqu’aux genoux. La tête porte cette épaisse couronne de fleurs qu’on voit au n° 2267 A, et, de plus, elle a dans les cheveux quelques feuilles isolées, probablement de lierre, comme la figurine de la collection Durand n° ig36.
Au n° 2267 F, la figure est enveloppée et voilée de son manteau, comme les statues qu’on donne sous le nom de Pudicité. Le bras gauche, abaissé, en est entièrement couvert; la main droite est découverte et va saisir le voile près du sein gauche. La tête a le diadème latin.
a 2268. — Femme inconnue, assise, mar. de Carr. pl. 885. Coll, de Santis et Dies, à Rome.
Statue trouvée dans le voisinage de Tivoli, offrant une femme assise sur un rocher, entièrement enveloppée de son manteau et dans une attitude de méditation. Elle appuyé la tête sur la main droite; elle a le diadème latin, accompagné d’un voile qui s’adapte fort bien à la draperie du corps.
La tête est celle d’une autre statue.
Sont modernes : partie du cou , l’avant-bras droit avec la main , l’épaule gauche, un fragment de la main gauche, sur lequel le coude droit est appuyé (en plâtre), le genou gauche, le pied droit avec la partie de la tunique qui l’entoure, et l’angle de la plinthe à droite. [ Haut. 2 pal. 6 on. ]
a 2269. — Femme inconnue, m. de L. pl. 886. Coll. Chablais.
Statue trouvée à Torre Marancio, en 1823. Cette femme drapée a dans sa main gauche un petit vase où se trouvent comme des graines , probablement des grains d’encens. Elle a, dégagé du manteau, l’avant-bras gauche, et fait un geste indicateur.
Le manteau est enroulé autour du corps, de l’épaule gauche au flanc droit, comme on le voit à beaucoup de nos figures. Cette disposition se rencontre à quelques figures qui font une offrande , notamment sur une peinture de Pompéi.
La tête est celle d’une autre statue et paraît être un portrait. Dans le corps , l’avant-bras droit, élevé, est la seule partie moderne. [Haut. 7 pal. 4 on. ]
STATUES ANTIQUES
2270. — Femme inconnue, m. grec, pl. 886. Villa Massimi.
Cette femme, comme la précédente, fait de la main droite, élevée à la hauteur de l’épaule, un geste indicateur. La main gauche est abaissée.
Le manteau a une disposition gracieuse; il paraît avoir été fixé d’abord sous l’aisselle gaucbe, un bout retombant; il passe sous le sein gauche, couvre le sein droit, et va, par derrière, sur l’épaule gauche, où il est gracieusement arrangé, de manière à couvrir le haut du bras.
Cette statue provient de la collection Giustiniani.
Sont modernes : la tête, la main droite et le bras gauche depuis le milieu du biceps, ou plutôt la tête et la main droite manquent aujourd’hui à la statue. [ Haut. 6 pal. ]
2271. — Femme inconnue, marb. peut. pl. 88 7. Florence.
Cette femme est vêtue d’une tunique longue et sans manches, repliée audessus de la ceinture et la couvrant; par-dessus est une surtunique très-courte; derrière est la palla, fixée aux fibules de la tunique, et dont la femme tient un bout d’une main. La tête est ceinte du crédemnon et les cheveux descendent en grandes tresses sur les épaules. Le mouvement de la tête est gracieux, celui des bras l’accompagne bien. Les pieds sont nus et reposent sur des socles.
On a parmi les Junons des figures de même costume et d’une pose analogue. Nous croyons avoir reproduit une gravure au rebours.
a 2272. — Femme inconnue, marb. peut. pl. 887. Vatican.
Femme debout, tout enveloppée de son manteau qui voile même le derrière de la tête. Le bras droit, qui s’allonge en bas, en est totalement caché.
La tête tournée vers la droite, cette femme fait de la main gauche un geste indicateur qui étale le manteau devant le corps.
La tête est celle d’une autre statue antique , et a le diadème latin. On croit qu elle offre le portrait de Livie.
Les parties modernes sont les deux mains et les deux pieds.
[ Haut. 8 pal. 9 on. 1/2.]
2272 A. — Homme et Femme inconnus, m. pl. 887. Boissard.
Groupe donné par Boissard, mais qui, comme la plupart des figures que présente son recueil , s’éloigne des représentations antiques.
Un homme, portant le costume militaire, regarde avec affection une femme qui est auprès de lui et qu’il entoure du bras gauche.
On voit sur la plinthe un casque, un bouclier et une épée.
DE L’EUROPE
2 273. — Femme inconnue, marbre, pl. 886. Coll. Giustiniani.
Le geste de cette statue consiste à élever la main gauche, comme pour indiquer le ciel; l’autre main tient le bout du manteau. Ce vêtement est attaché derrière le dos aux fibules de la tunique comme au n° 2271, et la jeune femme le ramène de la main droite sur le devant du corps , de manière à s’en couvrir la cuisse et la jambe gauches.
Les manches de la tunique sont longues , fendues et fibulées de l’épaule au coude. A droite, la manche couvre une partie de l’avant-bras; à gauche, le vêtement s’arrête au coude, par suite du mouvement de l’avant-bras, qui est levé. La surtunique recouvre la ceinture et forme des plis onduleux.
On a ici un détail de costume que nous avons retrouvé dans quelques figures, mais qui est très-rare : c’est une sorte de courroie qui part de la fibule de l’épaule droite, traverse la poitrine et paraît aller s’attacher à la ceinture, près du flanc gauche.
Cette statue ne fait plus partie de la collection Giustiniani; nous ne sommes pas en mesure d’en indiquer la hauteur ni les restaurations.
2274* — Femme inconnue, marbre, pl. 886. Coll. Giustiniani.
Cette statue encore ne fait plus partie de la collection Giustiniani , et nous ne sommes pas en mesure d’en indiquer les restaurations ni la hauteur.
Cette femme a les bras écartés dans une altitude de prière. La main gauche tient un rouleau, qui pourrait être un papyrus. La tunique a les manches comme aux tuniques des hommes, ce qui, du reste, n’est pas très-rare.
On remarque à l’ensemble de la draperie, une absence de plis qui n’est pas ordinaire. Sur la poitrine, ils ont quelque chose de circulaire.
Le manteau, roulé autour de la taille de gauche à droite, va par derrière sur l’épaule gauche, d’où il retombe jusqu’aux genoux.
2274 A, B, C, D. — Femmes inconnues, marbre, pl. 888, 889 et 890. Boissard.
Comme à l'ordinaire , pour les figures de Boissard , le costume de ces femmes s’éloigne du goût antique. La tunique, notamment, est non-seulement talaire, mais s’étend beaucoup sur la plinthe.
Au n° 2274 A, pl. 888, le manteau, jeté sur le derrière du corps, revient de chaque côté de manière à couvrir les deux côtés du buste, les bras et le bas du corps jusqu’aux jambes; à droite, il passe, plié en deux, entre l’avant-bras et le corps, et la main gauche l’étend sur le ventre.
Au numéro 2274 B, pl. 890, la statue a à sa gauche un vase placé sur un
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petit autel orné de tètes de lions et de guirlandes. Sur l’autel on voit encore une grande poterie.
Cette femme a une surtunique qui dépasse un peu les genoux. Elle est serrée autour du corps par une large ceinture. Le manteau est jeté sur le côté gauclie et couvre tout le bras. La main droite en saisit le bord à la hauteur du sein. Par derrière il retombe le long du dos et encadre la figure.
Au n° 22ÿ4 C, pl. 888, le manteau couvre la tête, les deux côtés du buste, partie des bras , et est noué sur le ventre où chaque main le retient.
Au n° 227 4 D, planche 889, la figure a à sa gauche un tronc d’arbre autour duquel s’enroule un serpent.
La ceinture est recouverte par les plis de la tunique de cette femme.
Le manteau est attaché comme un voile à la chevelure ; il couvre ensuite les deux épaules, et, passant entre l’avant-bras droit et le corps, il est tiré par la main gauche de manière à se déployer sur les cuisses.
Cette traction du manteau de droite à gauche se retrouve à la plupart des figures de Boissard, notamment à celle que nous avons donnée parmi les Cérès, sous le n° 792 H.
Boissard donne cette figure avec le nom de Tutilina et comme se trouvant dans le palais Malfei.
227/i.E. — Femme inconnue, m. de L. pl. 888. Villa Pamphili.
Statue de femme drapée qui porte à la villa Pamphili le nom de Bérénice.
Elle s’offre entièrement enveloppée dans son manleau d’une façon qui n’est pas ordinaire.
Ce vêtement, jeté d’abord sur l'épaule gauche, revient sur le haut de la poitrine pour disparaître derrière le biceps gauche, cachant entièrement les bras et les mains, dont le droit est replié sur la poitrine. La main gauche est à la hauteur de l’aine. Par en bas, le manteau ne dépasse pas le milieu de la jambe droite, et à gauche le genou. Le seul pied gauche sort de dessous la draperie.
La tête est celle d’une autre statue antique. Sont modernes : le nez, le cou, l’index gauche et l’orteil du même côté ; divers tasseaux sur la draperie.
La plinthe n’a qu’un fragment moderne. [Haut. 5 pal. 3 on. 1/2.]
2274F à 2274 K. — Femmes inconnues, marbre, pl. 888 , 889
et 890. Boissard.
La première de ces six statues, pl. 888, a la plus grande ressemblance avec le n° 2274 C. C’est aussi une femme regardant à gauche, ayant une surtunique très-longue et un pallium qui couvre d’abord le derrière de la tête, ensuite les épaules, les bras et partie des seins, et descend par derrière
jusqu’à la plinthe. Mais, tandis que la figure précitée lient des deux mains son manteau sur le ventre , celle-ci , avec la main gauche , saisit la surtunique près de la hanche.
La main droite, portée près du sein, tient le bord du manteau. Les pieds de cette figure sont nus.
Au n° 2274 G, pi. 889, la personne représentée a de longs cheveux et baisse les yeux à terre. Sur une tunique talaire se voit une autre tunique qui ne dépasse pas les genoux , et dont les bords sont effilés. Cette surtunique a des manches larges d’où les bras sortaient dans une direction demi-abaissée, mais ils manquent depuis le coude.
Au n°-2274 H, pl. 88q, la figure incline la tête à droite. Sur une tunique talaire apparaît un manteau qui croise sur le corps dans une disposition qu’on a vue à quelques figures antiques. 11 est d’abord jeté d’un bout sur l’épaule gauche d’avant en arrière; l’autre bout, revenant par derrière sur la même épaule, recouvre le premier bout et descend en draperie. On voit sur l’épaule droite une draperie qui encadre la figure par derrière , et pour la disposition de laquelle nous renvoyons à la gravure.
Les bras manquent depuis le coude; on voit que le droit était étendu et abaissé, et que l’avant-bras gauche était à peu près horizontal.
Au n° 2274 I, pl. 890, on trouve aussi une tunique talaire et une sorte de surtunique. Le manteau, jeté sur les épaules, couvre les bras en pendant de chaque côté.
Au n° 2274 J, pl. 890, la statue tourne la tète à droite; elle étendait dans celte direction l’avant bras droit, qui manque. Le manteau couvre d’abord la tête, et à droite le bras jusqu’à la cassure; à gauche il vient passer sous le bras et s’étend devant le ventre.
Au n° 2274 K, pl. 890, la tunique talaire n’est pas recouverte d’une surtunique. Le manteau, jeté sur le derrière de la tête, couvre à droite le haut du bras ; à gauche il est plus développé, non-seulement il couvre le bras jusqu’au coude, mais il est déployé sur le ventre, et le bout passe sous le coude droit. La main droite saisit le bord du pallium sous le sein gauche.
Boissard donne cette figure avec le nom de Pyrallis , et comme se trouvant au palais Cesi.
2 2 74 L,M. — Femmes romaines, br. pl. 982 B. Mus. Borbonico.
Les deux statues en bronze placées sous ces numéros proviennent des fouilles de Résina, et ont été découvertes, la première, le 10 septembre i84i, et la seconde, le 22 décembre suivant.
Toutes les deux ont la tête voilée de leur palla. Chez l’une, ce vêlement
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laisse à découvert la partie droite du buste; on voit qu’il a été fixé d’abord à la hanche droite; conduit delà sur le sein gauche et la tête, il retombe ensuite à droite, laissant le bras droit découvert, et va passer sur l’avant-bras gauche étendu , d’où il descend ensuite a la hauteur des genoux.
L’altitude de cette femme est celle de la contemplation. Tournant légèrement la tête à droite, elle élève un peu ses regards. Le geste qui l’accompagne est principalement dans la main droite, qu’elle élève. L’autre main est étendue; elle tient une corne d’abondance.
La tunique a de l’ampleur, formant des plis nombreux sur la poitrine. Les manches sont longues, bien qu’elles soient repliées sur le haut du bras de manière à ne pas dépasser le coude.
Les cheveux sont frisés tout autour du front, et la chevelure est fixée entièrement sur le derrière de la tête.
La personne ainsi représentée a dû avoir de l’importance.
Parmi les nombi’euses statues qu’offrent nos planches , il n’en est aucune où lapalla soit ainsi disposée, et, quant au geste, il ne se trouve non plus à aucune autre. [ Haut. 8 pal.]
La seconde statue produit un effet plus grand encore, tant par la pose que par la draperie.
La figure , appuyée sur la jambe gauche et portant la droite en arrière , a le buste tourné un peu à droite , portant ses regards dans cette direction. Elle élève la main droite à la hauteur de l’épaule, ce qui produit, comme à la précédente , une pose de contemplation; le bras gauche est abaissé et couvert jusqu’à la main par la palla. Ce vêtement, jeté d’abord sur l’épaule gauche , monte voiler la tête; il s’écarte ensuite du côté droit par le mouvement que fait la tête de ce côté; il va, par-dessous le bras, couvrir le devant du corps, dont il dessine le contour. Là il offre la disposition la plus belle; il couvre les seins en passant et redescend sur l'avant-bras gauche.
On trouve, du reste, assez souvent sur nos planches des figures où la palla monte ainsi couvrir la poitrine; on peut voir notamment la statue de Cérès n° 782 B.
La chevelure est bouclée comme à la précédente. La tunique offre aussi beaucoup d’ampleur, couvrant la poitrine jusqu’au cou. Les manches sont longues , mais celle du bras droit s’arrête au coude par le mouvement de l’avant-bras, qui est élevé. A l’autre bras, la manche est étendue probablement, à en juger par l’effet de la palla, qui, comme nous l’avons dit, couvre le bras jusqu’à la main. [Haut. 7 pal. 10 on. ]
2274 N. — Jeune fille, marbre, pi. 982 B. Vatican.
Assise sur une pierre carrée plus haute que large, la jeune fille tourne la tête à'gauche, tenant de ce côté son vêtement près du siège; l’autre main, appuyée à la naissance de la cuisse gauche , tient des pavots. La palla entoure le bas du buste de gauche à droite, et revient couvrir les cuisses et partie des épaules. Les pieds sont chaussés de sandales.
DE L’EUROPE
On doit à la restauration , la tête, le haut de la poitrine, les deux bras, tout le sein gauche, l’extrémité des deux pieds. Il y a des cassures sur la jambe et sur la draperie à gauche. [Haut. 5 pal. 10 on. 1/2. ]
2274 O. — Femme inconnue, marbre, pl. 888. Coll. Grey.
Le vêtement consiste dans une longue robe jointe à une palla. Ce dernier vêtement, placé d’un bout sur l’épaule gauche, couvre ensuite la figure par devant, à peu près comme à certaines statues avec toge, c’est-à-dire qu’ enveloppante bras droit et le devant du corps, il va couvrir l’épaule gauche. La main droite sort de dessous ce vêtement, près du sein, tenant un bord de la palla; tout le bras gauche en est recouvert jusqu’à la main. Les pieds sont nus et portent sur deux petits socles.
On a cru reconnaître dans cette statue une Faustine ; mais la tète est celle d’une autre statue, et les deux mains sont modernes.