‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 3)Chapitre 109 sur 286 · K) GO · texte numérisé non relu

K) GO

Charles IX, 60." roi.

Jean Chambichc, architecte (p. 351 ).

Le Primatice, surintendant des bàtimens du I?oi.

Henri III , 61." roi.

Henri IV, 6*2. e roi.

Le duc de Sully fut charge' de tout ce qui avait rapport aux châteaux et aux bâtimens du lloi.

Plain et Fournier, architectes (p. 35*2).

Etienne du Perac, architecte-peintre.

11 n’est guère possible que du Perac soi à trente-deux ans, ainsi que le dit Orlant connue le rapporte Fèlihien, t. III, il trava Rome en 1560. 11 faudrait peut-être lire Orlandi 1551 ; il aurait eu dix-neuf ans loi étudiait les monuincns de Rome.

ET LES TUILERIES

ontinue le pavillon du Iîoi et les salles jusque L du quai ( voyez pl. 10, p. 351 ). Il n’y avait ’un rez-de-chaussée surmonte par une terrasse, s sculptures de cette aile du côté du jardin de afante, par Barthéloini Prieur.

’rine de Médieis, dégoûtée du palais des Tour- •les, où Henri II , dans un tournoi, avait été ssé à mort par Montgomery, l’abandonne et rient au Louvre. Elle ajoute des terrains à ix qu’avait acquis François I.cr en 1525, et i bâtir hors de Paris les Tuileries par Phili- •t de Lorme et BuIIant (p. 344 et suiv. ). Il n’y d’abord que trois pavillons et deux arrière- *ps en terrasse ( voyez p. 348 ). Catherine de •dicis n’habita jamais les Tuileries; elle délirait près de là au pavillon de Mèdicis, près la rue Saint-Honoré. En 1572 , elle fit rebâtir ur elle par BuIIant l’ancien hôtel de Nesle, qui vint Fhôtel de la Reine, et depuis de Soissons , qui a été remplace' par la halle aux blés ( p. 342, 9).

ravailla peu au Louvre sous le règne de ce nce. On abattit la plus grande partie des bâaens de l’artillerie et de la maison des lions ou la ménagerie de Charles V ( voyez pl. 8, B ).

cette époque , Henri IV fait travailler au uvre et continuer l’aile de Charles IX. II em- •ie les architectes Plain et Fournier. On rcince la terrasse par un étage qui devint la gaie d’Apollon. On fait le grand salon où a lieu sposition. Henri IV forme le projet de réunirle ■uvre et les Tuileries par une grande galerie du té de la Seine. Du Cerceau ajoute aux Tuiles le pavillon de Flore et le corps de logis qui ■ joint jusqu’au premier pavillon de Philibert de »rnie de ce côté. On commence aussi le pavilî de l’autre extrémité. Du Pérac poursuivit les vaux de du Cerceau.

Ce Jean Chambichc n’est connu que par Sauvai; il aurait continué l’aile commencée par Scrlio ou par Jean Huilant sur la Seine (pl. 9 et pl. 10 de C en I ). La salle du Centaure ( pl. 10,1), où se trouve le grand balcon connu sous le nom de balcon de Charles IX, n’a certainement pas été bâtie en entier de son temps; continuée sous Henri III, ‘‘Ile ne fut terminée que sous Henri IV, et les orneincns extérieurs portent son chilfrc réuni à celui de Gabriclle d’Estrées. L arcbitecture de l’extrémité de cette aile est tout-à-fait diflerente de celle de la première partie. Si ce que Brantôme raconte de Charles IX est vrai, c’est de quelque autre partie de son appartement, et non de cette fenêtre, qu’il a pris une part active à l’allreusc journée de la Saint-Barthélemi.

Charles IX avait entrepris près de la forêt de Lions, à trois lieues de la Seine, le château de Chahleval, qui eût été la plus vaste des maisons royales et qui ne fut pas terminé ( voyez du Cerceau, t. II).

En 15G6 il y eut devant le Louvre des joutes sur la Seine. La même année on commença les nouveaux murs de Paris au-delà des Tuileries.

Si Philibert de Lorme n’est mort qu’en 1570, et si le Primatice n’eut qu’à cette époque la surintendance des bâtimens du Roi, il ne jouit que bien peu de temps de cette place , car on met aussi sa mort en 1570 ; mais il avait été chargé des travaux de Fontainebleau , comme peintre, après la mort du Rosso, depuis 1541, et comme architecte, après celle de Serlio (1552), et même quelques années auparavant, cet architecte ayant passé les dernières années de sa vie à Lyon. Orlandi et Milizia mettent sans fondement la mort de Philibert de Lorme en 1577.

Ce fut alors que l’on détruisit la plus grande partie de ce qui existait encore des petits jardins de Charles V et de Jeanne de Bourbon; et l’on y fit des cuisines.

Il parait que le plan du Louvre par Androuet du Cerceau est de 1576 (p. 341).

En 1593 on tint dans la grande salle du Louvre (ou des Caryatides ) les états de la ligue. — En 1594 , 27 décembre , Henri IV reçut au Louvre un coup de poignard de Jean Châtel.

Sauvai est le seul auteur qui cite Plain et Fournier.

Il paraît que du Cerceau , habile architecte, qui en 1578 avait commencé le Pont-Neuf fini en 1604 , fut chargé en grande partie des travaux du Louvre et des Tuileries ( voy. p. 352). Cependant il quitta la P’rance vers 1598. Du Pérac lui succède ( p. 359). C’est vers celte époque qu’a dû être construit le pavillon qui fait l’extrémité de l’aile perpendiculaire à la Seine, et qui comprend la salle 1,1, pl* 10 (du

G52 LE LOUVRE

ANN K ES

ROIS

MINISTRES

ARCHITECTES , PEINTRES, SCUEPTI

IIcNni IV épousé Marie de Médicis , morte eu

Clément Mctézcau, architecte ( p. 305 et su

Pierre et François L’Heureux, sculpteurs.

Us ne sont cités que par Sauvai ; ifs < peut-être éleves fie Germain Pilon ou d thélcmi Prieur.

roussaint du Brcuil , peintre, mort sous le d’IIenri IV.

Jacob Bunel, de Blois, peintre.

Arthus Flamand, peintre. A

Henri Lérambert, peintre. 1

Pasquier, peintre. I l'dev

Testclin, peintre. \ de du t

Jean de Prie, peintre. 1 J . gy

Gabriel Honnct.

Guillaume Duméc.

David et Nicolas Pontheron.

Nicolas Bouvier. f

Claude et Abraham Halle. j ^ rnemai

Jérôme Baulleri. ]

Pierre Biard , architecte-sculpteur, de Paris.

Boileau, sculpteur-ornemaniste.

Morel , sculpteur-ornemaniste.

Ils firent la sculpture des chapiteaux t ornemens de la grande galerie du Louv côté de la Seine.

Fréminet ne re\ int de Home en France qu’en Premier peintre d’Henri IV.

Ambroise Dubois, d’Anvers, peintre de Mar Médicis en 1606.

Jean Dubois son fils, peintre. J

Paul Dubois son neveu, peintre. f ^

v . > d’Ainbi

ix i net Mamand, peintre. / Dubo

Mau gras de Fontainebleau, peintre. ]

ET li E S TUILERIES.

travaux.

tgaleric des antiques (salle de Diane), com- •ncee par Catherine de Médicis, est achevée L ja conduite de Métézcau et enrichie de mx marbres. Les frises marines et une partie s sculptures de la première partie de la galerie • la Seine. La galerie d'Apollon décorée de ntures qui n'existent plus, d’après les dessins du Breuil, par plusieurs peintres qui étaient iT la plupart ses élèves ou ceux de Bunel. lui— ci et sa femme exécutent, avec de grandes herches pour les costumes, les portraits en d des rois, des reines et des personnages stres de la France.

500 Henri IV fit faire un jardin aux Tuileries r la place du Carrousel); il touchait les fosses la ville qu’on devait changer en étang ( Bons, p. 4*29 v.°). Ce fut aussi ce prince qui terla les Tuileries, et au-dessus de la grande te d’entrée on mit sur un marbre une inscrip- 1 qui portait î PERENNITATI INVICTISSIMI NCIPIS DE BELLO ET PACE T R I VMPH ANTIS.

labile sculpteur travaille au Louvre.

décore avec magnificence l’appartement de iric de Médicis (petites salles du Musée des iquessurla cour, pl. 9 de F à D, pi. 11, Q. R. T. U. V. M.), Les plafonds peints par Evrard, vant Sauvai.

autres tableaux par Fréminet, Ambroise Dus, Bunel le père. Ce dernier travailla aussi îucoup aux Tuileries.

? les tableaux, portraits des grands hommes de Drence et surtout de la famille des Médicis, par 5 peintres llorentins que l’on ne nomme pas.

onstruction de la galerie du Louvre était alors ;sque terminée.

O RS B R V ATI 0 N S .

Centaure), et le balcon que l’on attribue à Charles IX. Henri IV, dans les premiers travaux qu’il fit au Louvre , voulut sans doute donner à Gabrielle d’Lstrées une preuve de son amour en unissant dans les ornemens son chiffre à celui de sa ma îtrcssc. Elle mourut en 1599, et c’est entre cette année et l’an 1596 au plus tôt, époque des premiers travaux du Louvre sous Henri IV, que l'on doit placer celle de facilevement de cette salle et du balcon auquel on a inflige à tort une affreuse célébrité, et qui n’existait pas sous Charles IX. Henri IV avait fait présent à Gabrielle d’Estrées du château de Monceaux , à deux lieues de Meaux , et à la marquise de Verneuil, de celui de Verneuil, qu’elle embellit ( voyez du Cerceau, t. I,cr ).

On s’éloigne de l’architecture de Philibert de Lorme aux Tuileries, et de celle de Serlio dans la partie de la galerie qui touche le Louvre. Du Pérac fit encore des changemcns aux projets de du Cerceau. II travaille à la première partie de la grande galerie, à partir du Louvre jusqu’au milieu; il orne de peintures plusieurs salles de Fontainebleau. En 1599, Jacquet, sculpteur, dit Grenoble y termine la belle cheminée d’Henri IV. Ce prince ne voulait employer dans ses édifices que des marbres de France ( voyez p. 191). On pousse avec activité les travaux des châteaux de Saint-Germain en Laie et de Fontainebleau. Du Pérac, mort en 1602, est remplacé par Clément Métézeau, qui met ses idées à la place de celles de scs prédécesseurs ( p. 359 et suiv. ). Henri IV avait son trésor à la Bastille; il était très-considérable, et il fut dissipé sous la régence de Marie de Médicis.

Sauvai regrette des captifs en bas-reliefs de Biard , qui, d’après ce qu’il rapporte, devaient faire suite aux sculptures de Barthélemi Prieur dans la partie de l’aile sur le jardin de l’Infante qui vient se joindre au mur de la salle du Candélabre. Ces sculptures furent détruites lorsqu’on ouvrit plus tard des fenêtres pour éclairer la salle E, pl. 10. Je ne trouve cet Evrard que dans Sauvai ; il est probable que c’est le même qu’Errard de Nantes , qui travailla beaucoup au Louvre. Mais comme il ne naquit qu’en 1G06 , ce ne fut que sous Louis XIII et Anne d’Autriche qu’il put faire les plafonds dont parle Sauvai ; car il était bien jeune lorsque Marie de Médicis sortit de France en 1630, pour qu’on lui eut confié , quelques années avant cette époque , des travaux importans.

En 1604, on termine le Pont-Neuf; en 1605, I’hôteI-de-viHe.

Cet habile peintre orna Fontainebleau d’un grand nombre de beaux tableaux qui sont en partie détruits ou en fort mauvais état ( voyez la Description de Fontainebleau , par l’abbé Guilbert ).

Henri IV, par son édit de 1608, avait donné dans le dessous de la galerie des logemens à des artistes et à des ouvriers distingués, tels que peintres, sculpteurs , orfèvres, joailliers; c’était pour servir d’école et d’encouragement. En 1608, Description de Paris, par Pierre Bonfons et Duhreul ( p. 238). Ils ne disent rien des travaux du Louvre sous Henri II.

LE LOUVRE

ANN EES.

ROIS

Louis XIII , 63/

Louis XIV, 64.® roi.

MINISTRES

Le maréchal d’Ancre, premier ministre.

Le connétable de Luynes, premier ministre.

On ne trouve pas nomme de surintendant des bâtimens.

Le cardinal de Retz, premier ministre.

Le cardinal de Richelieu, premier ministre.

Sublet de Noyers, marquis de Dangu, surintendant jusqu’en 1643 au mois de mai.

Peu de temps après il rentra en place jusqu’en 1645.

ARCHITECTES, PEINTRES, SCULPTJ

De Brosse, architecte de Marie de Mcdicis.

Jacques Le Mercier, architecte (p. 361).

Jacques Sarrazin , de Noyon, sculpteur. I

Buister, sculpteur, nomme Bistel par Sauvai i Guérin , sculpteur.

Jean Varin , graveur en médailles.

Le Clair, dit Capitoliy sculpteur-ornemanistj

Van Opstal, sculpteur.

Errard, peintre-architecte.

Patel, père et Gis, paysagistes.

Fouquièrcs, paysagiste.

Ponti.

Tritani.

Bianchi.

Arudini.

Diego Borzoni.

Stucateurs manistes , do employe's a1 partemens c

Perlant, ou plutôt Poissant,^ ^ Autriche, ornemaniste-ciseleur-doreur.

Grimaldi ou le tiulognese , peintre.

Romanelii de Bologne , peintre.

Simon Vouet, peintre.

Nicolas Poussin, ne' aux Andelys.

Michel Anguier, sculpteur.

Velasquez de Sylva, de Séville, peintre.

ET LES TUILERIES

travaux.

OBSERVATIONS

Le 23 avril on érige à Paris la statue équestre d’Henri IV, envoye'e par Côme II, grand-duc de Toscane, et faite par Jean de Bologne et Francïicville. Ce fut le premier monument de ce genre élevé à Paris en mémoire de nos rois (le president Hénnult).

Marie de Medicis fait bâtir le Luxembourg par de Brosse, et elle fait planter en 1 G 1 G le Cours-Ia-Reine.

En 1617, le maréchal d’Ancrc est tue sur le pont du Louvre, du côte de Saint-Germain l’Auxcrrois.

ctte année le cardinal de Richelieu fait redre les travaux du Louvre par Le Mercier ; on ndit îe plan, qui doit être quatre fois plus d qu’il n’eût été d’après les projets de Lescot 161). La principale entrée vers les Tuileries.

argé des caryatides du grand pavillon du vre (p. 362).

ent les caryatides et les ornemens de la cour rès les modèles de Sarrazin.

te les chapiteaux des colonnes du grand pa- •n et exécute d’autres ornemens.

e le dernier œil-de-bœuf de la partie de la de continuée par Le Mercier (pï. 36). Cet itecte n’éleva que jusqu’au premier étage les ies qu’il ajoutait à l’ancien Louvre.

d’Autriche embellit ses appartenions du vre j à ceux de Catherine et de Marie de •icis sur la Seine (pi. 9, D-F ), elle ajoute e l’aile bâtie par Henri II , Charles IX , ri IV ( pl. 10 en entier ). Les bains qui occunt une partie de la salle actuelle du Tibre 9, D, et pl. 11, V-M), richement décorés marbres les plus rares, de bronzes, de pein- 5 (p. 499). Petite galerie de communication

9 E), agrandie ( pl. 10, L), ornée de âges par Grimaldi de Bologne. Les salles qui ; vers la Seine ( pl. 10, C-I ) peintes par Roma- • ; les sculptures faites par Michel Anguier. ï des antiques , aujourd’hui de la Diane à la e (pl. 10, K ) , très-belle. Anne d’Autriche iina aussi ce qu’il restait à construire de la ide galerie du Louvre. Le Poussin fut chargé fia peindre et de la décorer ( 1641) ; il lit de «ix projets qu’il commença à exécuter. Simon et et son école lui suscitèrent des désagré-

En 1624, les murs de Paris, qui passaient encore entre le Louvre et les Tuileries, à peu près dans le prolongement de la rue Saint-Nicaise , sont portés au-delà de l’extrémité occidentale de remplacement actuel du jardin des Tuileries (p. 360). En 1629, la Sorbonne reconstruite avec magnificence par le cardinal de Richelieu d’après les plans de Le Mercier, qui élève aussi le palais Cardinal, aujourd’hui le Palais-Royal

Fondation de l'imprimerie royale au Louvre par le cardinal de Richelieu. L’imprimeur Cramoisy en est le directeur, et Trichet du Fresue le correcteur, sous l’autorité de Sublet de Noyers, surintendant des bâtimens. — Monnaie des médailles au Louvre ; Varin , graveur.

1640, Antiquités de Paris, &c. par Claude Malingre (p. 239).

Ce fut surtout pendant sa régence qu’Annc d’Autriche agrandit et décora avec magnificence ses appartenions au Louvre. Sauvai, témoin de scs travaux, dit que le luxe avait fait de tels progrès, que celui qu’avaient déployé Catherine et Marie de Médicis paraissait alors très-peu de chose. Il est cependant diilicile de porter la magnificence et la recherche du travail plus loin que dans les superbes boiseries qui nous restent des appartenons d’Henri II et d’Henri IV, et le goût y est meilleur que dans ce qui a été exécuté en ce genre sous Louis XIV.

En 1644 le cardinal Mazarin propose inutilement au cavalier Bcrnin de se charger d’élever l’hôtel Mazarin, aujourd’hui la Bibliothèque du Roi.

En 1646 il attire de Rome à Paris Romanelli , peintre célèbre de l’école de Pietre de Cortone; Romanelli peint la galerie de l’hôtel Mazarin, aujourd’hui grande salle des manuscrits de la Bibliothèque du Roi.

LE LOUVRE

ANNÉES

ROIS

ministres.

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