‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 3)Chapitre 77 sur 286 · TUILERIES, DE 1G64 A · texte numérisé non relu

TUILERIES, DE 1G64 A

Mansard met un petit avant-propos à la tête de son rapport; il n’est pas inutile de le faire connaître, pour montrer qu’à l’époque où il le faisait (en 1701) les palais étaient à peu près dans l’c'tat où les avait laissés Perrault.

« Le Louvre n’étant pas bâti, dit Man- » sard, on n’a fait mention, dans ces mé- » moires, des dépenses qui y ontété faites , >> que pour ne rien omettre. Ilseraitdifficile

» de faire une description agréable de ce » qui est commencé : le dessein n’en paraît » pas encore dans tout son jour (nousavons » vu que les travaux de la cour avaient été » suspendus); on croit même que, si les » vœux de la capitale du royaume étaient « écoutés, et qu’il plût à Sa Majesté de s’y « faire bâtir un palais, on prendrait de nou- » veaux alignemens et de nouveaux des- » seins. Tout ee que l’on peut dire, c’est » que rien ne paraît plus engageant que » la situation de l’emplacement du Louvre,

» dans le plus bel endroit de la ville, ayant .1 la rivière de Seine pour canal, et une » étendue infinie pour les jardins et parcs, u du côté de la campagne. »

Cette dernière phrase n’est pas trèsclaire : Mansard veut probablement parler des campagnes dont une partie forme le faubourg Saint-Germain, qui n’était pas encore alors entièrement bâti; l’on aurait pu faire dans ces campagnes , sur le bord de la Seine, des jardins que l’on eût réunis au Louvre par un pont.

« La galerie du Louvre est occupée » parce qu’il y a de plus habiles gens dans « les arts, que le Roi loge gratis; c’est une » marque de distinction pour eux.

» Le palais des Tuileries n’est point bail bité, quoique très-logeable; sa façade est » très-agréable sur le jardin des Tuileries , » dont on ne peut rien dire qui ne soit h connu de tout le monde. Ce jardin passe » dans toute l’Europe pour un des mieux » entendus et la plus agréable promenade « que l’on puisse souhaiter ; c’est un des « principaux ornemens de la ville de Paris : « aussi coûte-t-il au Roi plus de 20,000 fr. i> par an à entretenir. »

On verra dans les comptes suivans qu’à dater de 1G70 , année où fut achevée la colonnade du Louvre, les sommes affectées à ce palais et aux Tuileries diminuent tous les ans; si elles furent plus fortes en 1G74, c’est vraisemblablement parce que ee fut en cette année que l’on plaça les deux énormes pierres du fronton de la colonnade, et que, pour les élever, on fit une

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monumens qu’on pourrait citer en Egypte, en Grèce , en Italie , le Parthenon , le Colisée, n’auraient pas offert un aussi bel ensemble, si l’on eut employé

machine qui occasionna de grands frais de charpente et d’ouvriers. Un troisième état de dépenses nous montre que celles de Versailles augmentaient à mesure que 1 on diminuait ce qu’on donnait auLouvrc et aux

« Depuis 1679,ditMansard,iI n’a été fait » aucune dépense considérable au Louvre »etaux Tuileries; c’est pourquoi je n’en « fais pas mention. » Ceci vient confirmer ce que nous avons dit plus haut, que les

Tuileries. Pour que l’on puisse saisir d’un coup d’œil les différences de ces sommes, j’ai cru devoir les mettre en regard dans un seul table.au, et réunir ainsi ce que Mansard présente dans deux états séparés.

travaux dePerrault au Louvre se bornèrent en grande partie à la façade de la colonnade et à celle du midi, et que, pendant les dernières années de sa vie, on s’occupa peu du Louvre, dont en 1660, et surtout

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ET LES TUILERIES

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