CÔTÉ DE L’OUEST
llez-de-c haussée. Nous commencerons pari angle de gauche , et, en allant vers la
droite, nous décrirons le rez-de-chaussée et le premier étage de chaque aile, avant de passer à celle qui la suit.
La salle des Cent-Suisses ou des Caryatides , X ( pl. 1 1 ) , avait été respectée : on y relégua des statues antiques et modernes, des plâtres ; mais , parle désordre qui y régnait, c’était plutôt un magasin qu’une col lection. Du côté de la place , un rang d’hôtels ou de maisons qui, tenant toute la longueur de la façade, n’était interrompu devant le pavillon du milieu que par des restes d’anciens fossés, larges de 7 toises, longs de 8 , et par le pont , ôtait le jour à cette aile, et surtout aux salles basses, dont ces édifices n’étaient séparés que par un intervalle de 25 pieds , rempli par un jardin. Le vestibule Y et les escaliers a- A ( pi. 12) avaient été conservés intacts.
La salle de Jean Cousin , B , galerie
LE LOUVRE
même que , pour stimuler le zèle de la conservation de ces maisons , M
d’Angoulême ( pl. 12 ) , et la première fenêtre de la salle de Jean Goujon, G, avaient etc' données à l'académie des inscriptions, fondée en 1663. Cette pièce passait pour être parmi celles du Louvre la plus ornée de bronzes dorés , de basreliefs et de bustes en marbre. Le reste de la salle de Jean Goujon, très-décoré et n-arni de tribunes , servait aux séances publiques de l’académie française , fondée en 1635, et dont la salle particulière occupait celle de Francheville , D. La salle de Germain Pilon, E, était le dépôt des antiques de l'académie des inscriptions. Des personnes attachées à la maison du Roi s’étaient partagé la salle du Pugct , F.
Premier étage. La salle qui répond au dessus de la première partie de la salle des Caryatides, X ( pl. 1 1 ) , et qui précède aujourd’hui celle des séances royales, après avoir fait partie des appartemens d’Henri II et d’Henri IV, était devenue la salle d’assemblée de l’académie des sciences , fondée en 1666 : elle était trèsornée ; le riche plafond qui y est encore avait été conservé ; il y avait des tribunes. Ce qui forme aujourd’hui la superbe salle des séances royales avait été diminué dans la largeur par un corridor de douze pieds : la longueur était divisée en deux; dans la première partie, qui occupait deux fenêtres sur la place , la juridiction de la varenne du Louvre tenait ses séances et jugeait les affaires relatives à la chasse : on serait tenté de croire que ce droit datait du temps où le Louvre était dans des bois dont les rois s’étaient réservé la chasse. Le reste de cette grande salle, jusqu’il l’escalier d’Henri II , x, avait été consacré à la collection des modèles de la marine, qui, formée par Duhamel du Monceau , de l’académie des sciences et inspecteur général de la marine , avait été déposée jusqu’en 1752 dans les salles basses de la bibliothèque royale. Cette belle et curieuse collection, à laquelle s'étaient intéressés M. de Maurcpa.s et M. Rouillé, ministres de la marine, offrait, exécutés
s proprietaires d’Arles interesses à de Laugier en a sacrifie qui lui
avec un grand soin, les hûtimens de guerre et de commerce de toute espèce, sur une assez grande échelle et dans tous leurs détails , ainsi que toutes les machines de la marine en usage dans les ports. La chapelle , dont l’entrée était dans le grand corridor, occupait, dans le pavillon du milieu ou de l’Horloge, le dessus du vestibule. Tout le reste de cette aile était distribué en appartemens de personnes de la cour.