CCCXI
INTRODUCTION
in-folio avec figures); Maffei, dans la Raccolta, etc., publiée par de Rossi; l’Antiquité expliquée, de Montfaucon; son Diarium, etc. Beaucoup d’autres ont écrit sur les bustes, les bas-reliefs et les nombreuses inscriptions qui se retrouvent dans tous les grands recueils (l).
Cette collection étant en partie dispersée, il est bon de faire ici quelques observations sur les statues qui se trouvent réunies, et elles pourront servir à les faire reconnaître. Je m’en suis procure, mais avec peine, les restaurations, et elles sont indiquées dans les planches et le texte de mes statues.
(1) II est question dans la pre'face de la Collection Mattéi de plusieurs des plus célèbres villas de Rome et des environs : la villa Altemps , depuis au duc de Mondragone, neveu de Pie IV, Jean Ange Médicis ou Medichino (1559-1565), elle fut ensuite au cardinal Scipion BorghÈse;
— jardins du cardinal Guidon Bentivoglio , au Quirinal : ils étaient magnifiques, riches en arbres superbes, et il y avait un labyrinthe (Scot, I. VIII, p. 479; Boissard, t. I, p. 47); — la CaprarolA; — les jardins Carpi, établis sur le Quirinal et dans un palais au Champ-de-Mars, par le cardinal Rodolphe-Pio da Carpi : il y avait près de 140 statues, dont une partie y étaient du temps de l’AIdroandi, et sont citées par lui (Boissard, Topogr. urb. rom. 1. 1, p. 45; Scot, Itin. liai., I. VIII, c. VIII, p. 476); — jardins Cesi, entre le Janicule, le Vatican et le Tibre: beaucoup des monumèns qui les décoraient ont passé au Vatican sous Clément XI (1700-1720) ; — - la villa d’EsTE, à Tivoli, bâtie en 1542, par Hippolyte d’EsTE, fils d’Alphonse, duc de Ferrare: de la plus grande beauté, à présent en mauvais état; on dit que l’Arioste y composa une partie de son immortel poè'me de Roland furieux ; — jardins FarnÈse, de l’autre côté du '(Fibre : déjà détruits du temps de Venuti; — villa Lante, au Janicule : ornée de peintures de Jules Romain; — jardins Massimi, sur le mont Aventin , et qui n’existent plus;
— villa Médicis, aujourd’hui palais de l’Académie de France: il fut élevé en 1550, par le cardinal Ricci de Montepulciano; la façade du côté du parterre passe pour être de Michel-Ange. Le pape Léon XI (1605) n’étant encore que le cardinal Alexandre de Médicis (car il ne régna
que vingt-six jours, lcr-27 avril) agrandit et embellit considérablement cette immense villa, dont l’enceinte a près d’un mille et demi de tour; elle fut acquise en 1801 pour l’Académie de France à Rome , fondée en 1666 par Louis XIV, qui l’avait établie dans un palais du Corso , qui fut donné en échange de la villa Médicis; — jardins de Sixte V, au Viminal et sur l’Esquilin, villa nommée Perettina, ensuite au duc de Montalto et depuis au cardinal François Negroni; riches en monumèns, tous ces jardins et ces villas existaient en partie auxviesiècle : Aldroandien donneles statues. V. plus haut p.ccxi. Au xviT siècle on trouve : la villa du prince Pierre Aldobrandini, neveu du pape Clément VIII (1592-1605), au-dessus de Frascati; construite sur les dessins de Jacques délia Porta , la plus belle des environs de Rome, et nommée du Belvédère pour son admirable site;
— Altieri, sur l’Esquilin , près de l'aqueduc de Claude et de la villa Giustiniani, célèbre par les peintures des tombeaux des Nasons; — villa et jardins Barberini, au Vatican, dans les jardins de Néron, au Quirinal, au Janicule et à Castel -Gandolfe; — villa Giustiniani, hors la porte Flaminienne, près de Saint- Jean-de-Latran; en mauvais état; les monumens en furent transportés dans une autre villa, le Bel Respiro, près du Latéran; — jardins Ludovisi, aujourd'hui Buoncompagni, près la porte du Pincio, en partie sur l’emplacement des anciens jardins de Salluste et formés par le cardinal Louis Ludovisi, neveu du pape Grégoire XV (1621-1623); — Nobile, au Janicule; — plusieurs belles villas àOsTiE;
— villa Pamfili et depuis Pamfili Doria , appartenant à la maison Doria ,