GALERIE DE FLORENCE
Ce grand et magnifique ouvrage, en quatre volumes in-folio, présenté avec tout le luxe de la typographie et de la gravure, est le premier de ce genre qui ait été publié en France. On le dut à la générosité et à l’amour des arts, absolument exempt de spéculation, de M. de Joubert, trésorier des états de Languedoc. II l’entreprit entièrement à ses frais. Ayant fait élever Vicar, et ayant contribué à son grand talent pour le dessin, il le fit voyager pendant plusieurs années en Italie. Le traitant comme son enfant, il lui fournit les moyens de vivre honorablement à Florence, où il le chargea de dessiner toute la galerie du grand duc de Toscane, travail immense et qu’exécuta très-bien Vicar. Cet ouvrage fut gravé d’abord sous la direction de Lacombe, peintre, et ensuite de Masquélier, graveur, avec les expl* cations de Mongèz, de l’Académie des inscriptions. Son apparition produisit un grand effet. Une foule de nos graveurs y développèrent leurs talents , qui, depuis, ont fait honneur à la France, et il servit à fonder leur réputation. M. de Joubert ne se relâcha jamais des soins qu’il prodiguait à cet ouvrage monumental qui, continué pendant longues années, avec le même
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INTRODUCTION
zèle par sa famille, devait un jour compléter son honorable ruine. Outre les tableaux et les statues, ce superbe recueil contient 284 pierres gravées de la galerie de Florence. Les statues de cet ouvrage , qui malheureusement ne reproduit pas toutes celles de la galerie, n’étant qu’au nombre de 45, sont très-bien dessinées, d’une main ferme et correcte, et avec le sentiment de l’antique ; la gravure les a rendues d’une manière très-satisfaisante. On regrette quelquefois que le savant Mongèz ne se soit pas un peu plus étendu dans les interprétations des monumens, et qu’il n’ait indiqué ni les mesures, ni les provenances, ni les restaurations des statues; il avait assez d’érudition pour en être moins sobre. Les planches ne sont pas paginées, grand inconvénient pour la commodité des citations. Aprèsla ruine totale de la famille de M. de Joubert, le fonds immense de cet ouvrage, entrepris dans le seul intérêt des arts, a été acquis avec de grands avantages, à très-bon compte, par M. le marquis de Boissy, dont le beaufrère, M. le marquis d’Aligre, a acheté de même le fonds du grand musée Robillard-Péronville et Laurent.
SUJETS
GRAVEURS
tomes.
GRAVEURS
CO
Agrippine la mère. . . .
Denet
de Niobc
P. G. Langlojs..
Auguste (L’emper. )..
Pli. Thière
Maître (Le) des Nio-
ni.
Trière, Forster.
Minerve, déesse des arts
ÏT.
Satyre
Langl. et Ulmer.
Néréide sur un cheval
Fille
Fortune
Thomas
(Un des Fils de) .
Godefroy père et fils
Hercule terrassant un
Trière et Forst.
Statue de Femme. . . .
Lutteurs ou Fils
Vestale
Duval
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