‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 4)Chapitre 298 sur 436 · BLESSÉ · texte numérisé non relu

BLESSÉ

Agrippine assise

Amour et un papillon .

Femme drapée

Apollon

Isis

gi3.

Jeunefille victorieuse

.Tttnon

— 4iQ»

Auguste

Jupiter assis

Marc-Aurèle

Bacchus

Melpomène

io3g.

Bacchus enfant

Minerve

Cybèle

Diane

Niobé

Nymphe

Silène s’enivrant ....

Esculape

Satyre

Faune

Vénus

ou nymphe. . . .

STATDES ANTIQUES

Il est d’ailleurs si peu dans l’esprit de la sculpture antique de voir debout cette déesse, représentée toujours assise, comme symbole de la stabilité de la terre , ^qu’elle désignait, qu’on peut, avec raison, concevoir quelque doute sur une Cybèle debout, et dont la couronne crénelée, son attribut distinctif, et le tympanon sont, de même que les avant-bras, dus à des restaurations. Il est probable, cependant, que quelque trace sur la tête aura autorisé à lui rendre sa couronne. S’il était positif que cette figure est celle de Cybèle, il serait très-curieux de voir près d’elle un gros cbien remplacer le lion , animal particulièrement consacré à la déesse, et qu’on ne voit nulle part céder sa place d’honneur à un cbien. Mais pourquoi cette statue n’aurait-elle pas, dans son intégrité , offert Coronis, la mère d’Esculape, quelle avait eu d’Apollon et qu’elle retrouva, après qu’il eut été exposé, nourri par une chèvre et gardé par un cbien? Ce fidèle animal aurait pu caractériser la mère d’Esculape, et on le voyait à côté d’une belle statue de ce dieu à Epidaure. (Pans. Cor. 27, 2.) Au reste, je donne cette conjecture pour ce quelle vaut, et j’ai pu la hasarder sur une statue à laquelle la dénomination de Cybèle me semble peu convenir. La partie inférieure et le cbien, à partir du haut des jambes, sont restaurés. Du reste, le travail de cette figure est médiocre. Trouvée en 1789 par l’illustre Canova, dans une fouille qu’il faisait faire à la Farnésine, hors la porte du Peuple, à Rome, acquise par M. Vescovali, elle n’a pas encore été publiée. [H. 6 pal. 3 onc.]. Le palme romain, fjalmo romano des architectes, 3/4 du pied romain moderne, vaut exactement om, 223, 422 dans mes tables de mesures, v. I, p. 235, j’ai négligé la fraction om, 000, 42 2 comme inutile aux mesures des statues et j’ai donné en compte rond au palme romain om,223 = o pi., 8 po., 2 lig., 855; ce qui donne pour l’once la 1 2e partie du palme om,oi8,58, et pour la minute sa 5e partie om,oo3,6; d’après le palme de om, 223, 432 , ce serait exactement om,oi8,6i85 et om,oo3,7236 ; car il y en a plusieurs autres de mesures différentes.

662. — Cybèle assise ; Luni, pl. 3 95. — M. Pio-Clem. I, pl. 39.

Ici la déesse de Pessinunte, qui, par ses titres de grand’mère des dieux, de mère Bérécynlhienne, donne l’idée de la gravité et d’une austère beauté, est représentée avec toute la grâce et l’aimable abandon de la jeunesse. Dans un costume élégant, son long voile, tombant de sa couronne tourellée, accompagne sa jolie tête, son cou et sa poitrine gracieuse. Nonchalamment appuyée sur son tympan um, elle semble se laisser aller à une douce mélancolie: peut-être pense-t-elle aux besoins de la terre et aux bienfaits qu’elle veut y répandre; ou plutôt encore au bel Atys , à son frénétique amour et à ses irréparables infortunes.

Cette jolie statue, qui fait l’ornement d’une fontaine des jardins du Vatican, a trèspeu souffert; elle a conservé sa tête, qui n’a de restauré que le bout du nez. L’avant-bras droit et le gauche, avec un petit morceau du tympanum, ainsi que le haut de la couronne et le bout du pied gauche sont modernes. U n’est pas inutile de faire remarquer l’agréable ajustement du voile, du manteau et de tout l’ensemble des draperies. [ Haut. 6 pal. 3 onc. = im,556.]

La Cybèle indiquée 4io C, sous le n° 662 bis de la table générale, p. cdxxxiv de ce volume-ci, et donnée par Magnan, t. IV, p. 4g de sa Ville de Rome, etc., est la même que notre 662, mais elle avait été placée dans une fontaine, dont notre planche offre les plantes et les rochers qui servaient de base à la statue, que la manière dont elle avait été décrite avait fait croire, dans notre gravure, une autre figure que celle-ci. D’après celle de Magnan, la tête n’est pas aussi inclinée que celle du Vatican. Le haut de la poitrine vers l’épaule droite et le cou sont plus dégagés, et il y a deux agrafes ;la statue actuelle

DE L’EUROPE

n’en a qu’une. Chez Magnan, l’avant-bras droit, depuis la saignée et la main, sont enveloppés dans le manteau, à travers lequel se dessine en partie la main; le bras gauche jusqu’au poignet porte une manche large, tandis que, dans la statue actuelle du musée Pio-Clémentin , celte manche de la tunique est garnie de trois boutons, et le bras est nu à partir du bas du biceps, un peu au-dessous de la saignée; le bras droit est serré dans une manche étroite et la main est tout à fait à découvert. Dans la statue de Magnan , la couronne crénelée de la déesse est entière et le voile retombe derrière. La Cybèle du Vatican a le haut de sa couronne restauré, et la partie droite du manteau-voile revient sur le devant pour recouvrir en partie le bras. On ne voit pas trop comment le manteau de la statue de Magnan s’ajuste, il retombe par derrière comme si c’était un voile , ce qui n’est pas dans le caractère du costume antique, et on ne le retrouve plus. Son agencement est mieux motivé à la statue du musée Pio-Clémentin; il faut donc que cette statue de Cybèle, depuis le temps où elle a été déplacée, et en 1 778 elle faisait encore l’ornement d’une fontaine, il faut, ou qu’elle ait été brisée, que les fragmens en aient été perdus, ou qu’on l’ait restaurée sans faire attention à ce quelle était avant son accident; peut-être aussi, lorsqu’elle fut admise au musée du Vatican, fit-on disparaître d’anciennes restaurations et la rétablit-on telle qu’elle est aujourd’hui. II est assez singulier qu’elle ait une manche longue unie et une courte à boutons; tout cela sent la restauration , et l’on a de la peine à s’en tirer.

662. A. — Cybèle, m.deCar.,^1. 3g6, C. — Go1.Blundell,p1.3 i .

Est-il bien certain que le nom porté par cette femme assise soit celui qui lui conviendrait et quelle l’eut autrefois? Rien ne la caractérise comme une Cybèle. La tête et le voile qui en descend sont modernes; mais ce qui reste de ce manteau- voile sur les épaules indique assez qu’il recouvrait la tête. C’est tout ce que l’on peut en dire , car rien n’assure quelle eût une couronne tourellée. Auprès de la déesse ne se retrouve aucun de ses attributs, et au lieu de lions on n’y voit que des animaux paisibles, le taureau, le bélier et le porc, à côté de deux autels sur lesquels leur sang doit être répandu, comme dans les suovetaurilia , consacrés à la mère des dieux. L’attitude grave de la déesse sur son trône, sa patère à la main, tous ces accessoires conviendraient aussi bien et même mieux à Cérès qu’à Cybèle, à laquelle, il est vrai, l’on sacrifiait le taureau et le bélier. Mais l’absence du lion doit rendre la représentation au moins douteuse. Au lieu d’une déesse, ce pourrait n’être qu’une prêtresse se préparant au sacrifice des suovetaurilies, indiquées par les trois victimes et par l’autel. Cette petite statuette, assez bien ajustée pour les draperies, et d’une bonne conservation, sauf la tête, mais roide de pose, était autrefois à la villa Mattéi, à Rome, et l’on voit, pl. 71 de l’ouvrage sur cette villa, qu’elle est donnée pour une prêtresse de Cérès. C’est donc à tort qu’en passant dans la collection Blundell, àlnce, près deLiverpool, elle a reçu le nom de Cybèle, que je n’aurais pas dû lui laisser. Mais lorsque j’en fis faire le dessin et la planche , j’ignorais qu’elle vînt de la villa Mattéi, dont l’ouvrage aurait rectifié cette erreur. [H. 1 pi. 6 po.]

a 662. B. — Cybèle assise; m.gr., pl. 396, E. — M. Bourb., in.

Ayant pour couronne une tour ronde à contre-forts, la déesse est assise sur

STATUES ANTIQUES

un trône à dossier et à pieds carrés; deux lions, d’un aspect menaçant, accroupis de chaque côté du trône, posent, l’un le pied droit, l’autre le pied gauche, sur le marchepied soutenu par des pattes de lion , et ils paraissent prêts à défendre la déesse. De la main gauche elle s’appuie sur son tympanum ,° et ne tient rien à la droite; mais ces deux mains sont modernes , ainsi que la moitié des avant-bras et le tympanum. Sur la face antérieure du marchepied et de la plinthe , une inscription latine nous apprend que Virius Marcarianus , homme illustre ( Vir Clarus) ou personnage consulaire (Fir Cons.), a consacré, à ses frais, PS, pecunia sua, ce monument à Cybèle, nommée Cybèbe, ainsi qu’elle l’est quelquefois par les Grecs : VIRIVS MARCARIANVS. VC. DEAM CYBEBENPS. Ce petit monument, assez bien conservé, fait partie du musée des Studi, à Naples (1). [Haut. 3 pal. 6 onc. = om,9i7.].

Le palme napolitain = om,262,oi5 = g po. 8 lig. 1 44. L’once 12e partie du palme — om, 022, 021 =; 9 lig. 67S. Aux tables des mesures, p. 235 de mon premier volume,

(1) Statues inédites dd mdsée Bourbon de Naples (voyez p. ccclxvii).

Depuis que j’ai fait dessiner et graver ces statues, dont la plus grande partie a paru, il y a même longtemps, dans les planches publiées de mon ouvrage, on en a donné

Numéros d’ordre. Planches.

Abondance 823. -45i.

Acteur 2221F. -874 C.

Actrice 2221 G. -874 C.

Alexandre sévère ... . 2487HS.-940 C.

Amour endormi i45g.D. - 644 A.

Apollon lïcien 921 B. - 480.

assis 924. -482.

Athlète 2174A. - 854D.

Bacchus x 579 A. - 678 E.

Balbus 2346 C. -915.

Calli ope assise 11 15 A. - 498 D.

Caryatide 8 1 4 F. - 445.

Cérès 756. —424-

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