‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 4)Chapitre 309 sur 436 · Jupiter Sérapis, bronze, pl. 399.- — Florence · texte numérisé non relu

Jupiter Sérapis, bronze, pl. 399.- — Florence

Debout, vêtu d’une ample tunique à manches larges et relevées, enveloppé à mi-corps et sur l’épaule gauche de son manteau, ce dieu, la main droite élevée et étendue, semble tenir un discours. Sur sa tête est le modius , qu’entourent des branches d’olivier. Son attitude est simple et pleine de dignité , et l’on peut croire qu’il donne ses ordres sur les sombres bords. De sa main gauche , abaissée, il paraîtrait faire un signe de commandement, si elle ne tombait pas avec une sorte d’abandon. On peut remarquer que la tête de ce beau bronze, a moins du caractère de Jupiter que celle que nous avons vue plus haut ( 670), et que sa chevelure et l’ensemble, l’expression de la physionomie, tiennent plus de la sévérité de Pluton. — Florence, gaîeria reale de Lasinio. Ser. IV, t. I , pl. 20.

Les extrémités ouïes angles du manteau sont garnis d’olives qui, ordinairement en plomb, servaient à faire bien tomber les plis, à leur donner de la grâce, et à passer dans des œillères du côté opposé du manteau quand on voulait s’en entourer et le serrer solidement au corps. Nous retrouverons ce détail du costume à de belles statues romaines. Ce bronze, remarquable par sa bonne conservation, a om,290 de hauteur.

674* — Jupiter, m., pl. 399. — Dresde.

Rien n’indique d’une manière positive que cette statue mérite le nom qu’on lui a donné; la tête, le bras droit avec l’épaule et le haut de la poitrine à droite étant dus à une restauration. Peut-être même la manière dont le manteau enveloppe le bras gauche appuyé sur la hanche et tout le reste du corps, ferait douter que ce fût un Jupiter. Il me semblerait qu’il y manquerait de la dignité que l’on voit ordinairement aux draperies de ce dieu , dont elles n’accusent pas ainsi toutes les formes. Ne serait-ce pas plutôt un prêtre , un philosophe ou tout autre personnage? Au retse, ce manteau bien jeté , transparent, formant sur la poitrine une forte masse en opposition avec la légèreté du reste, est d’une savante exécution. Les pieds , à partir du cou-de-pied , sont modernes. — Dresde, Lipsius, descr., p. i3g; Augusteum, de M. Becker, pl. 8. [H. 4 pi. 6 po. 6 li.]

675. — Jupiter tonnant, basalte, pl. 4oo. — CAP.,t. III, pl. 3.

Il est facile de reconnaître ici Jupiter à la noblesse de sa pose, à sa vaste poitrine, à son large front et à l’expression de sa physionomie. Son costume se distingue aussi par son ampleur et sa noble simplicité. C’est un grand diplax ou manteau double qui présente de belles masses de plis bien disposés et d’un

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effet large; et cette draperie, d’un beau style, laisse deviner les nobles formes qu’elle enveloppe.

Cette statue, remarquable à plus d’un titre, réunit plus d’un genre de mérite. L’attitude a de la dignité ; et, quoique en repos , on voit que le dieu va se porter vers sa gauche. Son intégrité presque complète parle aussi en sa faveur. La tête est la sienne, et il restait assez de la main droite, à laquelle les doigts manquent, pour permettre de reconnaître qu’elle tenait le foudre , et pour autoriser à le lui rendre. Ce n’était qu’une espèce de rouleau formé de spirales et terminé en pointe. La beauté des formes est certainement le point le plus important pour une statue et pour toute œuvre considérée sous le rapport de l’art. Cependant, la matière et la difficulté plus ou moins grande quelle oppose au travail , entrent bien aussi pour leur part dans le mérite d’une statue. Celle-ci est en basalte noir, pierre égyptienne d’une grande dureté et très-revèche à l’outil. C’est beaucoup d’avoir su en tirer une figure qui se distingue par la manière dont sont traitées les draperies et les parties qu’elles laissent à découvert , et par la souplesse que l’on a pour ainsi dire donnée au basalte comme à une terre plastique et liante. Il est assez singulier qu’en parlant de cette statue Bottari (1) ne dise pas un mot de cette particularité d’autant plus à indiquer, que des statues romaines en basalte de cette grandeur et de cette beauté sont extrêmement rares, et je ne sais même si l’on pourrait en produire uu autre exemple. [Haut. 6 pal. î onc. ]

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