‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 4)Chapitre 316 sur 436 · et · texte numérisé non relu

et

DE L'EUROPE

d’Apollon , de quinze pouces; des cubes de verre qui viennent de mosaïques, et un grand nombre de terres cuites, dont quelques-unes intéressantes. Tous ces fragmens, le Jupiter, dont on ne trouva les bras que quelque temps après avoir trouvé le corps, ces statuettes, feraient espérer que des fouilles bien entendues, dirigées par M. Bonin, qui a déjà fait ses preuves, pourraient être très-productives et très-avantageuses et pour le musée d’Évreux et pour l’archéologie. [Haut. 0,920™. — 2 pi. 10 po.]

684- — - C. Jupiter, m ., pl. 4i o, C. — Coll. Miollis, pl. 5.

Le maître des dieux, entièrement nu , debout, tient de la main droite, élevée, son grand sceptre, et delà gauche son foudre; à ses pieds, son aigle saisit de ses serres un cerf ou un faon qu’il a terrassé. Cet accessoire, curieux et unique dans les statues de Jupiter, ajoute au mérite de celle-ci, qui, du reste, est d’un bon travail et d’une belle disposition.

M. Pbil.-Aurel. Visconti, interprète de la galerie Miollis, après plusieurs discussions sur ce que peut signifier le groupe de ces deux animaux et son rapport avec Jupiter, semble s’arrêter à une idée qui paraît assez plausible. Le cerf est le plus rapide des quadrupèdes, l’aigle le plus vite des oiseaux; la vitesse de l’aigle l’emporte sur celle du cerf, et, en le terrassant, il indiquerait que la puissance céleste est bien plus grande que celle de la terre, et que rien ne peut se soustraire à celle de Jupiter, dont l’aigle est l’emblème. Ne connaissant pas les restaurations qu’a pu subir cette ligurine, il serait superflu de s’étendre davantage sur ce sujet. Il paraîtrait que cette curieuse statue est celle qu’en 1 594 publia de Cavalleriis dans son très-médiocre recueil de statues de Rome, pl. 24 des 3' et 4e livres. Il nomme ce Jupiter le juste, ccquus, on ne voit pas trop pourquoi. Cette statue était alors dans la collection de Tiberio Cesali , riche banquier qui faillit, mais qui civait fait bâtir par le célèbre San Gallo un très-beau palais, qui passa depuis au marquis Sacchetti. II n’est question dans l’Aldroandi, en 1662, ni de Cesali, ni de Sacchetti. [ Haut. 6 pal. 6 onc. ]

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