À LA COQUILLE
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Planches.
antiques, provenait, en grande partie, des fouilles de Nola, de Ruvo, de Vulci, de Corneto, etc., ces trésors nouvellement découverts de monumens céramographiques.
Après la mort de M. Durand , aux grands regrets des antiquaires et des savans de Paris, qui désiraient y voir fixée à jamais celte admirable collection , elle fut vendue
DE L’EUROPE
nom cl’Hercyne, que l’on trouve dans Pausanias, et qui était représentée tenant une oie. Mais, lorsque cette figurine de la collection Durand, aujourd’hui au musée de Toulouse, passa dans mon cabinet, l’ayant examinée avec soin, je reconnus, bien malgré moi certainement, que la plus grande partie du bras et tout l’oiseau étaient dus à une restauration que rien n’avait motivée, et que ma figurine, assez jolie du reste, ne méritait ni l’une ni l’autre des dénominations dont on avait prétendu l’honorer. Si je la reproduis ici, ce n’est que pour ne pas perpétuer une erreur, peu importante sans doute, mais qui en est une, et qui devait être réfutée. [Haut. om,i8g — 7 po-]
a 7 12. — Ganymède, m. de Car., pl. 4 10. — M. Chiaram., inédit.
Tout ce qui reste de ce joli petit groupe, remarquable par la grâce de sa disposition et la finesse de son exécution , fait vivement regretter qu’il ne nous soit pas parvenu dans son intégrité. Le temps cependant en a respecté les parties essentielles. Le cou, la tête et les ailes de l’aigle n’ont pas été conservés, mais on voit que, saississant doucement le beau berger, il est sur le point de prendre son essor et de l’enlever. Soit que ce fût Jupiter lui-même sous la forme du roi des oiseaux, soit que le dieu l’eût doué, pour accomplir ses desseins, d’une force surnaturelle, l’aigle des poètes et des arts n’avait pas besoin , pour enlever le beau jeune homme, de déployer tous ses efforts , et ce sont de ces faits de convention , des réalité pour les arts, dont il serait superflu de discuter ? vraisemblance.
Le beau Ganymède ne semble nullement effrayé de son ascension rapide à travers les airs; il sent qu’elle est pour lui sans péril. II tourne ses regards affectueux vers le messager de Jupiter, que peut-être même il a déjà soupçonné sous cette métamorphose. Sa jolie tête est gracieusement coiffée du bonnet phrygien, qui laisse échapper sur ses épaules les boucles dorées de sa riche chevelure. Sans crainte de son voyage aérien , il n’a pas abandonné son bâton pastoral, que tient encore la main, conservée ainsi que la plus grande partie du bras gauche. L’ample chlamyde du jeune berger, rejetée en arrière, laisse un entier développement à l'élégance de tout l'ensemble de sa taille. Le bras droit à partir du deltoïde, la moitié desjambes et les pieds, et une partie du bas da la chlamyde sont dus à une restauration moderne. [H. 3 pal. 5 onc. 1/2 .]
en i836,envente publique. Acquis avec tant de soins dans l’intérêt de la France, par M. Durand, ce trésor d’antiquités si variées et si riches en séries nouvelles par les formes et les sujets, fut dispersé dans les divers musées, et les collections particulières de l’Europe , dont la richesse de cette vente, qui sera sans seconde, avait de toutes parts attiré les amateurs les plus distingués. Le produit de cette immense réunion de productions des arts, dont les antiquités faisaient à peu près lesdeux tiers,
ne s’est élevé qu’à 3i3,i6o fr. 75 cent. Avec moins de 200,000 fr. on l’eût acquise presque en entier! Voyez le savant et intéressant catalogue de cette collection, par M. J. de Witte, depuis correspondant de l’Académie royale des inscription et belleslettres de l’institut, et auquel on doit plusieurs autres excellens catalogues d’antiquités et entr’autres ceux de la collection du prince de Canino, 1837, et de celle de M. de Maguoncour, i83g.
STATUES ANTIQUES