Junon voilée, m. gr., pl. 417. — M. Chiar., pl
Le costume de cette petite statue de style romain, copie médiocre d’un bon original , est d’une assez belle conservation et se ferait remarquer par sa disposition et sa riche simplicité, si elle n’était pas si lourde et d’une très-faible exécution. Le voile, ou plutôt la palla ramenée sur la tête, tombe bien du diadème et accompagne avec goût le visage.
La déesse est vêtue de la longue tunique à larges manches courtes , garnies de quatre boutons. Bien que relevée par deux ceintures au-dessous des seins et aux hànclies, elle descend encore jusque sur les pieds; elle est en partie recouverte par le péplus. Il n’y a eu de restitué à cette figure que le nez, l’avant-hras droit, le poignet et la main gauches, la haste et un peu de la draperie dans le bas à gauche. La tête est la sienne. Travaillée avec plus de soin que le reste, elle est d’un beau caractère, et ses grands yeux, bien ouverts, sont ceux qu’Homère donne à la reine des dieux. Son diadème, des mieux conservés, donne bien l’idée de cette coiffure, large bande d’étoffe, serrée en arrière par des bandelettes, redimicula des Romains, anadêmala des Grecs, et que sa forme élevée, arquée comme la stlengide, fait souvent confondre avec cette parure, qui était en métal. L’attitude pleine de dignité de cette figure lui donnerait peut-être quelque droit à être reconnue, avec Phil. Aur. Visconti, pour une Junou reine. — Cette statue est au Vatican dans l’appartement du cardinal Zélada. [H. 4 pal.]