Cérès, pl. 425.' — Rome, Giustiniani, pl. 3o
Ici la déesse, en partie enveloppée dans son manteau qui recouvre sa longue tunique , présente de la main gauche des épis et tient à la main droite , abaissée , un objet que l’on ne saurait définir.
H y a beaucoup de statues de la collection Giustiniani dont on ne connaît pas les restaurations etjqui, certes, en ont subi, et d’autant plus importantes, que souvent elles ont dû altérer le caractère simple de l’antique par des retouches dont le style sent son xvne siècle : ce serait je crois le cas de cette statue-ci. Les mancbes larges ainsi relevées et fixées vers le milieu du bras par un bouton , me semblent singulières et peu dans le goût de la sculpture antique; et je croirais volontiers que les bras ainsi que la tête sont modernes et que l’on a retravaillé plusieurs parties du manteau.
759 A. — Cérès , terre cuite , p. l\.3r]. — M. Brit. iresal., n° 78.
La pose de cette grande figurine est sans dignité ; la disposition et l’exécution de la draperie sont très-lourdes. Mais ce qui peut parler en sa faveur, c’est qu’elle]n’a pas été restaurée, et que, les bras lui appartenant, les épis qu’elle tient à la main gauche caractérisent bien cette statuette que, sans cet attribut, 011 pourrait ne pas reconnaître. A la main droite, relevée , peut-être avait-elle une torche; carie fragment qui reste n’indique pas de pavots, et ce ne pourrait être un sceptre ni unehasle. [Haut. 1 pi. 9 po. ]
DE L’EUROPE