‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 4)Chapitre 356 sur 436 · IO · texte numérisé non relu

IO

a 759B. — Cérès, Carr., pl. 437. — Rome; Torlonia, inéd.

La tête de cette statue lui appartient; ce qui restait de son diadème, que l’on a restauré, montrait bien que c’était celle d’une déesse ou d’une impératrice; sa chevelure ondulée et retombant en larges tresses sur les épaules accompagne bien le cou et la tête. On a ajusté cette tête à une statue que rien ne caractérisait, et dont on a fait une Cérès en mettant à la main gauche moderne des épis de blé et des pavots. Le bras droit et un peu de la manche sont aussi de nouvelle fabrique. L’ajustement du manteau n’offrirait pas un bon modèle , non plus que la pose de la figure. [Haut. 7 pal. 2 onc. = im,784-]

a 759 C. — Cérès, m. périt ., pl. 438 C. — Giustiniani, inéd.

Cette statue , qu’on a nommée Cérès on ne sait pourquoi , et à laquelle , en restaurant les deux mains, on a fait tenir des attributs qui ne caractérisent pas cette déesse, n’olfre rien de remarquable. On peut cependant faire observer que ce manteau , qui passe de la partie droite qu’il enveloppe presque en entier ainsi que la plus grande partie du corps, n’est pas un ajustement ordinaire et n’offre pas un effet heureux. Le visage et les pieds sont modernes ; beaucoup de parties restaurées çà et là dans les draperies. [Haut. 7 pal. 6 onc. = 1 “,867 . ]

759 D. — Cérès, m. gris, pl. 438. G. — Giustiniani, pl. 35.

En voyant le costume de cette statue, on ne saurait clouter qu’on ne lui ait donné un nom quelle ne portait pas lors de son intégrité. Ce manteau à franges, et retenu sur la poitrine par un nœud, la calasiris , indique ou une Isis grecque, ou une prêtresse de cette déesse. En lui faisant tenir des épis à la main gauche, une restauration peu raisonnée et arbitraire, comme en offre beaucoup la collection Giustiniani , en a fait une Cérès.

Cette statue, bien posée, d’un bon style, ne manque pas d’aspect. La tête, antique, coiffée d’un haut diadème, n’est pas la sienne; elle est en marbre de Carrare blanc, ainsi que les bras et les pieds, ce qui peut faire croire que si ces parties sont antiques, elles ont été empruntées à quelque autre statue , quoiqu’il ne soit pas douteux que souvent les anciens ont fait les têtes et les extrémités d’un autre marbre que le corps ; mais il me semble que c’était lorsqu’il était en bronze ou d’un marbre, d’une pierre d’une couleur très-tranchée : ici le marbre gris ne l’aurait pas été assez du Carrare blanc. Au reste, ne connaissant pas cette statue, j’en ignore la véritable couleur, et il se peut quelle soit assez foncée pour avoir motivé les extrémités blanches, et que les bras soient antiques, avec quelques restaurations modernes, telles que la main gauche et les épis qu’elle tient. La tête est encastrée au bas du col; le masque, à partir du dessous du diadème , avait été détaché ; on l’a replacé en donnant à cette statue cette tête étrangère. Le nez est restauré. [ Haut., 8 pal. 6 onc. ]

g 5g E. — Cérès, m. Car., pl. 438 G. — Vil. Albani.

Cette belle statue, à laquelle la restauration , en lui faisant tenir des épis à

STATUES ANTIQUES

la main gauche, a fait prendre un nom qu elle n’avait probablement pas lors de son intégrité, est remarquable par la disposition de ses draperies.

Parmi nos nombreuses statues de cette déesse, c’est la seule qui porte un manteau de ce genre aussi ample, et ce qu’il y a de plus particulier, c’est que ce manteau soit ainsi fixé sur l’épaule; on sait qu'il l'était pour ainsi dire toujours sur la droite , pour laisser au bras droit toute sa liberté. — Mais en admettant celte singularité, contraire, en général, aux habitudes antiques, ce manteau, surtout sur la droite, offre de beaux partis de plis et des chutes bien disposées. On voit que les manches, larges , élégamment ornées de boutons, pouvaient s’allonger jusqu’aux poignets. La tête, antique, n’est pas celle de la statue; le nez est restauré; la moitié du bras droit, la main gauche, audessus du poignet, -et quelques parties des doigts des pieds sont modernes. Cette figure, de la villa Albani, a été publiée par Magnien dans sa Ville de Rome , pl. 57. [ Haut., 7 pal. 2 onc. ]

760. — Cérès , m., pl. 42 5. — M. Saint-Marc , t. II, pl. 2 5.

Cette belle statue est remarquable par le caractère sévère de son ensemble et de ses détails. Les longues tresses tombant avec symétrie de chaque côté sur les épaules de la déesse, cet ample manteau double, le diplax, qui, se repliant sur le devant, recouvre de ses larges plis la tunique talaire à plis serrés , tout cet ensemble, enfin, tient beaucoup de l’ancien style, de l’archaïque, et en est comme une réminiscence aux bons temps de la sculpture.

Il est très-rare de voir le manteau ainsi fixé sur l’épaule gauche , et laissant , au lieu du bras droit, le gauche en liberté. D’après la direction de ce qui reste des bras, le droit, élevé, devait tenir un long sceptre et le gauche des épis, si toutefois cette statue, privée de ses attributs et que rien ne caractérise positivement, est bien une Cérès [Haut. 6 pal. 4 onc. = id',577.]

761 . — Cérès, m. g ., dur, pl. 426. — Mus. Chiaram. pl. 1 6.

Cette Cérès est vêtue, de même que la précédente, mais dans un style moins ancien, de la longue tunique à larges manches courtes garnies de boutons et du diplax ou d’une grande palla fixée sur la poitrine, à gauche , par une libule laissant les bras libres et passant en écharpe sous le bras droit. La tête, rapportée est celle de la statue. Les épis quelle présente de la main droite caractérisent cette déesse, dont la statue se fait remarquer par le bel ajustement des draperies. Le large pli partant de la fibule, et traversant obliquement la poitrine de gauche à droite, n’est pas ordinaire. Nous retrouvons cette bande, mais mieux indiquée à une autre figure, 785, pl. 433. Elle ressemble au lorum, et donnerait à cette statue le caractère d’un portrait. On le trouverait aussi dans les traits de la figure et d’après les tresses qui entourent le derrière de la tête et que l’on retrouve aux têtes des deux Faustine. Ce devait être quelque impératrice, peut-être Faustine la mère, femme d’Antonin Pie, avec laquelle cette tète a quelque ressemblance et qu’on a souvent représentée en Cérès. Ce pourrait être aussi une matrone du temps des Anlonins, dont on a

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fait une Cérès en lui en donnant les attributs, lors de la restauration de la main droite. Cette statue fut trouvée avec d’autres à Ostie et acquise par le sculpteur Antoine Franzonipour le musée Chiaramonti. [H. 8 pal.zz: im,qg2.]

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