Cérès, m. gr., pl. 427. — Giustiniani, pl
Cette grande et noble statue, dont la coiffure élégante, formée en partie de tresses qui encadrent la chevelure, estterminée par le diadème, pourrait bien avoir été une Junon aussi bien qu’une Cérès, dont la restauration lui a donné le caractère, quoique cependant le diadème soit parmi les attributs de Cérès et des autres grandes déesses, mais il est vrai qu’on ne le voit sur les médailles de la Grande-Grèce et de Sicile que très-rarement à Cérès.
D’après l’indication de l’épaule droite nue, on voit que l’on a eu raison de laisser nu le bras de ce côté, et que la déesse , ou peut-être l’impératrice à laquelle on avait imprimé le caractère d’une déesse, portait cette espèce de tunique nommée èléromaschule , qui n’avait qu’une manche; costume de la campagne convenant peut-être mieux à la déesse des champs et des moissons qu'à la reine des dieux et qui autoriserait à reconnaître ici Cérès. L’ample manteau, recouvrant en grande partie la longue tunique, offre un bon parti de draperies ajustées avec goût, et qui, montrant, sans trop les accuser, les grandes divisions de la figure, laissent deviner toute l’élégance de la taille de la déesse. 11 est à regretter que le masque de la tête, antique, détachée, mais replacée, ait été mutilé presque en entier ainsi que le cou et le haut de la poitrine. Tout le bras droit et l’avant-bras gauche sont modernes. H est inutile de faire remarquer que la déesse porte une chaussure fermée. Cette statue était dans la cour du palais Giustiniani. [ Haut. 8 pal. 6 onc. ]