‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 4)Chapitre 364 sur 436 · Cérès, m., pl. 428. — Cavaceppi, I, n · texte numérisé non relu

Cérès, m., pl. 428. — Cavaceppi, I, n

Cette statue, d’un bel aspect, est aussi due en partie à Cavaceppi, et l’on ne sait en quelle proportion. Il est bien à craindre qu’il ne soit pour beaucoup dans l'état actuel de la tète dont la couronne d’épis et de pavots et tout l’ajustement, fort élégant, me semble avoir quelque chose de plus régulier et peutêtre de plus maniéré que ne l’est ordinairement l’antique, et il me paraît hors de doute que celle tête et celles 767 , 768, soient en entier, ou à peu près, de la main de Cavaceppi. Les bras manquant si souvent aux anciennes statues, on peut soupçonner ceux-ci d’être en partie modernes. Mais il est à présumer qu’il restait assez des draperies, pour qu’elles aient pu servir d’excellent guide à l’habile restaurateur dans leur belle disposition et l’agencement pittoresque du manteau avec la tunique. Je croirais volontiers qu’il y a bien des parties refaites dans le bas de la statue, à partir du genou droit. Telle qu’elle est, cette figure a beaucoup d’élégance. Nous en ignorons la grandeur. Des ateliers de Cavaceppi elle passa dans la collection de lord Palmerston : nous ne savons si elle y est encore.

DE L’EUROPE

a 771. — Gérés, m., pl. 429. — Naples, Mus. Borbqn., inéd.

Debout, vêtue de l’ample tunique que recouvre le manteau qui, passant sur l’épaule gauche, enveloppe à mi-corps la déesse, et retombe sur l’avant-bras gauche, cetle ligure, de laquelle, en lui faisant tenir des épis à la main gauche, restituée , on a fait une Cérès, semble, par le geste de son bras droit, prête à parler. La tcte , jolie, est la sienne , et a, pour tout ornement et tout insigne, sa chevelure ondulée serrée par une bandelette , et cette absence complète d’attributs motiverait bien les doutes que l’on peut avoir sur l'ancienne dénomination de cette statue, qui peut-être jadis n’était qu’une digne matrone. Le costume est simple de composition et d’exécution ; le haut de la tunique et le manteau offrent de bons partis de draperies , et les boutons sur la large manche de la tunique lui donnent de l’élégance. La chaussure de la déesse est fermée, à forte semelle; et on trouverait aujourd’hui, avec raison, que ce sont de grossiers souliers sans grâce. Le bras droit est restauré au cinquième bouton, à partir de l’épaule. [Haut. 2 pi. 9 po.j

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