‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 4)Chapitre 375 sur 436 · Flore, marbre grec, pl. 44o. Rome, coll. Giustiniani · texte numérisé non relu

Flore, marbre grec, pl. 44o. Rome, coll. Giustiniani

pi. 48.

Il ne manque à celle stalue que le bras gauche d’antique, pour qu’elle soit presque complétemenl intacte. Voici l’état matériel du monument : la tête tient au buste et n’est restaurée qu’au bout du nez et aux mèches de cheveux à droite; tout le bras gauche et le bouquet de fleurs sont modernes; l’annulaire de la main droite est restitué.

Celte femme ou déesse est debout, et s’appuyant davantage sur le pied gauche; elle est chaussée de sandales ; ses cheveux , coiffés et flottant en partie sur les épaules, sont ornés d’une bandelette brodée ou rehaussée de quelques fleurs. Elle a, ajusté sur la tunique à courtes manches, un manteau rabattu agrafé sur l’épaule droite et passé en écharpe sous le bras gauche. Elle regarde à gauche, les bras abaissés et un peu ouverts; la main droite, ouverte et roide, se porte en arrière.

La restauration du bouquet dans la main gauche et la dénomination de Flore n’ont eu évidemment d’autre motif que les fleurs de la bandelette. Il est probable que le bras gauche et la main gauche avaient la même position que le bras droit et la main droite. Il est en effet choquant et de mauvais goût d’avoir imprimé tant d’action à un bras, tandis que l’autre est presque sans vie. Ce bras droit roidi paraît traduire aux yeux un sentiment de surprise ou de douleur.

Il n’est pas probable que cette statue représente une Flore, à laquelle cette expression ne saurait convenir; c’est plutôt une déesse ou une femme de la fable qui apprend quelque malheur, et en témoigne instinctivement sa peine par l’ouverture et le raidissement simultanés et brusques des bras et des mains. M. Fossati croit y reconnaître une Ariadne abandonnée par Bacchus. [Haut. 7 pal. 1/2 on.]

a 799 A. — Flore, marbre de Carrare , pl. 4io F. Musée royal

de .Madrid.

Cette statue, restaurée en Flore, ne paraît pas avoir représenté originairement cette divinité. La sévérité de son vêtement conviendrait davantage à une Cérès. La draperie est trop roide, bien que sa disposition offre une symétrie assez agréable à l’œil. La tête et les bras sont modernes. [Haut. 6 pieds.]

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