‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 4)Chapitre 377 sur 436 · Flore, marbre, pl. 44 1. Cavaceppi, t. I, n · texte numérisé non relu

Flore, marbre, pl. 44 1. Cavaceppi, t. I, n

Statue remarquable par la beauté de sa draperie, mais à laquelle on pourrait cependant reprocher un peu de lourdeur. La tunique passe par-dessus l’épaule gauche et laisse le bras gauche à découvert; à droite, la manche descend sur le bras , sans couvrir l’épaule correspondante.

Ce vêtement paraît caractériser plutôt une de ces images que l’on consacrait dans les temples à des divinités sévères, que les statues toujours gracieuses des Muses; celles-ci ne paraissent d’ailleurs ainsi vêtues dans aucun monument, et c’est à tort que , dans ces derniers temps, on a considéré ce personnage comme une Muse. L’artiste qui a restauré la statue paraît s’être conformé davantage à l’attribution primitive, en en faisant une divinité de l’agriculture et de la végétation. Toutefois, ce qui reste de la statue antique annonce plutôt une Cérès qu’une Flore. La tête ne répond point, en effet , aux images que nous possédons de la déesse romaine : cette tête , couronnés d’un bandeau et dont les cheveux sont renoués par derrière, est d’un ancien travail; elle a été rapportée, mais semble avoir appartenu à la statue originale.

Ce monument a subi de nombreuses réparations à la draperie, à la partie supérieure de la tête, à la nuque, aux pieds; tout le profil , y compris le menton, la majeure partie du bras droit et une bonne partie du bras gauche, sont modernes.

802 A. — Flore, marbre, pl. 45o. Rome, coll. Matlei, n° 47-

Nous croyons que cette statue, sur laquelle nous n’avons aucun renseignement, est de travail romain. La main gauche, qui tient des fleurs, semble moderne. La draperie est d’une exécution médiocre. Nous croyons que le bras gauche est du à une restauration.

802. B. — Flore, marbre grec, pl. 4to H. Angleterre, musée d’Oxford, Marmora Oxoniensia, pl. 10.

Cette statue ne présente aucun des attributs de Flore, et nous ne voyons pas ce qui lui en a fait donner le nom. La tête est moderne, le bras droit, la main gauche manquent. La figure s’appuye sur un tronc d’arbre ; sa tunique est fixée par une ceinture au-dessous du sein. Un péplus jeté sur l’épaule gauche revient par la hanche droite sur le devant du corps. La draperie est d’une assez bonne exécution. [Haut. 3 pi. 7 po.]

*8o3. — Bonus Eventus, marbre de Paros , pl. 276. Musée du Louvre, n° 292.

Cette statue offre les formes , l’altitude et le nu de celles d’Apollon. On a donné à celle-ci, par la restauration, les attributs du dieu qui présidait à la récolte et que les Romains honoraient sous le nom de Bonus Eventus , et les Grecs sous celui d'Agathon, divinité qui a beaucoup de rapport avec Triptolème , favori de Cérès. La coiffure se fait remarquer par deux grosses tresses qui entourent la tête par derrière, et que l’on retrouve à d’autres figures de ce dieu.

1 /to

Sont modernes les bras, à partir de la saignée, la jambe droite au genou, la jambe gauche quelques pouces au-dessus, et le tronc d’arbre. Un reste du tenon indiquait la pose du bras gauche. [Haut. 2m 6 pi. 1 p. 10 lig.]

a8o3 A. — Bonus Eventus, marbre de Paros, pl. 438 F. Angleterre, coll. Pembroke, inédit.

La corne d’abondance que tient à la main gauche ce jeune personnage dont les longs cheveux, relevés sur le devant et tombant sur les épaules, ont du rapport avec la coiffure d’Apollon et de Bacchus, lui donne le caractère de Bonus Eventus, le dieu que l’on invoquait pour d’heureuses moissons. Son ample manteau, disposé comme celui d’Esculape, est peut-être un peu lourd pour un jeune dieu; ainsi ramassé sur la cuisse gauche, il n’est pas d’un très-bon effet, et le dieu a l’air de le relever pour faire parade de sa jambe, qu’il porte en avant. Cependant, celte grande statue, d’une exécution médiocre, est d’un assez bon aspect. Le bras droit, le poignet et la main gauches manquent, ainsi que le bas de la corne d’abondance, le reste est en bon état. Cette statue est rare et par son sujet et par la bonne conservation de la majeure partie de la corne d’abondance. [Haut. 6 pi.]

8o4- — Pomone , marbre grec, pl. 44 1- Prusse, Cavaceppi,

t. II, n° 45.

Cette statue, trouvée, dit-on, dans les environs du Vésuve, nous offre les traits, souvent reproduits, de Pomone. La déesse tient dans les plis de sa tunique des raisins, des concombres et d’autres fruits. Cette tunique, à lourdes manches, laisse l’épaule gauche découverte. La tête, bien que rapportée, paraît avoir appartenu à la statue ; une jolie couronne la décore. Le nez est restauré , ainsi que les pieds.

Cette Pomone a été jadis et fort improprement décrite comme une bacchante.

8o5. — Pomone assise, marbre, pl. 44 1 - Angleterre, Cavaceppi,

t. II, n° 38.

Cette statue représente une femme assise , tenant de la main gauche une coupe pleine de fruits, et de la droite une grappe de raisins, ce qui montre que l’artiste, soit ancien, soit moderne, a voulu représenter Pomone. Une guirlande de fleurs, partant de l’épaule gauche, va retomber sur le genou droit.

Cette statue, d’une exécution médiocre, à en juger par la planche de Cavaceppi, doit avoir subi de nombreuses restaurations. Le bras droit, la coupe de fruits ne sont certainement pas antiques.

DE L’EUROPE

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