‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 4)Chapitre 378 sur 436 · Pomone, marbre, pl. 442. Florence (Galerie de · texte numérisé non relu

Pomone, marbre, pl. 442. Florence (Galerie de

Gori, pl. 63.

Celte Pomone porle des fruits dans le pan de sa tunique, avance le pied gauche en avant et paraît marcher. Le mouvement de la draperie est joli ; les plis laissent bien voir les beautés des formes qu’ils cachent. Nous ignorons quelles sont les parties restaurées.

806 A. — - Pomone , marbre , pl. 45o.Rome, coll. Mattéi, pl. 48.

Cette Pomone a sur le bras droit la corne d’abondance , que nos autres figures tiennent du bras gauche. La tunique voile tout le corps et retombe à grand plis de la ceinture. Le péplus est fixé sur l’épaule droite, descend derrière la déesse, qui en retient un bout à la hauteur de l’épaule gauche; il forme ainsi encadrement.

806B. — Pomone, marbre, -pl. 454A. Rome, coll. Mattéi, pl. 49.

Cette statue, dont nous n’avons ni les restaurations, ni la hauteur, a une ample tunique à larges manches, et le péplus enveloppe à peu près tout le corps. On trouve ce genre de vêtement au n° 827 B, qui offre une Abondance.

807. — Prêtresses (Deux) de Cérès, marbre grec, pl. 442. Rome, villa Albani.

Dés deux figures réunies sous ce numéro , la première a de moderne les deux bras, avec partie des manches, la corbeille, enfin les pieds ; la tête , qui est rattachée à la clavicule, est bien la sienne. Restauration de Cavaceppi. [ Haut. 9 pal. 2 on. ]

La seconde figure fait pendant avec la précédente, à laquelle elle ressemble par la pose, le vêtement et la hauteur. La tête est rajustée, mais la sienne. Sont modernes les bras, le bord extérieur de la draperie au-dessous de la manche droite et les pieds. [Haut. 9 pal. 2 on.] — Galerie du rez-de-chaussée.

807 A. — Prêtresse de Cérès, marbre grec, pl. 438 F. Rome,

villa Albani.

Cette statue est la mieux de toutes les Canéphores de la collection Albani. L’aspect que présente actuellement cette figure lui donne le caractère d’une Canéphore, de ces jeunes filles qui portaient sur leur tète d’élégantes corbeilles de fleurs dans les cérémonies du culte de Cérès. Ainsi le nom de Canéphore lui conviendrait-il mieux que celui de prêtresse de la déesse des moissons. Mais ce n’est qu’à la restauration que cette statue doit ces dénominations, la tête, la corbeille et tout le bras qui la soutient étant modernes.

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Je ne vois pas trop pourquoi une Canéphore ou une prêtresse de Cérès porterait sur la poitrine une tête qui, d’après le dessin peu arrêté, paraitrait ou une Méduse ou une tête de Mercure, ce qui n'a rien de commun avec des personnes consacrées à Cérès. Mais ce pourrait bien être le petit Acratus, génie bacchique enfant, dont, selon Visconti, on ne représentait que la tête avec des ailes , comme on le fait de nos anges et de nos chérubins. Cet ornement conviendrait assez aune prêtresse consacrée au culte de Cérès, l’amie deBaccbus. Les deux bandelettes croisées sur la poitrine et qui, assujetties par cette tête en manière de fibule , reçoivent sur les épaules d'autres larges agrafes qui soutiennent en arrière le manteau, donnent un caractère particulier à ce costume; on voit que la tunique inférieure est d’étoffe fine à petits plis ondulés. Le péplus, ouvert sur le côté droit et tombant jusqu’au milieu des jambes, paraît double, diploïdion : la manière dont le relèvela jeune prêtresse n’est pas d’un heureux effet. Le bras gauche est beau et fait regretter le droit. Une partie du bord du manteau sur la droite, les pieds et le bas de la robe qui les touche sont modernes. [Haut. 9 pal. 4 on.]

807B. — Atlante Canéphore, marbre, pl. 438H. Winckelmann, Mon. inéd. t. II, n° 2o5.

Winckelmann a publié ce torse dans ses Monuments antiques inédits, et y a reconnu un fragment de statue de Canéphore. Cet antique a été longtemps exposé dans la cour du palais Farnèse. Le mouvement du bras droit, qui était élevé, indique que le personnage tenait la corbeille qui était placée sur sa tête. Cette corbeille faisait chapiteau. Ces genres de Canéphores-caryatides étaient connus chez les Grecs sous le nom d 'Atlantes et chez les Romains sous celui de Telamons. Leur sexe était mâle, tandis que celui des Caryatides est toujours féminin. Winckelmann émet l’opinion que cette Atlante pourrait bien avoir appartenu au Panthéon de Rome et être l’une des Caryatides dont parle Pline , imaginant que l’écrivain romain a pu donner le nom générique de Caryatides à toutes les figures employées dans ce temple en guise de piliers. Les dimensions de ce torse, qui a 8 palmes de haut, s’accordent assez avec celles que devaient avoir les Caryatides de l’édifice romain.

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