‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 4)Chapitre 397 sur 436 · Minerve, bronze, pl. 467. Florence, Gori, pl · texte numérisé non relu

Minerve, bronze, pl. 467. Florence, Gori, pl

Le savant Gori trouvait cette statue si belle , qu’il a voulu y voir une reproduction delà Minerve Callimorplios de Phidias. Son péplus, couvrant l’épaule gauche , passe sous le bras droit et est ramené derrière le corps par la main gauche; circonstance qui se retrouve dans le Jupiter du musée de Florence, que nous donnons n° 679, pl. 4oi.

Cette disposition de péplus se présente assez fréquemment dans les statues de Miverve.

Les serpens qui bordent l’égide en s’enroulant les uns dans les autres, présentent un ornement plein de goût. La main droite, que la déesse élève, tenait, selon Gori, une des pommes du jardin des Hespérides. Nous renvoyons à cet auteur pour les raisons qu’il a fait valoir à l’appui de cette opinion. [ Haut. 4 pieds romains. ]

880. — Minerve, marbre pentélique, pl. 467. Rome, musée Chiaramonti , Visconti, pl. i4-

Cette statue se voyait autrefois au jardin du pape, au Quirinal ; elle a été récemment transportée au Vatican. Les éditeurs du Musée Chiaramonti ont

DE L’EUROPE

pensé que cetle Pallas était celle qui a été publiée par Cavallerio, p. 57, et donnée comme existant dans les jardins du cardinal de Ferrare. La raison qui les a conduits à avancer ce fait, c’est que les monumens antiques de ces jardins furent jadis transportés dans le jardin du pape.

La déesse est debout, chaussée de sandales et vêtue de la double tunique sans manches et sans ceinture. L’égide, non agrafée à gauche, mais placée eu baudrier, est munie du gorgonium; les serpens du bord manquent presque tous. Pallas porte la main gauche à sa hanche, lève le bras droit et s’appuie sur un sceptre.

La tête, antique, est d’emprunt , les bras sont modernes en entier. La restitution des bras et du sceptre, telle qu’elle est, convient bien au caractère de la déesse, ainsi que Pégide, ajustée ici de manière à être plutôt un symbole qu’une armure.

Malheureusement, le casque latin qui surmonte la tête d’emprunt, a la calotte trop basse, et la pointe sur le front trop élevée , ce qui déplaît à l’œil et nuit aux proportions de l’ensemble.

La statue est un peu maniérée : cela tient au contraste trop brusque des plis de la partie droite de la tunique et des draperies de la partie gauche. [Haut. 5 pal. îo on. ]

88 1. — Minerve, marbre peut., pl. 467. Florence, Gori, pl. 6.

La Minerve dont nous avons ici l’image est appelée par Gori Ergané , c’està-dire ouvrière ; elle tient , en effet , à la main gauche une navette , et son vêlement convient parfaitement à la déesse qui avait inventé l’art du tissage. Cet art était exercé, chez les anciens principalement, par les jeunes fdles , circonstance à laquelle fait allusion la longue tunique virginale dont est vêtue notre Minerve , qui a les traits d’une jeune fdle. Par-dessus est une tunique trèscourte; les bras de la déesse sont nus. Il paraît même, ainsi que l’a remarqué Gori, que le bord supérieur de la petite tunique est disposé au-dessous du sein droit de manière à ce que Minerve puisse y placer sa navette. La chevelure, sans arrangement étudié, concourt à indiquer le laisser aller d’une occupation casanière.

Le casque, avec la cuirasse à écailles, nous apprend que cette fille est Minerve. [ Haut. 8 po. 1/2. ]

882. — Minerve , marbre grec, pl. 468. Coll. Giustiniani, pl. 4-

La tête de cette statue lui appartient, mais est rapportée.

Sont modernes, le bras droit, l’avant-bras gauche et le bouclier.

La déesse, assise sur une colonnette, est coiffée du bonnet phrygien et voilée; elle est vêtue d’une tunique sans manches, retenue par une ceinture et couvrant le sein ; ses pieds, chaussés de sandales, reposent sur l’hypopodium.

Le péplus passe sur l’épaule gauche et revient entourer les membres inférieurs , en formant des plis nombreux et élégans.

Le bouclier, dû au sculpteur moderne, porte une petite tête de Méduse.

Cette statue ne représentait-elle pas originairement une Cybèle (1)?

(1 ) Cette conjecture, qui a beaucoup de vraisemblance, est due à M. Fossati.

Les Minerves assises sont extrêmement rares. La colonnette qui sert de siège à la divinité s'offre comme un symbole de la stabilité de la terre; enfin, les seins fortement proéminens , et comme remplis de lait , le bonnet phrygien , conviennent parfaitement à la déesse mère de la Phrygie.

La supposition admise , il n’est pas nécessaire d’ajouter que les bras , dus à la restauration , sont un contre-sens.

Cette statue est d’une fort belle exécution. La pose est pleine de noblesse et respire un calme qui caractérise parfaitement la mère des dieux ; la tête est d’une grande beauté. [ Haut. 8 pal. 6 on. ]

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