Minerve, marbre peut. pl. 468. Musée Chiaramonti
Visconti, pl. i3.
Cette statue, lors du gaspillage de la célèbre villa Peretti, fut vendue à Jenkins, plus tard à Albaccini; dans la suite elle passa au Vatican.
On ne sait pas si sa restauration en Minerve est due au ciseau d’ Albaccini lui-même ou à un travail antérieur.
Peut-être eût-il fallu la restaurer en Diane; car la tunique sans ceinture convient plus à Diane qu’à Minerve.
De plus , le mouvement des bras se prête à merveille au cas où la main droite eût puisé dans le carquois, suspendu jadis vraisemblablement au baudrier, une des flèches, et où la main gauche, abaissée, eût tenu ce carquois.
La restitution toute différente qu’on a exécutée pour faire de cette statue une Minerve , s’accorde moins avec ce qui existe d’antique.
Une tête antique remplace la tête perdue. Les bras, les pieds, le bouclier, sont modernes; ajoutons que si cette statue eût été une Pallas, le baudrier, au lieu de tenir l’épée au côté gauche, suivant la mode latine, eût été disposé conformément à l’usage grec, de façon que l’épée pendît au côté droit.
Le restaurateur a changé par erreur sous le bras droit le jeu de la tunique; les éditeurs du Musée Chiaramonti ne se sont pas aperçus de cette faute de l’artiste.
La déesse , chaussée , casquée , debout , s’appuie sur le pied droit ; elle est vêtue de la tunique talaire sans manches, tombant fort bas ; autour du corps est accroché un baudrier qui descend au côté gauche; le bras droit est à présent plié et levé, et le bras gauche, abaissé, tient un bouclier rond, presque vertical, touchant à terre.
Visconti et Guattani y voient l’ouvrage d’un ciseau grec -.jusque-là c’est possible; mais lorsqu’ils ajoutent que la description par Maxime deTyr [Disc, xxvi), delà Pallas dePhidias coïncide en tout point , par la disposition , les symboles , l’exécution , avec notre statue, ces antiquaires sont manifestement dans l’erreur. [Haut. 7 pal.]