Apollon, marbre, pl. 476. Musée de Dresde
Cet Apollon, dont les formes appartiennent plutôt au sexe féminin qu’au sexe masculin, rentrerait dans cette catégorie de statues que l’on appelle Apollines. Mais nous doutons que ce soit un Apollon, bien que la coiffure de cette statue soit bien celle qui caractérise ce dieu.
Nous sommes plutôt porté à y voir un Narcisse en proie à un vif amour de son image, qu’il vient de contempler dans le miroir des eaux.
Nous ignorons quelles sont les parties modernes de cette statue. La disposition des cheveux pourrait bien être le résultat de la restauration. — Leplat, pl. i3o. [Haut. 4 pieds.]
* 91 1. — Apollon Pythien, marbre pentèlique, pl. 268. Musée
du Louvre, n° 4oi.
Des restes d’une figure jeune très-mutilée, on a fait un Apollon, qu’indiquaient les formes du haut du corps et la disposition de la draperie; la tête est moderne. [Haut. om,78g=: 2 pi. 5 po. 2 li. ]
* 912. — Apollon Pythien, marbre, pl. 269. Musée du
Louvre, n° 627.
Statue bien conservée , n’ayant de moderne que la main et le poignet gauches. Apollon, la main droite repliée sur sa tête, est dans l’attitude du repos.
Le jeune dieu s’appuie sur le trépied de Delphes surmonté de son couvercle, | et le long des supports duquel se glisse un serpent.
DE L’EUROPE
La coiffure est d’un style assez ancien; les cheveux, renoués par derrière sur le cou, forment une masse large et plate, qui tombe en tresses régulières sur le dos. Cette coiffure ressemble à celles des figures d’Egine et des têtes de Minerve d’ancien style. [Haut. im,i64 = 3 p. 7 po. ]
912 A. — Apollon, marbre, pl. 476. Rome, collection Torlonia, t. II, n° 18.
Notre gravure offre cette statue parfaitement conservée, et nous n’avons point de renseignemens qui indiquent des restaurations.
Un éphèbe nu, debout, la tête légèrement baissée, regarde vers le ciel, suspicit. Ses bras, allongés, rappellent l’attitude de l’Apollon 912 E, même planche, et 947, planche 489. Sa tête est ceinte du crédemnum; un pilastre est à sa gauche. [Haut, ignorée.]
912 B. — Apollon, marbre, pl. 482. Cavaceppi, t. I, pl. 33.
Cette jolie statue représente le dieu de l’harmonie chantant: sa lyre, dont il vient de s’accompagner et qu’il tient de la main gauche, repose sur un tronc d’arbre; dans sa main droite, élevée, est le plectrum.
Apollon, complètement nu, tient sa lyre; il est chaussé de sandales; ses cheveux, disposés en corymbe, sont environnés d’une couronne de laurier.
Nous croyons que les bras sont modernes et qu’ils ont été disposés autrementqu'ils ne l’étaient primitivement. Le dieu devait tenir sa lyre d’une main et la toucher de l’autre, et non point élever le bras droit de la manière bizarre dont le fait la statue restaurée.
Le torse est d’une grande beauté. La tête, qui est fort jolie, nous paraît antique.
912 C. — Apolline, marbre, pl. 477. Florence (Tribune de
la galerie de).
Cette charmante statue connue sous le nom à'Apollino, décore la célèbre salle appelée Tribune , dans la galerie de Florence, qui la possède depuis 1 780. Mengs dit que si l’Apollon du Belvédère offre l’idée du style sublime, l’Apolline de Florence donne l’idée du beau et du gracieux.
Le marbre rend avec une incroyable perfection la douceur, le moelleux des chairs. La pose est pleine de grâce et d’élégance. L’air de la tête est charmant, le port svelte et les proportions d’une admirable harmonie.
Cette statue est entièrement antique. Une conservation de ce genre est presque unique. [Haut. 4 pi- 6 po.]
a 91 2 D. — Apollon, marbre de Luni, pl. 478. Rome, coll. Vescovali, inédit.
Le dieu est représenté la chlamyde nouée sur l’épaule droite et rejetée derrière le dos ; il s’appuie , le bras gauche tendu et rapproché du corps , sur un tronc
d’arbre, où est suspendue une lyre aux. cornes torses; la main droite, louchant la hanche, tient le plectrum.
Cette statue, trouvée à Talleri, ville Étrusque en ruines, dans le voisinage de Civita- Castellaua, peut avoir appartenu aussi bien à Mercure qu’à Apollon. On dirait que la restauration a évité de rien faire qui pût trancher cette incertitude, car elle a écarté tout symbole exclusivement propre à Apollon, et lui a donné seulement la lyre à cornes de bouc, cédée à ce dieu par Mercure, qui en fut l’inventeur.
Le temps a fait bien des ravages sur ce monument , car à présent tout est moderne , hors le torse, le bras droit et la cuisse droite; la tête est antique, mais empruntée. [ Haut. 5 pal. 10 on. ]
912 E. — Apollon, marbre, pl. 476. Rome, coll. Mattéi, pl. 8.
Nous sommes réduit, sur cette statue, au dessin que nous en donnons.
On voit, par la gravure, que la statue manque de l’avant-bras gauche.
Un éphèbe, légèrement penché sur l’aîne gauche, regarde le ciel de ce côté et relève en avant sa main gauche. Le bras droit est allongé vers le bas.
A gauche de la figure est un petit pilastre incliné.
La tête a l’arrangement des cheveux particulier aux Apollons.
a 912 F. — Apollon Pythien, marbre, pl. 494 B. Angleterre coll. Cocke, à Holkam (Norfolk).
Cette statue se trouve dans une niche au-dessus de la cheminée, et l’élévation à laquelle elle est placée ne permet pas d’en parler avec une parfaite connaissance de cause : ce n’est même que par approximation que j’ai pu juger de sa grandeur; au reste, il est aisé de voir que ce n’est qu’un torse dont on a fait un Apollon appuyé du bras gauche sur un trépied antique posé sur un rocher; ce trépied est garni de sa cortine et du serpent.
Sont modernes : la tête, ainsi que l’avant-bras droit placé sur la tête, le bras gauche depuis l’épaule, les cuisses. Le torse est lourd, mal d’ensemble; en somme, la statue est médiocre. [ Haut. 4 pi. 6 po. ]
a 9 1 3. — Apollon, marbre Luni , pl. 478. Rome, collection
Vescovali, inédit.
Celte statue a été trouvée dans une fouille à Talleri, ville antique étrusque, à douze lieues au nord de Rome.
Le dieu, complètement nu, est debout, le genou gauche un peu plié; il s’appuie légèrement du coude sur un tronc d’arbre, une flèche est à la main droite, l’arc à la gauche, abaissée en avant.
La tête est empruntée à une autre statue; il ne reste de la statue primitive que le torse, le bras droit jusqu’au coude, une petite partie du bras gauche, elles cuisses.
DE L’EUROPE
La tête est trop d’aplomb, trop roide; les jambes sont grêles et mal plantées. Ces défauts deviennent plus saillans par la juxta-position de l’antique , qui est au contraire d’un travail parfait. Les proportions sont belles, les muscles sont tendus sans exagération; tout le corps respire de la dignité. [Haut. 6 pal. 5 on.]