‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 4)Chapitre 407 sur 436 · Apollon, marbre, pl. 484- Rome, collection Gius · texte numérisé non relu

Apollon, marbre, pl. 484- Rome, collection Gius

tiniani , pl. 5 1 .

Celte statue est d’une belle exécution. Apollon est debout, près d’un tronc d’arbre couvert de sa chlamyde et où s’enroule le serpent Python.

La tête , antique , est celle de la statue mais a été séparée. Sont modernes : le nez, la main droite, l’index, la moitié du pouce et du médius, la main gauche avec la partie d’arc qu’elle tient, les deux bouts de l’arc. Cassure au poignet droit. [Hauteur 7 pal. 8 on.]

933 A. — Apollon , marbre, pi. 482 B. Mantoue, musée de

l’Académie.

Le caractère de cette statue, les symboles qui l’accompagnent, font facilement reconnaître un Apollon jeune, conservateur, sauveur. La chevelure du dieu, ceinte d’un strophion, rappelle par sa disposition gracieuse la chevelure d’une femme, et revient en deux larges mèches bouclées sur ses épaules; à gauche, est un laurier, le long duquel s’enroule un serpent. Au sommet de l’arbre fatidique , est placé l’épervier , emblème du soleil ; près du pied , un fragment de marbre indique qu’il y avait également de ce côté d’autres attributs caractéristiques d’Apollon. Le dieu s’incline légèrement vers le laurier, dont il saisit le feuillage.

La physionomie d’ Apollon est pleine de grâce et d'un calme rempli de douceur. Le corps respire la jeunesse. Il règne dans les muscles cette morbidesse propre aux meilleures œuvres du ciseau antique. Aussi est-il vraisemblable que cette statue appartient à la sculpture grecque et non à la sculpture étrusque, comme on l’avait pensé longtemps. Elle date sans doute de la troisième époque de l’art hellénique , alors que le gracieux et le beau succédèrent au style noble et grand de l’époque antérieure, sans que la grâce et la finesse des formes tombassent pour cela dans le mou et l’affecté. Le caractère qui distingue cet Apollon n’a rien de commun avec les œuvres, même de la meilleure époque de l’art étrusque, ou quelque chose de roide et de maniéré, de lourd et de forcé avait succédé à la sécheresse et à l’aridité des monumens du premier âge. [ Haut. 4 pi. 9 po. 1/2. ]

934- — Apollon, marbre yrec , pl. 484- Rome, collection Giustiniani, pl. Ô2.

Peu de parties de cetle statue sont antiques. Le serpent qui entourait le tronc d’arbre n’existe plus ; le carquois qui élait placé sur les épaules du dieu a disparu. La tête et le cou sont modernes; on a rattaché le bras droit, qui était brisé à l’extrémité du biceps ; il en est de même de la moitié du deltoïde gauche. Le col du fémur de la cuisse gauche avait été cassé également. Les deux jambes, à partir du genou , le tronc d’arbre et la plinthe sont dus à un ciseau moderne. [Hauteur 4 pal. 9 on. ].

g35. • — Apollon Pythien, bronze, pl. 484- Naples, musée

Borbonico.

Cette belle statue d’ Apollon avait été déterrée à Pompéi , privée des bras et du pied gauche : ces parties ne furent trouvées que quelque temps après , dans un autre endroit.

Le dieu, vêtu d’une légère chlamyde, se penche en avant et est sur le point de décocher un trait. (Voyez la Diane, 1239 B.) [ Hauteur 5 pi. 1/2 ].

STATUES ANTIQUES

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