‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 4)Chapitre 410 sur 436 · Apollon, marbre, pl. 487* Naples, musée Borbonico · texte numérisé non relu

Apollon, marbre, pl. 487* Naples, musée Borbonico

Réduit, sur cette statue inédite, au seul dessin que nous en donnons, nous dirons que l’ensemble présente une conception très-belle et tout à fait dans le goût de nos meilleures figures d’Apollon.

Un Ephèbe nu, debout, la tête ceinte du crédemnum, lève la main gauche vers le ciel. Le bras droit, allongé vers le bas, paraît tenir un pleclrum. Une chlamyde, jetée sur l’épaule gauche, retombe derrière une lyre qui est posée sur un piédestal. L’instrument ainsi placé offre un heureux accessoire.

L’on a, au même musée (de Naples) , des statues d’Apollon où la lyre et la colonne ont été conservées. (Voy. 948 C, pl. 476 D.) [Haut, ignorée.]

946. — Apollon, marbre, pl. 488- Angleterre, collection Blundell, pl. 12.

Cette statue provient de la villa Mattéi. Le torse est joli, mais le marbre a beaucoup souffert , est usé et en fort mauvais état.

Sont modernes: la tête, les bras, à partir des épaules, le tronc d’arbre, la lyre et la jambe droite depuis le milieu du genou. [Haut. 4 pi- 9 po.]

946 A. — Apollon, marbre de Paros, pl. 488. Angleterre, collection Blundel, pl. 2 3.

Cette statue est d’un travail fort médiocre. Les deux bras sont restaurés audessous des deltoïdes ; la tête , la cuisse gauche depuis la partie supérieure jusqu’au-dessus du genou, les deux pieds et la partie inférieure des jambes sont modernes, ainsique le trépied. [Haut. 4 pi- 2 po.]

946 B. — Apollon, marbre pentélique, pl. 488. Angleterre, collection Blundell, pl. 39.

Cette belle statue, assez bien conservée et tenant de l’ancien style, provient de la collection de lord Besborougb à Rochampshire. Les cheveux sont relevés de côté par une bandelette, et tombent en arrière. Sont modernes : la main et le poignet droits, le bras gauche à partir de l’épaule. [Haut. 4 pi- 8 po. ]

a 946 C. — Apollon, marbre grec, pl. 476 D. Borne, villa Pamphili, inédit.

Apollon n’a d’antique que le torse, le bras droit, une partie du bras gauche proprement dite, et les cuisses; mais la perfection du travail console, sous un rapport, des dégradations du temps; car, dans ce qu’il y a d’antique, le corps est fort et beau, la pose noble et sans affectation, les contours de la plus grande pureté.

DE L'EUROPE

Plusieurs centaines de statues viriles nues, qui paraissent n’avoir été rien que des académies, ayant été tirées des fouilles extrêmement mutilées, furent restaurées dans les deux siècles passés ; on en a fait presque constamment des Apollons portantlalyreou en jouant; et la tête rapportée, moderne ou antique, était toujours choisie, autant qu’on le pouvait, avec un grand nœud de cheveux sur le devant. Cette observation nous doit mettre en garde contre toutes ces prétendues attributions d’Apollon , et par conséquent grossir d’autant le catalogue des Doryphores qu’on pourrait faire.

Notre Ephèbe est debout et le genou droit légèrement plié, il abaisse les bras ; il tenait probablement une lance ou peut-être les Haltères ou le disque. [Haut. 8 pal. 9 on.]

a 946 D. — Apollon, marbre grec, pl. 476 D. Rome, villa

Pamphili , inédit.

Cette statue n’a d’antique que le torse, une petite partie des bras proprement dits, la cuisse droite et partie de la cuisse gauche.

La restauration en a fait un Apollon regardant en haut , tenant le plectrum de la main droite abaissée, et appuyant avec l’avant-bras gauche sa lyre sur sur un tronc d’arbre.

Suivant moi , c’était un gymnaste , se reposant de ses longs exercices , en s’appuyant lourdement sur sa lance de la main gauche, sujet qu’on rencontre fort souvent sur des coupes peintes.

Cette sculpture n’a que du naturel et manque de grandeur et d’idéal. [Haut. 8 pal. 9 on.]

Page 1