Apollon, marbre de Paros, pl. 4go. Rome, musée
Capitolin.
Statue trouvée à Rome sur le mont Esquilin , dans la villa Palombara. Elle est très-semblable à l’Apollon 921 B , de même hauteur et en basalte. Elle a comme celle-ci la chlamyde roulée autour des reins. Au n° 921 A. La chlamyde descend de l’épaule sur le bras. Aux n03 g4o, 942 la figure est nue.
La tête est celle de la statue ; elle est rattachée ; le nez est moderne.
Sont modernes , en outre : les deux bras depuis le deltoïde , la lyre , le trépied , la draperie le long de la cuisse et de la jambe gauches, le pied gauche et enfin la partie de la draperie qui s’étend sous le trépied. La figure antique conservait un fragment du trépied et du serpent. [ Haut. 9 pal. 9 on. 1/2. ]
954 A. — Apollon, marbre, pl. 490. Rome, musée Capitolin.
Apollon a sa lyre sur un pilastre, et appuie la main gauche sur la traverse
ni.
226 statues antiques
de l’inslrument, à la hauteur de sa tête. La main droite tient le plectrum près des cordes. Dans cette position, la figure est inclinée et la jambe gauche est croisée sur la droite. La chlamyde recouvre le pilastre.
Ce genre de composition est plus dans le goût moderne que dans le goût antique. La lyre sur le pilastre est à moitié en porte à faux. Nous ne serions pas étonné que la restauration eût fait un Citharède d’un Sauroctone, ou d’un athlète au repos. — Lorenzo Rè, t. I, atrio , pl. 20. [Haut. 8 pal. 6 on. ]
954 B. — Apollon, marbre, pl. 4go. Rome, collection Mattéi, pl. 4.
Nous sommes réduit, sur cette statue, au dessin que nous en donnons.
L’ensemble de la figure offre une belle conception. Apollon, que l’on reconnaît à l’arrangement particulier de ses cheveux, lève la tête et regarde le ciel. Delà main gauche, il tient sa lyre appuyée sur un tronc d’arbre, à la hauteur de la poitrine; l’autre bras s’allonge vers le bas, et la main tient un plectrum.
L’on a des Apollons où la lyre et la colonne ont été bien conservées. (Voy. g48 C, pl. 476 B. Voy. aussi g45, pl. 487.)
954 C. — Apollon, marbre de Luni, pl. 490. Rome, collection
Pamphili, pl. 43.
Apollon est debout, entre un trépied sur lequel il appuie sa lyre et un tronc d’arbre à droite, sur lequel sa chlamyde est placée. Il a un baudrier passé de droite à gauche. La main droite , abaissée , tient le plectrum , et la main gauche , un peu élevée, la cithare. Celle-ci touche au bassin du trépied, qui est à gauche, et sur lequel rampe un serpent.
Dans cette statue, sont modernes : la tête, le cou, le bras droit, depuis le milieu du deltoïde; la main, la lyre; la jambe gauche, depuis le genou jusqu’aux malléoles; le trépied, moins les pattes de lion. Large tasseau sur l’abdomen et les flancs, le torse, les bouts des bras, les cuisses, la jambe droite et les pieds.
On pourrait blâmer le nombre , la disposition et l’exécution des accessoires : tels qu’ils sont, ils nuisent au bon effet de l’antique. On a eu tort de resserrer la statue entre le trépied et le tronc d’arbre. [ Haut. 5 pal. 2 on. ]
954 D. — Apollon, marbre, pl. 494 B. Angleterre, coll.
Pembroke.
Nous ignorons s’il y a des restaurations à cette statue, qui, selon notre dessinateur, était placée assez haut pour que son travail en fût difficile. Il est probable quelle n’a éprouvé d’autres lésions que celles indiquées par la gravure Il manque une des cornes de la lyre et des doigts à chaque main.
DE L’EUROPE
C’est une gracieuse figurine d’une pose à peu près semblable au petit bronze du Musée britannique donné sous le n° g54 D. [Haut, x pi. g po.]
954 E. — Apollon, marbre de Luni, pl. 486 A. Montfaucon, t. I, part. 1 , pl. 5 1 , n° 1 .
Montfaucon, en donnant cet Apollon, n’indique ni la matière dont il est fait, ni le lieu où il était ; mais il cite une inscription latine qui l’accompagne , et en se reportant à l’ouvrage de Gruter , qui donne aussi cette inscription (pl. 38 , n° 10), on trouve les indications que l’ouvrage de Montfaucon laisse à désirer. Selon Gruter, qui donne l’inscription d’après Smethius, cet Apollon se trouvait à Rome dans le jardin du cardinal Cœsi. Il tenait à la main droite un plectrum , que la gravure de Montfaucon ne reproduit pas , et ce que ce dernier auteur a donné pour un cippe serait un tronc d’arbre. Le commencement de l’inscription était gravé sur le cippe ou tronc , et le reste sur la base , faite du même marbre que la statue. En voici les termes : (sur le cippe) Ex præcepto J. O. M. D. per Acacium et Olympium patrem, (sur la base) Antonii Mariani pater et jilius simulacrum Apollinis statuerant.
La traduction que Montfaucon donne de cette inscription suppose que le nom Acacium est accompagné du mot notarium.
954 F. — Apollon, marbre de Luni, pl. 486 B. Rome , musée
du Capitole.
Sont modernes dans cette statue : la tête, le cou, le nu de la poitrine jusqu’à la chlamyde, la main et le poignet droits , les orteils des pieds en partie, et la corne gaucbe de la cithare.
Le dieu de Délos est nu , les pieds non chaussés ; il porte la chlamyde agrafée • à droite, jetée sur l’épaule gauche et tombant sur la stèle carrée, où il appuie son instrument. La main gauche, qui le tient, est abaissée; la main droite l’est aussi, mais plus rapprochée du corps, et celle-ci tient le plectrum. La tête, moderne, penchée à gauche, aies cheveux noués par-devant. Le poids du corps porte sur le pied droit et sur la stèle.
La stèle carrée est, dans les peintures de vases, le symboleie plus employé pour désigner un gymnase. C’est du moins ce qu’indique le fait qu’elle n’accompagne que des exercices de palestre ou de stade. Ces stèles furent dans la suite surmontées de têtes de dieux, soit simples comme celles d’Hermès et d’Eros, soit doubles comme celle d’Hermathena; plus tard, on en fit avec des têtes-portraits d’hommes célèbres. L’Agora avait aussi ce genre d’ornementation, mais son emploi le plus ancien et le plus caractéristique avait lieu dans les établissemens consacrés à l’éducation, comme les gymnases et le stade.
Ainsi la stèle carrée de notre monument désigne un Apollon gymnique, car les concours variés de musique et de poésie faisaient partie des jeux solennels, mais en tenant la seconde place. [Haut. 7 pal. 5 on. 1/2.]
STATUES ANTIQUES
q54 G. — Apollon, bronze, pl. 494 C. Londres, Musée
britannique.
Ce petit bronze, provenant de la collection Knight, présente une pose analogue à celle de la statue en marbre 954 D de la collection Pembrocke. Il est accoudé du bras gauche sur une colonne; la main gauche manque, et le bas de la jambe droite est moderne, ainsi que le pied. Cet Apollon porte un diadème, comme celui du n° 931. [Haut. 5 p. 6 lig.]