Apollon, marbre, pl. 493. Musée de Dresde
Cette statue provient de la collection Chigi. Par son sujet et par la position du corps, elle rappelle les Sauroctones du musée Pie-Clémentin et du Musée royal, pl. 47 5 et 261 , et en diffère par l’attitude du bras droit, qui est replié derrière le dos. Du reste, cette statue n’est qu’un assemblage de fragmens antiques.
La tête est belle, mais rapportée; elle ne lui convient pas, car son caractère est celui des têtes d’Antinoüs. — Leplat, pl. 53; Description, p. 23o. [Haut. 2 aunes 1/2.]
962 A. — Apollon, marbre de Carrare, pl. 493. Rome, collection Pampliili, pl. 38.
Sont modernes dans cette statue : la tête, les bras en entier à partir du milieu des deltoïdes, les jambes, les pieds et le tronc d’arbre; elle est, du reste, bien restaurée.
Apollon nu, debout, en repos sur le pied gauche, la tête penchée, regarde à gauche et s’appuie, delà main droite, sur un tronc d’arbre; il porte la main gauche derrière le dos.
Il eût mieux valu , dans la restitution , appuyer le bras droit sur une lance. On aurait eu alors Doryphore , ou un personnage mythique revenant de la
chasse ou du combat. Au point de vue de l’art, cette restauration aurait un meilleur effet en rapprochant davantage les lignes d’en bas qui s’écartent trop : au besoin, une cuirasse pourrait joindre et raffermir la jambe et le bas de la lance.
Sur les vases peints, la pose de notre statue, souvent modifiée ainsi que je viens de le proposer, est donnée à des Ephèbes habillés ou non habillés, d’où pourrait s’induire qu’on n’a pas ici un Apollon, mais une des nombreuses académies en marbre dans lesquelles l’artiste cherchait à réunir la beauté, la jeunesse , la force et la dignité. Nombre de sculpteurs s’étaient essayés à ces sujets, et Pline en cite même un de Polyclète. Polycletus fecit et Dorypb.oru.rn viriliter puerum. (Lib. xxxiv, c. 8.) [Haut. 8 pal. 7 on. 1/2.]
962 B. — Apollon, marbre pentéligue, pl. 493. Rome, collection Pamphili, pl. 5o.
L’auteur de la restauration de cette statue nous paraît avoir eu tort d’en faire un Apollon , et Venuti , qui l’a publiée , d’avoir accepté cette restauration sans beaucoup de critique. La chlamyde massée sur l’épaule gauche et passée sur l’avant-bras du même côté caractérise Mercure, qu’on rencontre fréquemment ainsi drapé dans les statues antiques.
Ainsi, il faut restituer à Mercure cette statue, qui , du reste, n’est pas sans mérite. La restauration, d’ailleurs bien exécutée, a eu beaucoup à refaire. Sont modernes, en effet, dans cette statue : la tête, presque tout le bras droit, la main et le poignet gauches, la moitié des cuisses, les jambes, les pieds, enfin le pan vertical de la chlamyde.
L’attitude de ce Mercure a beaucoup de dignité. [Haut. 6 pal. 2 onc.]
a 963. — Apollon, marbre de Luni, pl. 4p5. Dépôt du Musée du Vatican; inédit.
Le dieu est nu, debout, et s’appuie davantage sur le pied droit; le bras droit est plié en avant, et les trois derniers doigts de la main droite sont fermés. Quant au bras gauche, on sait seulement qu’il était levé et de côté.
La belle tête de cette statue est antique, mais n’est pas la sienne ; elle est fort restaurée. Sont modernes : tout le bras gauche, à partir de la pointe du deltoïde, le bout des doigts de la main droite, et l’orteil du pied gauche. Ainsi, cette statue, dont la pose est noble et les formes correctes, n’est pas mal conservée. [Haut. 9 pal. 6 on. 1/2.]
964. — Apollon ou Narcisse, marbre grec, pl. 495. Rome, musée Chiaramonti.
Voici d’abord la description de cette statue, qui, à raison de ses accessoires, semble la principale figure d’un groupe.
DE L’EUROPE
Un Ephèbe debout élève les bras dans une position qui indiquerait qu’il vient de décocher une flèche; il tient même un fragment d’arc à la main gauche. Jusqu’ici rien n’indique Narcisse.
Mais à la gauche de la figure est un tronc d’arbre recouvert d’une chlamyde, avec les figurines suivantes : un petit amour voltigeant est placé à moitié hauteur du tronc d’arbre, au pied est la nayade d’une fontaine couchée, et devant elle est un masque en très-bas relief, qui nous paraît, le seul moyen de représenter par la sculpture l’image de Narcisse dans une fontaine.
Les restaurations, quoique nombreuses, n’ont pas dénaturé les figures antiques, comme on le verra plus loin, et non-seulement les yeux de l’Éphèbe debout ne se dirigent pas vers la fontaine, mais sa tête n’est pas placée de manière à ce que le masque puisse en être le mirage dans la fontaine , son talon posant sur le masque.
Si donc les accessoires de cette figure lui appartiennent, il faut supposer qu’il était posé sur un prolongement de la plinthe à notre gauche , et qu’il faisait face à notre droite. La position des bras que la figure élève, et qui sont modernes, peut convenir à un homme qui se mire dans une fontaine.
La tête de la figure est la sienne, mais a été séparée, et elle est retravaillée en beaucoup d’endroits. Sont modernes ; les deux bras avec les mains et le fragment d’arc, et les jambes à partir du genou.
Sont modernes au petit amour : la tête , le cou , les épaules , le pied droit, enfin l’extrémité de l’aile, qui est en plâtre, et, à la figure couchée , la tête , la moitié de la poitrine, le bras gauche et la corne d’abondance, ces deux dernières parties en plâtre.
La figure manque de l’avant-bras droit. [Haut. 2 pal. xo on. 1/2.]