‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 4)Chapitre 428 sur 436 · Clio, marbre, pl. 5oo. Angleterre, Cavaceppi · texte numérisé non relu

Clio, marbre, pl. 5oo. Angleterre, Cavaceppi

Cette statue porte la pœnula , comme notre Zingarella, qui n’est qu’une Diane (voyez n° i23i). Ce vêtement se trouve encore attaché par des fibules sur le bras, et enfin nous y voyons la courroie d’un carquois ; on ne peut donc refuser de croire à une mauvaise restauration.

985. — Clio, marbre de Luni, pl. 5 00. Rome, Musée Pie- Clémentin, t. I, pl. 16.

Cette statue trouvée dans la villa Tiburtine de Cassius, est à présent dans la salle des Muses au Vatican. Elle en forme , selon quelques-uns , le plus bel ornement. Beauté, grâce, élégance, tout chez elle est réuni.

La Muse, chaussée d'alutœ, assise et calme, semble suspendre un instant son travail, lève doucement la tête, et réfléchit. Ses cheveux, décemment coiffés, sont couronnés d’olivier et parés du strophiam ; la tunique est à courtes manches, la ceinture est haut placée, et le péplus , roulé autour du corps, est massé sur les cuisses et descend sur les pieds.

La conservation de ce chef-d’œuvre laisse beaucoup à désirer. La tête, replacée, heureusement la sienne, n’est restaurée qu’au nez; mais le cou, le sein droit, l’avant-bras droit et plus que l’avant-bras gauche, les mains, partie du volume, le genou droit et l’extrémité du pied gauche sont modernes. [Haut. 5 pal. 6 on.]

986. — Clio, marbre de Luni, pl. 5oo, Rome, Musée Pie- Clémentin, t. II, pl. 2 4-

La Muse de l’histoire est vêtue seulement d’une tunique rabattue sur le corps, à manches courtes, et serrée par une ceinture; elle est assise sur un siège garni d’un coussin, ses bras sont ouverts, le droit un peu abaissé, le gauche relevé. La Clio Tiburtine, numéro précédent, est représentée méditant et écrivant; celle-ci débite une de ses productions.

Cette Muse et l’Euterpe n° 1001 , pl. 5o3, proviennent des fouilles du théâtre d’Otricoli, exécutées sous Pie VI. Voici l’état matériel de ce monument d’après notre examinateur de Rome. La tête n’est pas la sienne, mais est antique; elle est restaurée au nez, et à la couronne en partie. Sont modernes : les bras, les mains, le pied gauche, moitié du siège et du coussin, enfin une partie du dos. Ainsi qu’on peut le voir, Visconti fait supposer antiques les avant-bras , qui ne le sont pas.

Notre Clio restituée est à présent couronnée de laurier, et tient de la main gauche un volume. [Haut. 8 pal. 7 on. ]

987. Clio, marbre grec, pl 5oo, musée de Stockholm, Guattani, an 1784.

Nous n’avons pas les restaurations des Muses de Stockholm. Guattani nous dit que la tête de Clio n’est pas la sienne, et l’on doit croire à des restaurations importantes aux bras, vu surtout que les deux manches de la tunique ne sont pas semblables. La courroie que la figure a sur la poitrine décèlerait une Diane ou une nymphe de Diane. La disposition du péplus ne se retrouve sur aucune autre de nos figures.

a 988. Clio, marbre grec, pl. 5oi , Rome, musée Chiaramonti,

inédite.

Si l’on rapproche de ce beau monument la Clio peinte d’Herculanum, on est frappé de la ressemblance qu’ont entre elles les deux figures , et ce rapprochement conduit à reconnaître que dans la statue la restauration est erronée. La main droite ne devrait pas tenir la flûte, signe distinctif d’Euterpe, et le volume placé dans la main gauche eût été mieux déroulé.

La Clio d’Herculanum et la nôtre diffèrent en ceci , que l’une semble croiser les genoux, tandis que l’autre ne croise que légèrement les pieds; pose dans laquelle le fond de l’idée est, du reste, conservé.

La tête de cette statue est la sienne, mais elle est rapportée, et restaurée au nez. Sont modernes : le cou, les avant-bras, les mains, une partie du pied droit , l’extrémité du pied gauche et tout le pan du manteau aboutissant à gauche.

La Muse de l’histoire, chaussée de sandales , est assise sur un siège massif; un faisceau de volumes , tiré du scrinium et posé dessus , est à terre à sa droite. La tête est couronnée d’olivier ; sa coiffure est simple , et quelques mèches de cheveux flottent sur les épaules. Son manteau, ajusté d’abord sur la tunique, partant de l’épaule gauche et y faisant retour, retombe sur l’avant-bras et sur les genoux. Le volume devait être tenu à deux mains et déroulé; la tête semble mal replacée; elle devait être penchée, comme celle de la Clio Tiburtine.

Le seul défaut que l’on puisse trouver à cette statue, est l’affaissement trop marqué du péplus entre les cuisses; à part cela, c’est une gracieuse et savante production. Elle était au jardin du pape au Quirinal. [Haut. 6 pal. 6 on.]

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