‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 4)Chapitre 432 sur 436 · Muse, marbre, pl. 5o2. Musée de Dresde, Augus · texte numérisé non relu

Muse, marbre, pl. 5o2. Musée de Dresde, Augus

teum, pl. 97.

Cette statue a été donnée comme une Diane, par l’auteur de Y Augusteum. Nous l’avons aussi placée parmi les Dianes, sous le n° 1233, pl. 5y5. (Voyez l’article mis sous ce numéro. )

994* — Clio, marbre grec, pl. 5o2, Rome, villa Massimi, autrefois coll. Giustiniani, pl. 34-

C’est à tort que notre planche présente celte Muse la main gauche ouverte , car, dans l’original, cette main tient un volume.

(1) Il nous semble qu’on ne tire pas tout le parti possible du rapprochement avec les peintures d’Herculanum.

(2) Ainsi , pour n’en citer que quelques exemples , nous ferons remarquer que les franges et les manches longues appartiennent au costume barbare ou égyptien ; la chlamyde massée sur l’épaule caractérise

Mercure, les gymnastes, les héros voyageurs; Mnémosyne et Polymnie voilent leurs mains en tout ou en partie : le pallium n’est pas latin , le cinctus gabinus n’est pas grec. Saturne est d’ordinaire voilé, la draperie flottante est donnée aux Océanitides et à Uranus, etc.

STATUES ANTIQUES

Une tête de portrait antique, restaurée au nez, remplace celle qu’avait originairement la statue ; partie du bras gauche et les mains sont modernes.

La statue est en deux gros fragmens sur la ligne des hanches , et à ce point elle offre une forte pièce intercalée.

Ce personnage féminin, debout, vêtu d’une tunique et d’un péplus fort amples, s’appuye sensiblement sur le côté gauche; la main droite touche au sein droit, et la gauche est abaissée. Dans l’état actuel, l’une tient le plectrum, l’autre un volume, symboles qui ne vont guère ensemble.

A en juger par le dessin, cette statue a le défaut de n’ètre pas d’aplomb, ce qui tient probablement à l’imperfection de la restauration. [Haut. 8 pal. 6 on. ]

994 A. — Clio, marbre pentélique, pl. 498 C. Naples, musée Borbonico, n° 260.

Cette statue, de bonne sculpture romaine, a été trouvée en 1760 près d’Herculanum.

La tête et la main droite sont modernes et en plâtre. La draperie a aussi subi quelques restaurations. [Haut. 8 pal. ]

994 B. — Clio, marbre grec, pl. 538 C, Naples, musée Borbonico , n° 278.

Cette statue, de travail romain, provient de la collection Farnèse.

La tête, antique, est rapportée. Le stylet et le papyrus sont modernes. [Haut. 3 pal. 9 on. ]

+ 995. — Clio, bas-relief d’un sarcophage (1), pl. 602. Londres, Musée britannique.

Cette Muse du bas-relief de la villa Montaîto se groupe avec Calliope , sous la même arcade, et, tenant le volume qui est son attribut, elle paraît écouter les vers de l’autre Muse. Elle a, comme Melpomène, une large ceinture.

Son péplus a une disposition particulière qui s’harmonise avec sa pose : ce vêtement, plié en écharpe, d’une part descend perpendiculairement de l’épaule gauche, et d’autre part, venant de dessous le bras, passe diagonalement sur le ventre, et va s’enrouler autour du poignet gauche.

Sur le bas-relief, le bras droit de cette Muse est caché par les tablettes, la main et le péplus de Calliope : c’est pour cela qu’il manque dans notre gravure.

* 996. — Muse, marbre pentéliqae, pl. 32 1 , musée du Louvre ,

En restaurant cette statue , on en a fait une Clio.

(1) Voyez la description du bas-relief à l’article d'Euterpc, n° 101 4. .

DE L’EUROPE

La tête et les bras avec les attributs sont modernes.

La draperie est largement traitée. [Haut. om,go4 = 2 pi. 9 po. 5 li.]

* 997- — Clio ou Calliope, marbre, pl. 353. Jardin des

Tuileries.

Cette Muse a le bras droit pendant et relève le bras gauche à la hauteur du sein. Quoique les bras soient modernes , la pose du buste indiquait suffisamment cette restauration.

La tête, qui est moderne, a été également bien restaurée.

Nous pensons qu’on s’est trompé, à l’égard des attributs. La main droite devrait tenir un stylet au lieu d’une couronne.

Le péplus, allant de l’épaule gauche sous le bras droit, enveloppe le corps jusqu’aux jambes. Il est serré par une ceinture, et une partie de ce vêtement s’enroule en écharpe autour du buste. [Haut. 2m,i20. ]

* 998. — Clio ou Calliope, marbre , pl. 353. Jardin des

Tuileries.

La partie antique de cette figure indiquait bien Calliope ou Clio, et motivait la direction donnée aux bras, qui sont modernes, ainsi que la tête; c’est aussi avec raison que la tête s’élève sensiblement vers le ciel. Mais Calliope a d’ordinaire des tablettes et un stylet; ici on a mis dans ses mains deux volumes entièrement enroulés.

La disposition du péplus offre une élégance particulière : descendant de l’épaule gauche sous le bras droit, il enveloppe à peu près tout le devant de la figure, et tombe en faisant une chute de plis des plus gracieuses. [Haut. 2m,i5o. ]

* 999-< — Clio, marbre, pl. 353. Jardin des Tuileries.

Cette Muse aies cheveux tombant sur les épaules; les manches de la tunique sont longues, mais repliées sur le bras; son péplus, passant de l’épaule gauche sous le bras droit, enveloppe presque tout le corps, et ne laisse à découvert que le sein et le bras droit.

Sa pose et l’ajustement du péplus indiqueraient suffisamment ou Clio ou Calliope. Comme le geste du bras gauche supposerait difficilement que la Muse tenait des tablettes, attribut ordinaire de cette dernière, on a eu raison d’y voir une Clio, et de mettre dans sa main gauche un volume. Il n’est pas aussi facile de s’expliquer pourquoi elle tient de la main droite une flûte; ce devrait être un stylet. Le nu du bras gauche et le volume sont modernes. [Haut. 2m,220. ]

* 1000. — Clio, marbre, pl. 353. Jardin des Tuileries.

La tête est ceinte d’un diadème de perles ; les cheveux descendent sur

254 STATUES ANTIQUES

l’épaule ; la tunique est ample et a les manches fendues , comme on le voit par la partie antique du bras droit. La partie conservée du bras gauche nous montre, d’autre part, que ces manches étaient longues. Son péplus, jeté sur l’épaule gauche, va passer sur le côté droit, enveloppant presque tout le corps; il se voit aussi en draperie sur le côté gauche.

C’est à peu près la pose de la figure précédente; c’est la même disposition du péplus. — La tête, les deux bras, à partir des manches, sont modernes. [Haut. 1“, 85o. ]

1001. — Euterpe, marbre de Luni, pl. 5o3. Musée Pie-

Clêmentin, t. II, pl. 2 5.

Cette grande Muse assise fut trouvée dans les ruines du théâtre d’Otricoli avec la Clio n° 986, pl. 5oo, qui est aussi assise et a la même hauteur.

On remarque tout d’abord la ressemblance des tuniques; tout se réunit, d’ailleurs , pour signaler dans les deux statues la pensée d’une corrélation.

Notre Muse doit à la restauration la tête, tout le nu des bras, et la flûte; la tête est antique, mais n’appartenait pas à la statue.

Visconti voyait dans ces deux Muses d’Otricoli, des copies médiocres de deux originaux célèbres ; car autant , selon lui , le ciseau s’y montre inhabile , autant l’invention, les proportions et le style y brillent. [Haut. 8 pal. 5 on.]

1002. — Euterpe assise, marbre pentélique, pl. 5o3.

Angleterre, collection Grey, autrefois Wedel.

Euterpe est ici caractérisée par la flûte ; mais comme cette figure a été restaurée par Cavaceppi, il est probable que cet attribut si fragile est dû à une restauration. C’est toutefois la Muse à laquelle semble convenir la pose de notre figure, qui se concilierait moins bien avec les attributs des autres Muses.

1002 A. — Muse assise, marbre pentélique, pl. 538 A. Angleterre , collection Grey.

Cette statue tient une flûte à la main droite , et étend la main gauche comme pour parler ; elle est vêtue d’une tunique légère et d’un manteau qui retombe de l’épaule gauche sur le bras; la draperie est élégante.

Les deux bras et le bout du pied gauche sont modernes; la tête est antique, mais rapportée. [Haut. 4 pi.]

ioo3. — Euterpe assise, marbre de Luni, pl. 5o3. Rome, musée Pie-Clémentin.

Statue trouvée à Otricoli.

DE L’EUROPE

La tête n’est pas la sienne, mais elle est antique. Sont modernes : les deux bras, depuis le milieu du biceps, le pied droit à moitié (1) et le devant de la plinthe.

On remarque l’animation qu’offre la pose de cette figure. [ Haut. 6 pal. 9 on-] '

ioo4- — Euterpe, marbre, pl. 5o4- Livourne, Cavaceppi,

t. I, pl. 29.

Belle statue assise dont nous n’avons pas les restaurations, mais qui n’a pu rester intacte.

L’attitude rappelle celle du numéro suivant, qui a aussi été restauré par Cavaceppi , et celle de la Clio de Madrid , pl. 5oi.

Si cette figure est une Muse, elle n’a pu tenir que des flûtes, et dans ce cas se serait Euterpe.

ioo5. — Euterpe, marbre, pl. 5o4. Berlin, Musée royal.

Signalons d’abord l’analogie qui se trouve entre cette statue et celle de la même collection que nous donnons n° 1121, comme Calliope. Toutes les deux, assises sur des tabourets, présentent beaucoup de sévérité dans la pose et le vêtement.

Nous ignorons les restaurations que notre Euterpe a pu subir dans l’atelier de Cavaceppi; mais, quelle que fût la partie antique, elle indiquait, selon nous , la restauration qui en a été faite : alors même que les bras seraient modernes, la pose même de la figure ne convenait bien qu’à Euterpe.

1006. — Euterpe assise, marbre, pl. 5o4- Madrid, Musée royal (2).

L’Euterpe des Muses de Madrid a de moderne la tête, le cou, partie des épaules, le bras droit en entier, l’avant-bras gauche avec un fragment de draperie et les flûtes , enfin le pied gauche avec la draperie qui le surmonte , et le fragment de la base oû il repose.

Le petit amour que notre gravure donne d’après celle de Rossi , n’est plus aujourd’hui auprès d’elle , ce qui suppose que l’idée du groupe appartenait au premier restaurateur.

Nous doutons que notre statue ait tenu originairement des flûtes. L’en-

(1) Les notes de notre correspondant (2) Les Muses de Madrid sont les céportent: ... Piede sinistro dalla metà e parte lébres Muses de la reine Christine. L’hisanteriore del plinto sono ristauri moderni. torique et les observations générales sont Mais notre observateur nous paraît avoir consignés à l’article Clio de cette collecindiqué le pied gauche pour le pied droit, tion, n° 990, p. 24g.

STATUES ANTIQUES

semble de la figure indiquait selon nous, pour instrument, une lyre, que la Muse touchait pour accompagner son chant. [Haut. 5 pi. 3 po.]

1007. — Euterpe, marbre grec, pl. 5o5. Naples, musée Borbonico, n° 122.

Sont modernes, dans cette statue : la tête et l’avant-bras droit, avec la main et les deux flûtes.

L’examen de la partie antique y fait voir une figure impériale, qu’on reconnaît surtout à une ceinture enrichie de bijoux ; son manteau descend des épaules, et, contournant le milieu du corps, va se réunir dans la main gauche.

On doit remarquer à cette dernière main, qui est antique, d’abord l’anneaü , ensuite le tissu qu’elle tient, lequel rappelle 1 efazzolelto moderne.

C’est un monument de très-bonne sculpture romaine , provenant de la collection Farnèse. [Haut. 6 pal. 3 on.]

a 1008. — Euterpe, marbre grec,^\. 5o5. Musée Chiaramonti,

inédite.

La partie antique de cette statue , annonçait par sa pose droite qu’elle avait été une Caryatide ou une Canéphore. Son ample péplus et sa longue tunique à plis droits, vêlemens propres aux figures architecturales, justifiaient ces dénominations. En lui faisant tenir une flûte et un volume, on lui a donné le caractère de la Muse Euterpe, quelle soutient beaucoup moins bien.

La tête, couronnée de feuilles peu distinctes, est rapportée, mais antique. Les bras sont modernes , et quelques plis des draperies ont été réparés. Les pieds entiers, sauf le petit doigt du gauche, avaient été détachés : on les a replacés. Cette statue, d’une exécution médiocre, était jadis aux jardins du pape, au Quirinal. [Haut. 8 pal. 5 on.] (Gerhard, Descr. de Rome, t. III, p. 4o, n° i4.)

a 1009. — Euterpe, marbre, pl. 5o5. Vienne, Musée impérial ,

inédite.

La tête de cette statue est la sienne, ou du moins elle ne nous a pas été signalée comme ne lui appartenant pas.

Sont modernes : le bras droit en entier, le gauche depuis la draperie, les mains et les flûtes.

Cette statue rappelle assez , par la disposition du manteau et la pose, le n° 101 5, du Vatican, qui a été aussi restauré en Euterpe. Au n° 1 io5 est encore une statue peu différente, qui a les attributs d’Uranic.

Parmi les Muses, Euterpe et Uranie sont celles à qui la disposition des bras de ces trois statues convenaient le mieux. Mais lorsque l’un des bras est placé très-horizontalement, la destination, à notre avis, est de soutenir un globe et non détenir une flûte. [ Haut. 5 pieds de Vienne. ]

DE L’EUROPE

1010. — Euterpe, marbre grec , pl. 5o6. Musée de Stockholm, Guattani, an. 1784.

L’Euterpe de Stockholm tient une flûte de chaque main. Elle est debout, tandis que celles du musée Pie-Clémentin et celle du musée de Madrid sont assises. Elle est couronnée de feuillage , comme l’Euterpe du sarcophage Giustiniani; elle penche légèrement la tête, ce qu’on remarque aussi dans l’Euterpe du musée de Madrid. Elle a une tunique à demi-manches, et son péplus repose en partie sur le bras gauche.

+ * 1011. — Euterpe, bas-relief da sarcophage des Muses, pl. 5o6. Musée du Louvre, n° 307.

La gravure du sarcophage de notre musée qui présente le chœur des Muses se trouve à la planche 206 (tome II), qu’elle occupe en entier. Nous y renvoyons le lecteur pour la disposition des ligures. Le texte, est à la page 243.)

Euterpe, placée vers le centre, se présente de face tenant une flûte de chaque main. Sa tunique est serrée d’une large ceinture et a des manches. Son péplus se déploie derrière la figure de manière à l’encadrer des deux côtés.

+ 1012. — Euterpe, bas-relief de l’Apothéose d’Homère, pl. 5o6. Londres, Musée britannique.

Euterpe est placée sur le premier plan, au-dessous de Jupiter et de Mnémosyne. Elle est assise sur un rocher, et, appuyée sur le bras gauche, elle élève sa double flûte comme pour la montrer à Jupiter. Sa tunique, sans manches, laisse à découvert toute l’épaule gauche. Son péplus, dont un bout s’enroule sur l’avant-bras gauche, passe derrière elle à la hauteur de la taille, et vient ensuite se déployer élégamment sur les genoux.

a ioi3. — Euterpe, marbre de Carrare, pl. 5o'j. Rome,

Vatican.

La tête de cette statue est la sienne et n’a pas même été séparée; mais elle a de restauré le nez, le bras et le menton.

Sont modernes: le bras droitdepuis le milieu du deltoïde, le gauche depuis la saignée, les mains, les flûtes, le pied de bouc qui termine la nébride ou égide, et l’extrémité du pied gauche. Le bas de la figure a été séparé par une cassure irrégulière marquée sur notre gravure.

Le vêtement de cette Muse se retrouve à peu près le même à la Thalie des Muses de Stockholm, 1027 : même surtunique, même nébride ou peau retournée, même large ceinture.

Au bas-relief du sarcophage Montalto, Eulerpe tient à peu-près comme ici ses longues flûtes en travers du corps. (Voy. 101A.)

Cette statue, au Vatican, est dans la salle clelle Miscellanee. [Haut. 5 pal. 9 on. ]

STATUES ANTIQUES

+ ioi4. — Euterpe, mosaïque, pl. 607. (Voyez Cuo, n° 995.)

Nous plaçons ici une courte description de la disposition des Muses sur le sarcophage de la villa Montalto , où Euterpe occupe le premier rang.

Ce sarcophage présente cinq arcades soutenues par des colonnes d’ordre corinthien. L’arcade du milieu n’a en largeur que la moitié de la largeur des autres : là est Euterpe seule. Dans l’arcade à droite d’Eulerpe, est d’abord Melpomène, et puis Érato. Dans l’arcade à gauche d’Euterpe est d’abord Thalie, et puis Terpsichore. Les deux arcades qui sont aux extrémités du basrelief renferment, savoir : celle à droite d’Euterpe, Clio et Calliope, et celle à gauche, Polymnie et Uranie (1).

Euterpe se présente seule de face, tenant ses deux longues flûtes en travers de la poitrine. Son péplus se drappe sur l’épaule gauche avec plus de distinction que celui des autres Muses. Sa pose est la plus théâtrale. Les quatre autres Muses scéniques qui l’entourent semblent la signaler comme la plus importante d’entre elles.

a 101 5. — 'Euterpe, marbre grec, pl. 507. Rome, Vatican.

La tête de cette statue demi-colossale est la sienne; mais elle a été séparée, et a de moderne une partie sur le haut à gauche, le nez, la bouche et le menton.

Sont modernes, en outre : le cou, le nu de la poitrine, le bras droit avec la main , l’avant-bras droit presqu’en entier avec la draperie qui le couvre, et la main, enfin le pied gauche avec le bord de la draperie.

Toutes ces restaurations ont été faites en plâtre.

Cette statue, par la pose et la disposition du manteau, rappelle assez le n” 1009, et on trouve, au n° 1096, la draperie jetée à peu près de même et à très-grands plis.

Elle est, au Vatican, dans la salle de la Cléopâtre. [Haut. 8 pal. 9 on. ]

* 1016. — Muse, marbre pentélique, pl. 2p5. Musée du Louvre, n° 498.

Cette statue provient de la villa Borghèse. Les deux flûtes lui donnent le caractère d’Euterpe. Cependant, d’après une remarque de Visconti, ce peut

(1) Une disposition tout à fait semblable des Muses se trouve sur le sarcophage d’Antéros et Myrsine du musée Capitolin. Les cinq Muses scéniques qui en occupent la façade, placées sous autant d’arcades, sont: au milieu, Euterpe tenant deux longues flûtes, à sa droite Melpomème, à sa gauche Thalie , aux deux extrémités Erato et

Terpsichore. Clio et Calliope sont sur le côté du sarcophage qui est à gauche du spectateur. Sur le côté opposé, sont Polymnie et Uranie. Les Muses de ce sarcophage ont, en outre, dans leurs attributs et leur pose, une grande ressemblance avec celles du sarcophage de la villa Montalto.

DE L’EUROPE. 2Ôg

être la Félicité qui, sur des médailles de Julia Mamæa, est à peu près dans cette attitude.

Ses draperies sont belles et d’un grand caractère. Le pilastre sur lequel elle s’appuie est élégamment orné de branches d’olivier.

La tête n'est pas la sienne, mais est antique; le nez est restauré. Sont modernes : le bras gauche à partir du haut de la manche en dehors , avec le pilastre sur lequel il s’appuie, jusqu’à l’extrémité de la flûte; le bras droit, au sortir delà draperie; le pied droit et une petite partie de la jambe. [Haut. im,356 = 4 pi. 2 po. 1 li. ]

a i o i y . — — Euterpe, marbre grec, pl. 507. Rome, collection

Marconi, inédite.

La tête de celte statue n’est pas la sienne, mais est antique. Sont modernes: la moitié du bras droit avec la flûte, la main gauche avec le poignet, le bout des deux pieds avec la draperie avoisinante. Tasseaux sur la draperie.

Par la pose, l’arrangement du manteau, et même par la disposition du bras, cette statue se rapproche beaucoup de l’Euterpe de la collection Perrier, donnée n° 1019 D. A celle-ci l’avant-bras droit est horizontal. [Haut. 6 pal. 4 on.]

* 1018. — Euterpe, marbre grec , jA. 2 9 5. Musée du Louvre,

Statue provenant de la villa Borghèse. Les flûtes qui lui donnent le caractère d’Euterpe sont modernes. La tête, antique, est rapportée, le nez est restauré.

Cette figure de Muse se fait remarquer par la simplicité de la pose et par le beau jet des draperies , surtout dans la partie supérieure du corps ; mais , audessous de la ceinture, ces draperies deviennent d’un mauvais effet, et ne laissent rien soupçonner de la beauté des formes. [ Haut. im,g5o = 6 pi.]

1019. — Euterpe, marbre grec, pl. 5o8. Rome, musée

Capitolin.

Statue trouvée dans le territoire de Tivoli , d’où elle passa à la villa d’Este. La sculpture est du 11e siècle.

La tête n’est pas la sienne, mais elle est antique, sauf les cheveux ramassés derrière la tête, le nez et un peu du menton.

Sont modernes : le cou avec partie de la poitrine , les deux bras depuis le milieu du biceps, avec les mains; partie de la draperie sur le côté gauche, le bout du pied droit, le pied gauche avec la partie de tunique qui l’avoisine, enfin le devant de la plinthe. Tasseau sur la jambe gauche.

Notre examinateur ne nous dit pas expresse'ment que les flûtes sont modernes : mais il ne peut guère en être autrement.

Nos planches offrent d’autres figures ainsi accoudées du bras gauche sur un pilastre, dans le même abandon et ayant le même vêtement. ( Voy. 101 9 A , 101 9 B et io4i C. ) Les autres lèvent l’avant-bras droit. Les hauteurs ne diffèrent guères. [Haut. 6 pal. 2 on.]

STATUES ANTIQUES

1019 A. — Euterpe, marbre grec, pl. 498 C. Naples, musée Borbonico, n° 280.

Cette statue a été trouvée à Herculanum. On y reconnaît une Euterpe, à la ressemblance qu’elle offre avec des statues bien connues de cette Muse. L’extrémité du nez et les bras sont modernes.

La Muse a la tête couverte du pallium, qui lui descend jusqu’aux genoux, et couvre en partie une colonnette sur laquelle cette divinité s’appuie. [Haut 5 pal. 6 on.]

1019 B. — Euterpe, marbre granit, pl. 498 C. Naples, musée Borbonico, n° 277.

Cette statue provient d’ Herculanum.

Elle croise les jambes et s’appuie de tout son corps sur un pilastre élégamment orné de feuillage; c’est absolument la même pose qu’à la précédente et à celle du musée du Louvre donnée au n° 1016.

La tête et les bras sont modernes. [Haut. 5 pal. 9 on.]

1019 C. — Euterpe, marbre de Luni, pl. 538 D. Rome,

Capitole.

La tête de celte statue n’est pas la sienne, mais est antique.

Le bras droit depuis le bas du biceps, avec le bout de la manche de la tunique, et le bras gauche depuis le même point sont modernes. Tasseau sur le cou , et cassures au milieu du pied droit et sur le devant de la plinthe.

Notre examinateur de Rome lui donne les deux noms d’Euterpe ou d’Uranie, Musa Urania ovvero Euterpe , dans la pensée peut-être que la disposition horizontale de l’avant-bras gauche autorisait tout aussi bien la restauration en Uranie. (Voy. 1009.) Mais, en l’état actuel, ce bras n’est pas horizontal.

Par la disposition des bras et de la draperie, notre statue ressemble beaucoup à l’Euterpe des Muses de Stockholm.

Elle est dans l’escalier du palais des Conservateurs. [Haut. 2 pat. 2 on. 1/2.]

1019 D. — Euterpe, marbre, pl. 538 D. collection Perrier, n° 74.

Réduit, sur cette statue, au dessin que nous en donnons, nous ferons remarquer que la cassure des deux bras n’aurait point laissé d’incertitude sur la restauration.

Si la statue est une Muse, la position du bras gauche indique qu’il supportait quelque objet mis en évidence, comme un globe ou un masque de théâtre.

DE L’EUROPE

* 1020. — Euterpe, marbre grec, pl. 295. Musée du Louvre,

Cette statue provient de la villa Borghèse. Deux flûtes , dues à une restauration, lui ont donné le caractère del’Eulerpe.

Elle est remarquable par le jet et l’ajustement peu communs de son pallium.

La tête est antique, mais rapportée. Le nez, une partie du cou, quatre doigts de la main droite avec la flûte, l’avant-bras gauclie, le bas de la jambe et le pied droit, enfin quelques parties de la draperie, sont modernes. [ Haut. im,665 = 5 pi. 1 p. 6 li. ]

* 1021. — Euterpe, marbre, pl. 354- Jardin des Tuileries.

L’Euterpe du jardin des Tuileries se distingue par l’absence du péplus ; elle n’a qu’une longue tunique, comme Terpsichore. La conservation du bras gauche et d’une des flûtes est remarquable.

Sont modernes : la tête, le bras droit depuis le deltoïde, la flûte que lient cette main, les doigts de la main gauche et le bout de la seconde flûte en contact avec eux. [Haut. im,8oo].

1022. — Euterpe, marbre, pl. 5o8. Rome, collection Torlonia.

Nous ne connaissons pas les restaurations que peut avoir subies cette statue.

La pose de la figure et la situation du bras droit rappellent l’Euterpe 1019 D, de la collection Perrier, qui nous a paru plutôt Uranie. Mais à la présente statue le péplus va sur le bras gauche, et la main, peut-être restaurée, fait en son état actuel un geste.

1023. — Euterpe, marbre, pl. 5o8. Rome, collection Gius-

tiniani, pl. 45.

La tête de cette statue n’est pas la sienne, mais est antique.

Sont modernes : une partie du cou , la main droite avec une partie de l’avant-bras, le bras gauche à partir du bas du deltoïde.

Cette statue a les pieds sur des socci. Le pied gauche, qui sort tout à fait du vêtement, le relève.

Notre gracieuse figure a quelque chose de la légèreté de la Thalie des peintures d’Herculanum ( 1024) > et on aurait dû lui en donner les attributs plutôt qu’une couronne et une flûte. [Haut. 7 pal. 3 on. 1/2.]

1023 A. — Euterpe, marbre de Carrare, pl. 5i5. — Rome,

villa Pamphili.

Dans cette statue, le torse seul est antique. La tête est antique, mais n’est, pas la sienne, et sont modernes : le nez, le cou, l’avant-bras gauche, moins le

STATUES ANTIQUES

coude, l’avant-bras droit avec la manche, puis toute la partie inférieure de la figure, à partir d’un peu au-dessous de la ceinture. Tasseaux au péplus.

Les doigts delà main gauche manquent. [Haut. 7 pal. 1 on.]

+ * 1024. — Thalie, peinture d’ Herculanum , pl. 5o8. Musée du Louvre. (Voyez Clio, n° 981.)

Thalie, debout, tient à la main gauche un masque comique, et, de la main droite, un pédum pastoral. Sa tête, couronnée de laurier, est, de plus, couverte d’un voile de couleur verte. Ses cheveux noirs retombent sur ses épaules. Sa tunique recouvre entièrement ses pieds; elle est verte comme le voile, mais bordée par le bas d’un large ourlet rouge. Les manches de ce vêtement recouvrent l’avant-bras jusqu’aux poignets et sont aussi de couleur verte.

Le vêtement de dessus est une sorte de péplus bordé de franges. 11 est, à ce qu’il paraît de deux couleurs au moyen d’une étoffe rouge qui s’y trouve cousue.

Sur la console où la Muse est debout, se trouvent les mots 0AAEIA K(jO- MOAIAN.

102 5. — Thalie, marbre de Luni, pl. 509. Rome, Musée Pie-Clémentin, t. I, pl. 18..

Cette Thalie a été trouvée avec les autres Muses du musée Pie-Clémentin , dans le bois d’oliviers de Tivoli , au lieu dit Pianella de Cassio.

La tête, quoique rapportée, est bien la sienne.

Sont modernes : le bras droit depuis environ le coude avec le pédum , et la moitié de l’avant-bras gauche avec le timpanum. Elle a, en outre, plusieurs pièces au visage, et la barbe du masque comique est en partie moderne (1).

Du reste, la partie antique du pédum ne laisse aucun doute sur la figure. On peut remarquer l’abondance des draperies , surtout au péplus. [ Haut. 6 pal. 10 on.]

+ * 1026. — Thalie, bas-relief du sarcophage des Muses, pl. Ôog. Musée du Louvre, n° 307.

Sur le sarcophage de notre musée, voyez pl. 206, Thalie est à la droite d’Euterpe , séparée de celle-ci par Erato. Elle se retourne vers elle, tenant à la main gauche un masque comique d’un grand volume , et de la main droite le pédum pastoral. Son péplus descend de l’épaule gauche sur le devant de la

(1) Nous avons dans cette statue une sont assises; déplus, elle porte une cou- Thalie assise, ce qui est fort rare dans les ronne, ce qui se voit aussi aux Muses escollections. Dans la collection de Madrid, pagnoles. la Thalie est debout, tandis que les autres

DE L’EUROPE. 203

figure, de manière à la couvrir presqu’en entier, mais laisse voir le sein, l'épaule et le bras droits. (Voyez tome II, page 243.)

1026 A. — Thalie, marbre grec , pl. 5o6 A. Naples, musée Borbonico, n° 281.

Celte statue provient d’Herculanum. Elle est vêtue d’une tunique à petits plis , qu’un grand manteau recouvre en partie par devant. La tête et les bras sont modernes, mais de bonne sculpture. [Haut. 6 pal. 9 on.]

1027. — Thalie, marbre, pl. 509. Musée de Stockholm, Guattani, an 1 y 84-

La Thalie de Stockholm lient un masque de la main gauche, un pédum pastoral de la main droite, et, par-dessus ses vêtemens, elle porte une peau de chèvre serrée autour du corps par une ceinture. Cette peau de chèvre se trouve aussi àla Thalie d’un bas-relief de Sainte-Marie-du-Prieuré , et à celle d’un basrelief Mattéi, chez laquelle elle descend jusqu’aux pieds.

Cette Muse porte une couronne de fleurs.

1028. — Thalie, marbre de Paros, pl. 5 10. Musée du Capitole. Bottari, pl. 39.

Cette importante statue a sa tête restaurée au nez, et rapportée; la plume droite, l’avant-bras droit, la moitié du gauche, les mains, le bouquet, sont dus à la restitution. Ce dernier symbole figure déjà dans la gravure d’Aldovrandi {Statue di Roma, p. 175).

Les plumes sur la tête n’appartiennent qu’aux Muses, qui s’en parèrent après leur victoire sur les Sirènes : mais , en l’absence des attributs antiques , com- — ment reconnaître cette femme parmi les filles de Mnémosyne ? A notre avis , ce sont les bras, fort écartés, qui nous apprennent son véritable nom. En effet , elle ne saurait être une des trois Muses qu’on représentait jouant de la lyre , de la cithare, du barbiton; ce n’est ni Uranie, ni Polymnie, caria première tient d’ordinaire un style et une sphère, et la seconde est tout enveloppée dans sa draperie, et rapproche les mains de sa figure; ce n’est ni Melpomène, dont la pose et tous les caractères sont fort différens; ni Clio, représentée assise, et tenant toujours un volumfe déployé, et ayant les mains peu écartées. Nous n’avons donc qu’à opter entre Thalie et Calliope; mais la Muse de la comédie est fréquemment assise, et son air folâtre ne s’accorde guère avec la sévérité et la roideur de notre statue; ainsi notre Muse est nécessairement Calliope, dont l’attribut est un rouleau, lequel devrait, par conséquent, remplacer les fleurs données mal à propos à la statue. Calliope est appelée dans Hésiode la plus noble des sœurs, et s’occupe du chant en présence des rois, circonstance qui est d’accord avec l’ensemble et les détails de notre monument.

26k STATUES ANTIQUES

Notre Calliope, debout, en repos sur le pied gauche, est chaussée de sandales et vêtue d’une tunique fort ample; elle a ajusté en écharpe sa palla de l’épaule gauche à la même épaule par-dessous le bras droit. Ce bras s’abaisse, s’écarte, et la main s’ouvre; l’autre bras, passé sous le bord inférieur du manteau, plié, était également écarté. A présent il tient des fleurs, jadis il portait le rouleau. Ces cheveux coiffés tombent en petite partie sur le cou, et trois plumes réunies à la base ornent le devant de la tête.

L’invention, plus encore que l’exécution de cette statue, est remarquable de simplicité et de dignité. [ Haut. 6 pal. 5 on. ]

* 1029. — Thalie, marbre, pl. 352. Jardin des Tuileries

Cette Muse a de moderne la tête et la partie nue de la poitrine, le bras droit à partir de la manche, le bras gauche à partir de la saignée, enfin la partie inférieure du corps, où la cassure suit une ligne irrégulière : cette ligne , partant à peu près du cou-de-pied droit, s’élève presque au genou gauche.

L’inclinaison du corps sur la hanche gauche indiquait que le bras droit de la Muse élevait un masque. La partie conservée du bras gauche indiquait aussi la restauration qui en a été faite.

Le péplus, qui couvre le corps presqu’en entier, est disposé comme à la plupart des autres Muses de la collection. [Haut. im, 960.]

io3o. — Tiialie, marbre grec, pl. 5 10. Angleterre, Musée britannique , 4e salle , n° 5 .

La tête de cette statue est couronnée de lierre et charmante ; elle est antique, mais rapportée. Delà main droite, élevée, cette Muse tient un pédum, qui est moderne, ainsi que le bras droit et la hanche sur laquelle le pédum s’appuie. Le bras gauche et la main sont antiques et d’un beau travail; quatre doigts sont cassés; les pieds sont charmans; il est rare d’en trouver de pareils et de si bien conservés. En somme, cette statue est fort belle; la jambe gauche est jolie et bien attachée. La tête serait celle d’une Bacchante en repos, et elle ne convient guère à Thalie.

La tunique de dessous est légère et à plis ondulés ; la ceinture est nouée sous le sein, et deux bandelettes, qui des épaules passent sous les bras, montant sur le bras gauche et venant obliquement envelopper le corps jusqu’au milieu des jambes , laissent voir la robe, qui tombe jusqu’aux pieds.

Les draperies sont traitées avec finesse ; celles de la robe , ondulée , annoncent une étoffe gaufrée, une sorte de crêpe comme celui qui revêt la Vénus Génitrix. Ces draperies ne cachent pas la beauté des formes; la pose a de la dignité, et l’ensemble de l’élégance, de la jeunesse.

Marbre grec dur ou pentélique. [Haut. 5 pi. 10 p.]

io3i. — Thalie, marbre, pl. 5 10. Rome, collection Gius-

tiniani, pl. 21.

Nous sommes, sur celte figure, réduits au dessin que nous en donnons.

DE L’EUROPE. 265

Sa pose et la disposition du péplus la rapprochent de la Flore 795 E. (Voyez aussi Gérés, n° 789.)

O 1 o3 2 . — Thalie, bronze, pi. 5io. Italie, d’après Millin.

Nous devons ce dessin à la bienveillance de M. Millin, qui l’avait rapporté de son voyage en Italie. Nous n’avons pas de renseignement plus particulier à donner sur la statue.

Mais l’examen du dessin lui-même suggère les observations suivantes.

La statue appartient au style archaïque, et paraît reproduire le genre de ces Agalmates cités si souvent par Pausanias, et dont la tête, les mains, les pieds étaientles seules parties en marbre. Nous croyons le reconnaître, non-seulement aux grosses torsades de cheveux qui descendent sur sa poitrine, mais encore plus peut-être à la disposition des pieds , placés sur des socles , et encadrés par ses draperies, socles compris.

Cela observé , l’examen des costumes acquiert un grand intérêt.

La tunique est ample , et les manches, quoique larges , comme l’exigeait l’ampleur de cette tunique, s’arrêtent au coude.

Le péplus est étalé trois fois sur le devant de la figure; chaque fois il est raccourci, d’abord au moyen des plis qu’il fait sous l’aisselle droite, ensuite par la traction qui le ramène sur l’épaule gauche.

Au n° io54 B, est une Melpomène assez semblable à notre Thalie.

io33. — Thalie, marbre de Luni, pl. 5 1 1 . Rome, musée du Capitole. Bottari, pl. 38.

La flûte et le masque comique modernes, que tient notre statue, sont bien les attributs de cette Muse , mais rien n’autorisait dans ce monument une telle restitution.

La tête, antique, qui remplace celle qu’elle avait originairement, est ornée d’un diadème latin , qui ne convient pas aux Muses autant que le diadème grec , ou plutôt encore que la couronne; car les exemples contraires qu’on pourrait citer, par exemple, la Polymnie Giustiniani du n° 973 B, pl. 498 F, ne sont guère que des rares exceptions. Tout le bras droit, l’avant-bras gauche à moitié, les mains, et une petite partie du sein, sont modernes.

Notre Muse est debout, s’appuyant davantage sur le côté gauche; elle est chaussée, vêtue d’une tunique; le manteau s’est affaissé jusqu’à mi-corps, il ne lient plus que sur les hanches et l’avant-bras gauche. [Haut. 6 pal. 9 on.]

io34. — Thalie, marbre de Luni, pl. 5i 1. Rome, musée

du Capitole.

Notre gravure donne cette Thalie comme ayant fait partie des Muses de la reine Christine de Suède. Dans l’exposé historique que renferme notre article

266 STATUES ANTIQUES

sur la Clio de cette collection (voir p. 24g), nous expliquions que cette Muse debout avait été réunie aux huit Muses assises pour compléter le nombre des neuf Muses , mais qu’elle ne fut pas achetée par le roi d’Espagne. Elle fait partie aujourd’hui du musée du Capitole, et se trouve dans l’escalier du palais des Conservateurs.

La tête est antique, mais non la sienne. Elle a en outre de moderne l’avantbras droit et la main gauche. Diverses cassures sur la draperie, notamment au ventre. [Haut. 9 pal. 3 on.]

* io35. — Thalie, marbre grec, pl. 335. Musée du Louvre,

Cette statue provient de la villa Borghèse. Elle est remarquable par son ample draperie. Il en existe plusieurs semblables. ( Voy. n° 1092 C, pl. 5o6 A.)

Sont modernes : la tête, la main gauche , le masque, le bras depuis la saignée, et le pied droit. [Haut. i“,895 — 5 pi. 10 po.]

* io36. — Thalie, marbre de Paros , pl. 335. Musée du Louvre, n° i58.

Cette statue était autrefois à Versailles.

Elle est vêtue d’une tunique, d’un petit péplus et d’un grand manteau dont l’étofl’e légère laisse voir les plis de dessous. Elle est chaussée du cothurne. La courroie repliée qu’on voit près de l’orteil et du petit doigt, ainsi qu’à d’autres chaussures de cette espèce, servait, en la passant sur le pied, à chausser le cothurne sans bandelettes.

La tête, antique, est rapportée. Sont modernes : la moitié de l’avant-bras gauche et la main, le masque, le volume et le pied gauche. [Haut. im,8g5. = 5 pi. 10 po.]

1037. — Thalie, marbre , pl. 5i 1. Musée de Dresde.

Statue vêtue d’une tunique à longues manches, en partie relevées, et d’un grand manteau ; elle tient à la main droite , abaissée , une flûte , et dans la gauche , relevée, un masque. Des boucles de cheveux tombent des deux côtés sur les épaules. — Lipsius, p. 391 ; Leplat, pl. 110. [Haut. 3 pi. 4 po.]

io38. — Thalie, marbre, pl. 5 1 1 . Musée de Dresde.

Les bras de cette statue sont modernes. La restauration lui a fait tenir un masque; mais son diadème et le caractère de ses draperies tendent à faire croire que c’était une figure impériale. — Lipsius, p. 353; Leplat, pl. i4o. [ Haut. 4 pi- ]

DE L’EUROPE. 267

a 1039. — Melpomène, marbre grec, pl. 5 12. Rome, collection Vescovali , inédite.

Cette statue a été trouvée à Nettuno par les Costaguti, dont elle ornait le beau palais connu par les fresques du Guerchin. Elle a été dernièrement cédée à Vescovali.

La tête, antique, empruntée, est restaurée au bout du nez et au chignon; sont modernes : une très-faible partie du bras gauche, le nez et la lèvre de dessus du masque et la moitié du pied gaucbe.

Cette Muse est fort semblable à la Melpomène Tiburtine, io44- Celle-ci semble ne s’occuper de personne et ne faire que poser noblement. La nôtre , au contraire, paraît dicter un poème à un auteur, ou diriger des acteurs pour la mise en scène.

Elle est debout, chaussée de souliers fins couverts, le pied gaucbe posé sur un rocher élevé. La tunique, à courtes manches, serrée d’une ceinture étroite, paraît presqu’en entier, caria palla, placée en écharpe, affaissée et massée, ne couvre que le bas des hanches, se croisantsur une des cuisses. Penchée en avant, elle avance le bras droit plié et tient avec la main gauche un masque chauve, barbu, béant, incliné sur la cuisse levée.

Les proportions de ces deux Melpomènes ne sont pas les mêmes. Celle de Vescovali a plus d’embonpoint, quoique ses traits n’expriment pas moins la jeunesse et la beauté.

Sa tête, antique, ne devait pas manquer d’être ornée, soit de vigne, soit de rose ou de diadème; la ceinture étroite, ainsi que les souliers fins, et l’absence certaine de poignard ou massue , sont des exceptions fort remarquables dans cette Muse. [ Haut. 6 pal. 8 on. ]

io4o. — Thalie, marbre, pl. 5 12. Musée de Dresde.

La tête, les bras et le masque de cette petite statue sont modernes. C’est la restauration qui en a fait une Thalie. — Lipsius, p. 203; Leplat, pl. i38. [ Haut, x au. 2 po. ]

* io4i . — Thalie, bas-relief de l’Apothéose d’Homère, pl. 5 1 2. Londres, Musée britannique. (Voyez n° 968.)

Sur le bas-relief de l’Apothéose d’Homère, Thalie est à la droite de Melpomème, et, levant la tête vers sa gauche, regarde Jupiter et Mnémosyne. Elle tient à la main gauche un fragment de lyre. Son péplus, jeté sur le dos, revient envelopper la partie antérieure du corps. Le bras droit , que la Muse replie, en est entièrement couvert (î).

(1) Voici l’ajustement de la figure de la manches. Son péplus, jeté sur les épaules, comédiedanslascènedel’Apothéose. Placée encadre d’une part le côté gauche de la fiderrière la tragédie , elle élève comme celle- gure , et d’autre part est ramené par le flanc ci le bras droit. Sa tunique, sans ceinture, droitjusquedanslamain gauche, demanière la recouvre jusqu’au cou, mais n’a pas de à couvrir la partie antérieure du corps.

STATUES ANTIQUES

io4i A. — Thalie, terre cuite , pl. 5iô. Londres, Musée britannique.

Coiffée ou couronnée de lierre et de ses corymbes, qui rappellent l’origine bachique de la comédie, cette Muse est vêtue d’une longue robe et d’un manteau qui présentent de bonnes parties de draperies. La pose est excellente.

Les mains manquent, et la figure ayant été couverte de peinture, on ne saurait en indiquer les restaurations.

Les terres cuites de cette grandeur sont rares, surtout en statues. [Haut. 2 pi.]

io4i B. — Thalie, marbre de Paros, pl. 5i5. Angleterre, collection Blundell, pl. 10.

Jolie statue coiffée comme une Bacchante. La tunique, légère, est bien ajustée; elle suit les contours élégans du corps; la main gauche paraît à travers le manteau , qui l’enveloppe. Le bras droit , restauré depuis le biceps , est du reste bien conservé.

Thalie est debout, relevant delà main droite, abaissée le long du corps, un pan de son manteau , que retient la cuisse droite portée et pliée en avant. De la main gauche elle tient un long pédum : celte main est rapprochée de l’épaule gauche.

Le jeu des draperies est excellent; de larges parties du manteau contrastent bien avec la finesse et la souplesse de la tunique. [ Haut. 4 pi- ]

io4i C. — Thalie, marbre, pl. 5 1 5 . D’après Mellan.

Nous sommes réduit, sur celte figure, au dessin que nous en donnons.

Elle avait des parties transposées, et notamment le bras droit, quelle élève pour observer le masque scénique qu elle a dans la main. Cependant l’ensemble de la figure semble avoir dû se conserver et se saisir malgré la cassure de ces parties.

Voyez deux statues appuyées, sur la planche 498 C. Elles sont du musée de Naples, et on les donne pour Eulerpe. [Haut. 4 pi-]

+ 1042. — Thalie, mosaïque, pl. 5 12. (Voyez Clio, n° 905.)

Sur le sarcophage de la villa Montalto, Thalie est à gauche d’Euterpe (voyez 101 4), et tournée un peu vers celle-ci; elle présente de la main droite le masque comique, ayant dans l’autre main le pédum pastoral. Son attitude correspond donc à Melpomène, qui est de l’autre côté d’Euterpe. Son péplus, dont un bout est jeté sur l’épaule gauche , vient reparaître à la hanche droite , d’où il va se rattacher au côté gauche, disposition qui se retrouve aussi dans Euterpe et Terpsichore.

DE L’EUROPE. 26g

* io43. — Melpomène, marbre, pl. 3 1 5 . Musée du Louvre,

en magasin.

Melpomène assise et de petite proportion. Ellé est parfaitement conservée. Elle a une grande ressemblance avec la Melpomène du musée de Madrid , n° io48 , et elle peut servir à apprécier la restauration de celle-ci. Sa tunique est à manches courtes. Le péplus encadre gracieusement le torse; un pan descend de l’épaule gauche entre les genoux; le reste, suivant le dos, vient passer sur la hanche droite et va reposer sur le bras gauche. Le poignard et le masque indiquent Melpomène. [Haut. o”,28i = 18 po. 5 li.]

+ * io43 A. — Melpomène, peinture d’ H erculanum, pl. 5 1 3 . Musée du Louvre. (Voyez Clio, n° 981.)

Melpomène, debout, tient de la main gauche un masque tragique, et de la main droite s’appuie sur une massue. Sa tête est couronnée de laurier, couverte d’un voile et entourée d’une bandelette.

Son vêtement se compose de deux tuniques et d’un péplus. La tunique de dessous et le péplus sont bleus. Sa tunique de dessous est d’un rouge clair.

Elle a des bracelets aux poignets et pas de boucles d’oreilles.

A ses pieds est l’inscription M€AnOM€NH TPATCOAIAN.

io44. — Melpomène, marbre de Luni, pl. 5 1 3. Musée Pie- Clémentin. Visconti, t. I, pl. 20.

Cette statue a été trouvée parmi les ruines de la villa Tiburtine de Cassius avec sept autres Muses, et restaurée sous la direction de Visconti.

Debout, le pied gauche posé haut sur un rocher, la Muse tient de la main droite , abaissée et portée un peu en avant , un masque barbu d’Hercule ; elle s’appuie de l’avant-bras gauche sur la cuisse, relevée. On a placé dans la main gauche un poignard, anciennement elle portait une massue. La tête, sévère, un peu tournée, est couverte d’une chevelure extrêmement abondante et ceinte d’une couronne de pampres et de raisins. Les souliers sont couverts, alutœ, la tunique est rabattue jusqu’à mi-cuisses, le sirma ou manteau en écharpe est massé du bras droit à l’épaule gauche.

La tête est la sienne : elle est restaurée au nez et à la bouche, et replacée; on doit également à la restitution la main elle poignet droits, avec tout le masque jusqu’à moitié de la barbe, la main et le poignet gauches, le poignard, enfin l’extrémité du pied gauche.

Suivant Visconti, la chevelure placée sur le front du masque est antique , et par conséquent les doigts de la main; il fait observer en effet que cette partie de la chevelure, l’dyxos, est couronnée de la dépouille du lion. [ Haut. 7 pal. 6 on. ]

STATUES ANTIQUES

10 45. — Melpomène, marbre, pl. 5t3. Musée de Stockholm, Guattani, an 1784.

La beauté de cette Muse dans toutes ses parties, dans sa chevelure, les formes et l’attitude du corps , son vêtement et enfin dans l’expression du visage, a fait dire à l’antiquaire Guattani, que la Muse de la tragédie ne pouvait être mieux représentée, et qu’on n’aurait pu imaginer une figure qui offrît mieux les fortes et héroïques émotions de cette partie de la poésie dramatique. La posture de la Muse, dit cet auteur, attire tout d’abord l’âme comme le regard de l’observateur. Melpomène, comme fatiguée de sa déclamation, pose le pied sur un roc, tenant d’une main le masque d’Hercule et serrant de l’autre le manche d’un poignard.

Les longs vêtemens qui la couvrent accroissent la majesté de sa ligure. Ce sont d’abord sa tunique longue sur le corps , ensuite la tunique courte pardessus la première, enfin le sirma théâtral, vêtement volant, jeté capricieusement sur les épaules.

Dans sa tête réside la plus grande beauté : ces cheveux épars , ce regard courroucé, ce visage noblement austère caractérisent à merveille l’art tragique. La Muse porte la couronne bachique, dont les larges pampres ombragent pittoresquement son front.

Quant à sa chaussure, elle a, non le cothurne, mais des sandales, ce qui se rencontre aussi dans la Melpomène du musée Pie-Clémentin et dans celle du musée de Madrid (pl. 5i3 et 5i4).

a 1045 A. — Melpomène, marbre, pl. 5o6 B. Londres, collection Westmacott, inédite.

Cette Melpomène a le pied droit placé sur un rocher, comme celle de notre sarcophage du Louvre, n° 1049. Elle tient à la main droite le masque tragique, et porte la main sur la poignée d’un parazonium. Son péplus,jelé sur l’épaule gauche , lui descend sur le dos ; son ample tunique est à manches.

* io46. — Melpomène colossale, marbre pentélique, pl. 3 1 5. Musée du Louvre, n° 348.

Statue de douze pieds de haut, une des plus fortes de toutes celles que les siècles ont respectées. Elle est vêtue de la tunique à longues manches et ceinte de la large ceinture , comme la Melpomène du bas-relief des Muses au Louvre. Sa chlamyde, rejetée sur le dos, est rattachée à la ceinture d’une manière pittoresque.

Plus on examine ce colosse, plus on est étonné de la grâce que l’habile artiste a su donner à la physionomie de cette Muse. Vue du côté gauche, elle offre un très-beau mouvement de draperies.

DE L’EUROPE

Sont modernes : le masque d’Hercule, l’avant-bras droit un peu au-dessus de la saignée, et une partie de la main gauche.

Cette statue ornait probablement le théâtre de Pompée ; elle était restée dans la cour du palais du cardinal Riario, bâti d’après les dessins de Bramante sur l’emplacement de ce théâtre, et qui devint ensuite l’hôtel de la chancellerie apostolique. [ Haut. 3m,g27 = 12 pi. 1 po. ]

a 1047. — Melpomène, marbre pentélique, pl. 5 1 4- Rome, collection Pacetti, inédite.

Sont modernes, dans cette statue: la tête et le cou jusqu’à la draperie, la main droite avec le masque, la main gauche avec la massue, et le bout du pied droit. Dans ces restaurations, la partie nue de la poitrine, le bout du pied, le bras gauche et la massue, sont en plâtre; mais la main est en marbre.

L’attitude de la partie antique indiquait assez cette restauration ; le vêtement n’est pas aussi théâtral qu’on le voit d’ordinaire à Melpomène , mais les draperies n’en sont pas moins belles. [Haut. 7 pal. 3 on. 1/2.]

* io48. — Melpomène, marbre, pl. 5 1 4. Madrid, Musée

royal.

Cette Melpomène des Muses de la reine Christine (x) a de moderne la tête, le cou, et tout le nu de la poitrine, et la main gauche à partir du péplus. Notre correspondant de Madrid nous fait connaître que la massue n’existe plus , du moins à partir du masque , ce qui indique qu’elle était moderne. Si donc le masque est antique, et surtout s’il recouvre un fragment de massue, Melpomène se trouve parfaitement caractérisée. [ Haut. 4 pi- 9 po. ]

+ * 1049. — Melpomène, bas-relief du sarcophage des Muses, pl. 5 1 4. Musée du Louvre, n° 307.

Sur le sarcophage de notre musée (voyez pl. 2o5) Melpomène est à une extrémité, faisant face à Uranie. Elle a comme celle-ci l’altitude de la inflexion. Son pied droit est posé sur le rocher et ses deux coudes reposent sur le genou. Son ample tunique est serrée par une large ceinture. Elle a son masque sur la tête. (Texte, t. II, p. 245.)

a io5o. — Melpomène, marbre grec, pl. 5 16. Rome, villa Borghèse , inédite.

Cette statue n’a de moderne que le nez, un tasseau au cou et un autre au poignet droit. La tête n’est pas la sienne, mais elle est antique. Les bras nous

(1) Voir les indications sur l'ensemble de la collection à l’article Clio, p. 249.

STATUES ANTIQUES

ont été indiqués, non comme modernes, mais comme retravaillés, et on n’a pas même signalé comme moderne le masque ou tête que la figure tient à la main gauche.

Notre statue a le même vêtement et la même la courroie que plusieurs autres indiquées au n° 1076. [Haut. 6 pal. ]

+ io5i. — Melpomène , bas-relief de l’Apothéose d’Homère, pl. 5 16, Londres, Musée britannique. (Voyez 968.)

Sur le bas-relief de l’Apothéose, Melpomène est sur le premier plan, à la droite d’Euterpe. Elle est debout et lève la tête; on peut croire que ses regards se dirigent vers Jupiter. Sa tunique est double et sans manches; son péplus couvre sa chevelure, retombe ensuite sur les deux, épaules de la Muse, en recouvrant toute la partie gauche du corps (1). Le bras droit est nu.

* 1 o5 2 . — Melpomène, marbre, pl. 302. Jardin des Tuileries.

Cette statue n’est antique qu’à partir de la poitrine. La cassure, très-irrégulière, commence vers l’épaule gauche et se continue en ondulant jusqu’au milieu du bras droit, il y a de moderne, outre la main droite et le masque, les deux pieds et l’angle inférieur de la tunique à droite. La partie antique indiquait rigoureusement la restauration qui en a été faite.

Le péplus de cette Melpomène enveloppe entièrement le corps, disposition qui n’est pas ordinaire. [Haut im,g6o.]

-f- io53. — Melpomène, mosaïque, pl. 5 1 6. (Voyez Clio, 995.)

Sur le sarcophage de la villa Montalto, Melpomène se trouve à droite d’Euterpe, qui est au milieu. (Voyez i,oi4.) Inclinée légèrement vers celleci, elle présente de la main droite une massue qui descend verticalement à ses pieds. Son péplus a un ajustement particulier; jeté sur l’une et l’autre épaule, il se fixe sous le sein par la large ceinture de la Muse, et, ramené de derrière le corps par la main gauche, il se développe en draperie au-dessous du masque.

io53 A. — Melpomène, marbre grec, pl. 5 16. Angleterre, collection Blundell, pl. 20.

Cette statue a appartenu à Cavaceppi. Elle est d’une mauvaise exécution, et a subi de nombreuses restaurations. Toutefois, la tête est assez jolie. [ Haut. 2 pi. 6 po. ]

(1) Voici l’ajustement de la ligure de la enveloppe le bras gauche et descend de ce tragédie qui se trouve dans la scène de l’A- côté jusqu’à terre. La partie droite est rapolhéose. Cette figure élève le bras droit menée en pointe sur le ventre par la main vers Homère. Sa tunique a des manches et gauche , bracelets aux poignets, une large ceinture. Le péplus voile la tête,

DE L’EUROPE

a io53 B. — Melpomène, marbre grec, pi. 498 D. Naples, musée Borbonico, n° 266.

Cette statue provient d’Hercuianum.

Melpomène est ici vêtue d’une tunique à petits plis sans manches , et du grand manteau tragique, syrma. Ce manteau, jeté sur l’épaule gauche, revient par la hanche droite et va s’attacher à la cuisse, découvrant le reste de son costume.

La tête, couronnée de pampres, est moderne; c’est la copie d’une autre tête antique, et l’œuvre d’une bonne sculpture romaine. [Haut. 6 pal. 6 on.]

* io54- — Melpomène, marbre de Paros, pi. 3 17. Musée du Louvre, n° 389.

Jolie statue, d’une bonne conservation et presque entièrement antique. Melpomène tient de la main droite son masque et de l’autre le parazonium , emblème de la tragédie. [ Haut. om,86 = 2 pi. 8 po. 2 li. ]

10 54 A. — Melpomène, marbre, pl. 5o6 B. Mantoue, Musée de l’académie , t. II , pl. 4 1 •

Celte statue nous offre l’austère et grave Melpomène marchant d’un pas majestueux sur la scène tragique, à laquelle elle présidait. La tête est ceinte d’un laurier et ses cheveux flottent en deux larges touffes sur ses épaules. Ses bras sont nus et garnis de bracelets; elle est vêtue de l’orthostade, habillement des acteurs tragiques, auquel les latins donnaient le nom de palla et dont l’invention était attribuée à Eschyle. Pallœ repertor honestœ , a dit Horace de ce poète. Le syrma tragique lui descend le long du dos; mais elle n’a pas le strophium mamillaire , qui , dans d’autres statues de cette Muse , lui ceint la poitrine. Elle porte de la main droite le masque herculéen , attribut ordinaire de la Muse tragique. Melpomène est chaussée du cothurne.

Cette statue, en marbre de Paros, est d’une bonne conservation. La tête cependant ne paraît pas lui appartenir; la physionomie n’a pas la noblesse désirable, et la chevelure manque de grâce dans son ajustement , mais la draperie est traitée avec une grande élégance. [Haut. 7 pi. 2 po.]

io54 B. — Melpomène, marbre, pl. 5o6 B. Mantoue, Musée de l’Académie, t. II, pl. 42.

M. Labus regarde cette statue comme d’un travail supérieur à la précédente, quoiqu’elle paraisse due au même ciseau. Elle est également de marbre de Paros; les proportions en sont meilleures et ont plus de grandiose; l’invention en est plus heureuse et d’une étude plus sévère. La draperie est d’un excellent

27 1\ STATUES ANTIQUES

style et traitée avec une grande élégance. L’orthostade dont elle est vêtue, le péplus dont elle s’enveloppe, le syrma tragique et les cothurnes élevés font facilement reconnaître une Melpomène. Sans doute l’un des bras qui manquent portait le masque tragique.

Cette statue , ainsi que la précédente, appartenait jadis à la famille Gonzague. [Haut. 6 pi. 6 po.]

+ * io55. — Terpsichore, peinture. d’Hercalanmn, pl. 617. Musée du Louvre. (Voyez Clio, 981.)

Terpsichore , debout , joue de la lyre en inclinant gracieusement la tête ; la main gauche tient l’instrument, la main droite pince les cordes du même côté.

Sa tête est couronnée de laurier, ceinte d’une bandelette, et ses cheveux retombent abondamment sur ses épaules.

Sa tunique est de couleur changeante entre le rouge clair et le bleu. Le péplus est bleu. La tunique est sans manche, en sorte que l’un des bras, le droit, est entièrement nu.

Aux pieds delà Muse est l’inscription T6PŸIXOPH AYPAN.

io56. — Terpsichore, marbre de Lani, pl. 517. Rome, Musée Pie-Clémentin , t. I, pl. 20.

Statue trouvée dans le bois des oliviers de Tivoli au lieu dit Piunella, avec les autres Muses de la même suite di Cassio.

Elle n’avait pas sa tête, qu’on a remplacée par une autre tête antique.

Sont modernes : le cou presque en entier avec les mèches de cheveux et les fihules de la tunique, le bras droit depuis le milieu du biceps, la main, les cornes de la lyre presque en entier, l’avant-bras gauche depuis la draperie, et le pied gauche. Un tasseau sur la mamelle droite et un autre sur le genou gauche. [Haut. 6 pal.]

1057. — Terpsichore, marbre, pl. 517. Madrid, Musée

royal (1).

Celte jolie Muse de l’ancienne collection de la reine Christine a de moderne la tête, le cou et le bras droit depuis le milieu du biceps. [Haut. 3 pi. 6 po. sous la tête. ]

a io58. — Terpsichore, marbre pentèlique , pl. 517, Naples, musée Borbonico, n° 262, inédite.

Cette statue de Terpsichore provient d’Herculanum.

( 1 ) Voir les observations générales sur la collection à l’article Clio , page 249-

DE L’EUROPE. 2^5

Son manteau est retenu sur ses épaules par deux agrafes. De la main gauche elle tient une lyre et de la droite le plectrum.

C’est l’œuvre d’une bonne sculpture romaine. [Haut. 6 pal. 6 on.]

+ 1 059. — Terpsichore assise, bas-rel. de l’Apothéose d’Homère , pl. 5 1 8 . Londres, Musée britannique. (Voyez 968.)

Sur ce bas-relief, Terpsichore occupe l’extrémité du second plan ou terrasse , à gauche du spectateur.

Assise sur un rocher, elle fait face à ses compagnes. Sa lyre est soutenue sur ses genoux; sa main gauche est appliquée aux cordes de l’instrument; son bras droit repose sur la cuisse, tenant le plectrum.

La tunique est sans manches; le péplus, partant de l'épaule gauche et descendant par le côté droit, va envelopper les genoux.

1069 A. — Muse assise, marbre pentélique, pl. 539. Londres, Musée britannique.

Cette Muse est représentée jouant de la lyre.

Sa tunique, fine, d’étoffe légère , à petits plis gaufrés, est serrée à la taille; les manches, très-courtes, sont fermées par deux boutons au haut des bras. Cette tunique est une espèce d’épomidion. On voit à peine la manche.

Le bras droit est moderne , ainsi que le sein ; la tête l’est aussi, de même que la poitrine au sortir de la robe et le bras gauche à partir du biceps , ainsi que les deux cornes de la lyre.

Le manteau couvre de larges plis la partie inférieure du corps sans en dérober les formes gracieuses : il offre de jolies parties de draperies. Il s’y trouve bien quelques restaurations, mais elles sont peu importantes : celles des genoux, surtout du genou droit, sont plus considérables. Ên somme, cette statue est agréable, et ses pieds, antiques, sont fort jolis. [Haut. 1 pi. 8 po.]

+ * 1060. — Terpsichore, bas-relief du Sarcofage des Muses, pl. 5 1 8, Musée du Louvre, n° 307.

Sur le sarcophage de notre musée (voyez pl. 2o5) , Terpsichore est une des Muses qui s’isolent : elle est occupée à jouer de la lyre. Sa tête est couronnée de lauriers. Sa tunique, à longues manches, est serrée d’une large ceinture; son péplus, agrafé sur l’épaule gauche, laisse voir tout le côté gauche de la figure, auquel, du reste, il sert d’encadrement. (Texte, t. II, p. 244)

+ 1061. — Terpsichore, mosaïque, pl. 5 18. (Voyez Ciio, 995.)

Cette Muse du sarcophage de la villa Montalto est placée à la gauche de

Thalie et d’Euterpe (voyez ioi4)» auxquelles elle tourne le dos pour jouer de son instrument.

Sa lyre est appuyée sur la cuisse gauche, dont le pied pose sur un petit socle. Son péplus est à peu près disposé comme celui d’Euterpe et de Thalie.

1062. — Terpsichore, marbre, pl. 5 18, Musée de Stockholm,

Guattani, an 1784.

Terpsichore est représentée au moment de jouer de la lyre.

La tunique courte de la Muse est serrée autour du corps par une ceinture, et son manteau , dont la plus grande partie pend du bras gauche , se groupe bien avec l’instrument.

La forme de son instrument rappelle , selon Guattani , la testudo dont Mercure forma la première lyre.

1063. — Terpsichore, marbre, pl. 5 1 9, Florence, Gori, pl. 18.

Gori a vu Clio dans cette statue , parce qu elle tient une lyre : mais ce ne peut être que Terpsichore, qu’on représente toujours avec cet instrument.

Sur la base de la statue se trouve l’inscription suivante en caractères usités au vie siècle de notre ère : Opus Attïlionis Aphrodisienis.

D’autre part la sculpture offre peu d’élégance.

io63 A. — Terpsichore, marbre pentêlique , pl. 619, Angleterre, Oxford, Marm. Oxon. pl. 3.

Cette statue a perdu le bras gauche et les doigts de la main droite.

La pose indique qu’elle jouait d’un instrument, probablement de la lyre.

Les manches courtes de sa robe sont ornées de boutons; son manteau recouvre les cuisses et sa chaussure est fermée, comme on le voit souvent aux Muses. Cette statue est en très-mauvais état, cependant le bras droit est encore assezbeau. [Haut. 3 pi. îo po. 6 li. ]

io63 B. — Muse, terre cuite, pl. 519, Londres, Musée

britannique.

Cette Muse , quoique privée de la tête, se distingue dans la riche collection de terres cuites du Musée britannique par sa grandeur, par l’élégance de son attitude et la belle disposition de la draperie. Sa longue tunique, relevée sous le sein par la ceinture , se marie bien avec la large masse de plis que le manteau forme sur le milieu du corps. Le bras droit, nu , est d’un dessin élégant; il se relève avec grâce vers le menton et donne à cette Muse le caractère de la réflexion et du calme. La main gauche s’appuyait sur des tablettes posées sur un cippe carré : elle n’existe plus. La chaussure est fermée et sans ornement,

DE L’EUROPE., 2 y 7

ce qui est assez ordinaire aux figures de ces divinités , dont la parure est toujours pleine de décence et de modestie. [Haut. 3 pi. 10 po. 6 li.]

+ * io64. — Erato, peinture d’Herculanum, pi. 520. Musée du Louvre. (Voyez Ciio, 981.)

Erato, debout, joue de la lyre, et paraît employer l’une et l’autre main à faire vibrer les cordes.

Sa tête est couronnée de laurier; ses cheveux tombent sur les épaules; elle a des boucles d’oreilles.

Sa tunique est rose et son péplus verdâtre ; la frange de la tunique est bleue. Le péplus, flottant derrière le buste, vient s’enrouler autour du corps. La tunique a les manches courtes.

Aux pieds de la Muse se trouve l’inscription 6PATG0 N'AATPIAN.

io65. — Erato, marbre de Luni, pl. 52 o. Rome, Musée Pie- Clémentin, 1. 1, pl. 2 1 .

Cette statue n’avait pas sa tête, qu’on a remplacée par une autre tête antique.

Sont modernes: le nez, le cou, la main droite avec moitié de l’avant-bras, la main gauche avec le poignet, le montant de la lyre et la traverse à notre droite, enfin partie de la plinthe. Cassure sur le bras droit. [Haut. 8 pal. 7 on.]

* 1066. — Terpsichore, marbre, pl. 354- Jardin des Tuileries.

La tête a été séparée et, quoique antique, ne me paraît pas la sienne. Il y a de moderne, outre la lyre, le bras droit et le pied gauche.

La restauration de la lyre, qui est moderne, était indiquée par la courroie qui se trouve sur le buste de la Muse.

Sa longue tunique est recouverte d’une tunique courte agrafée sur les épaules. [Haut. 2m. ]

* 1067. — Erato, marbre, pl. 354- Jardin des Tuileries.

Cette Muse a de moderne la tête, le bras droit à partir de la manche, la lyre, moins la partie qui adhère à la poitrine, le pied droit, le pied gauche avec les plis qui l’entourent.

La tunique est double et serrée d’une large ceinture ; le péplus a une disposition remarquable que l’on trouve à l’Érato du musée Pie-Clémentin, n° io65. [Haut. im, 960. ]

1 068. — Erato, marbre de Luni, pl. 520. Rome, Musée Pie- Clémentin, t. I, pl. 23.

La tête de cette statue est antique , mais a été séparée au milieu du cou.

STATUES ANTIQUES

Sont modernes: partie du nez, le bras droit depuis le biceps, ce qui comprend une partie de la manche, le bras gauche avec le haut de la lyre, le gros orteil du pied gauche et l’extrémité de la surtunique à droite. [Haut. 8 pal. 7 on.]

106g. — Erato, marbre, pl. Ô2i , Venise, Musée Saint-Marc,

t. II, pl. 1 3.

Le bras droit est moderne, la flûte, seul attribut d’une Muse qu’offre cette statue, est due à une restauration.

Les Muses ont souvent le costume donné à cette femme. L’auteur italien signale la majesté et l’idéal de la figure. [Haut. 6 pal. io on.]

a 1070. — Erato assise, marbre pentélique, pl. Ô2i. Russie, collection Demidoff, inédite.

Elle est fort belle et bien drappée; nous la donnons de deux côtés.

Découverte en 1820, à Tivoli, dans la villa de Quintilius Varus , et restaurée par le sculpteur Vescovali.

La tête n’est pas la sienne, quoique antique. Sont modernes : le bras droit en entier, l’avant-bras gauche, la draperie qui en descend, la lyre, le pied droit avec un bout de draperie, et enfin la partie inférieure du rocher sur lequel la Muse est assise. [Haut. 5 pal. 4 on. 1/2.]

1071. — Erato, marbre, pl. Ô2 2. Dresde, Musée royal.

Dans cette statue , la tête est hors de proportion avec le corps , et un large bandeau couvre une partie du front. Si cette tête est antique , elle doit avoir appartenu à une autre statue. — Becker, p. 68; Leplat, pl. 62.

Sont modernes: les deux bras, la lyre, la jambe gauche , que le restaurateur a représentée nue. La restauration de ces parties se prête à une double critique. Pourquoi un volume dans la main droite et une lyre dans la main gauche? Pourquoi encore la jambe gauche nue ?

Dans la partie antique, on remarque l'arrangement du manteau, placé sur les genoux.

Pour la pose, la statue se rapproche de l’Euterpe 1001 , du Musée Pie-Clémentin. [ Haut. 6 pieds. ]

1072. — Erato, marbre pentélique, pl. 523. Naples, musée Borbonico, n° 268.

Statue trouvée à Résina, au lieu appelé Colli Marzi. Elle est de style romain. La Muse est vêtue d’une tunique à manches courtes garnies de petits boutons. De la main gauche elle soutient sa lyre sur sa hanche, et de la droite elle tient le plectrum.

La tête est rapportée. Sculpture romaine. [Haut. 7 pal. 6 on.]

DE L’EUROPE

a 1073. — Erato, marbre grec, pl. 52 2. Rome, Vatican,

inédite.

Femme assise sur un rocher, et enveloppée de son péplus de manière que les mains seules paraissent à nu. Elle tient un volume de la main droite; la draperie a beaucoup d’élégance et de simplicité.

Au Vatican, celte statue porte le nom de Sapho, à raison nous dit notre dessinateur, des linéamens du visage; mais il ajoute que la tête, quoique antique, n’appartient pas à l’original ; par conséquent la dénomination de Sapho ne s’appliquerait qu’à la tête.

Le cou , les deux mains , le volume , le pied gauche et un peu de la draperie au-dessus de ce pied sont modernes. Cette statue est placée au Vatican, près la salle des Muses. [Haut. 6 pal. xo on. 1/2.]

1074. — Erato, marbre, pl. 52 2. Musée de Madrid.

Cette Erato fait partie de la suite des célèbres Muses de la reine Christine (1) ; c’est aussi la plus maltraitée, car elle a de moderne la tête, le cou et le nu de la poitrine, à peu près tout le bras droit, qui a été cassé transversalement au biceps dans le sens de la longueur, le bras gauche, la lyre, enfin les deux pieds superposés avec un fragment de la draperie.

Aujourd’hui le petit amour que notre gravure place à sa droite n’existe pas ; nous ignorons si l’arc et le carquois qu’il avait à ses pieds existent encore. Il importe de constater ici qu’à la différence de l’amour qui accompagnait Euterpe, celui-ci est placé sur la même base que la Muse, base dont l’extrémité droite semble avoir été taillée pour le placement d’une figure accessoire. Si donc cet amour était antique, chose probable, il avait pour objet de caractériser Erato. [ Haut. 5 pi. 6 po. ]

1074 A. — Muse assise sur un rocher, marbre grec, pl. 520. Londres, Musée britannique, n° 60.

Cette jolie figure tient une lyre de la main gauche. Sur la plinthe est inscrit le nom EYMOYSI A (2) , en lettres dont la forme rend probable qu’elles ont été gravées longtemps après la confection de la statue.

L’exécution de cette petite statue est fort soignée, et la draperie bien entendue; le manteau qui couvre en partie la longue tunique et l’épaule gauche, retombe avec grâce sur les genoux. Il est à regretter que quelques doigts des pieds, qui sont fort jolis, soient usés.

(1) Voir les indications sur l’ensemble nière générale, l’élégance et la grâce, et il de la collection à l’article Clio, page 249. ne paraît pas avoir ici d’autre signification.

(2) Le mot Evpovaia désigne, d’une ma-

280 STATUES ANTIQUES

La tête, la lyre et les bras au sortir de l’ouverture des manches sont modernes. 11 y a aussi quelques restaurations à la partie qui pose sur le tronc.

Marbre grec très-fin. [Haut. 1 pi. 5 po.]

1074 B. — Erato, marbre de Luni, pl. 538 A. Rome, musée Capitolin.

Cette femme assise, ayant près d’elle un enfant debout, a été prise pour la Muse de la poésie amoureuse.

La tête et le cou sont antiques , mais n’appartiennent pas à la statue. La lyre, la moitié des deux pieds et une partie des doigts de la main gauche, un fragment du manteau à gauche , le bras droit à partir de l’extrémité des plis de la manche (ce bras est en plâtre), sont l’œuvre d’une main moderne. Le bras gauche a un fragment également en plâtre , qui s’étend depuis l’extrémité du deltoïde jusqu’à celle du biceps ; un fragment en marbre a été placé dans les plis qui recouvrent le carpe gauche.

La tête de l’enfant est antique, mais ne lui appartient pas. Sont modernes, un fragment du cou, qui est en plâtre, le bras droit à partir du coude, et la main, le bras gauche à partir du biceps, la jambe , la cuisse et le cou-de-pied en marbre. Derrière la cuisse, est un fragment en plâtre. [Haut. 6 pal. ]

1075. — Erato, marbre pentèlique, pl. 023. Rome, musée

Chiaramonti.

La tête est antique, mais n’appartient pas à cette statue. La pointe du pied gauche est aussi antique, mais elle a été ajustée. La lyre, en plâtre, est une addition moderne.

Ces restaurations ont fait de ce marbre une Erato; mais on ne saurait affirmer que telle ait été son attribution originaire.

La draperie est heureusement traitée, et le travail de tout le personnage est généralement d’un bon style. [Haut. 6 pal. 5 on. ]

a 1076. — Erato, marbre pentèlique, pl. 523. Musée Chiara-

monti, inédite.

Statue d’une exécution très-ordinaire, mais assez bien d’ajustement.

La tête, les bras, l’épaule droite et le haut de la poitrine sont modernes.

En lui mettant à la main droite une lyre, on en a fait un Erato; peut-être eût-il été mieux de la restaurer en Diane, déesse qui porte souvent le costume de cette prétendue Erato. Ici la bandelette qui, partant obliquement de l’épaule droite , soulève le péplus au-dessous du sein gauche , aurait servi à soutenir le carquois; il est vrai qu elle pouvait rendre le même service à la lyre.

Mais il eût été encore plus convenable de restituer en Melpomène ou en Muse de la tragédie cette figure mutilée. On y était parfaitement autorisé par

DE L’EUROPE

la Melpomène reproduite, io5o, pl. 5i6, et qui, bien conservée, mérite de la confiance. Sa pose et son costume sont absolument semblables à ce que présente la statue dont à tort l’on a fait une Erato, et de toutes les Muses antiques, ce serait la seule qui portât de la même manière cette ceinture ou cette bandelette oblique ou en écharpe, si on ne retrouvait pas une disposition assez analogue dans les deux Clios 984 , 987 de la planche 5oo.

Cette statue, actuellement au musée Chiaramonti (6e div. n° 16, Gerhard, p. 4o), était jadis aux jardins du pape au Quirinal. [H. 6 pal. 6 on.]

1076 A. — Erato, marbre, pl. 538 D. Rome, palais Bar-

berini.

Nous sommes réduit, sur cette statue, au dessin que nous en donnons.

Elle porte le nom d’une Muse, sans avoir aucun attribut.

Plusieurs statues de matrones ont , comme celle-ci , le bras droit levé et la main libre. (Voyez pl. 978.)

1077. — Erato, marbre, pl. 023. Musée de Stockholm, Guattani, an 1784.

Notre Erato n’a ni la lyre, comme celle d’Herculanum , ni la cetra ou tambourin, comme celle de la collection espagnole, celle du Vatican, et comme dans la plupart des bas-reliefs.

Elle semble s’apprêter à danser, ce qui rappelle l’Érato du bas-relief de l’Apothéose d’Homère, qui est représentée dansant sur les pentes de l’Hélicon.

( 1081 , pl. 524).

Du reste, notre Erato, dans sa pose de danseuse, est de la plus grande beauté. Elle incline légèrement sa tête pour donner plus d’expression à sa danse. Elle porte le pied droit en avant, et le gauche un peu en arrière. Son manteau passe de l’épaule gauche sous le bras droit , et revient par derrière à l’épaule gauche , où la Muse , le tenant par le bout , l’élève plus haut que la tête. Ce doit être l’une des plus belles poses de la danse sérieuse antique.

La grande quantité d’étoffe que présente ce manteau réuni à la tunique longue, n’en laisse pas moins voir un corps svelte et de l’animation dans la pose.

Pour couronne , notre Muse a une large bandelette , qui retient ses cheveux.

+ 1078. — Erato, mosaïque, pl. 524- (Voyez Clio, 995.)

L’Erato du sarcophage de la villa Montalto se trouve à la droite de Melpomène; elle fait en quelque sorte pendant avec Terpsichore, qui est à la gauche de Thalie. (Voyez ioi4).

Tournant légèrement la tête vers Melpomène et Euterpe, elle laisse descendre sa lyre jusqu’à terre, et de la main gauche élève le plectrum.

Son péplus, jeté sur l’épaule gauche, passe d’abord sous le sein, et, revenant par l’épaule gauche , retombe en belle draperie.

STATUES ANTIQUES

4- * 1079. — Erato, bas-relief du. Sarcophage des Muses, pl. 52 4. Musée du Louvre, n° 307.

Sur l’un des côtés de notre sarcophage des Muses (voyez pl. ao5) , sont deux, figures, dont l’une est un homme barbu assis sous une arcade. Le geste de sa main gauche s’adresse à une figure de femme qui le regarde. Celle-ci est debout, accoudée sur un cippe; son péplus, couvrant en partie sa tête, enveloppe aussi son bras gauche.

On a vu dans ces figures Socrate et Erato ; la figure de femme pourrait être aussi bien la personnification delà philosophie. (Voyez texte, tome II, page 246.)

+ * 1080. — Erato, bas-relief du Sarcophage des Muses, pl. 52 4- Musée du Louvre, n° 307.

Sur le sarcophage de notre musée (voyez pl. 2o5), Erato est à la droite d’Euterpe et la regarde. Sa main gauche est appuyée sur un cippe, sa main droite élevée jusqu’au sein; son péplus couvre la figure jusqu’aux genoux. (Voyez texte, tome II, page 246.)

+ 1081. — Erato, bas-relief de l'Apothéose d’Homère, pl. 52 4- Londres, Musée britannique. (Voyez 968.)

Sur le bas-relief de l’Apothéose d’Homère, Erato est derrière Euterpe et s’isole du groupe. Placée sur un terrain incliné, elle s’occupe d’un pas de danse: c’est une des plus heureuses figures que l’art du dessin ait produites : elle respire la grâce et l’animation.

+ * 1082. — Polymnie, peinture d’Herculanum, pl. 525. Musée du Louvre. (Voyez Clio, 981.)

Polymnie, debout, a l’attitude de la méditation et du silence. Elle porte l’index de la main droite sur sa bouche ; sa main gauche tient le péplus relevé au-dessous du sein.

Sa tête est couronnée de lauriers et ceinte d’une bandelette.

La tunique est verte et le péplus verdâtre.... Sur la plinthe est l’inscription FIOAYMNIA YMNOYC.

* 10 83. — Polymnie, marbre grec, pl. 327. Musée du Louvre,

Statue provenant de la villa Borghèse. Cette figure, qui s’enveloppe dans sa draperie et s’appuie sur le rocher d’un antre, offre la même pose que celle de la Muse Polymnie dans plusieurs bas-reliefs. Les draperies sont traitées avec

DE L’EUROPE

le goûl et la finesse les plus exquis. Pour faire valoir ce qui restait de la statue antique, Augustin Penna, sculpteur de Rome, a restauré, avec un grand talent, toute la partie supérieure jusque vers la moitié, un peu au-dessous de la main gauche, et en arrière vers le milieu de la cuisse. [Haut. im,86i = 5 pi. 8 po. 9 li.

a io84- — Polymnie, marbre grec, pl. 525. Rome, musée Chiaramonti, médite.

Polymnie est ici représentée appuyée contre un pilastre. La draperie et la pose des pieds sont heureuses.

A la tête, le masque seul est antique. Le derrière de la tête est moderne, ainsi que la pointe du nez, la main droite, le pouce du pied gauche et le pilastre. [Haut. 4 pal. g on.]

a io85. — Polymnie, marbre grec, pl. 52 5. Saint-Pétersbourg,

Musée impérial.

Cette statue appartient à la classe gracieuse des Polymnies appuyées, comme les deux précédentes, celle de Berlin, 1126, et les trois que nous avons empruntées aux bas-reliefs de l’Apothéose d’Homère et de deux sarcophages.

Celle-ci se distingue des autres en ce qu’elle appuie son menton, non sur la paume de sa main, mais sur son poignet : de plus, elle a un masque sur la tête et un volume dans la main gauche ; enfin , le rocher sur lequel elle s’appuie ressemble plus particulièrement à celui de la Polymnie de notre musée.

+ * 1086. — Polymnie, bas-relief du Sarcophage des Muses, pl. 525. Musée du Louvre, n° 307.

Sur le sarcophage de notre musée (voyez pl. 2o5), Polymnie est juste au milieu de ses huit sœurs. Placée à la gauche d’Euterpe, qui semble occuper le premier rang, elle s’accoude avec abandon sur un cippe dans l’attitude de la réflexion. Le péplus enveloppe tout le corps, mais les bras sont nus. (Voyez tome II, texte, page 244).

+ 1087. — Polymnie, bas-relief de l’apothéose d’Homère, pl. 526. Londres, Musée britannique. (Voyez 968.)

Sur le bas-relief de l’apothéose d’Homère (voyez t. II, pl. 2o5), Polymnie est la troisième sur le second plan.

Tournant le dos à Uranie, séparée d’Apollon et de Clio par la saillie de l’antre devant lequel sont ces deux figures, elle paraît s’isoler; elle est accoudée sur un tronc d’arbre, et son péplus l’enveloppe entièrement.

284 STATUES ANTIQUES

Ses cheveux, serrés sur la tête, retombent ensuite en boucle sur l’épaule (1).

a 1088, — Polymnie, marbre de Carrare, pl, 52 6. Rome Vatican, inédite.

C’est une très-petite statue, présentant une femme assise. Ce peut être la Muse Polymnie, nous a dit notre dessinateur de Rome, et c’est pour cela que nous l’avons placée parmi les Muses.

La tête est la sienne ; elle a été séparée et restaurée au nez. Sont modernes : la main droite avec la moitié de l’avant-bras, la main gauche et le pied droit, qui sortent de la draperie.

Notre dessinateur fait l’éloge de cette statuette, à qui il a trouvé beaucoup de grâce et de simplicité.

Elle est au Vatican, dans la salle Zelada. [Haut. 1 pal. 9 on.]

i 088 A. — Polymnie, marbre grec, pl. 538 C. Rome, musée

Capitolin.

Polymnie est représentée assise avec son caractère ordinaire.

Sont modernes : la tête, partie du cou, la main droite au-dessus du poignet et la moitié du pied droit. [Haut. 2 pal. 1 on. 1/2.]

1089. — Polymnie, marbre, pl. 526. Madrid, Musée

royal.

Cette Muse , de l’ancienne collection de la reine Christine (2) , a de moderne la tête , le cou , le nu de la poitrine , et les deux bras à partir du biceps ; le bras droit n’existe plus aujourd’hui : aussi la partie antique n’offre aucun attribut. [ Haut. 5 pi. 2 po. ]

1090. — Polymnie, mosaïque, pl. 526. (Voyez Clio, 995.)

Réunie avec Polymnie sous la même arcade du bas-relief de la villa Montalto, l’arcade qui se trouve à l’extrême droite, Polymnie, placée jusqu’à l’angle du sarcophage, fait face à Uranie et aux autres figures du bas-relief. Enveloppée jusqu’au menton de son ample péplus, et appuyée du ventre sur un cippe, elle a les yeux levés vers le ciel. C’est la pose ordinaire de cette Muse.

* 1091. — Polymnie, marbre, pl. 328. Musée du Louvre,

La tête est rapportée, mais antique : elle offre assez bien ce mouvement

(1) Le CamiHe qui se trouve à la zone aussi aux pieds de la Polymnie des peininférieure du bas-relief, devant Homère, tures d’Herculanum. a sous ses pieds le mot f itôos, qui se lit (i) Voy. p. 249.

DE L’EUROPE

pensif qui caractérise Polymnie. On ne peut, du reste, méconnaître cette Muse à la disposition du péplus, qui l’enveloppe entièrement. [Haut. im,620 = 4 pi. il po.]

*1091 A. — Polymnie, marbre, pl. 352. Louvre, salle ronde,

Sont modernes à cette statue : la tête, le cou, l’épaule et le bras droit avec le bras gauche, la draperie qui pend de ce bras, enfin l’extrémité des pieds.

La partie antique indiquait suffisamment l’attitude que le restaurateur a donnée à la statue; mais indiquait-elle aussi bien une Polymnie? Nous voyons une disposition de péplus que ne présente aucune autre Polymnie, et qui convient à Clio et à Calliope, dont elle a du reste les attributs. [Haut. im,8oo = 5 pi. 6 po.]

* 1091 B. — Polymnie, marbre, pl. 528. Musée du Louvre,

Cette Muse a la pose et le costume qu’on lui voit ordinairement.

La tête, antique, est rapportée; l’expression en est bonne, et l’on y trouve le caractère d’un portrait. [Haut. im,756 — 5 pi. 4 po.]

* 1092. — Muse, marbre de Paros , pl. 328. Musée du Louvre,

A partir du milieu des jambes, la partie inférieure de cette statue est moderne et d’un autre marbre que le reste du corps, qui est antique, ainsi que la tête. La pose et les draperies sont bien entendues et d’un beau caractère. Les mains sont ce que cette statue offre de mieux: elles sont presque entièrement antiques, et l’on sait qu’il est très-rare de trouver ces parties conservées; il 11e manque à la droite que l’index, et à la gauche le même doigt et le pouce : ces mains sont jolies, quoique le marbre en ait été rongé parle temps. [Haut. im,88o = 5 pi. 9 po. 6 li. ]

1092 A. — Polymnie, marbre de Luni, pl. 527. Rome, Musée Pie-Clémentin, t. I, pl. 2 3.

Statue trouvée à Tivoli, au lieu dit Piovella di Cassio, avec les autres Muses de la même collection.

La tête est couronnée de roses , ce qui se rencontre à deux autres Polymnies, iog3, 1094.

Cette lête est la sienne; elle n’a pas été séparée, et a de moderne le nez et la lèvre inférieure. On nous marque que la couronne de fleurs est retravaillée.

286 STATUES ANTIQUES

Sont modernes , en outre , le pied gauche et l’orteil du pied droit ; tasseau sur le pouce de la main droite. (Haut. 7 pal. 6 on.)

a 1092 B. — Polymnie, marbre de Carrare, pl. 527. Rome,

Vatican.

Statue offrant une pose gracieuse, et d’une belle manière. Les draperies en sont habilement traitées.

La tête, bien qu’antique, ne lui appartenait pas.

Cette statue doit, en outre, à un artiste moderne, le nez, le menton, une partie delà draperie, le pouce, l’index et le grand doigt de la main droite, une petite partie des plis et en particulier la portion de la draperie qui va de la main droite au bras gauche , et retombe jusqu’à la moitié du genou ; le bras gauche , la moitié du pied droit et l’extrémité des trois doigts du pied droit, une partie de la plinthe.

Elle a jadis été placée dans le palais de Latran; elle orne aujourd’hui la salle delà Cléopâtre au Vatican. [Haut. 7 pal. 1 on. 1/2. j

a 1092 C. — Polymnie, marbre grec, pi. Ô06 A. Rome, coli. Giustiniani, inédite.

On donne le nom de Polymnie à cette figure entièrement voilée, dont le péplus dérobe le bras droit, couvre le derrière de la tête, et ne laisse voir que la main gauche.

Elle est très-élégante, mais très-endommagée.

Cette statue a de moderne le visage et le pied gauche , la main gauche à partir de la draperie ; elle a aussi différentes pièces sur la draperie.

Aux Polymnies appuyées, on voit le bas de la tunique, et la partie supérieure du corps apparaît gracieuse sous le péplus. La même observation s’applique aux deux Polymnies assises que nous donnons 977, 978. Les Polymnies debout laissent toutes voir la main droite qu’elles élèvent vers le sein ; presque aucune n’a la tête voilée, et le péplus est loin de dissimuler les formes du corps. [Haut. 8 pal. 2 on.]

1 092 D. — Polymnie, marbre grec, pl. 498 E. Rome, collection Giustiniani, aujourd’hui Massini.

Cette statue est-elle Polymnie ?

Les autres élèvent le bras droit, qui est couvert, et ne laissent guère voir que la main. Sa pose se rapproche de celle de la vie ordinaire.

Les parties modernes sont : le nez, plusieurs doigts des mains et des pieds, et la draperie en certains endroits. Ces restaurations, qui ont été faites en plâtre, sont exactement indiquées sur notre gravure. [Haut. 8 pal. 8 on. ]

DE L’EUROPE. 287

1 092 E. — Polymnie, marbre grec, pl. 498E. Rome, collection Giustiniani, pl. 78.

On donne encore le nom de Polymnie à cette statue enveloppée d’un péplus , qui, de la main droite, saisit ce péplus à la hauteur de la poitrine et croise le bras gauche sur le ventre. Nous n’y trouvons pas réellement cette pose méditative qu’offrent les autres Polymnies.

Sont modernes : la tête, le couel les doigts de la main droite. La figure est cassée vers le milieu du corps. [Haut. 5 pal. 10 on. 1/2.]

a 1093. — Polymnie, marbre grec, pl. 527. Naples, musée Borbonico, n° 2 84, médite.

Cette Muse, de sculpture romaine, provient de la collection Farnèse; elle est enveloppée de son ample et souple manteau, comme le sont ordinairement les statues de cette Muse. La tête, la main gauche et le bas de la figure, à partir des genoux, sont modernes. [Haut. 3 pal.]

1094. — Polymnie, marbre, pl. 527. Musée de Stockholm, Guattani, an 1784.

Polymnie, entièrement enveloppée de son manteau, nous offre l’attitude de la méditation. C’est ainsi que cette Muse est ordinairement représentée. La Polymnie du musée de Madrid est aussi entièrement vêtue, et, sur le sarcophage du Capitole, dans le bas-relief de l’Apothéose d’Homère, enfin, dans le basrelief Mattéi, elle appuie le coude sur un rocher, et de la main droite soutient son manteau. Du reste , son ample vêtement ne nous dérobe point les formes sveltes de son corps, qui peuvent s’apercevoir comme sous un léger voile : il sert, au contraire, à drapper la Muse avec majesté.

Polymnie est, en outre, couronnée de roses, comme dans la collection du musée Pie-Clémentin. Ce gracieux ornement, que les poètes grecs, entre autres Théocrite, attribuent aux Muses, se marie ici agréablement aux traits délicats et à l’expression quelque peu riante du visage de celle-ci. Guattani émet, à ce sujet, la conjecture que les statues de Flore, que nous voyons couronnées de roses, ont pu être, dans l’origine, à la fois des Muses et des Flores.

Dans la Polymnie du musée de Madrid, la tête et l’attitude diffèrent beaucoup de la nôtre.

a 1096. — Polymnie, marbre pentéligue, pl. 528. Rome, collection Pacetti, inédite.

Statue de belle manière, posée et drapée comme la plupart des statues debout qu’on donne pour des Polymnies. Elle porte la main droite sur la poi-

288 STATUES ANTIQUES

trine et laisse pendre le bras gauche. Le péplus l’enveloppe de manière à ne laisser voir que le haut de la poitrine , la main droite et le bas de la^tunique. La tête n’est pas la sienne, mais est antique. Tasseau sur la main gauche. Pacetti l’a vendue à un étranger. [Haut. 6 pal. 5 on.]

a 1096. — Polymnie, marbre de Carrare, pi. 528. Rome, Musée Chiaramonti , inédite.

Sont modernes, dans cette statue, les parties supérieures nues, savoir: la tête, le cou, l’épaule droite, l’avant-bras droit et la main gauche.

Le classement qui en a été fait parmi les Polymnies nous semble aujourd’hui mal fondé. Les Polymnies appuyées , les seules authentiques , sont entièrement enveloppées dans leur manteau et absorbées dans leur méditation.

Notre figure, au contraire, a une pose théâtrale, on pourrait dire, une attitude.

Est analogue l’une des Muses des Tuileries, laquelle, drapée et posée de la même manière, portant enfin les mêmes cassures, a été restaurée en Thalie. (Voy. 1029, pl. 352. Voyez aussi une Muse de la collection Pembroke, 1110 D, pl. 538 D.) Notre statue est maintenant au jardin du Quirinal. [Haut. 6 pal. 4 on.]

+ * 1097. — Uranie assise, peinture d’Hercalanum , pl. 529. Musée du Louvre. (Voyez Clio, 981.)

Uranie est assise sur un siège semblable à celui de Clio. Tenant une sphère de la main gauche et une baguette de la main droite , elle indique du bout de cette baguette la figure tracée sur le globe.

Sa tête est couronnée de feuilles et ceinte d’une bandelette; les cheveux, séparés sur le front, retombent sur les épaules.

La tunique, à manches courtes, est jaune; le péplus est bleu; on voit des bracelets vers la moitié de l’avant-bras. Cette peinture n’a pas d’inscription.

+ * 1098. — Uranie, marbre grec, pl. 529. Rome, Musée Pie-Clémentin, t. I, pl. 2 5.

Statue provenant d’une fouille que le docteur Mathias fit faire dans le bois des Oliviers de Tivoli. Elle fut trouvée très-endommagée, mais pouvant facilement, malgré de nombreuses cassures, être rétablie dans son intégrité. Les parties qui lui manquaient n’étaient que des fragmens intermédiaires que nous avons indiqués avec soin sur notre gravure. Le globe lui-même est antique.

La tête de cette Uranie est ornée de deux plumes, et, en parlant d’un sarcophage de la collection Mattéi (Voy. supra, p. 2 58), nous avons dit que toutes les muses de ce sarcophages portaient le même ornement. (Voyez aussi 1072, pl. 704.)

DE L’EUROPE

Notre Uranie est svelte et gracieuse, et nous pensons que les anciens la comprenaient toujours ainsi. On peut, du reste, la comparer à l’Uranie de Madrid, à la peinture d’Herculanum , et enfin à l’Uranie Mattéi, n° 1 1 10 B. [Haut, 3 pal. 9 on.]

* 1099. — Uranie, marbre de Paros, pl. 339- Musée du Louvre, n° 905.

Statue, trouvée dans l’île de Santorin par M. Fauvel, et provenant delà collection Ghoiseul.

Le costume de cette belle figure a autorisé à lui donner le caractère d’Uranie, dont plusieurs statues offrent le même genre de draperie.

On remarquera, au bas de sa longue tunique d’étoffe très-fine, une coulisse qui la resserre. La tête, ainsi que l’avant-bras droit, la main gauche, les pieds et un peu du bas de ' la tunique, sont modernes. La restauration est due à M. Lange. [Haut. 2m,o62 = 6 p. 4 po. 2 li.]

1100. — Uranie, marbre, pl. 529. Madrid, Musée royal (1).

L’Uranie des Muses de la reine Christine a de moderne la tête , le cou et le nu de la poitrine, le bras droit à partir du coude, le bras gauche depuis le milieu du biceps, le stylet et le globe. Elle est appuyée sur le coude, comme l’Uranie du sarcophage du Louvre, pl. 53 1. Celte pose est plus ordinaire dans les Polymnies. [ Haut. 5 pi. ]

Uranie a une étoile sur le front, mais cette tête est l’ouvrage d’une main moderne.

1 101. — Uranie, marbre de Luni, pl. 53o. Rome, Musée Pie-Clémentin, t. I pl. 2 4 -

Statue provenant de la villa de Cassius , à Tivoli. Elle a décoré le palais Ginnetti, à Velletri. Le prince D. Louis Lancellotti en fit présent au pape.

Elle a porté d’abord une tête moderne, remplacée depuis par une tête antique trouvée à la villa d’Adrien.

Sont modernes : le cou , le bras droit à partir de la draperie , la main gauche et le globe.

On voit que la partie antique n’indiquait pas rigoureusement une Uranie.

Sa pose semblerait convenir aussi bien à Thalie ou à Melpomène , qui tiennent un masque et une massue ou un pédum. [Haut. 6 pal.]

a 1102. — Uranie, marbre grec, 53 o. Rome, collection Yescovali, inédite.

Statue demi-colossale provenant du palais Falconieri.

(1) Voyez Clio, 990, page 2/19.

ITT.

STATUES ANTIQUES

La tète n’est pas la sienne, mais elle est antique. Sont modernes: le bras droit depuis la fin du deltoïde avec la main et le globe, enfin les pieds avec la draperie qui les avoisine. Grand tasseau sur la cuisse droite.

Le péplus enveloppe la figure presque totalement. On le trouve disposé à peu. près de même au numéro précédent , qui lui fait pendant sur notre planche. [Haut. 9 pal. 3 on. ]

1102 A. — Uranie, marbre, pi. 53o. Musée de Stockholm, Guattani an 1784.

Uranie tient ici le globe et une règle.

Elle n’est point élégante et svelte comme les autres Muses; elle semble même un peu lourde, ce qui provient en partie du défaut de mouvement du corps. Elle n’a point de tunique courte, et son manteau, attaché sur chaque épaule, retombe derrière le dos de manière à encadrer le corps.

Sa chevelure est fournie et retenue par une simple bandelette.

a 1102 B. — Uranie, marbre grec, pl. 538 C. Naples, Musée Borbonico, n° 4, inédite.

Cette Muse a été regardée longtemps comme une statue de la Fortune; c’est Visconti qui a reconnu en elle une Uranie. (Musée Pie-Clém. 1. 1, pl. a4- )

C’est un morceau d’une fort belle sculpture grecque et d’ancien style.

Uranie est debout, vêtue d’une tunique à manches longues : elle porte l'or thostade attachée sur l’épaule gauche et retenue par une large ceinture.

La tête, antique, appartenait à une Canéphore. Le bras gauche et les attributs, le globe et la baguette ou radius, sont modernes. [Haut. i5 pal.]

a 1 102 C. — Uranie, marbre pentélique, pl. 498 D. Naples, musée Borbonico, n° 273, inédite.

Statue provenant d’PIerculanum , et d’une bonne sculpture romaine.

Cette Muse est vêtue d’un grand manteau , qui laisse à découvert la partie supérieure du corps à droite. Les manches de la tunique longue sont garnies de boutons ; les draperies sont belles; la tête est rapportée. [Haut. 8 pal.]

+ * 1 io3. — Uranie, bas-relief du Sarcophage des Muses, pl. 53 1, Musée du Louvre, n° 307.

Sur le sarcophage de notre musée, Uranie est accoudée sur un cippe et croise les jambes dans l’attitude de la méditation. Un globe est à ses pieds ; une baguette est dans sa main droite.

Son péplus, couvrant la partie inférieure de la figure, va se ramasser sur le cippe où le bras de la Muse le retient. (Voy. pl. 2o5. Texte, t. II, p. 245.)

DE L’EUROPE

+ 1 io4. — Uranie, mosaïque, pl. 53 i. (Voy. Clio, 995.)

Uranie et Polymnie sont placées sous l’arcade extrême de droite. Les deux Muses de la méditation se trouvent ainsi réunies et font groupe. Uranie , tournant le dos aux autres Muses, et faisant face à Polymnie , lient le globe de la main gauche et une baguette à la main droite. Sa tunique laisse l’épaule droite à découvert. Son péplus, descendant de l’épaule gauche le long du dos, reparaît sur le côté droit et va reposer sur l’avant-bras droit.

1 1 o5. — Uranie, marbre, pl. 53 1 . Florence (Galerie de), t. IL

D’après l’auteur de la Galerie de Florence, la partie antique, dans cette statue se réduit au torse. Sont modernes : la tête, le cou, le nu de la poitrine, le nu des bras, le globe et la baguette (celle-ci servait aux anciens géomètres à tracer leurs figures sur le sable).

Les gravures de la Galerie de Florence sont au rebours, et cette disposition est passée dans la nôtre. Ainsi, à la statue, c’est la main droite qui tient la baguette, et la main gauche qui soutient le globe.

Notre gravure présente avec des écailles le vêtement de dessous, qui se montre sur l’épaule droite. Dans la gravure de la Galerie de Florence, on voit, au lieu d’ écailles, un tissu à peine croisé, tel que nous le donnons sur d’autres figures .

Par sa pose , par l’arrangement du manteau et par l’attitude des bras , cette statue a la plus grande ressemblance avec les n°s 1009 et 101 5, restaurés en Euterpe, et à l’occasion desquels nous l’avons rappelée. Notre gravure donne à tort au manteau des plis multipliés et exigus que n’a pas celle de la Galerie.

+ 1 106. — Uranie, bas-relief de l’Apothéose d’Homère, pl. 53 i. Londres, Musée britannique. (Voy. 968.)

Sur le bas-relief de l’Apothéose d’Homère (voy. p. 2^7), Uranie est sur le second plan , faisant face à Terpsichore.

Debout devant un cippe qui supporte une sphère, elle pose la main droite sur le globe; le bras gauche descend le long du corps.

Sa tunique est double et sans manches. Le péplus a une disposition peu ordinaire : venant par l’épaule droite, il couvre la poitrine, tout le bras gauche, et descend en draperie jusqu’au bas de la jambe.

a 1107. — Uranie, marbre grec, pl. 532. Rome, musée Chiaramonti, inédite.

Uranie porte ici un globe de la main gauche et une Hôte de la main droite. Ce dernier attribut appartient à Euterpe.

La tête et le cou sont antiques, mais d’une autre statue. Sont modernes :

292 STATUES ANTIQUES

la main gauche et le globe, la moitié de la main droite et la flûte, enfin la pointe du pied droit.

La statue est heureusement drapée. [ Haut. 6 pal. 5 on. ]

a 1 108. — Uranie, marbre de Carrare, pl. 532. Rome, villa Borghèse, inédite.

Cette statue est une image d’Uranie, car les mains et les attributs ne sont pas dus à une restauration et n’ont subi que des cassures, le bras gauche vers le pouls, et le droit vers le milieu.

La tête n’est pas la sienne, mais elle est antique.' Sont modernes : le nez, le cou, quelques doigts, et le pied gauche avec la draperie.

La disposition du vêtement laisse à découvert tout un côté de la poitrine , comme aux numéros 1088 A et 1 i3o.

La ceinture est à la hauteur des hanches. [Haut. 6 pal. 10 on.]

* 1 109. — Uranie, marbre, pl. 354- Jardin des Tuileries.

Cette figure a de moderne la tête, le bras gauche et l’extrémité inférieure de la draperie avec les pieds.

Elle est drapée comme l’est souvent Polymnie, mais comme ne l’est aucune de nos Uranies. Le restaurateur n’a pas cru devoir laisser libre la main gauche, quelle tend, et, en y plaçant un globe, a fait une Uranie de cette Muse. [Haut. 2m, 1 00 = 6 pi. 1 po. 10 li.]

i 1 10. — Uranie, marbre, pl. 532. Florence, Gori, pl. i5.

Notre statue doit le globe et le compas à une restauration.

Peut-être a-t-on fait une Uranie d’une statue qui ne l’était pas.

La disposition des pieds présente comme un pas de danse , ainsi que l'a fait observer Gori. Si notre statue est une Muse, pourquoi ne représenteraitelle pas plutôt Erato?

1 1 10 A. — Uranie, terre cuite, pl. 533. Londres, Musée britannique, tre salle, n° 38.

Cette jolie statue se distingue parmi les terres cuites du Musée britannique. Sa tête est belle et agréablement ajustée ; les trois boucles en spirales allongées qui descendent au-dessous des oreilles accompagnent bien le cou.

La moitié de la main droite et la moitié du bras gauche manquent.

Ce n’est probablement pas une Uranie. Les mains ont dû être trop rapprochées pour tenir le globe et le radius, attributs ordinaires de cette déesse. Cependant, son costume ample et sévère conviendrait à la gravité de la Muse Uranie.

DE L'EUROPE

Les manches , très-larges , que recouvre en partie un grand péplus boutonné jusqu’au milieu des bras, et le beau parti qu’on a tiré des draperies, donnent à tout l’ensemble beaucoup de dignité. [ Haut. 3 pi. 3 po. ]

i i 10 B. — Uranie assise, marbre, pl. 533. Rome, collection

Mattéi, pl. 32.

Nous sommes réduit, sur celte statue, au dessin que nous en donnons.

La Muse a l’attitude que nous avons plusieurs fois signalée comme la plus convenable pour le support d’un globe. (Voyez 1019 D.)

1 1 10 C. — Uranie, marbre, pl. 533. Angleterre, collection Blundell, pl. i4-

Cette statue, trouvée dans la petite rivière Marana, près du Tibre, fut achetée, à fort bas prix, par l’antiquaire Cochetto.

Uranie tient ici le globe et un stylet. Les mains et le globe sont, je crois, modernes.

Un grand manteau couvrant ses épaules vient s’agrafer sur la poitrine; écarté d’un côté par le bras droit, de l’autre par le globe, il revient par le milieu du corps reposer, en grande masse, sur l’avant-bras gauche jusqu’aux genoux, et laisse à découvert la tunique au milieu du corps et aux jambes. [Haut. 1 p. 3 po.]

a 1 i 10 D. — Muse, marbre, pl. 538 B. Angleterre, collection Pembroke, inédite.

Réduit, sur celte statue, au dessin que nous en donnons, nous la rapprocherons delà Thalie du jardin des Tuileries, pl. 352, qui offre la même pose et indique comment le bras droit pouvait être restauré.

A notre statue, cependant, le coude a dû être un peu plus élevé, et la figure semble avoir tenu un objet plus lourd, un globe, par exemple. D’autre part, la tête est levée davantage vers le ciel, et la main gauche tient encore le bout d’une baguette.

Nous avons donc une Uranie. [Haut. 6 pi.]

1 1 1 1. — Uranie ( Impératrice en), marbre, pl. 532. Musée de

Dresde.

Cette statue, dont les draperies sont d’un excellent travail, a quelques rapports avec l’Uranie du musée Pie-Clémentin. (Voyez 1102, pl. 53o.)

La tunique , d’étoffe fine , est serrée sur le sein par une ceinture.

La tête, très-belle, n’est pas la sienne. Le bras droit et l’avant-bras gauche sont modernes. ( Augusleum, pl. 69; Leplat, pl. 84 ) [Haut. 8 pi. ]

2g4 STATUES ANTIQUES

+ *11 12. — Calliope, peinture d’HercuIanum, pl. 536. Musée du Louvre. (Voy. Ciio, 981.)

Calliope, debout, tient des deux mains un volume.

Sa couronne paraît être de lierre. Sa tunique est verte et son péplus est blanc. La tunique, sans manches, s’agrafe sur les deux épaules ; elle est serrée par une large ceinture. Au bas de la ligure est l’inscription KAAAIOTTH nOIEMA.

1 1 1 3 . — Calliope assise, marbre de Luni, pi. 536. Rome. Musée Pie-Ciémentin, t. I, pl. 36.

Statue provenant de la villa de Cassius, à Tivoli. (Voyez p. 1 18, à la note.) Elle est assise et vêtue d’une tunique à demi-manches fendues, comme quatre autres Muses de cette collection, Clio, Euterpe , Thalie et Terpsichore.

Sont modernes : le front et partie de la chevelure, le nez, le menton, un fragment sur la poitrine, le bras droit à partir de la draperie, la moitié de l’avantbras gauche avec les tablettes , enfin le pied gauche avec partie du rocher.

La partie antique indiquait suffisamment que la statue s’appuyait du coude sur les genoux , et cette attitude inclinée et pensive convenait à Calliope.

Cette statue semble, du reste, la plus gracieuse delà collection. [Haut. 5 pal. 3 on. 1/2.]

1 1 1 4- — Calliope assise, marbre, pi. 536. Musée de Stockholm , Guattani , an 1784.

Calliope , assise sur un rocher, a les yeux fixés sur des tablettes qu’elle tient de la main gauche; un stylet est placé dans la main droite, qu elle élève vers le menton. C’est l’attitude et la pose d’un poète qui écrit des vers.

1 1 i5. — Calliope assise, marbre, pl. 536. Madrid, Musée

royal (1).

La jolie Calliope des Muses de la reine Christine (2) a de moderne le nez (3), l’avant-bras droit et presque tout l’avant-bras gauche; même ces deux bras manquent aujourd’hui à la figure.

Ce n’en est pas moins la mieux conservée des Muses de la collection.

Sa pose indique quelle tenait un stylet de la main droite et des tablettes à la main gauche. Calliope est donc suffisamment caractérisée. [Haut. 4 pi- 10 p. ]

( 1 -2 ) Voir les indications sur l'ensemble comme Clio, conservé sa tête : ainsi le signe de la collection à l’article Clio , p. 249. de tête moderne que porte notre gravure (3) Les indications qui nous sont venues doit être considéré comme non avenu, de Madrid font penser que cette Muse a ,

DE L’EU KO PE

a i i i5 A. — Calliope, marbre grec, pl. 4g8 D. Napies, musée Borbonico, n° 279, inédite.

Statue provenant de la collection Farnèse.

Assise sur un rocher, cette Muse, qui paraît chanter, abaisse les yeux sur un volume qu’elle tient dans sa main gauche, et élève la main droite plus haut que la tête. Cette main , dont les doigts manquent , tenait probablement un stylet.

Sont modernes : la tête, le bras droit depuis le deltoïde, la main gauche avec le volume, le pied gauche et le devant de la plinthe. [Haut. 3 pal.]

a 1 1 1 5 B. — Calliope, marbre grec, pl. 498 D. Naples, musée Borbonico, n° 276, inédite.

On remarque à cette statue, d’abord une tunique très-ample et très-longue, ensuite un pallium arrangé d’une façon particulière et en quelque sorte capricieuse. Un pan repose sur l’épaule gauche où la figure le saisit de la main droite à la hauteur du sein. Il couvre l’épaule droite, l’avant-bras droit et le .devant du corps pour reposer sur la main gauche. La particularité consiste, surtout, en ce que la figure le serre, d’une part, entre l’avant-haas droit et la poitrine, et, de l’autre part, entre le bras gauche et le flanc.

Sont modernes la tête et les deux mains. (Haut. 7 pal. 6 on.)

+ * i i t 6. — Calliope, bas-relief du Sarcophage des Muses, pl. 535. Musée du Louvre, n° 307.

Sur l’un des côtés de notre sarcophage des Muses (voy. pl. 2o5), sont deux ligures, un homme assis au pied d’un arbre, couvert d’un pallium qui laisse tout le buste nu, et une femme debout, qui lui fait face.

Nous donnons ici cette dernière figure, dans laquelle on croit reconnaître la Muse Calliope.

Elle tient de la main gauche un long sceptre sur lequel elle s’appuie , et, de la main droite, elle présente a l’autre personnage un livre déployé. Ses jambes sont croisées; son péplus, roulé en écharpé, passe de l’épaule gauche sous le bras droit , et enveloppe presque le corps. Sa tunique est à manches et lalaire. (Voy. tome II, texte, p. 245.)

+ * 1117. — Calliope , bas-relief du Sarcophage des Muses , pl. 535. Musée du Louvre, n° 307.

Sur le sarcophage de notre musée (voy. pl. 2o5), Calliope est une des Muses qui s’isolent.

Sa main gauche tient des tablettes. La position du bras droit semble indiquer un geste de déclamation.

296 STATUES ANTIQUES

Le péplus, allant de l’épaule au flanc droit, couvre la plus grande partie de la figure.

+ 1 1 18. — Calliope, bas-relief de l’Apothéose d’Homère, pl. 535. Londres, Musée britannique. (Voy. 968.)

Sur le bas-relief de l’Apothéose d’Homère, Calliope est à la droite de Thalie à l’extrémité du plan (voy.pl. 2o5).

Assise, tournant le dos aux autres Muses, elle lit et récite des vers inscrits sur ses tablettes.

Son péplus, ajusté à peu près comme celui d’Euterpe, recouvre par un bout le rocher où elle est accoudée, et se déploie sur ses genoux (1).

+ 1119. — - Calliope, mosaïque , pl. 534- (Voy. Clio, 995.)

Sur le bas-relief de la ville Montallo, Calliope se groupe avec Clio sous la seconde arcade, à la droite d’Euterpe (voy. ioi4).

La Muse de la poésie épique relit ce qu elle vient d écrire sur ses tablettes : la la Muse de l’histoire la regarde et l’écoute, tenant à la main le volume, qui est son attribut. Son péplus qui, de la hanche droite, va poser sur l’avant-bras gauche, s’harmonise avec cette attitude.

1 120. — Muse, marbre grec, pl. 534- Rome, Vatican.

La tête de cette statue n’est pas la sienne, mais est antique. Le nez est moderne.

Sont modernes, en outre : le cou, la main gauche avec partie de la draperie, et la partie inférieure de la statue , depuis les genoux. Tasseau sur la main droite.

Cette statue est désignée, par notre examinateur de Rome, sous le nom de femme eu style étrusque.

Elle a la plus grande ressemblance, pour l’arrangement peu ordinaire du manteau et la disposition des mains, avec le n° 978 B, de la collection Torlonia; elle est de même hauteur que la statue que nous donnons de profil avec le nom de Mnémosyne; mais la disposition des pieds n’est pas tout à fait la même, du moins d’après le dessin. [Haut. 7 pal. 2 on. 1/2.]

1121. — Calliope, marbre, pl. 534- Berlin, Musée royal,

Nous avons signalé, sous l’Euterpe 1002, une certaine analogie entre les deux ligures. Toutes les deux, aujourd’hui au musée de Berlin, ont été restaurées par Cavaceppi.

(1) Dans la scène de l’Apothéose, la manches; son péplus semble pendre de- Poésie, placée derrière l’Histoire, élève vant et derrière le corps, deux torches. Sa double tunique est sans

DE L’EUROPE. 297

Sont modernes dans celle-ci : la têle, le bras droit, le rouleau, la draperie et le siège , dont un pied cependant est antique.

1121 A. — Muse, terre cuite, pl. 519. Londres, Musée britannique, ire salle, n° 1.

Cette statue est privée des bras. La tête est d’une exécution inférieure à celle de la Thalie en terre cuite du même musée (voyez io4i A, pl. 5i5.), et sa pose, son ensemble, sont moins élégans. ( Musée britannique, part. 1 , pl. 3. ) [ Haut. 2 pi. ]

a 1121 B. —Muse, marbre de Carrare, pl. 538 B. Rome, collection Giustiniani, inédite.

La tête de cette statue est la sienne, mais elle a été rajustée. La plinthe seule est moderne; mais, outre les cassures aux bras que présente la gravure, il y en a plusieurs autres, savoir : en travers de la poitrine, au deltoïde du bras gauclie, et à la jonction des pieds avec la draperie.

La statue est sans péplus , ce qui est remarquable pour une Muse. La tunique de dessus est repliée , comme on le voit au au n° 1122 A. [Haut. 3 pal. 2 on.]

* 1 122. — Muse, marbre, pl. 32 1 . Musée du Louvre, n° 867.

Cette Muse, dont la tête est en plâtre, a, en outre, les deux bras modernes.

Quoique ce ne soit qu’une statue médiocre, son costume et l’agencement des draperies méritent d’être observés, surtout du côté gauche. [Haut. im,8oo =: 5 pi. 6 po. 6 li. ]

1 122 A. — Muse, marbre grec, pl. 534. Rome, collection Torlonia, t. II, pl. 44-

Nous donnons comme Muse cette statue, qui, dans la collection Torlonia, est donnée comme femme inconnue.

La tête, quoique rattachée, est bien la sienne; les deux bras sont modernes depuis le milieu du biceps.

La statue, telle qu’elle a été restaurée, n’offre rien qui caractérise une Muse; mais c’est la faute du restaurateur, qui a mal compris le fragment de péplus qui lui couvre les épaules. (Voyez 1 1 10 C et 1121.) [Haut. 5 pal. 2 on. ]

a 1122 B. — Muse debout, marbre deParos, pl. 538 B.

Angleterre, collection Pembroke , inédite.

Statue d’assez bonne exécution, présentant une Muse debout, vêtue de

298 STATUES ANTIQUES

draperies à larges plis et d’une tunique descendant jusqu’aux pieds. Elle relève son péplus de la main gauche.

La tête, diadémée, est antique, mais n’est pas la sienne : elle est, d’ailleurs, trop petite pour le corps. Sont modernes : le bras droit, la flûte, le bras gauche et une partie de la draperie. Le pied droit est mauvais. [ Haut. 3 pi. 4 po. ]

a 1 1 22 C. — Muse, marbre de Paros, pl. 538 B. Angleterre, collection Pembroke, inédite.

Femme couverte presque entièrement de son péplus, mais laissant voir les deux mains, dont la droite s’élève tout ouverte, et la gauche, soutenant le péplus, tient un volume.

On retrouve cette disposition de la draperie et des deux mains aux statues des deux Rupillia, pl. 978; à une figurine en terre cuite, pl. 977. [Haut. 6. pi. 2 po.]

a 1 122 D. — Muse, terre cuite, pl. 538 A. Syracuse.

Figurine couverte presque entièrement du péplus, et offrant une attitude particulière. Le bras droit, caché sous le manteau, a conduit la main au basventre; la main gauche est appuyée sur le derrière de la figure, et le pied gauche, qui manque , semble avoir été porté aussi en arrière. [Haut. 1 pi. i po.]

a 1 122 E. — Muse, marbre de Carrare, pl. 538 C. Rome, villa Albani, inédite.

La tête de cette statue n’est pas la sienne, mais elle est antique. Sont modernes : le cou, le bras droit à partir de la draperie, le gauche à partir de l’aisselle, la draperie au-dessus de l’épaule gauche et le pied du même côté. On a restauré en stuc le bout du nez et partie de l’œil et de la joue gauches.

Le mouvement gracieux par lequel la statue élève le péplus au-dessus de l’épaule se retrouve aussi à l’Erato de Stockholm et à plusieurs Vénus. (Voyez 1077.) La tunique n’a pas de ceinture. [Haut. 6 pal. 10 on.]

1122 F. — Muse, marbre grec, pl. 498 C. Rome, collection Giustiniani, pl. 76.

Nous avons placé avec les Muses celte statue, entièrement couverte du péplus, qui ressemble a beaucoup de figures données comme Muses, notamment au n° 1092 B, et qui pourrait être une Mnémosyne ou une Polymnie.

La main gauche, reproduite sur notre dessin, manque à la statue, qui, en outre, a de moderne toute la chevelure à partir du dessus du front, la moitié de la main droite, l’épaule gauche et la draperie sur l’avant-bras droit, et tout le bas de la figure à partir des genoux.

DE L’EUBOPE.

La partie supérieure porte une cassure qui part de l’épaule gauche près du cou, descend irrégulièrement sur la poitrine jusqu’à l’avant-bras gauche, et revient à la jointure des jambes jusqu’à la partie moderne. [Haut. 9 pal. 1 on.]

1122 G. — Muse, marbre de Carrare, pl. 498 F. Rome, palais

Altemps.

Muse bien drapée et de bonne conservation. La tête est antique, mais n’est pas la sienne; le bras droit est moderne depuis la fin du deltoïde; le gauche a été cassé. La figure a, en outre, plusieurs fractures de détails et quelques tasseaux sur la draperie. Parla pose, elle se rapproche de nos figures 974, 975, pl. 4g8. [ Haut. 8 pal. 10 on. ]

1 1 22 H. — Muse, marbre grec , pl. 538 D. Rome, villa Albani.

Statue assise, qui ne porte pas, à la villa Albani, la dénomination de Muse ; car celui que nous avions prié de l’examiner ne lui donne ce nom que sous la forme dubitative : statua feminile sedente , forse una Musa.

La tête est la sienne, à l’exception du côté gauche, qui est dû à la restauration, comme on le voit sur notre gravure : en outre, il y a une cassure au cou.

Le bras droit, plié de manière que la main porte sur le sein gauche, est antique, et a seulement un tasseau sur l’avant-bras. Le bras gauche depuis l’attache du deltoïde, la partie du péplus qui y repose, le pied gauche et partie de la plinthe sont dus à la restauration. [Haut. 5 pal. 2 on.]

1123. Apollon, marbre, pl. 537. Berlin, Musée royal, Gerhard, n° 6.

Cette statue faisait partie du groupe prétendu des filles de Lycomède, et y représentait Achille. Aussi la donnons-nous sous cette forme. Mais on l’a plus tard restaurée en Apollon.

Sont modernes : la tête, le cou, l’avant-bras droit, le bras gauche, en entier les atiributs.

La longue tunique à plis roides et à longues manches dont est vêtu le personnage, est l’orthostade (yi’vùv ôpdocrrâhios ) , vêtement particulièrement affecté aux Muses et à Apollon Musagète. Mais la poitrine, malgré sa proéminence, ne saurait être celle d’une femme, et elle a ce développement exagéré, que l’on observe dans les bustes d’Antinoüs. Aurait-on ici le favori d’Adrien représenté en Apollon Musagète ? Le dessin et le travail de cette statue sont inférieurs aux images que nous connaissons de ce personnage.

On remarque à la partie supérieure de la draperie des agi'afes destinées à attacher le chiton sur les épaules; celle de gauche paraît antique, bien que les épaules et la draperie soient modernes.

3oo

STATUES ANTIQUES

i 124- — Ulysse (prétendu), marbre, pl. 537. Berlin, Musée

royal.

Ce marbre faisait partie du groupe des filles de Lycomède. Il avait été transformé par la restauration en Ulysse portant la cassette qui renferme les bijoux destinés à être offerts aux compagnes d’Achille. La tête est rapportée, si elle est antique; les bras sont modernes. Il est difficile de dire à quelle image le torse avait appartenu. Etait-ce celui d’une femme, d’une Muse, c’est ce qui nous paraît douteux. [Haut. 5 pi. 5 po.]

1 125. — Muse, marbre, pl. 538. Berlin, Musée royal.

Cette Muse, qui faisait partie du groupe précédent et y représentait l’une des sœurs de Déidamie occupée à fder de la laine, offrait originairement les traits d’une Muse. Nous sommes porté à croire que c’était Clio. Un morceau de laine aura remplacé le rouleau qu’elle portait de la main gauche ; à la droite , elle tenait vraisemblablement une cithare , le bras n’ayant pas la disposition que lui a donnée la instauration. La tête, qui devait être couronnée de laurier, a subi vraisemblablement aussi une restauration. [Haut. 5 pi. 8 po.]

1 126. — Polymnie, marbre grec, pl. 52 8. Berlin, Musée royal,

Gerhard, n° 5y.

Cette statue, qui faisait partie du pi'étendu groupe des filles de Lycomède, avait été restaurée jadis en Déidamie ( voyez pl. 53y ). Elle est entièrement enveloppée de son manteau. Ses deux bras reposent sur un fragment de rocher. Elle regarde du côté droit. Ce morceau se distingue parla correction du dessin; on en connaît plusieurs semblables, ce qui donne à penser que l’original était dû à quelque maître. La pose et la dignité simple de son port font reconnaître une Muse : certains antiquaires ont pensé que c’était Clio, mais diverses raisons rendent plus probable l’attribution à Polymnie, dont beaucoup de statues, données par nous, ont cette même pose. La Muse à laquelle on attribuait l’invention des mythes, ne pouvait être plus convenablement représentée que sous ce vêtement, qui dérobe sa forme et ses attributs; c’était une sorte d’allusion au caractère de la mythologie.

La tête , la main droite qui tient le manteau , le pied gauche porté en arrière et une partie de la draperie, sont modernes. [Haut. 5 pi.]

i 127. — Muse, marbre, pl. bZ'j . Berlin, musée royal, Gerhard, 56.

Celte statue, qui appartenait au même groupe que la précédente, porte un manteau d’une étoffe légère, qui recouvre de ses plis nombreux l’épaule gauche

DE L’EUROPE

et est ramené sous le bras droit. L’extrémité de ce vêtement s’enroule autour du bras gauche, dont la moitié antérieure, la main comprise, est moderne. La tunique de dessous que cache le manteau, se laisse voir aux jambes et au sein droit. '

Le bras droit à partir de l’épaule, la tête, le cou et quelques parties de la draperie sont dus à la restauration. Le globe qu’on a placé dans sa main gauche, en a fait une Uranie. [Haut 4 pi. 6 po.]

i 128. — Muse, marbre grec, pl. 538. Berlin, Musée royal,

Gerhard, n° 52.

La partie supérieure de cette statue jusqu’à l’ombilic est moderne. Une restauration récente lui a placé à la main des tablettes qui en font une Calliope. La partie inférieure est d’un excellent travail ; mais les attributs manquent pour faire connaître à quel personnage on doit la rapporter; toutefois, rien ne s’oppose à ce que ce fragment provienne d’une statue de Muse. [Haut. 4 pi. 6 po. ]

1129. — Muse ou Héroïne, marbre grec, pl. 537. Berlin, Musée royal, n° 70.

Cette statue appartenait jadis au groupe des filles de Lycomède, et tenait un miroir.

Une nouvelle restauration qu’elle a subie à Berlin , lui a enlevé le miroir, dans la pensée que la statue représentait une jeune fille en prière ; cependant, les figures de personnages en prières que l’antiquité nous a laissées, n’offrent point cette pose : les deux bras sont élevés d’ordinaire vers le ciel. Certains antiquaires ont cru reconnaître ici une Muse : M. Gerhard y voit une héroïne ou une des filles de Niobé.

Le travail en est assez bon. Les proportions de la partie supérieure sont assez fines ; la partie inférieure a été retouchée. Le mouvement relevé du bras droit, qui est moderne, se justifie par la disposition du côté droit.

Les portions nouvellement restaurées sont en plâtre ; ce sont une partie du cou et de la tête, le bras droit, les plis qui recouvrent la poitrine, le haut de la tête, une partie de la nuque , un fragment de la draperie qui couvre l'épaule et le sommet du bras. La main gauche et l’extrémité de la draperie qu’elle tient sont restaurées en marbre. Ce côté est assez bien conservé. [ Haut. 5 pi. ]

ii3o. — Muse, marbre grec, pl. 538. Berlin, Musée royal.

Gerhard, n° 57.

Cette statue, qui représente une femme appuyée sur un rocher et croisant les jambes, a subi à Berlin une nouvelle restauration, où elle a le sein droit couvert; elle tient une flûte à la main gauche. C’est aujourd’hui une Euterpe.

STATUES ANTIQUES

Sont modernes: le bras , l’épaule et le sein droits, la main gauche depuis la draperie, le pied gauche à partir de la draperie, et ce qu’on voit du pied droit.

1 1 3 1 . — Muse, marbre , pl. 538. Berlin, Musée royal.

Gerhard, n° 64-

Cette statue représente une femme vêtue d’une tunique et d’un léger manteau. Celui-ci couvre l’épaule gauche et passe sous le bras droit, d’où il retombe en plis élégans; il laisse à découvert la tunique sur les jambes et le bras droit ; un bout du manteau est jeté autour du bras gauche. Une restauration récente lui a fait tenir un globe, et c’est aujourd’hui une Uranie. La tête , le cou , certaines parties de la draperie et le bras droit à partir de l’épaule sont modernes. [ Haut. 5 pi. 4 po. ]

* 1 1 3 1 A. — Muse, marbre, pl. 352. Musée du Louvre.

Cette petite et jolie statue est encore en magasin. Elle est assise sur un siège dont la forme appartient à la vie ordinaire : elle a sous elle un coussin ; son péplus enveloppe ses genoux, comme on le voit ordinairement aux statues de femmes assises, mais sans beaucoup d’apprêt.

Est-ce bien une Muse? L’attitude du bras gauche, cassé au delà delà saignée, indique quelle tenait quelque chose à la main , comme des tablettes ou un volume ; la main droite, où l’index manque, pouvait tenir un stylet. Tout cela indique une femme auteur, plutôt peut-être qu’une Muse. [Haut. om,45o. = î p. 4 po. 7 1. ]

* i 1 3 1 B. — Muse, pl. 533. Versailles (Parc de).

L’attitude et le vêtement de cette figure sont à peu près ceux qu’on voit aux Mnémosynes, aux Polymnies et à beaucoup de statues de dames romaines. Le costume se compose d’une longue tunique à petits plis , et d’un manteau également ample et à petits plis, qui envelopperait entièrement la statue, si la main droite ne l’abaissait pour en sortir.

Sont modernes : les deux mains qui sortent de la draperie, et la portion du péplus qui repose sur les cuisses et les jambes. Cette partie avait disparu par un effet de la corrosion. [Haut. im,787 — 5 pi. 6 po.]

a 1 1 3 i G. — Muse, marbre de Luni, pi. 53c). Rome, collection Giustiniani, inédite.

Sont modernes dans cette statue: la tête, le bras droit depuis la moitié du biceps, la moitié de l’avant-bras gauche, le pied du même côté et la plinthe.

Celte figure ressemble fort à la suivante , et elle est , comme celle-ci , d’un bon style, mais d’un autre marbre. [Haut. 4 pal. i on.]

a i 1 3 1 D. — Muse, marbre grec, pl. 539. Rome, collection Giustiniani, inédite.

Cette statue, à laquelle manquait la partie supérieure du corps à partir du milieu du ventre, a été restaurée d’après la précédente, et, en outre , elle a de moderne le pied droit et un bout de la plinthe. [Haut. 4 pal. ]

1 1 3 1 E. — - Muse (ou Impératrice en), assise, marbre penlélique, pl. 498 A. Angleterre , collection Pembrocke.

Statue de grandeur naturelle, qui porte sur sa base le mot Didia Clara.

Elle a été décorée du nom d'impératrice , parce qu’elle porta jadis la tête de Plautille; mais il est facile de reconnaître en elle une Muse.

La draperie est d’une grande légèreté et d’une belle exécution. La stola à petits plis accuse bien les contours du corps. Le manteau, jeté sur l’épaule gauche, revient par le côté droit reposer sur les cuisses.

Le pied gauche et.les deux bras sont modernes. Le siège est rapporté. Les restaurations sont généralement mauvaises.

Ce qu’il y a d’antique dans cette statue m’a parû être de travail grec.

11 32, ii33. — Génies tragiques, bronze, pl. 54o. Naples, musée Borbonico.

En 1751, on a trouvé à Herculanum, huit statues d’enfants nus décorant une fontaine.

Nous en donnons ici deux sous le nom de Génies de la tragédie. Ils portent la main sur un masque tragique, placé sur une colonnette, et se font pendant.

Les six autres sont donnés, comme Génies des fontaines, sous les n°5 1842, i843, 1846 à i84g, ils se font aussi pendant deux à deux.

Au sujet de la destination de ces bronzes, les académiciens d’Herculanum ont cité un passage du jurisconsulte Ulpien, d’où résulte que ce genre de décoration était assez ordinaire, et se voyait même dans les propriétés particulières (1).

1 1 34 • — Génie tragique, marbre grec, pl. 54o. Rome, musée Capitolin.

Enfant jouant avec un masque de théâtre barbu, qu’il tient sur sa tête.

La tête de l’enfant est intacte , et n’a pas même été séparée; il en est de même

(1) Dans ce passage , Ulpien décide que nation. «Item constat sigilla,columnasquotes statues ainsi affectées à la décoration des «que et personnas ex quorum rostris aqua fontaines constituent ce que notre droit « sabre solet, villæ esse « (L. 17, §9, D. Dr français appelle des immeubles par desli- Ad. Empii et vendit'..)

3û 4 STATUES ANTIQUES

du masque, saufla touffeque l’enfant saisit, et qui est moderne. Sont modernes, en outre : la main de l’enfant et les deux jambes au-dessous des genoux.

Voyez, aux deux numéros précédents, d’autres Génies tragiques debout. [Haut. 4 pal- 4 on.]

a i 1 3 5 . — Génie de la Comédie, marbre grec, pl. 54o. Rome, Vatican, inédit.

Enfant nu et debout, tenant de la main droite un pédum, qu’il élève. A sa droite, est un petit pilastre supportant une tête de satyre.

La tête n’a pas été détachée; elle n’a souffert qu’au bout du nez. Sont modernes, le bras droit depuis le deltoïde, le pédum, les doigts delà main gauche, la jambe droite, du jarret à la cheville, enfin la cuisse gauche jusqu’au-dessous du genou. [Haut. 3 pal. îo on.]

i 1 36. — Apollon Tortor, marbre de Carrare, pl. 54 1 . Rome, collection Giustiniani, pl. 59.

Dans cette représentation d’Apollon vainqueur de Marsyas , on offre le dieu comme ayant écorché lui-même son adversaire, car il en tient la dépouille, où l’on remarque la peau du visage, les cheveux, la barbe et un bras.

O11 serait tenté de croire que cet accessoire est dû à une restauration moderne; mais il n’en est rien : cette partie de la statue, quoique fracturée en deux endroits, est antique.

La tête n’est pas celle de la statue, mais elle est antique aussi.

Le bras gauche a deux cassures, l’une à la moitié du biceps au-dessous du deltoïde , et l’autre à la moitié de l’avant-bras. La peau et la tête de Marsyas sont rattachées sous le bras. Les jambes ont aussi des cassures qu’indique notre gravure. Le bras droit est moderne du point où il se détache du corps. (Voyez, au n° n38, le Marsyas écorché de la même collection.) [Haut. 4 pal. 4 on. 1/2. ]

1 1 3 6 A. — Apollon, marbre de Carrare, pl. 54s. Rome, collection Pamphili.

L’examen de la partie antique de cet Apollon suffit pour justifier la restauration qui en a été faite. Sont modernes : le bras droit depuis le milieu du biceps, la lyre, le bras gauche depuis le deltoïde, les deux cuisses presque en entier. La pose de la statue ferait penser à un Baccbus , d’autant plus qu’il a la tête ceinte du crédemnon. [Haut. 5 pal. 4 on. ]

i 1 36 B. — Apollon, marbre, pl. 542. Rome, collection

Pamphili.

La pose de celte figure indique un joueur de flûte, et c’est pour cela que nous l’avons mise sur la planche des Apollons et des Marsyas.

DE L’EUROPE. 3o5

Les restaurations, s’il y en a, ont dû être bien faites; nous n’avons pas pu nous les procurer, non plus que la*hauteur de la statue.

1 136 C. — Apollon en Hermès, marbre , pi. 542. Oxford.

Cet Hermès a pu être Mercure lui-même (en grec, Hermès). La chlamyde est disposée comme on la voit souvent à Mercure, et la tête, sans caractère, ne convient pas plus à Apollon qu’à Mercure. [Haut. 5 pi. 8 po.]

1137. — Marsyas(i), marbre blanc, pi. 54 1 • Florence.

Ce Marsyas était d’abord à Rome dans la villa Médicis , d’où il fut transporté à Florence en 1780. Il est supérieur à celui du même musée, que nous donnons 113g, même planche.

Sont modernes dans ce Marsyas : la partie supérieure du pin et les bras audessus du niveau de la tête, la jambe droite depuis le milieu du mollet, et la jambe gauche depuis un peu plus haut que la cheville. La partie antique conservait à la cassure un fragment de pomme de pin. [Haut. im,682. ]

1 i38. — Marsyas, marbre de Carr. pl. 54 1. Coll. Giustiniani.

On a trouvé celte statue sans la tête, le bras droit et la partie du tronc d’arbre qui y correspond. Mais Marsyas était facile à reconnaître. En y voyant l’observation des détails anatomiques , le restaurateur lui a donné une tête écorchée , et la statue se trouve ainsi correspondre à l’Apollon de la même collection qui tient la peau de Marsyas. (Voyez 1 136.)

Tout le reste de la figure est antique, moins le pied droit, qui est moderne. Mais il y a plusieurs cassures : le bras gauche est cassé à la fin du deltoïde, à la moitié de l’avant-bras , à la main et aux doigts ; il y a une cassure au milieu de la cuisse et au cou-de-pied droits , et enfin au milieu de la cuisse gauche. [Haut, de la tête aux pieds, 4 pal- 3 on. 1/2 ; avec le tronc d’arbre, 5 pal. 1 on.

1 139. — Marsyas, marbre, pl. 54 1. Florence, Gori, pl. i3.

Ce Marsyas n’est antique qu’à partir de la poitrine; tout ce qui est au-dessus, tête, bras, tronc d’arbre, est moderne.

Dans les archives du Musée de Florence, on trouve une note portant qu’en i586, le grand-duc François Ie' acquit de Virginius Orsini un Marsyas écorché. De cette désignation écorché , on a conclu que la statue était en marbre rou-

(1) Le grand nombre de représentations célèbre de Xeuxis , vue par Pline à Rome , antiques de ce sujet, en ronde-bosse, eu dans le temple de la Concorde. Du temps bas-relief, qu’on voit dans les collections , d’Hérodote, on voyait à Célènes, ville de fait conjecturer qu’elles sont toutes des la Phrygie, une peau humaine empaillée, imitations du Marsyas attaché, peinture qu’on disait être celle de Marsyas.

geâtre , et l’on a été amené à penser que c’était le nôtre; mais l’examen de notre statue paraît exclure l’idée d’une excortication accomplie.

Vasari et Raphaël Boriginini racontent aussi que le sculpteur Verrocchio restaura, pour Laurent le Magnifique, un Marsyas en marbre rougeâtre, dont il refit les jambes, les cuisses et les bras. Ces restaurations ne sont pas celles de notre statue. [Haut. im,682.]

i 1 3g A. — Marsyas, marbre grec, pl. 542. Rome, collection

Pamphili.

Ce Marsyas attaché à un arbre a de moderne le nez, les deux bras à partir du deltoïde, les mains , les deux jambes à peu près en entier, presque tout le tronc d’arbre par derrière et la syrinx. [Haut. 5 pal. î on.]

i i 39 B. — Marsyas, marbre de Carrare, pl. 486 B. Rome,

villa Albani.

Cette belle statue de Marsyas rappelle celle du musée du Louvre (le numéro suivant).

Sont modernes : le nez, le bras droit à partir de la moitié du biceps, le gauche à partir de l’extrémité du deltoïde, les mains, l’arbre, enfin les deux jambes à partir de la moitié des cuisses.

* 1 1 4o. — Marsyas, marbre pentéliqae, pl. 3 1 3. Musée du Louvre, n° 2 3o.

Statue provenant de la villa Borghèse. Ici, comme aux statues précédentes, Marsyas vaincu et attaché à un pin attend le moment de son supplice. L’exécution de cette statue est de la plus grande perfection.

Sont modernes : le bras droit depuis le coude, le gauche à partir du biceps, la jambe droite depuis la rotule, et la gauche depuis quelques pouces audessus du genou jusqu’au milieu du cou-de-pied. [Haut. 2m,56i =8 pi. 2 po. 3 li. ]

1 1 4 1 • — Scythe écorcheur (l’Arrotino), marbre , pl. 543 Tribune de la galerie de Florence.

Un homme accroupi pour aiguiser un couteau sur une pierre relève la tête, regarde ou écoute. Voilà ce que représente matériellement ce marbre célèbre nommé par les Florentins YArrotino ou le Rémouleur.

On en a donné plusieurs explications. On y voit généralement aujourd’hui cet écorcheur qui paraît sur les représentations du supplice de Marsyas. Il était

DE L’EUROPE. 3o7

sur l’une des peintures décrites par Philostrate (i). Il se trouve sur le bas-relief de notre sarcophage Apollon vainqueur de Marsyas, n° 371, pl. 123.

La statue n’a de moderne que quelques doigts des deux mains et la partie du couteau comprise entre la main droite et la pierre. [Haut. o,”9o6.]

1142. — Apollon et Marsyas, marbre, pl. 544. Musée

de Dresde.

Ce groupe, très-médiocre, a été composé de plusieurs fragmens.

Ailleurs, Marsyas a des pieds d’homme; ici, il a les jambes d’un Pan (2).

Le bras droit de Marsyas semble avoir été dans une autre position. Il n’est pas sûr que le bras gauche ait appartenu à la statue antique.

Les jambes et une partie des cuisses sont modernes.

La tête, les bras, la plus grande partie des cuisses et les jambes de l’Apollon, sont modernes. ( Augusteum , pl. 83; Leplat, pl. 65.) [Haut. 3 pi. 6 po. ]

1 1 43. — Apollon ou Orphée, marbre, pl. 544- Musée

de Dresde.

La lyre que cette figure tient à la main droite est moderne.

La dénomination d’Apollon ni d’Orphée ne saurait lui convenir. La tête, et le corps assez obèse , ne conviennent en aucune façon au dieu de l’harmonie ni au chantre de la Thrace.

Ce personnage est couronné de laurier ; ce qui fait croire à Lipsius que ce

(1) Voici le passage de Philostrale, que nous faisons suivre de la traduction qu’il comporte :

. . .xal TsapéaTrjxs pèv rfj tbitvï , à<p’ rjs xpepaadijcraodac oJSe, Taurin èavTov xara- Stxaaâpevos Slxriv, àaxos SeSapdai. TnoxXértfet Sè ês tov jS àpëapov tovtov t^v àxpriv Trjs pa^aïpas Tsapaxtvopsvov e/s avrdp. Ôpâs ydp 1500 ùs al pèv yeïpes ês tt)v àxivov avTÔS xal t o alêripov • araêXéirei Sè ês tov Ma paiav, y^avxiüv tw 0<p9aX[iÇ) , xal xôfitjv Tivà Staviolàs àyptav ts xal avyptiïoav. Kal ri oCppùs Sè vxepxe/jai tov âppaTos , ês opyrlv avvriypévri , Kal SiSovcja t t tü> Q-vpü rjBos. kXXà xal aèoypev âypiôv ti vxèp tcSv peXXovtcûv avTÜ Spaalat. Kal ovx olS’ bits yalpœv , si TexalàvoiSêcrnsês tt/v oQayriv TTjsyvcipris.

( Philostrati Junioris , Icônes IL Marsyas. )

« Marsyas est debout auprès du pin , où il voit qu’on va le suspendre, s’étant soumis,

en cas de défaite , à être écorché vif. Il regarde à la dérobée le barbare qui aiguise son couteau pour l’opération. Celui-ci, les mains occupées sur le fer, lève sur Marsyas un œil glauque. On voit se soulever sa chevelure rustique et sale; son sourcil a ce mouvement qui révèle l’animation intérieure. Il se passe dans cet homme quelque chose de sauvage, à la vue du ministère qu’il va accomplir. On ne sait si c’est de la joie, où s’il y a seulement l’excitation de l’âme qu’exige ce qu’il va faire. »

(2) On voit Marsyas avec des pieds de bouc sur une émeraude de la galerie de Florence, dont on trouvera la gravure dans l’ouvrage de Lacombe, tome I. A gauche de Marsyas, l’écorcbeur, un genou en terre, saisit une des jambes du satyre. Apollon est à droite, assis sur un rocher et tenant sa lyre.

STATUES ANTIQUES

pouvait être un vainqueur dans quelque jeu de la Grèce. ( Collect. Chigi ; Leplat, pl. 1 8 ; August. pl. 67.) [Haut. 3 au.]

1 1 44- — Apollon, marbre, pl. 544- Angleterre, coll. Pem-

broke, n° 10.

On voit ici Apollon entre un tronc d’arbre recouvert de sa chlamyde et un trépied sur lequel sa lyre repose. La main gauche d’Apollon porte sur l’un des montans de la lyre, et l’avant-bras est replié comme à une figure accoudée. L’autre bras est étendu vers le bas.

Nous avons donné au n° 9 54 D une figurine d’Apollon d’une pose à peu près semblable , et qui se trouve entre les mêmes accessoires. Cet entourage d’Apollon n’est guère dans le goût antique, surtout quand il s’agit de statues. Nous en avons déjà fait l’observation sur un Apollon de la collection Pamphili donné 954 C.

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