TEXTE SUPPLÉMENTAIRE
a 684 D- — Jupiter, m. gr. pl. 4io G. Musée de Madrid.
Statue debout , tenant de la main droite , abaissée , la foudre , et à la main gauche à peu près horizontale une coupe. Son unique vêtement est une chlamyde fixée sur l’épaule droite et qui vient s’enrouler autour du bras gauche. De ce même côté est un tronc d’arbre, et l’aigle est placé sur la plinthe.
On voit que cette statue offre de l’analogie avec celle de la collection Miollis, donnée sous le n° 664 M.
La tête est celle de la statue.
Sont modernes : tout le bras droit avec la foudre, l’avant-bras gauche avec là coupe, la jambe droite entre le genou et les malléoles, et à l’aigle, la tête et le cou. [Haut. 5 pi. 3 po. ]
a 684 E. — Jupiter, m. de Car. pl. 4io G. Musée de Madrid.
Ce Jupiter se rapproche par la pose de celui de Dresde, donné au n° 685.
Comme à celui-ci, la main droite est abaissée, la main gauche, élevée, tient n sceptre, et la chlamyde, jetée d’un bout sur l’épaule gauche, descend perendiculairement vers la plinthe ; mais il y a une différence dans le mouvement e la tête , et la main droite ne lient pas la foudre.
Tronc d’arbre à droite, comme à la figure précédente.
Sont modernes : le bras droit depuis le bas du deltoïde, le gauche en entier
L’EUROPE. 3û9
la chlamyde avec la partie du torse qui se trouve couverte par ce vêtement, et un fragment intermédiaire de la jambe gauche. [Haut. 8 pi. 9 po.]
a 692 E. — Jupiter Ammon , marbre , pl. 4io E. Musée
Borbonico.
Cette figure est assise sur de la maçonnerie de l’espèce nommée incertum, où elle s’appuie de la main gauche ; de ce côté est un reste de revêtement qui a conservé la partie antérieure d’une colonne. Outre l’attribut qui a fait reconnaître ici Jupiter Ammon, on a le modius, l’ample tunique à manches courtes, que l’on a vue à quelques-uns de nos Jupiters, enfin un manteau dont le bout pose sur l’épaule gauche, et le reste vient par la hanche droite s’étendre au travers des cuisses jusqu’à la plinthe. La statue n’a pas été restaurée et se trouve privée de l’avant-bras droit et des pieds. On remarquera la grande proportion de cette figure assise. [Haut. 8 pal. 9 on.]
a 707 A. — Ganymède, m. gr. pl. 4io E. Mus. de Madrid.
Dans ce groupe , Ganymcde est au moment d’être enlevé par l’aigle de Jupiter. L’aigle, placé à droite sur un tronc d’arbre, le saisit au côté droit du torse. Ganymède, qui regarde l’aigle, tient à la main droite une coupe, et dans la main gauche, abaissée, un pédum. Il est agenouillé du genou gauche sur un massif de maçonnerie. Son chien est à sa gauche et élève les yeux vers son maître. L’aigle a d’antique le corps et presque toute l’aile gauche, qui est du côté de Ganymède. Les parties modernes sont : la tête, le cou, l’aile droite et le bout supérieur de l’aile gauche.
Ganymède est presqueentièrement conservé, n’ayant de moderne que l’avantbras droit, avec main et coupe, et la partie antérieure du pied droit. Sont modernes : au chien , la tête et le cou , et à la plinthe , la petite partie placée sous le pied droit de Ganymède. [Haut. 5 pi. 4 po.]
Cet article supplémentaire nous fournil l’occasion de rappeler que les n°‘ 702, 707 et 712 présentent le même sujet, et que le fragment donné 704 B appartient à un groupe de ce genre. Au n° 712 , du musée Chiaramonti, Ganymède se livre, comme ici, à l’oiseau ravisseur, et ne touche à la plinthe que par le bout des pieds. Aux nos 702, du musée de Venise, et 707, du musée Pie-Clémentin, l'aigle et le jeune Phrygien sont dans les airs. Le fragment 704 B paraît appartenir à une représentation de celte dernière espèce.
Nous rappellerons enfin que l’Aldroandi cite un Ganymède enlevé par l’aigle, qui se trouvait dans son temps au palais Rustici. (Voy. notre Introduction, p. glxxxix. )
A 715C. — Léda, marbre de Car. pl. 4io Ë. Mus. de Madrid.
C’est, avec de très-légères différences , la représentation qu’on a vue sous les
STATUES ANTIQUES
n0i 2 709, 713, 715, 715 A, des collections Giustiniani , de Florence, du Capitole et Lansdowne.
Le cygne, poursuivi par l’aigle de Jupiter, s’est réfugié auprès de Léda, qui de la main droite le retient sur la cuisse , et de la main gauche élève son manteau pour le dérober aux regards de l’aigle. Ces différentes reproductions supposent peut-être un type très-goûlé (i). [Haut. 4 pi. 8 po.]
a 749 C. — Junon, m. de Car. pl. 4io F. Mus. de Madrid.
Belle statue, dont la pose et surtout le vêlement rappellent la grande statue du Capitole donnée sous le n° 749 (2), mais il y a quelque différence dans les attributs : à la présente statue, la main droite, abaissée, tient un sceptre, la main gauche est élevée et vide. Le vêtement se compose, comme à la statue du Capitole, d’une tunique talaire et ample, repliée sur la ceinture, qu’elle cache, et d’une surlunique et d’un manteau fixé sur chaque épaule et qui descend derrière la figure.
La coiffure, disposée avec goût, n’a d’autre ornement qu’un diadème qui rappelle le crédemnon. La tunique est sans manches.
Sont modernes : la tête avec le cou , une partie de la poitrine , et les deux bras en entier. [Haut. 7 pi. 6 po.]
a 749 D. — Junon , m. gr. pl. 4io G. Musée de Madrid.
La pose de cette statue reproduit à peu près celle de la précédente , la main droite tenant un volume déployé. Quant au vêtement, cette figure n’a pas de péplus, et la tunique n’offre pas la même ampleur de draperies. La surtunique descend jusqu’auprès des genoux et a comme des manches qui couvrent les bras jusqu’aux coudes. Elle est serrée par une ceinture.
Sont modernes : les avant-bras avec les mains et le volume , et la partie supérieure du diadème latin. [Haut. 4 pi.]
a 774 F. — Cérès, marbre, pl. 438 D. Villa Pamphili.
Cette Cérès dirige ses regards vers la gauche et tient à la main de ce côté des épis.
Son vêtement consiste dans une tunique avec surtunique , et péplus disposé en voile.
La pose de cette ligure est gracieuse, et les draperies sont d’un bon effet. [Haut. 7 pal. 8 on.]
(1) Un groupe de ce genre est donné par J. J. de Rossi (i645) , comme se trouvant à cette époque dans la villa du pape Jules III. Ce pourrait être celui du Capitole.
(2) La figurine en bronze, de Florence,
donnée n° 780 , présente à peu près le même type, dans une position inverse. Peutêtre avons-nous reproduit une gravure au rebours. ( Voy. aussi le n° 757 donné parmi les Cérès. )
DE L'EUROPE
775 A. — Cérès, marbre, pl. 438 A. Musée de Mantoue.
Dans le musée de Mantoue, on donne le nom de Cérès Thesmophore à cette ligure qui, de la main droite, élevée, fait un geste indicateur et tient dans l’autre main des épis. Cette épithète de Thesmophore donnée à Cérès est connue par les auteurs anciens.
Le vêtement consiste dans une tunique talaire avec une surtunique qui couvre la poitrine. Son péplus est jeté d’un bout sur le haut du bras gauche, et, revenant parla hanche droite, va reposer sur l’avant-bras.
[ Haut. 6 pi. 9 po. ]
837 A. — Fortune, marbre, pl. 4io H. Musée de Madrid.
Celte statue, assez bien conservée, tient, comme les autres représentations de la Fortune, l’aviron dans la main droite et la corne d’abondance dans l’autre main. Son vêtement se compose d’une tunique talaire avec surtunique. On remarque une courroie en écharpe qu’offrent quelques-unes de nos statues.
Les restaurations sont indiquées sur la gravure. [Haut. 5 pi. 2 po.]
a 897 A. — Minerve, br. pl. 474 A. Cab. des Médailles.
Figurine trouvée à Chalon-sur-Saône en 1763. Les yeux sont en argent.
Minerve est ici représentée courant; son casque n’a pas la forme ordinaire, et laisse voir son abondante chevelure. L’égide dessine la forme de la poitrine , et porte au milieu le gorgonium. La tunique est sans manches ; elle est recouverte d’une surtunique, le tout serré par une ceinture. Les pieds sont chaussés de bottines. Les écailles de l’égide ont une forme particulière , qu’offre aussi un petit bronze de la galerie de Florence donné sous le n° 874.
[Haut. o°\i90.]
921 G. — Apollon, marbre , pl. 54o B. Musée de Berlin.
Cet Apollon a la main droite sur la tête, et tient de la main gauche sa lyre appuyée sur la cuisse. Sa chlamyde repose sur le bras gauche et descend couvrir le tronc d’arbre.
Il a fait partie de la collection Bianconi et a orné le château de Postdam.
La tête paraît celle de la statue. Elle est rongée par le temps et restaurée au nez et aux lèvres.
Sont modernes : les deux bras , la lyre , la draperie , la cuisse gauche , les pieds, le tronc d’arbre. [Haut. 5 pi. 8 po.]