WINCKELMANN
FOUILLES DE ROME ET DES ENVIRONS RAPPORTEES PAR WINCKELMANN (l).
Parmi les statues que cite Winckelmann , en très-petit nombre, il y en a plusieurs qui avaient été decouvertes bien avant lui, et qu’il ne donne que pour relever quelques inexactitudes échappées à ceux qui en avaient parlé.
NOMS DES SUJETS
EMPLACEMENT
DES STATUES
NUMÉROS
de
CARLO FÉA.
Caryatides ou Canéphores; en 1761 , sous Clément XIII (Charles REZZONICO , pape, 1758-1769) , on en découvrit quatre statues près de Frascati. ( Winckelm., H. A.,
t. II, p. 102; Mon. m., part. III . c. i , p. 219. )
Pas d’indication
Domitien; statue nue à l’héroïque; trouvée en 1758, sous Clément XIII avec une Vénus (n° 1) près de l'an-
cienne Labicum , aujourd’hui petit village délia Colonna , entre Tivoli et Païestrine, dans une terre de la maison Borghèse où Lucius Vérus César eut une villa. Il manquait à Domitien les bras et les jambes ; la tète était détachée; lorsque Winckelmann la vit, presque au moment de la découverte , le marbre était couvert de tartre. On reconnaît, par des traces de coups, que l’on avait cherché à détruire cette statue comme toutes celles de Domitien. Le torse et la tête furent trouvés à quelque distance l’un de l’autre. Hauteur environ 12 palmes romains. La tête n’était pas celle de la statue; alors comment a-t-on été sûr que c’était Domitien? (Voy. Cavaceppi, qui la restaura, t. I. pl. n; Winckelm., H. A.,
Enfants jouant aux osselets (Deux) et dont l’un gagne; celui qui perd tient à la main gauche quatre osselets et un dans la droite; celui qui gagne est debout et tient de la main gauche six osselets; l’autre est assis. Trouvés en 1763, sous Clément XII, dans la campagne de Rome; acquis par^Jord Hope. (Voy. Winckelm., H. A., t. II, p. 364; Mon . in., part. I, c. xm, p. 41 ; Pitture d’ Ercolano , t. I, pl. ii, où sont des joueuses d’osselets.) Winckelmann regarde ces enfans, probablement avec raison, comme l’Amour et Ganymède jouant aux osselets, ainsi
que les représente Apollonius. (Argon., 1. III, v. 117.). . Euripide. C’est la petite statue du musée du Louvre, n° 65; la tête manquait, et a été copiée d’après ün buste antique. (Voy. Ficoroni, n° 9.) Winckelmann (H. A., t. II, p. 63; t. III, p. 222; Mon. ined., n° 168) n’indique ni l’année ni le lieu de la découverte, mais ils nous sont
Lord Hope
donnés par Amaduzzi, voy. ici p. ccxxv
Louvre
(1) Extrait des Misccllanea , de Carlo Fe'a, p. clxxviij-ccv.
INTRODUCTION
NOMS DES SUJETS
EMPLACEMENT
DES STATUES
NUMÉROS
de
CARLO FÉA.
Faune ou Priape, jeune; habillé en femme et dansant avec grâce, en soulevant légèrement sa robe des deux mains, et avec tous les caractères de son état; 3 palmes de haut. Cette curieuse statuette était chez ie sculpteur Cavaccppi et fut achetée parle cardinal Albani, qui la rendit plus décente; on aplanit Ja partie saillante delà robe; ainsi cette statue n’existe plus, du moins telle qu’elle était lorsqu’elle fut découverte en 1763, sous Clément XIII. . .
Pasd’indication
Joueuses d’osselets (Deux) ; trouvées en 1765, sous Clément XIII, dans les anciens jardins de Saluste , très-ornés par Vespasien qui y résidait souvent et y donnait ses audiences. II manquait la tête h ces jolies figures , à demicoucbées ou assises à terre , s’appuyant sur la main gauche; auprès d’elles un arc détendu, ce qui leur donnerait le caractère de nymphes de Diane. Elles ressemblent à la joueuse d’osselets de la collection Polignac, aujourd’hui à Berlin. Ces statues furent achetées par le général Walmoden, qui leur fit remettre des tètes; l’une est dans Cavaceppi. t. I, pl. lxx
Hanovre
Mercure enfant, sans pe'tasc, avec de petites ailes aux tempes; elle était chez Cavaceppi, t. I, pl. xiv , et a passé en Allemagne. Une statue du même genre est au musée Pio-CIeraentino, t. I, pl. v, et une autre au musée
Prisonnier assis; presque de grandeur naturelle; d’un
excellent travail, et que Winckelman ne met guère au-
dessous du Laocoon , mais sans tête ni bras; découvert en
Sardanapale; trouvé en 1761, sous Clément XIII, dans une vigne, près de Frascati, vers Monte Porcio. Winckelmann dit que c’est l’ancien Sardanapale cité par Castor dans la Chronique d’Eusèbe; mais il est à présent
Vénus; un peu plus grande que nature, presque aussi
belle, selon Winckelmann, que celle de Médicis, trouvée en 1758, sous Clément XIII, près de l’ancienne Labicum , où était une villa de l’empereur Lucius Vérus, aujourd’hui village ilclla Colonna , dans une terre de la famille Borghèse. (Voy. Domitien). 11 manquait .H cette Vénus le
nez, partie de la lèvre inférieure , une main et un mor-
ceau du bras; on ne dit pas lesquels; elle fut très-mal restaurée et sans le sentiment de l’antique...,
Pas d'indication
INTRODUCTION
TABLE ALPHABÉTIQUE