CHES
de De Rossi l’ont été par Fr. Aquila.
La dernière qui est Thalie, pï. cxx, est au Capitole, et ne faisait pas partie
Nil
Nymphe ; portant une urne sur i’épaulc. .
Giustiniani
Aquila
Papirius et sa mère (Oreste et Electre)..
Idem
Idem
Pœtüs et Arria (Prétendus)
Jardins Ludovisi. . . .
Randon
GO
Prêtresse de Bacchos; palais Ottoboni.
Capitole
J. B. DË POILLY
Satyre , portant une corbeille sur la tête.
Palais della Valle.
Randon
Septime-Sévère ; en bronze ; demi-drapé.
Palais Barberini. . . .
Aquila
Taureau Farnèse
Tireur d’épine (Le ) ; bronze
Vénus callipyge; palais Farnèse ; auj..
Fr. Andriot; très-mal..
INTRODUCTION
DOM DE MONTE AUCON, 1719-1724 (i).
Ce grand et bel ouvrage, de l’un des plus savons bénédictins de la congrégation de Saint-Maur, comprenant cinq volumes en dix parties, et cinq volumes de supplément grand in-folio, enrichis de près de quinze cents planches au burin et terminées, a eu plusieurs éditions; c’est de la seconde que je me suis servi.
II est fort à regretter que ce vaste répertoire de monumens recueillis avec tant de labeur par un aussi habile homme , et qui a rendu de si grands services à la science de l’antiquité ne soit pas, à beaucoup près, aussi satisfaisant sous le rapport du dessin que sous celui de l’érudition. Le savant, en effet, peut y trouver plus à profiter que l’artiste. Les planches de dessinateurs et de graveurs dont les noms ne sont pas indiqués sont pour la plupart assez médiocres, et c’est surtout aux statues que l’on est en droit d’adresser le reproche de présenter un dessin lourd, incorrect, sans caractère dans les beaux ouvrages, et manquant d’exactitude dans les productions inférieures de la sculpture. Les meilleures planches sont celles d’après les ouvrages de Pietro Santé Bartoli [Admiranda) , de De Rossi et de Maffei, sans être toutefois aussi bien exécutées. Souvent les gravures, n’ayant pas été faites au miroir, sont à rebours , ce qui est fort incommode et peut facilement induire en erreur: ne reconnaissant pas, au premier coup d’œil, la figure que l’on a sous les yeux, on la prend pour une autre. II se trouve aussi dans ce grand recueil, réuni de tant de pays divers, un assez bon nombre de statues dont l’antiquité est plus que suspecte; il ne pouvait guère en être autrement. Dom de Montfaucon recevait de tous côtés une foule de dessins souvent plus que médiocrement exécutés , et dont , pour la plupart, il n’avait pas vu les originaux, de l’authenticité desquels il ne lui était pas possible d’aller s’assurer lui-même; et, d’ailleurs, peut-être, son érudition , lorsqu’il s’agissait de discuter sur un sujet qu’il admettait comme antique , était-elle encore plus sûre que son sentiment du style et du faire anciens et que son goût sous le rapport du dessin. Le fait est que bien des objets auxquels, sans nulle difficulté, il accorde des titres d’antiquité ont été reconnus ne pas y avoir droit, et que d’autres, dont l’authenticité est indubitable , sont devenus sur ses planches tout à fait méconnaissables, et semblent être modernes. On serait aussi quelquefois tenté de soupçonner Montfaucon d’avoir négligé de voir, même dans les endroits où il avait séjourné et fait des recherches, comme à Rome, par exemple, des statues, et des plus importantes qu’il décrit, et de ne s’en être rapporté qu’à des gravures infidèles. Il est évident que l’Apollon du Belvédère est dans ce cas-là : la planche le donne à rebours (vol. I, p. 1, pi. xlix, fig. 2)?
(1) Antiquité expliquée, de Dom Ber- 10 vol. ont e'te' re'imprimc's en 1722, et Je nard de Montfaucon, en français et en supplément en 1757. Mais la première latin, et repre'sente'e en figures. Paris, e'dition est plus estimée. Voyez le Manuel 1719, 5 tom. en 10 vol. in-fof, fig. Les du libraire de Brunet.