ROIS DE SICILE
2961. — Adramattüs, médaille , bronze, pl. 1029.
Tête diadémée qu’offre une médaille d’Adramyttéum , ville de Mysie. On l’atlribue à Adramyttus, fils d’Halyatte et frère de Crésus, qui passait pour le fondateur de cette ville.
Au revers, le mot AAPAMYTTHNQN indique que cette médaille était unemonnaie des Adramyttiens. Le type, qui est un homme achevai, ressemble aux types qu’on voit sur les médailles de Philippe Arrhidée et de quelques autres rois de Macédoine.
2962. — Théron, médaille, argent, pl. 1029.
On attribue à Théron, sur de simples conjectures, cette tête diadémée, qui se voit sur une médaille reconnue pour avoir été frappée à Agrigente.
Théron gouverna Agrigente et quelques villes voisines de l’an 487 avant notre ère à fan 472, époque de sa mort. On reportait son origine aux héros thébains de la mythologie. Il usa avec autant cfhabileté que de justice de l’autorité dont il s’était emparé; il fit durant sa vie le bonheur d’Agrigente, et son alliance, avec Gélon, chef des Syracusains, délivra la Sicile du joug des Carthaginois, qui l’avaient envahie avec des forces immenses (1).
2963. — Gélon, médaille, bronze, pl. 1029.
Les médailles attribuées à Gélon et Hiéron Ier, son frère et successeur (voy. le n° suivant), sont, de l’avis des antiquaires, postérieures à ces princes, et furent frappées sous le règne d’Hiéron II, lequel honorait ainsi la mémoire de deux de ses ancêtres qui avaient été les bienfaiteurs de la Sicile.
Les médailles de Gélon portent au revers le mot FEAQNOü.
Gélon , d’une des premières familles de la ville de Géla, obtint le pouvoir souverain dans cette ville vers fan 492 avant notre ère. Sept ans après, il entra en vainqueur dans Syracuse, où il était appelé par la faction des riches. 11 vainquit et détruisit à Himère une armée de Carthaginois qui envahissait la Sicile. Cette île lui dut ensuite des innovations salutaires, et il laissa des souvenirs que les Siciliens se rappelaient avec bonheur (2).
Il transmit le pouvoir à son frère Hiéron, et l’on vit plusieurs fois, dans les
(1) Diocl. Sic. XI, S 53, et XIII, S 86.
(2) Diod. Sic. XI, §S 21 et 2 4.