ClARTiA ChrestÊ. N° 44; ins., pî. 11, 14 ïig., marbre
Le tombeau d’où provient cette inscription en beaux caractères avait ete consacre par avlvs fabivs pothinvs à sa femme ciartia chreste, fille de PVBLivs ciARTivs, morte à vingt-six ans, et à ses enfans (filIs pour FiLiis, un grand I pour ii), AVLVS fabivs pothinianvs, mort à six ans sept mois, AVLVS fabivs pothinvs, mort à six ans et vingt et un jours, et avlvs FABIVS POTHINVS, qui ne ve'cut qu’un an onze mois sept jours. Le nom de celui-ci n’est sur le marbre qu’après la dédicace à sa mère et à ses frères, et le tombeau fut sans doute ouvert pour placer cet enfant près d’eux. Le nom de Ciarte, de même que Ciartia, ne se trouve qu’une fois dans Gruter, p. 769, 5, Ciarte Voluptas; il y a aussi un Ciartus Hyperetes à la page 585, 8; et l’on voit une Ciarthia dans l’inscription d’une urne cinéraire étrusque citée, d’après Gori, par Lanzi, Saggio, etc., v. II, p. 353, n" 7. Chreste, comme nom propre, est de même très-rare; il est seul et sans autre nom dans une jolie épitaphe en vers, Grut., p. 769, 4. Mais comme épithète, Chrestus et Chreste, excellent, sont très-fréquens dans les inscriptions grecques. Notre marbre a été donné par Gruter (1), p. 799, 4; il l’a tiré de Mazochi, Epigr. ant. urh. Romœ, 1521, p. 153; Apiani, Inscript. sacrosanctce , etc., 1534, p. 316; Maffei, Mus. Veron., p. 253, n° 7. Ce monument vient de la Villa Borghèse, et a été publié, mais inexactement, par Manilli, p. 40 : à la 2® ligne, il lit CVRTIAE pour ciartiae; à la 4®, A. FiLio pour A. F.; à la 7®, xxii pour xxi ; à la 10®, bene.meren- TIBVS pour BENEMERENTIBVS. Montclatici, Vill. Borgh., p. 157, à la 4® lig., met aussi f. filio pour A. F.; à la 6®, pothiniano pour pothino, ou plutôt il répète deux fois la 6® et la 7® lignes; filiis pour filIs. [Haut. l'",005 =: 3 pi. 3 po. 4 li. — Larg. 0“,697 2 po. 9 li. ]
Claudia Fabülla (166). N" 158, pl. 222; ins., pl. ii, 3 lig.
d’ailleurs, ne se présente pas d’une manière suspecte et sans appui, puisque les inscriptions latines offrent plusieurs fois le nom de ciArtius. On voit aussi ciartia procvla, Gori, Inscr. etr., p. 316; Murat., 1324, 2; et chez les Etrusques d'Arezzo, une ciarthia. M. Hase, à qui je dois plusieurs documens sur cette inscription, penchait aussi pour lire c. lArtiAe; mais l’examen du marbre lui a prouve' qu’on ne pouvait y voir que Ciartiae.
Dans une seule inscription de Gruter, cite'e plus haut, et de Spon, MiscelL, p. 228, on trouve Ciartus Hyperetes, Ciartius Helops , Ciartius Scyrus.
(1) A la fin de l’inscription, Gruter met DiES iii au lieu de niES vu, et à la fin de la 12® lig., il place vixit, qui, sur le marbre, est au commencement de la 13®, ce qui est peu important. Mais ce qui l’est davantage, c’est qu’il change le nom ciartiae , parfaitement grave' sur le marbre , et qui ne peut laisser aucun doute en celui de C. LARTIAE, qu’il a trouve' ainsi dans Mazochi et Apiani. Aide Manuce, Orthogr.
rat., 1566, p. 222, voudrait qu’on lût CL. ARTiAE, Claudiae Artiae. On ne voit pas ’a quoi bon toutes ces attaques contre ce nom de ciartia, si bien e'crit qu’il ne peut y avoir aucune incertitude, et qui.
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