Claudius Honoratus. N° 73, pl. m, 7 Iig., marbre
Dans cette inscription en beaux caractères sous la protection des dieux Mânes, clavdia theophila et anthvs, serviteurs d’un César, consacraient leurs regrets à la mémoire du fils le plus chéri, tiberivs clavdivs hono- RATvs, qui ne vécut que quatre ans et six mois. Mais cet enfant n’était pas fils de ces deux personnages; il ne l’était que de clavdia theophila, que, comme sa mère, l’inscription nomme d’abord. Il était fils de tib. clavdivs SPVRivs (sp. FiLio), premier mari de theophila, qui, en secondes noces, aura épousé anthvs. — Fabretti a publié cette inscription, C. I, n” 264. [Haut. 0“,440 = 1 pi. 4 po. 4 li,]
541. Claudius Mysticus. N“ 804, pl. 254; pl. liv, 5 Iig., mar.
Cette urne cinéraire a été consacrée, on ne dit pas par qui, aux mânes de TIBERIVS CLAVDIVS MYSTicvs, mort à trente ans. Les angles du fronton, ou deux oiseaux se disputent un fruit, sont ornés d’une manière toute parti) Mon. ant. du mus. Nap., t. IV, pT. 42.
INSCRIPTIONS
ticulière. Au lieu de masques ou de pairnettes, ce sont des cornes d’abondance d’où sortent des fruits et des épis de ble qui forment les acrotères; de chaque côte, un griffon accroupi, et dont la queue se termine en feuillage, sert de gardien à cette urne funéraire. Il se pourrait très-bien que t-, ces griffons, animaux fantastiques, qui avaient rapport aux mystères, que ces cornes d’abondance, ces épis, attributs de Cérès, la grande de'esse des mystères d’Eleusis, fissent allusion au nom de Mysticus que portait tib. CLAVDivs, et que peut-être il avait pris après avoir été initié à quelques mystères. — Coll. Durand. — Osann, SyÛ., p. 316, n” il. [Haut. 0“,252 = 9 po. 4 li. — Larg. 0“,28’7 = 10 po. 7 li.]
542. Claudius Secundus. N" 811; ins., pl. lvi, 4 lig. circuL, m.
Cette inscription est gravée sur le dessus du couvercle d’un petit vase cinéraire en marbre qui contient encore quelques restes de cendres et d’ossemens : s’ils sont authentiques et qu’ils aient été conservés depuis la consécration de cette urne, ce sont ceux de clavdia secvndina, qu’y avait renfermés tiberivs clavdivs secvndvs, mari et peut-être oncle ou cousin de Secundina. Un trou ménagé au fond d’une cavité hémisphérique sur le haut du couvercle servait probablement à faire des libations sur les cendres. Les cannelures creuses et obliques dont est ornée cette urne, comme plusieurs sarcophages , peuvent la placer au ii® ou au iii® siècle de notre ère. — Coll. Durand. [Haut. 0™,297 = 11 po.]
542 A. Claudius Secundinüs. N” 825, pl. lviii, 2l., terre cuite.
Inscription circulaire empreinte en relief sur une brique de la fabrique qu’avait clavdivs secvndinvs dans les domaines d’un empereur. Il avait, à ce qu’il paraît d’après d’autres briques , plusieurs ateliers qui poi’tent pour signe ou cachet un diota ou vase à deux anses. Il est à croire qu’il ne fabriquait pas que des briques, et qu’il faisait des vases de teri'e et d’autres ouvrages de la céramique commune, indiqués par l’op. dol. , opus doliare, et tels que les grandes amphores, ou de ces énormes vases, ainsi qu’on en ti’ouve à Pompéi et qu’on en voit au musée de Naples, et qui servaient de tonneaux, dolta. Ce Secundinus pouvait être le frère ou le parent de la Secundina de l’inscription précédente. — Coll. Durand. [Diam. du médaillon, 0™,094 = 3 po. G li.]
543 et 544. Cinéraire de Claudius. N" 328, pl. 256; inscr.,
pl. XVII , 4 lig.
Ce beau vase en albâtre d’Egypte , en forme de poire, d’un ton doré couleur de miel, accompagné d’anses prises dans la masse, avait servi en Egypte à une époque très-reculée, au x® siècle avant notre ère, à des usages que n’indique pas l’inscription hiéroglyphique qui s’y trouve gravée, et dont il a ete question (401), p. 829; mais qui peuvent avoir été funéraires : le luxe des t
Romains y déposa les cendres d’un magistrat, pvblivs clavdivs pvlcher, de la famille Clavdia ou Clodia, probablement fils de Clodius, le tribun du peuple et l’ennemi de Cicéron. H était petit-fils et arrière-petit-fils, NCjoos et PRONc^os^ de deux Appiüs. II exerçait la charge de pro-augure, et était un des quœsitores.
Le nombre des quœsitores n’e'tait pas fixe'j ordinairement H y en avait quatre; c’e'taient des pre'teurs charge's des causes criminelles : ils faisaient la recherche des crimes contre les particuliers ou contre i’e'tat , tels que l’exaction , la corruption , la dilapidation des deniers de l’e'tat , la haute trahison , le parricide. Ils instruisaient ces procès et les portaient devant tes assembte'es du peuple pour en poursuivre le châtiment. Les actions dont ils e'taient charge's s’appelaient quœstiones perpetuœ, recherches ou enquêtes perpe'tuelles, parce qu’il n’y avait pas besoin de nouvelles lois pour tes exercer. Ce fut en 604 de Rome quelles furent re'gulièrement e'tablies. Sylla leur donna encore une nouvelle force , et e'tendit cette juridiction des quœsitores à un plus grand nombre de de'lits. Il est assez singulier que notre Publius Claudius Pulcher, revêtu de la charge si se'vère des quœsitores, fût le fils de ce Clodius, qui souilla de sa pre'sence les mystères de ta bonne de'esse interdits aux hommes; crime qu’on trouva si e'norme et si inouï' qu’on se crut oblige' , pour le juger , de nommer ad hoc de nouveaux quœsitores pour en rechercher les détails, à l’instigation de Cicéron, à qui ne le pardonna jamais Clodius, qui parvint par ses intrigues à le faire exiler. Voy. sur les quœsitores les Antiquités romaines d’Alex. Adam; trad. «iHem. de Jean Léonard Meyer; 1795. — D’après Winketmann (édit, allem. de Schutze, t. III, p. 127), notre vase est le plus grand et l’un des plus beaux de ceux en albâtre oriental. — Celui du 554, n“ 336, est à peu près de la même grandeur, de la même matière et fort beau; mais il ne porte pas d’inscription. Celui de Claudius offre un assez grand intérêt par les deux qu’il présente, qui ont, en quelque sorte, des dates, et l’on voit par sa conservation le soin que l’on en avait pris pendant un si grand nombre d’années , puisque l’on peut lui attribuer près de 2,800 ans d’existence , depuis le roi d’Egypte Osorchon jusqu’à nous. Winckelmann donne l’inscription de Claudius, ainsi qu’Orelli, Inscrip., t. I, n» 578. — Ces denx vases viennent de la Villa Borghèse. — Bouillon les a publiés, t. III, pl. 7. [Haut, du premier vase, 0'",749 = 2 pi, 3 po. 8 li. — Haut, du deuxième, 0"*,650 = 2 pi. ]
545. CORNELIA Eutychia. N" 257, pï, 249; pl, XVI, 9 lig., man
Cippe funèbre d’une cornelia evtychia. Dans un fronton arrondi termine' des deux côtés par un enroulement et une tete de femme, est sculptée une brebis mangeant l’herbe d’une corbeille. C’est sans doute l’emblème du caractère doux et modeste de cette femme, 'que son mari t,. cornelivs aemilianvs appelle très-chérie, très-douce, très-rare. Ce monument vient de la précieuse collection de Thomas Jenkins. — Visconti, Op. var., t. I, p. 101, l’a décrit le premier. — Osann, SylL, p. 380, n° 74, a omis à la 8® ligne dulcissimae. [Haut, du cippe 0™,839 = 2 pi. 7 po. — Larg. 0“,460 zzr 1 pi. 5 po. 1 li. ]