Nila Florentina. N" 810, pl. lv, 13 iig., marbre
Cette inscription latine chrétienne est consacrée à la mémoire de nila FLORENTINA, enfant charmant de dix-huit mois et vingt-deux jours, qui, au bout de quatre heures d’agonie, rendit l’âme après avoir été baptisée, et dont le père et la mère déploraient la perte jour et nuit, lorsqu’une voix se fit entendre au matin et leur défendit de se lamenter. Curieuse par ses détails, cette inscription est très-difficile à lire, quoique fort bien gravée et d’une excellente conservation ; mais outre les fautes fréquentes d’orthographe, il y a beaucoup de lettres reunies ou conjuguées; d’autres sont omises ou changées; les l ressemblent à des i; les e à des f, et les A ne sont pas barrés, ce qui se trouve dans plusieurs autres inscriptions. II peut y avoir eu deux raisons d’omettre cette barre; elle est inutile pour faire reconnaître l’A , qu’en latin on ne peut confondre avec aucune autre lettre ; ce qui n’est pas le cas en grec , où un A mal formé peut ressembler à un A ou à un A, et même, dans de très-anciennes inscriptions.
INSCRIPTIONS
à U» A (rho). II se peut aussi que, dans des inscriptions sur marbre telles que celle-ci, ou les lettres sont très-etroites et profondément entaille'es, l’ouvrier craignit, en gravant la barre, de faire e'clater le Imut de la partie intérieure de l’A. A la 8® ligne, il est question de la ville d’^yhla, ou mourut Nila; il y a eu cinq villes de ce nom, trois en Sicile, une dans l’Attique, suivant Servius, et une en Italie, selon Etienne de Byzance. II est probable que c’est de celle-ci qu’il est fait mention sur ce marbre. On voit par la fin de l’inscription qu’il était d’usage alors de garder, pendant plusieurs jours, le corps avant de l’inhumer; car Nila Florentina mourut le 1 des calendes d’octobre ou le 26 septembre; elle ne fut enterre'e que le 3 ou le 4 des nones d’octobre, le 5 ou le 4. Au reste, il y a quelques lettres que je laisse à expliquer à d’autres, et dont je n’ai pu me tirer, quoiqu’elles soient très-nettes et très-lisibles, ou du moins elles paraissent telles. — A la 4® ligne, sono corrp doivent signifier soLrxo corpore, et que Nila était née bien constituée comme tous les autres enfans ont en général l’habitude de naître; à la 8® ligne, je ne vois pas ce que disent mart x porum c V A X ; j’avais cru qu’on pouvait y voir que le corps de Nila avait été placé par le prêtre dans la petite place qui lui était destinée, loculo sdo, devant les portes (de l’église) du martyr Saint- Christophe , proforibvs mart x (christo) por; mais que faire de vmcvax? je l’ignore; il en est de même de VEiiii à la ligne dernière, après humât, humatum. Une partie de ces lettres sont bien pour exprimer le quantième des nones d’octobre, mais peut-être pas toutes; et il reste VE, que j’abandonne à qui pourra en tirer parti, à moins que hvmatve ne soit pour hvmatvto Est. — Coll. Durand. [Haut. 0“,469 = 1 pi. 5 po. 4 li. — Larg. 0“,487' = 1 pi. 6 po.] (l).
NILAE FLORENTINAE INFANTI DÜECISSIMAE ATd IN NOCENTISSIMAE FIDELl FACTAE PARENS CONLOCAVIT qüAb pridie nonas martias ante LÜCEM PAGANA NATA SOLITO CORRP MENSE OCTAVO DECIMO ET VICKST (sîc)
5 MA SECONDA DIE COMPLETIS FIDELIS FACTA HORA NO CTIS OCTAVA DLTIMUM SPIRITÜM AGENS SÜPERVIXIT BORIS ftUATTUOR ITA VT CONSUETA REPETERET AC DE FUNCTA HYBLE HORA DIE PRIMA SEPTIMDM KAL OCTOBRES OCCASUM CUM DTERQ PARENS OM 10 NI MOMENTO FLERET ET PER NOCTEM MANE STATIS VOX EXTITIT QUAE DEFUNCTAM LAMENTARI PROHI BERET CUIUS CORPÜS PRO FORIBUS MART X PORÜM CVAX LOCULO SUO PER PROSBITERUM HUMATVE IIII NON OCTBR.
Nautae Partsiaci. Voy. 568.
582. Numisius Félix. N" 805, autel, pi. 254; ins., pl. liv, 6 I.
Terminée par un fronton ayant pour acrotères de demi-palmettes éle-
(1) Cette inscription e'tant très-difficile ter de la peine aux lecteurs qui ne sont à lire , je la donne ici telle qu’elle doit pas familiarise's avec les inscriptions, être lue, en séparant les mots, pour évi-
LATINES
vees, ornement qui accompagne souvent les monumens funèbres, cette urne cinéraire se fait remarquer par un ajustement élégant qui parle en faveur du bon goût de c. nvmisivs epagathvs, qui l’avait consacrée à la mémoire de c. nvmisivs felix , probablement son père ou son frère. Deux pilastres ornés de tigettes et de fleurons, à base et à chapiteau , qui tiennent du composite, encadrent le cartel de l’inscription, aux côtés duquel des bandelettes suspendent une forte guirlande de fruits et de fleurs qui soutiennent une tête de Méduse, protectrice des demeures funèbres. Le front soucieux de la Gorgone est ombragé par deux ailes autour desquelles se replient deux grands serpens dont les queues viennent s’enlacer sous son menton. Dans le bas, deux coqs se battent pour une graine. Ce n’est pas la première fois que nous voyons sur les monumens ces oiseaux querelleurs et valeureux employés parmi les symboles funèbres. [Haut. 0“,453 — 1 pi. 4 po. — Larg. 0‘",276 = 10 po. 1 li.]
582 A. Q. R. F. F. OPTIMO PF, N° 849 A, pl. lx, 1 iig., marb.
Ce fragment d’inscription pourrait se lire auœstori Keipublicœ , ou duiriti Komano Fratris Filio optimo publii fUio, ou pio Felici, etc.
583. PiCATiA Sabina. N" 226, pl, 253; ins., pl. xiv, 2 lig., marb.
Cette urne cinéraire élégante est d’un genre qui n’est pas commun : elle porte deux cartels et est intérieurement divisée en deux parties , comme elle l’est aussi sur sa face par des guirlandes de fleurs et de fruits renouées de larges bandelettes et soutenues par des faisceaux de lauriers, et autour desquelles se jouent des oiseaux. Ce petit monument était destiné à recevoir les cendres de deux personnes, comme ceux qu’on nommait disomes contenaient deux corps. Un des cartels est resté sans inscription ; celle de l’autre consacre la mémoire de picatia sabina minor ou la cadette, morte à deux ans. — Bouillon, t. III, dp, et ins. sép. rom,, pl. 4, n" 54. [Haut.
= 1 pi. 3 po. — ïiarg. 0“,586 = 1 pi. 9 po. 8 li.]