Plotia Victoria. N” loo, pl. iv, 6 Iig., marbre
Inscription consacrée aux mânes de plotia Victoria, par son mari 1ANVARIVS; ce nom était ordinairement celui d’un esclave ou d’un affranchi, et il est probable que cette femme était une affranchie de la famille consulaire P/ofta. — Fabretti, Ch. 4, n® 379; — Muratori, p. 1388, n" 10. [Haut. 0'“,400 = 1 pi. 2 po. 9 li. — Larg. 0“,360 r=: 1 pi. 1 po. 4 li.]
585. Plotius Maximus. N® 519, urne cinéraire , pL 253; inscrip.,
pl. XIX, 4 Iig., marbre de Luni.
Lorsqu’on 1820 et en 1830 j’expliquai cette inscription dans le. Description des Antiques du Musée royal, je croyais qu’il y s’agissait de deux personnes, l’une Plotius Maximus, l’autre sa femme Fortuna, née en Égypte,
INSCRIPTIONS
N. AEGYP. J’ajoutais que ce nom de Fortuna re'pondait à cehii de Tyché, commun chez les femmes , et surtout chez les affranchies grecques. A présent, il me semble que je me suis entièrement trompe', et que cette manière de lire cette inscription et de l’interpréter n’est pas soutenable. L’on doit d’abord faire remarquer que fortvna n. aegyp. est à la troisième ligne, et que celle qui suit à rapport aux deux premières. On a T. plotivs MAxiMVS, soldat de la flotte romaine stationnée au promontoire de Misène. Il est donc plus que probable que Fortuna est la suite de ce qui précède et regarde personnellement Plotius. Ce doit être tout simplement l’abréviation de Fortunatus , et ce soldat se nommait Titus Plotius Maximus FortunatuSj et il était né en Egypte. On ne doit pas être étonné que cet agnomen, Fortunatus, soit séparé de Plotius Maximus; c’est ce qui se présente sans cesse dans les inscriptions romaines, où le nom de la tribu divise les noms et se place avant le cognomen ou Vagnomen. Sans aller en chercher au loin des exemples, qu’il serait presque inutile de produire tant ils sont communs, nous en avons un sur la même planche que Plotius , et à côté de lui, 103, n° 509. L. FLAVio. L. F. ANiEN. SATVRNINO, à L. Flavius , fds de Lucius, de la tribu Aniensis, Saturninus , ou en français L. Flavius Saturninus , fils de Lucius, de la tribu Aniensis. Ainsi, d’après le style lapidaire romain, on a pu et on a même dû mettre mil. cl. pr. mis. ii entre Plotius Maximus et Fortuna., comme L. F. anien entre flavivs et satvrninvs. Nous nous dispenserons de parler de la flotte que les Romains entretenaient toujours à Misène, et qui protégeait le commerce de cette partie de la Méditerranée , et l’arrivage des blés de Sicile , d’Afrique et de l’Orient à Pouzzoles et à Naples. Personne n’ignore que Pline l’ancien commandait cette flotte de Misène en 79 de J. C., lorsque l’éruption du Vésuve engloutit Herculanum, Pompéi, Stabies, et que le noble désir d’observer d’aussi près que possible, en faveur de la science, ce grand phénomène, coûta la vie à ce célèbre naturaliste. La sigle II à la fin de la seconde ligne de notre inscription doit signifier que Plotius Maximus Fortunatus était iteratus, ou qu’il avait doublé, réitéré son temps de service, fait un double congé. Et au fait, à la fin de l’inscription, on voit qu’il avait vécu cinquante et un ans et qu’il en avait servi trente, et la durée du tem.ps de service que devait le citoyen romain n’était que de quinze ans. L’urne cinéraire consacrée à Fortunatus est assez remarquable dans une partie de l’ajustement de ses ornemens : la guirlande que becquettent des oiseaux et que soutiennent à leurs cornes recourbées de bélier des têtes de Bacchus-Ammon, reconnaissables à leurs oreilles de bélier, se retrouve partout et n’offre rien de particulier. Cependant je ferai observer que ces têtes d’Ammon, l’un des principaux dieux de l’Afrique, n’ont probablement pas été employées ici sans intention, et qu’elles peuvent avoir rapport à la patrie de Fortunatus qui était Égyptien. Les masques tragiques, aux angles du fronton, ne sont pas rares sur les monumens funèbres; mais ce qui l’est, et très-fort, ce sont ces deux petits animaux, rats ou lapins, qui se glissent le long de la corniche rampante du fronton ; peut-être n’est-ce qu’un caprice du sculpteur funéraire : il est cependant à présumer qu’ils ne sont pas là pour rien ; mais je ne sais
LATINES
ce qu’ils y font. Si ce sont des rats, ce que l’on ne saurait bien de'terminer, vu leur état de conservation, l’on sait que ce petit animal était consacre à Apollon, et ils mettraient l’urne de Fortunatus sous la protection de ce dieu. Quant aux cornes d’abondance qui se croisent dans le tympan du fronton, ce sont des attributs de la deesse Fortuna, et elles font, sans aucun doute, allusion au nom de Fortunatus, comme elles auraient aussi rapport au nom de Fortuna si je m’en étais tenu à ma première explication de cette inscription. Les côtes de cette urne sont ornes de grandes et belles palmettes funéraires. Parmi les familles consulaires romaines on trouve la Plotia, dont pouvait être notre vétéran. — Bouillon, t. III, dp, et inscr. sép. rom.., pl. 4, n° 56. [Haut. 0“,460 = 1 pi. 5 po. — Larg 0“,451 = 1 pi. 4 po. 8 li.]
585 A. PONTICLANUS. N° 833, pl. lix.
Inscription en deux lignes circulaires empreinte en médaillon sur une brique qui vient de la fabrique de terre cuite, Jiglina, de Ponticlanus, ou PoNTiciANUs, établie dans les domaines d’un empereur. Le milieu du médaillon porte un croissant et un objet peu distinct, mais qui paraît être une tortue. — Coll. Durand. [Diam. 0”,112 = 4 po. 2 li.]
586. PONTILIUS Cerialis, n° 413, pî. 253; ins., pl. xvii, Bl,marb.
Cette petite urne cinéraire, simplement ornée de branches sinueuses de lierre, et d’un fronton triangulaire, où se becquettent deux oiseaux, et à enroulemens terminés par des rosaces, a été consacrée à la mémoire de MARCvs PONTiLivs CERIALIS par son affranchi satvrninvs. — Bouillon, t. III, cip. et inscr. sép. rom., pl. 4, n° 57. [Haut. 0'",383 1 pi. 2 po. 2 li. —
Larg. 0”,332 =: 1 pi. 0 po. 3 li. ]