Urne cinéraire, n° 439, pi. 256, marbre blanc
Quoique cette urne, en forme de corbeille garnie de son couvercle, soit richement decoree de feuillages de branches enlacees et d’enroulemens, et que le travail en soit assez bon , cependant elle se prête moins que la precedente à une explication archéologique, et ses ornemens sont moins significatifs. Ce ne serait cependant pas trop se hasarder que de supposer que des feuilles et des glands de chêne ont pu la mettre sous la protection de Jupiter, auquel cet arbre était consacré. Vers le haut du couvercle, ce qui n’est à nos yeux qu’un rang de perles longues et rondes, un ornement d’architecture, était pour les anciens un signe sacré : c’étaient ces bandelettes de laine blanche renouées de pourpre, infulœ, dont nous avons souvent parlé, que nous voyons aux angles des autels, autour du front des victimes, ou comme ornement de la tête des prêtres, et dont on entrelaçait ces branches de verveine ou d’autres plantes, ces érésiones que tenaient à la main les supplians lorsqu’ils adressaient leurs invocations aux dieux. — Cette urne a été publiée par Bouillon, t. III, vases, pl. 6. [Haut. 0"‘,704 = 2 pi. 2 po.]