‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des TuileriesChapitre 17 sur 299 · Colonne de Timoléon de Cossé, n° 67, pi. 241, marbre · texte numérisé non relu

Colonne de Timoléon de Cossé, n° 67, pi. 241, marbre

Cette colonne, d’un travail très-soigne, et dont le fut est orne' des lettres L. D. C. enlacees et couronnées, faisait partie du monument eleve, aux Celestins, à la mémoire de Timole'on de Cosse, comte de Brissac, colonel general de J’infanterie, grand panetier et grand fauconnier de France, tue' en 1569, à l’âge de vingt-six ans, au sie'ge de Mucidan, ville du Périgord. Fils de Charles I®*’ de Cosse', plus connu sous le nom de Mare'chal de Brissac (1550), l’un des plus grands capitaines du xvi® siècle, et dont le dernier exploit fut de prendre, en 1562, le Havre aux Anglais, TimoIèon marcha sur les traces de son père, et si la mort ne l’avait an’éte' dès le commencement de sa carrière , c’eut e'te celle d’un héros. II avait pour frère Charles II de Cosse'-Brissac, qui remit à Henri IV Paris, dont il était gouverneur, et qui fut fait maréchal de France. Autrefois cette colonne était surmontée d’une espèce d’entablement de mauvais goût, qûi supportait un vase renfermant le cœur de Timoléon, et terminé par un cœur enflammé. Aux deux côtés de la colonne, sur un large piédestal, deux petits génies, debout, s’appuyaient sur des écussons, et tout le monument était renfermé dans une espèce de niche carrée ouverte par le haut, et dont les deux côtés étaient ornés de pilastres chargés de trophées en bas-relief. Piganiol de la Force ne nous dit pas de qui était ce monument, d’une composition assez bizarre, mais d’une exécution recherchée dans ses détails. II a fait partie du musée des Petits-Augustins. [Haut. 3“, 199 = 9 pi. 10 po. 3 li. ]

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