Candélabre, n“ 90, pL 257, marhre pentélique
Ce candélabre, dont le fût est richement décoré de plusieurs zones de feuillages variés ou larges et unis ou allongés, et profondément découpés, s’élève avec élégance sur un autel triangulaire à pans rabattus, et que soutiennent des pieds de griffon sortant d’une masse de belles feuilles d’acanthe. Les bustes du Soleil entouré de rayons, celui de la lune, dont la tête est surmontée d’un croissant, montrent que ce candélabre était sous la protection de ces deux divinités, ou de ces astres personnifiés. Un candélabre ne pouvait pas être dédié d’une manière plus convenable qu’aux divinités du jour et de la nuit. Les autres accessoires ont aussi rapport à leur culte : les têtes de griffon aux angles supérieurs de l’autel étaient consacrés à Apollon ou au Soleil, ainsi que nous l’avons vu pour plusieurs ornemens, et sur l’un des côtés, le taureau, symbole de l’élément humide, était l’emblème de la Lune. La manière dont l’autel est détaché de la plinthe qui le supporte ajoute de la légèreté et de l’élégance à ce candélabre. — Bouillon, t. III, pl. 3, n® 1. [Haut. 2“,270 m 6 pi. 11 po. 10 li. ]