BONE
Celle ville forte, résidence des rois Numides, ce qui 1a fut nommer par Slrabon (I.XVII), Illppôiie royal ,qI c^iû paa un grand rôle dans la guerre de César en Afrique et dans celles des Vandales sous Genséric, devait, comme lant d'autres de ces contrées, sa fondation aux Caiiliaginois. 11 paraît que son premier nom était UU)o, qui , selon Bocliarl , cité par bhaw, p. 120, aurait signifié en phénicien une baie. Située sur un beau golfe formé à 1 O. par le cap de Garda et à l’E. parle cap Rosa, elle s’élève sur le pcncliaiitd’une colline, à l’ex'rémilé dévastés plaines très-fertiles, mais marécageuses et insaiubres, sur une langue de terre entre la Roudjemab et YArmura de Pline, la Scïbouse, qui, prenant sa source dans les profonds vallons do l’Atlas , passe près de Glielma, l’ancienne Kulaniu , et prend, après avoir dans son cours cliangé plusieurs lois de nom, son emboucluire à l'E. des murs de la ville d Hippône. Cette ville avait un petit poi t et unei’ade qui furent en partie comblés et rendus peu sûrspai les terres d’alluvion qu’entraînent les deux rivièi’es qui l’embrassent, Hippône fut nommée par les arabes Bclad-el- Hiinel, ville des jujubes, à cause de la fertilité de sa plaine en orangers et en jujubiers. (Sliavv, 1, p. 1 18.) A l’E. de celle ville, étaient jadis un grand nombre de villes et de cliàteaux forts construits par les Romains, répandus dans leSaiiel et sur les montagnes euvironnanles, remarquables par leur fertilité. 1) paraît, d’après Shaw, queBône n’est pas tout à fait sur l’emplacement d’Hippône, dont dérive son nom , et que les ruines de cette ville sont à peu près à un mille au S. de Bône; selon Léon l’Africain , les ruines d’Hippôneservirenl aux constructions de la nouvelle ville, que Shaw croît être l’Aphrodisinm dePlolémée, très-près au N. d’Hippône, Cotonia Hippo regius. On t trouve à Bône beaucoup de ruines et de nombreuses citernes; selon Shaw, on aurait pu relever ces ruines et rétablir en partie la ville; elle l’eût mérité par sa situation si favorable au commerce et par la magnificence royale de son site, par la beauté et la fertilité de ses environs, ses plaines bien arrosées et ses montagnes richement couronnées de beaux bois abondans en gibier, coinme ses rivières en poissons. 11 n’est pas inutile d’ajouter qu’Hippône a dû beaucoup de son lustre à saint Augustin , qui en fut évêque.
N° 37. SiTTiA Veneria, marbre, inscr., 6 lign., pl. LXXVI.
Celte femme, dont la pierre funéraire est consacrée aux dieux mânes, se nommait aussi JVNIANE. — Son âge est effacé ou peut-être n’a-t-il pas été gravé. Ce pouvait être une de ces pierres funéraires que l’on faisait faire de son vivant, et où l’âge n’était placé qu’après la mort, et on peut avoir négligé
APPKN DIGE.
de le graver. Les lettres, de mauvaise forme, se rapprochent un peu de l’écriture cursive , mais 1 inscription de ce cippe a pour encadrement une assez bonne moulure. On y a écrit QVE pour QVAE. [Haut. o“,3io; larg., o”*,26o.]
N° 38. Hippocrates, inscr., 3 lig., pl, LXXVI.
Inscription des bas temps consacrée à la mémoire d’un enfant, IPPO- CRATES (sic) , qui ne vécut que onze mois, sept jours. Via^it Menses XI, Dim VII. [Haut, et larg. o”,3oo.]
N° 39. JuLiA CoRiNTHiA, inscr., 4 lig-, pl. LXXVI.
Cette inscription , consacrée aux dieux mânes de JVLIA CORINTHIA , ne nous donne que son nom. [Haut. o'“,23o; larg. o“*,53o.]
N" 40. JüLiA Trepté, cippe en m. hl., inscr., 9 lig., pl. LXXVI.
Ce cippe funéraire servait de monument à une jeune fille, JVLIA TREPTE, appelée aussi SALAMINA, et qui ne vécut que onze ans, quatre mois, vingt jours; elle était inhumée sous ce marbre. Hic Situ Est, sous la protection des mânes : Diis Manibus Sacrum. [Haut. i”',i4o; larg. o“‘,38o.]
N** 41. Aureliüs, marb. cipolin ; inscr., 5 lig., pl. LXXVI.
Cet enfant ne vécut que trois ans , six mois , on lit : ANIS et MESES , pour ANNIS et MENSES, fautes d’orthographe et de cas réunies, l’accusatif et l’ablatif. Les caractères et l’orthographe annoncent les bas temps. Cette pierre fut consacrée par un Justin ou une Justine. [Haut. o'°,28o; larg. o“,220.]