INSCRIPTIONS DE PHILIPPEVI LLE
N° 107. — Liberia, inscr., 6 lig., pl. LXXXV.
Si cette inscription mutilée nous fût parvenue entière , nous saurions probablement quelles étaient les portions de cet édifice tombant de vétusté, que LIBERIA, la même sans doute que celle de l’inscription précédente et ses fils avaient, en grande partie, restaurées et ornées de marbre. Cette inscription se termine parla même formule que la précédente, et les moulures sont semblables, ainsi que la forme des lettres , un peu penchées ; l’on voit que ces monumens épigraphiques appartenaient à la même famille, famille sans doute importante à Rusicada, mais dont rien n’indique l’époque. [Haut. o“,43o; larg. o‘”,8oo. ]
N° 108. — Liberia, marbre blanc, inscr., 2 lig., pl. LXXXV.
Ce fragment d’inscription nous offre encore LIBERIA et ses fils , dont nous venons de nous occuper , et l’on voit que le terrain du monument funéraire qui leur était consacré avait été accordé par un décret des décurions : Locus Datas Decanonuni Décréta. [Haut. o'",770; larg. o“,55o. ]
N® 109. — M. Fabius, m. bl., inscr., 4 lig., pl. LXXXVI.
Cette inscription, en très-belles lettres encadrées dans un cartel, est gravée en l’honneur de M. FABIVS, fils de Lucius , delà tribu Quirina, et dont le nom est mutilé. Il paraît que ce personnage avait donné une somme, outre celle que son fils SENECION avait ofl'erte, pour l’entretien d’un théâtre. Peut-être y était-il aussi question d’un repas, prandium, à la 2' ligne, ce qui me paraissait trèsdouteux, mais qui ne l’est plus depuis que le recueil d’Orelli (n° 3882) m’a offert une inscription où il fait mention , non-seulement d’un repas, prandium, donné deux fois, à ses Irais, aux colons d’Ottia, par un C. Lucius Oama la, mais même d’un festin , epulum, qui devait être considérable, servi sur ses triclinia, ou tables à trois lits, à deux cent dix-sept citoyens de sa colonie. On a donc pu, dans notre inscription, mentionner la dépense faite par M. FABIUS en l’honneur du repas qu’il avait donné, ob honorem prandii, pour le rendre plus splendide. Ce pouvait être un de ces repas donnés aux magistrats d’une ville ou au peuple, et pour lesquels on voit souvent qu’on assignait ou qu’on léguait des sommes assez considérables. Nous ne saurions rien tirer de plus de ce marbre incomplet; et peut-être est-ce déjà trop? [Haut. o“,24o; larg. o“,65o.]
N" 110. — Antoniüs Fax, mar. bl., inscr., 1 3 1., pl. LXXXVI.
Dans le haut cet autel funèbre, est garni de deux coussins et d’enroulemens, et sur le côté droit est en bas-relief un préféricule, symbole des libations. Nous apprenons par l’inscription en i3 lignes, à laquelle manquent, en tout ou en partie, les 7, 8,9, i3, qu’ ANTONIÜS FAX a érigé de son vivant, VIVOS (pour VIVVS) HOMO, cet autel, aram; qu’il était VEBNA, ou esclave né dans ce lieu, et que, négociant, il avait femme et enfant. Celui qui consacra le monument aux
APPENDICE
dieux mânes , nous dit qu’ANTONIUS PAX a vécu 70 ans , el qu’il est enterré en ce lieu. Ce monument a élé trouvé, en i844, dans les fouilles de l’hôpital neuf à Philippeville. [Haut. o"',920 ; larg. o“’,43o.]
N° 111. — Maniliüs, grès, inscr., 3 lig. , pl. LXXXVl.
LVCIVS MANILIVS VRBANVS, inhumé sous cette pierre, mourut à 45 ans. Les lettres, de mauvaise forme, décèlent les bas temps. Trouvé, en i843, à Philippeville, dans un jardin près de la briqueterie et de la porte de Constantine. [Haut. o^jGSo; larg. o'",43o.]
N® 112. — Horatia Achaica, grès rouge, insc., LXXXVl.
Cette stèle funéraire est celle de HORATIA ACHAICA , fdle de Caius Horatius, morte à 49 ans et inhumée sous cette pierre ; Hic Sita Esl. Trouvé, en 1843, dans un jardin près de la briqueterie et de la porte de Constantine, à Philippeville. [Haut. o“,68o, larg. o,455. ]
N° 113. — Memor, marbre, inscr., fragm. de 2 lig., pl. LXXXVl.
Ce mot, mutilé, ne nous indique rien, si ce n’est que ce marbre était consacré à la mémoire d’un personnage dont le nom ne nous a pas été conservé. Trouvé à Philippeville , hors la ville , à gauche de la route de Constantine.
[ Haut. o“20o ; long. o'",3oo. ]
N® 114. — L. DomitiusUrbanüs, m. bl., inscr., èi\., pl. LXXXVl.
Ce petit monument funèbre est consacré à la mémoire d’un frère et d’une sœur, LVCIVS DOMITIVS VRBANVS, mort à 20 ans, et DOMITIA PAUL A, qui n’en a vécu que 10. La formule abrégée H. S. S., Hic Siti Sunt, indique qu’ils étaient réunis sous cette pierre funéraire. [Haut. o'",76o; larg. o“,470.]
Les lettres de cette inscription, déterrée en i8i3 dans la place Hélène à Philippeville, sont grandes et belles; des feuilles de lierre servent de points entre les mots, et le tout est encadré d’une bonne moulure.
N® 11 5. — Ap. Vetürianüs, inscr., 5 lig., pl. LXXXVl.
11 manque probablement au commencement de cette inscription , mutilée , le mot MEMORIAE; et il paraîtrait que AP. VETVRIANVS voulait consacrer la mémoire éternelle de ce qu’il avait fait pour quelque édifice qu’il avait rétabli dans son premier état , et auquel peut-être il avait ajouté un temple ; c est ce que semblerait indiquer le fragment de lettre à la fin de la dernière ligne ADDITO TET, qu’on pourrait restituer ainsi ADDITO TEMPLO, et ce peut être un des temples dont on trouve des ruines à Stora ou à Rtisicada.