‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des TuileriesChapitre 276 sur 299 · INSCRIPTIONS DE PH I L I PP E V I L L E · texte numérisé non relu

INSCRIPTIONS DE PH I L I PP E V I L L E

N“ 129. — JuLiA Cyrilla, m. hh, inscr., 5 1., pl. LXXXVIII.

M. JVNIVS OPTATVS. mari de IVLIA CYRILLA, fille de QVINTVS CYRILLVS , a consacré ce souvenir à sa femme très-sainte. La lettre R qui suit Q. F. Qainii Filia, désigne peut-être la tribu romaine Romilia Rustica. [Haut. larg. o^.Soo. ]

N°130. — C.OlliüsPrimigenius, c., gr. r.,ins., 81., pl. LXXXVIII.

Ce cippe ou cet autel funéraire est terminé dans le haut par une corniche et en bas par une belle moulure, et aux extrémités de sa partie supérieure par ces enroulemens ou ces coussins cylindriques fréquens sur les tombeaux et rappelant les lits de repas. Sur la face, à gauche, est sculptée une épée romaine, et on voit, sur la droite, un bouclier ovale et deux javelots, insignes convenant à un guerrier. Cet autel était consacré aux mânes deCOELIVS, ou peut-être de C. OLLIVS PRIMIGENIVS, soldat de la 4° légion Flavienne, qui avait servi 19 ans et était mort à 35, par ÆLIVS SABINVS, son héritier, et ITALICVS, son affranchi.

Le titre de Flavienne de la légion indique une époque postérieure à l’empereur Flavius Vespasien. Dans quelques inscriptions, dont deux de Pesaro, elle est simplement nommée Flavia ( Orelli, n°’ 3,i43 ; 8,176) ; dans d’autres (n°’ 3,o49; 3,453 ; 3,974), elle a le titre FF, Flavia Fidelis ou Firma : la 16' légion était aussi Flavia Firma. Au reste, le numéro et le nom de cette légion me paraissent ou suspects, ou fautifs sur la pierre. On croit y lire LEG III FEL, ou Le^io TertiaFelix. Mais on ne trouve aucune légion qui ait porté le nom de Félix, et quant à la troisième, elle s’était seulement appelée Cyrénaïca, Gallica, Italica, Farthica, et jamais Félix. Il paraîtrait donc indispensable, dans cette inscription , de lire LEG IIII FFL, Legio quarta, FIRMA ou FIDELIS FLAVIA, quatrième légion Flavienne, ferme ou fidèle. (Voy. Orelli, p. 83 et suiv.) A l’aide de ses excellentes tables, on peut résumer tous les travaux épigraphiques des divers philologues sur les légions romaines, et l’on n’y trouve pas de legio Félix. Ce monument fut trouvé à Rusicada ou à Philippeville , en i843 , dans un jardin près de la briqueterie et du port. Les lettres sont très-mauvaises et à la 7' ligne le V et N, le V et M sont conjugués dans FACIVNDVM. [Haut. o‘",85o; larg. o'",4oo.]

N° I3I.— Aponia, inscr., ^ 11g , pl. LXXXVIII.

Celle espèce de slèle en luf , el donl les lellres sonl onciales , esl consacrée à la mémoire d’ APONIA BOVTIA, lille de Lucius Boulius, et qui a vécu 3o ans; elle était inhumée sous cette pierre. Hic Sita. [Haut. o"’,88o; larg. o“,54o.]

N” 1 32. — Sextüs Julius Félix, h., i., 5 l.,pl. LXXXVIII.

Ce monument, de SEXTVS IVLIVS FELIX, trouvé en i84i dans les fouilles des fondations de l’hôpital de Philippeville, est consacrée aux dieux mânes; Julius mourut .à 22 ans. Sur le côté droit, est une forte guirlande très-fruste.

APPENDICE

entourée d’une bandelette ; à gauche, sur une guirlande, est une lyre; le haut est terminé par des enroulemens en fort mauvais état. [Haut. o'",900 ; larg. o“’,2 5o.]

N° 133. — JüliaSevera, cip. en pier., iR^cr., 6 l.,pl. LXXXVIII.

La partie supérieure de cet autel se termine en enroulement. Sur les faces latérales sont de fortes guirlandes, dont l’une, à droite, est surmontée d’un préféricule , et celle de gauche d’une patère.

Cette inscription, en caractères assez mal formés, mais encadrée par des moulures d’un bon profil, est consacré par N.... à sa tendre femme, VXOR PIA, IVLIA SEVERA, fille de Gains Sévérus, qui vécut 45 ans, et à laquelle il souhaite que ses os reposent doucement : Ossa Tua Bene Qaiescant. Ce monument fut trouvé en i844- [Haut. i“; larg. o”',45o.]

N" 134. — Elpis, pierre, inscr., 4 lig-> pl. LXXXVIII.

On a consacré aux dieux mânes cette pierre funéraire de S. ELPIS , mort à 25 ans. Trouvée, en i844, à Stora, dans des constructions romaines pendant que la rivière du Saf-Saf avait été détournée pour remplir les citernes d’approvisionnement. [Haut. o'",5oo; larg. o"’,370.]

N” 135. — Mimcivs, grès verdâtre foncé, inscr., 4 l.,pl. LXXXVIII.

Ce cippe , sous la protection des dieux mânes , rappelait à la mémoire Q. MINVCrVS FELICIVS, mort à 25 ans. Ce nom de FELICIVS n’est pas commun. [Haut. o"’,420; long, ]

N° 136. — CoRNELiA Eütychis, grès, inscr., 3 lig., pl. LXXXIX.

Elle était affranchie de Lucius Cornélius, et mourut à 8o ans. Trouvé en i843. [Haut. o“,700; larg. o'",5oo.]

Septime sévère. Voy. 3i — 32, pl. LXXV.

N° 137. — Pactumeiüs, pierre, inscr., 6 lig., pl. LXXXIX.

PVBLIVS PACTVMEIVS DIADVMENVS, qui reposait sous cette pierre funéraire ornée de moulures dans le haut et dans le bas, se, mettait sous la protection des dieux mânes, il mourut à 8i ans. Ce nom de Pactumeius semble de la plus grande rareté, et l’orl ne trouve dans Gruter (8i6, 8 et 883, 7) que Pactumeia Campana et Pactumeia Theophila. [Haut. o'",700; larg. o”,390. ]

N° 138. — JüNiA Maubbal, cal. blanc, inscr., 4 1-, pL LXXXIX.

Le dernier nom de celte femme, MAVBBAL, morte à 80 ans et inhumée

INSCRIPTIONS DE P HI LI PPE V IL LE. iSïS

SOUS celte pierre , paraît être africain ou phénicien. La forme , très-mauvaise , des des lettres annonce les bas temps.

On a dû remarquer que, dans beaucoup de nos inscriptions, il est fait mention de personnes ayant vécu jusqu’à un âge avancé, depuis 8o ans jusqu’à io5; ce qui parle en faveur de la salubrité de la province de Gonstantine. On sait , au reste , que l’un des rois les plus célèbres de ces contrées, Massinissa , mourut à près de loo ans, et combattait encore à cheval à plus de 90. [Haut. o"‘,32o, larg. o“,39o.]

Jupiter Apenninüs. Voy. n° i4, LXXI.

N° 139. — L. Gaviüs Primigeniüs, cippe, mar. 6/. , pl. LXXXIX.

Il ne vécut que neuf ans et neuf mois. Ce cippe est mis sous la protection des dieux mânes. Dans la partie supérieure, qui est bombée et se termine de chaque côté par un enroulement , on voit un foudre. Les ossemens étaient placés dans une cavité hémi-ovoïde , qui pouvait aussi recevoir les libations ; la corniche et la base sont ornées d’une moulure d’un bon profil. Sur le côté droit, sont un préféricule à godrons et une guirlande assez bien conservée; à gauche, une patère avec la même disposition de feuilles et de fruits. Les signes S. V. P., à la fin de l’inscription , doivent se rendre par Suscepto Yoto Vositum, érigé d’après un vœu. Trouvé, en i84i, à l’hôpital neuf de Philippeville. [Haut. o”,95o; larg. o“,45o.]

Hadrien. Voy. n° 28, LXXIV.

N® 140. — Saturninüs , cippe en pierre, inscr., 3 1., pl. LXXXIX.

Ce cippe funéraire , sous la protection des dieux mânes , offre en bas-relief trois personnages prenant à une table leur repas de famille , et il a été consacré pour lui et pour les siens par SENIOR SATVRNINVS. Ce nom semble montrer que le titre de SENIOR, l’aîné, qui n’a été d’abord qu’une qualité, devint, par la suite , un prénom ou un nom , comme chez nous ceux de l’Aîné , le Jeune , le Vieux, le Cadet. On a trouvé cette inscription hors de l’enceinte actuelle de Philippeville. [Haut. o'",64o, larg o'",420. ]

N® 141. — PoMPEiA Chia, grès, inscr., 6 lig., pl. LXXXIX.

Sous ce cippe funéraire, reposait une jeune femme morte à 25 ans. On ignore le nom de son mari , mais on voit qu’elle avait laissé une fille ; elle lui souhaite dans deux vers , un hexamètre et un pentamètre , de vivre chastement et d’apprendre, par son exemple, à aimer son mari. Ce petit monument, dont les lettres, par leurs formes, annoncent les has temps, a été trouvé dans des fouilles faites au parc aux bœufs de Philippeville. [Haut, o'", 800 ; larg. o’”,54o.]

Telles Genetrix. Voy. n® 1 8 , pl. LXXIII.

APPENDICE

Trajan. Voy. n° 26, pl. LXXIV.

N°® 1 42 , 1 42 A, 1 42 B. — Inscrip. chrét., p., 1 5 1., pl. LXXXIX.

On peut réunir ces trois inscriptions en une seule. D’après la forme de leurs lettres , elles appartiennent au iii' siècle. Ce sont des invocations adressées à Dieu par un chrétien : «Lève-toi, Seigneur, et que ta main signale sa puis- « sance. — Regarde moi. Seigneur, mon Dieu , et exauce moi. — Car tu n’as pas «réjoui mes ennemis contre moi. » [Haut, totale larg. moy. o"',46o.]

N° 1 43. — Dalle de tuyaux de fontaine , mar. bL, pl. LXXXIX.

Cette forte dalle, percée de trous cylindriques, disposés sur une ligne horizontale , a dû servir à y faire passer des tuyaux de plomb conduisant les eaux dans quelque piscine ou grand réservoir : ils ont pu appartenir à des thermes. Les nombres vu, viii, ix, montrent qu’il devait y en avoir un assez grand nombre. Ils correspondaient, sans doute, dans des regards à des chiffres pareils, et facilitaient les réparations que ces conduits pouvaient exiger , ainsi que tout ce qui avait rapport à la direction et à la distribution des eaux. L’on n’ignore pas que les anciens apportaient beaucoup d’attention et d’intelligence à tout ce qui concernait la partie hydraulique dans leurs édifices. Peut-être aussi ces tuyaux étaient-ils employés dans quelque cirque ou dans un amphithéâtre où avaient lieu, dans de grands spectacles, les naumachies. Peut-être, au reste, cette dalle a-t-elle reçu un tout autre emploi que celui que je suppose, et je serais charmé qu’on en trouvât un plus probable. [Haut. o"‘,5oo; larg. o‘“,820.]

N° 144. PEMI, inscr., pl. XC.

Ces grandes et belles lettres, fragment de quelque Inscription monumentale, pourraient se prêter à une restitution de plus de deux mots, mais cette restitution serait inutile et n’apprendrait rien, l’M paraît avoir été suivie d’un A. Ce fragment vient de Philippeville. [Haut. o'”,3oo, larg. o“,4oo.]

N° 145. — Lucius Poppius, inscr. grecque, 6 lig., pl. XG (1).

Voyez, sur cette inscription, 282 G.,p. 1191. [Haut. o“,4io; larg. o“,3oo.]

N° 146. Turpianus Florus , inscr. grecque, 7 lig., pl. XC.

Nous apprenons par cette inscription incomplète que cette maison , et le tombeau qui y était joint, appartenaient à Marcus Turpianus Florus, fils de Diogène de Milet, fils d’Aniscarque, et à Quintus Turpianus Florus, fils d’Aristéas de Milet, fils de Zozime, ainsi qu’aux enfans Magnètes, ou nés à Magnésie, d’Arisléas. Voici comment, ce me semble, on peut établir la généa-

(1) Page 1 191, et sur la gravure aSz G, on a, par erreur, indiqué cette inscription comme appartenant à la planche XCII.

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