Agathopus. N° 626, pl. xliii, 19 Kg
Cette inscription, en dialecte dorien, était gravée sur une colonne qui appartenait à un portique rebâti aux frais d’AGATHOPUS, fils d’EuTYCHÈs, de PoLiuauE et d’ARisTODÈME, fils de Cartidamas, qui, après avoir fourni les bois et toutes les autres dépenses pour le plafond et le toit de l’édifice, donnèrent à la ville, qui n’est pas nommée, ce qui restait de l’ancienne charpente pour reparer d’autres monuments. Cet acte commence par des vœux pour la santé et le long règne du plus grand et du plus illustre des dieux, de I’Empereur {Autocrator) Trajan, fils (adoptif) de Nerva,
(1) Les chiffres en tête des articles, et Les inscriptions qui ne sont pas pre'ce'de'es qui ne sont pas pre'ce'de's de N°, sont les de chiffres ont déjà e'te' explique'es dans le. nume'ros d’ordre de l’ouvrage; ceux avec cours de l’ouvrage, et l’on y renvoie par N“ désignent les nume'ros que portent les les nume'ros entre parenthèses, monumens du Muse'e royal du Louvre. —
César-Auguste, Germanique etDAciQUE, et pour la concorde du sénat SACRÉ ET DU PEUPLE ROMAIN. Ce fragment de colonne a ete trouvé par M. Fauvel dans l’ile de Santorin, l’ancienne Théra, avec une statue de femme restaurée en Uranie, qui fait partie du Musée Royal, n® 622. — Col. Chois., Cat., n® 197; — Osann, Syll., p. 356, n° 18.
4l4. Agonothétique (Inscription). N" 659, pl. XLIX, 28 lig.
Les lettres de cette inscription sont mal gravées et souvent en désordre ; elle contient une liste faite sous un magistrat, fds d’HiLARUS de Paüène, de la tribu Antiochide. Les tribus athéniennes dont on cite les personnages sont YÉrechthéide, Y Égéide , Y Acamantide , YAdrianide, Ainsi cette liste,
en quatre colonnes, est incomplète, et il y manque huit tribus. En les rangeant suivant l’ordre où elles sont ordinairement placées, on voit que dans la première colonne on a à regretter les tribus Pandionide , Léontide, Ptolémaïde ; dans la seconde, YŒnéide, la Cécropide , YHippothoontide , YÆantide , et dans la troisième, YAttalide. La première colonne a 28 lignes; la seconde, 24; la troisième, 22; la quatrième, quelques lettres commencement de 11 lignes. [Haut. 0“,297 — 11 po. — Larg. 0“,297 — 11 po.]
Cette inscription e'tait au revers de celle qui suit, et l’on pourrait croire qu’elle doit aussi avoir rapport aux jeux et aux vainqueurs dont il est fait mention au n“ 558. Cependant M. Osann , Syll., etc., p. 342 , n® 3 , et M. Bœckh , Corp. ins., v. I , p. 397, n® 286, croient que le n° 659 est du temps de Marc-Aurèle et de Lucius Verus, et que le n» 558 appartient au règne de Caracalla. Ainsi, elle ne regarderait pas les mêmes personnages que l’autre, et l’on aurait grave', à des e'poques dilTe'rentes, sur le même marbre , des inscriptions qui n’avaient pas de rapports entre elles. M. Bœckh pense que le Straton , fils de Cithe'ron d’Acharne , de la tribu Œnéide , scribe sacre' ou scribe prêtre (TPAMMATETS IEPET2), dont le nom est au nominatif à la deuxième ligne, est celui qui a fait graver cette inscription. Sur un autre marbre, rapporte' par Chandler, p. 61, et cite' parM. Osann, il est scribe perpe'tuel : ce qui prouve que notre inscription est un peu plus ancienne que celle de Chandler; puisque ce ne put être qu’après avoir e'te' grammateus annuel , que Straton fut nomme' grammateus perpe'tuel. A la ligne 19 de la troisième colonne, on trouve Sospis, que M. Osann croit être le même qu’un Sospis qu’on voit être dadouque et épibôme dans Philostrate et dans d’autres inscriptions, et qui , disciple du rhe'teur Chreston, du temps d’Adrien, se nommait Tiberiüs Claudius Sospis. Mais le nôtre se nomme Lucius Sospis, et ne peut pas être le même que celui dont parle M. Osann. Ce savant professeur fait aussi remarquer qu’à la ligne 12 de la deuxième colonne est un Asclêpiade, fils de SÔSime, et que, dans l’inscription de Chandler, il y en a aussi un qui est de Sphette, bourg de la tribu Acamantide, dont fait partie notre Asclêpiade, ce qui peut faire penser que les deux inscriptions citent le même personnage. Au reste, ce qu’il y a de plus clair et de plus certain, c’est que cette inscription, gravée sans soin et comme à la hâte, est postérieure à l’empereur Adrien; qu’elle n’offre que de simples noms en grande partie romains, sans autre désignation que celle des tribus auxquelles ils appartiennent, et Acharne est le seul dème ou bourg athénien qui y soit nommé. Il se peut que cette nomenclature ait eu rapport a des jeux, quoiqu’elle soit loin, ne nommant aucun de ces jeux ou de leurs exercices, de présenter les caractères d’inscription agonothétique qu’on ne peut méconnaître dans celle qui suit. — Coi. Chois. , Cat. 218.
GRECQUES