‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des TuileriesChapitre 32 sur 299 · Agonothétiqües. N° 558, pl. xxiv, 24 lig · texte numérisé non relu

Agonothétiqües. N° 558, pl. xxiv, 24 lig

Ces trois colonnes de noms offrent ceux des vainqueurs aux différons exercices du stade, dans des fêtes, qui étaient, à ce qu’il parait, au nombre de six, et dont il ne reste que les Philadelphies , les Athénées. [Haut. 0"',359 — 1 pi. 1 po. Larg. 0“,52'7 — 1 pi. 7 po. 6 b. dans ses plus grandes dimensions.]

On voit que chaque exercice fut re'pe'te' plusieurs fois, etM. Bœckh pense que c’e'tait entre des athlètes classe's par âge, ce que feraient croire les lettres A. B. F. place'es én tête des noms , et qui auraient indiqué , la première , les enfans ; la seconde , les jeunes gens, et fa troisième, les hommes faits. Le prix fut quelquefois partagé entre deux concurrens, et le même athlète en a remporté plusieurs dans des exercices différens. Ceux qu’on nomme sont fa course du stade , fa futte , fe pancrace , fa fongue course ou dolique, fa doubîe course ou diaule. Les officiers pubfics qu’on trouve cités sont fe cosmète, qui paraît, en cette circonstance, avoir été en même temps agonothète , et chargé de fa pofice et de fa direction des jeux; fe cérix ou hérault, qui annonçait tes exercices et procfamait fes vainqueurs; l'encomiographe, qui céîébrait feur victoire en vers fyriques, et le poète, qui fes chantait sur le ton de f’épopée. If paraîtrait aussi que fe dolicho drame , coureur à fa fongue course, et fe diaulodrome , coureur à fa doubfe course, peut-être à raison de leurs précédentes victoires, remplissaient des fonctions particulières, et fes mots abrégés DOLI, DIAUL (AO AI, AIATA), qui pourraient indiquer des exercices comme ceux de STADI, PALLEN, PANKRA (2TAAI, ITA AAHN, IIANKPA ) , fe stade, fa lutte , fe pancrace, ne sont pas, comme ceux-ci, précédés des fettres A. B. F.; ifs sont toujours immédiatement placés après fe poète; ou bien ccs dolichodromes et ces diaulodromes étaient-ils hors de rang, et n’y eut-il pas pour eux d’ordre d’âge fixé comme dans fes autres exercices? Les noms romains mêlés aux noms grecs montrent que cette inscription date de l’époque de fa domination romaine en Grèce; et d’ailleurs fes Philadelphies ne furent établies à Sardes et à Nicée que du temps de Caracaffa ; et ne l’ayant été que pour célébrer fa concorde qui sembfait régner entre fui et son frère Géta, effes furent supprimées après qu’il f’eut tué. On voit par f’inscription du 424, n® 604, qui était au revers de celle-ci, et qui offre pfusieurs des mêmes noms, que ces jeux eurent lieu à Athènes. Nous avons parlé au long des Athénées et des Panathénées, fêtes célèbres, p. 216 et suiv. Ces inscriptions sont très-mal gravées, et plusieurs fettres se rapprochent, par leur forme, des caractères cursifs. — Col. Chois., Cat. 218; — Bœckh, Corp. ins., v. I, p. 358, n® 245.

416. Alexandre, fils de Philippe, Macédonien. N" 132, pl. vi, 3 ï.

On verra, dans le tableau chronologique, à l’année 356 avant J. C., ce qui a rapport à Alexandre et au buste du Musée Royal, n® 132. Les formes carrées des lettres de cette inscription dénoncent qu’elle n’est pas du temps de ce héros ; mais elle aura été mise ainsi sur un buste fait dans des temps postérieurs d’après un portrait de ce conquérant, dont les images étaient si multipliées.

Page 1