Antiochus (Claudius\ N° 604, pi. XL, 34 lig., marbre
On trouve, au nombre des agonothètes , dans cette inscription athénienne, très-mal gravée, et qui ne contient que des noms, celui de Philoppapus, nommé aussi Lucius Ælianus , descendant des rois de la Commagène , et dont le monument sépulcral existe encore à Athènes. On y lit aussi les noms des prytanes de la trihu Érechthéide, qui vinrent probablement à des jeux, où le prytane Antigoyus remporta le prix du poème épique. [Haut. 0™,947 — 2 pi. 11 po. — Larg. 0“,263 — 9 po. 9 li. ]
Tous les prytanes de cette tribu n’assistèrent pas à ces fêtes, et, à partir de la 25® ligne , leur nombre est incomplet. Quelques-uns même des officiers publics ne sont pas de la tribu Erechthe'ide , dont if ne paraît ici que quatre dèmes, Cephisia, Lamptra, Euomjmos et Anagyrus. Le strate'ge Callimaque, fig. 25, charge' de fournir ce qui
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était nécessaire aux jeux gymniques ( (7rpcLrv\yoç i'ji rà, oTAa) , est bien de Lamptraj mais un autre stratège, dont le nom est altéré, iig. 29, et qui surveillait les chœurs ( CTpeLTïiyoç îV/ 70 fi/ŸÎ/uct), est du bourg de PHyus, qui appartenait à la tribu Ptolémaide ; Pythis , autre stratège , iig. 31, est de Prospalta , dème de ia tribu Acamantide , et le joueur de flûte Philetos, iig. 21, vint de Colône, qui, d’après une inscription citée par M. Bœckh, était de ia tribu Ægéide. Ainsi, piusieurs tribus athéniennes prirent part aux jeux que rappeiait cette inscription, et dont eiie ne nous a conservé ni ie nom ni i’endroit. li est probabie qu’iis furent céiébrés à Athènes, comme ceux dont ii est question dans i’inscription agonothétique , 415, n°558 , et qu’iis eurent iieu à peu près à ia même époque. Les caractères de ceiie-ci sont encore pins irréguiiers et pins grossièrement gravés que ceux de i’autre. L’on y trouve ces unions de iettres et des abréviations que n’offrent pas les inscriptions des beaux temps de ia Grèce. Les iettres ont perdu ieurs beiles formes et ieur disposition symétrique , que rempiacent un désordre et un mauvais goût, dont notre pianche gravée présente une image fidèie. — Coi. Chois., Cat.; — Bœckh, 1. 1, p. 335 ,^0 200.
Antiphon (272). N° 706, pl. 153; pl. Lii, 1 Iig.
Antonia Philouména (290). N" 677, pï. 155; pl. lii, 3 Ï.V. 290. 425. Anubis. N°670, pl. LI, 11 Iig., marbre.
Cette inscription, en vers hexamètres, qui malheureusement est incomplète, est très-curieuse en ce qu’elle fait connaître les rapports de quelques divinités e'gjptiennes avec celles des Grecs. Elle a été' trouvée près de Cyzique, sur l’emplacement de l’ancienne Cius, et contient une invocation à Anubis.
«Salut, immortel Anubis, roi de tous les dieux célestes! tu es glorifié par «ton père, le vénérable Osiris, à la couronne d’or, le même que Jupiter, fils «de Cronos, que le tout-puissant Ammon, et que Sérapis, le souverain des «immortels, et par ta mère, la déesse Isis Myrionyme (aux mille noms), «qu’Uranus enfanta sur les flots brillans de la mer, et que nourrit l’Erèbe «pour éclairer tous les mortels; Isis, reine de la terre et de la mer, et la «plus ancienne déesse qui ait porté le sceptre dans l’Olympe. « [Haut. 0“,352 — 1 pi. 1 po. — Larg. 0“,568 — 1 pi. 9 po.]
II ne sera pas mutile de rapporter ici ce qu’on trouve au sujet des divinités égyptiennes et de leurs doubles noms dans une belle inscription grecque découverte dans l’île de Bacchus, aux cataractes du Nil, nommée Sétis om Sétès , en égyptien, et qui a été donnée et savamment expliquée par M. Letronne , dans ses curieuses Recherches sur l’Egypte, p. 344, 359 et suiv. Elle peut être placée entre l’an 120 et l’an 117 av. J. C. Voici les noms des differentes divinités : Chnoubis ou Chnouphis est le même dieu qu’AMMON. — Satis ou Satès est I’Héra des Grecs, Jdnon. — On retrouve Vesta dans Anucis ; Bacchus dans Pétempamentès , et Saturne dans Petensétès. — Mercure, ou I’HermÈs des Grecs, est appelé Petensénès. Le rapprochement de cette inscription avec une autre citée plus bas prouve qu’au in« siècle de notre ère le culte égyptien existait encore avec les mêmes noms de divinités que longtemps avant J. C.
Dans un temple de Dakkeh, l’ancienne Pselcïs , ’a vingt lieues au sud de Syene, d’après deux inscriptions grecques rapportées par M. Gau, Mercure ou Hermès Petensénès est nommé Pytnyhis , et dans une autre Paytnybis.
Une belle inscription latine, autrefois à M. Mimaut, consul général en Égypte, aujourd’hui au Musée royal, et qui remonte à l’an 205-209 de J. C., concourt, avec
INSCRIPTIONS
l’inscription grecque, à établir l’identité de Chnuhis avec Jupiter Ammon, et de Satis avec Junon. Et par les restes d’ornemens et de têtes de béîier d’un très-ancien temple d’ÉIépbantine , attribué à Chnouphis par Strabon, on voit que c’était le même que Jupiter Ammon des Grecs, et que cette identité était reconnue des anciens Egyptiens.
II semblerait donc que plusieurs des noms de divinités citées plus haut auraient été des mots composés, et que les syllabes péretw, pyt,payt, qui les commencent,
pourraient avoir, selon les difFérens dialectes, exprimé l’idée dieu ou divinité, et que le reste des mots pamcntès , sénés , sétès, serait le véritable nom de chacune de ces divinités. D’après une inscription latine rapportée de Kalapsché par M. Gau, le Soleil, comme divinité, se serait appelé Mandulis.
Notre inscription a été publiée par Pococke très-inexactement; par Muratori, Ins. ant., 1. 1, p. 75; trois fois par M. Jacobs, Anth. gr,, t. XII, p. 298, t. XIII, p. 798, et dans l’Appendice de l’Anth. paîat. , t. II, p. 846, n“ 291 ; Col, Chois., Cat., n*» 189.