Archonte Ariston. N° 561, pl. xxv, 32 I., colonne de m
Le commencement de cette inscription ne présente que le nom d’ARTÉMi- DORE, et, d’après celle d’ANTiGONUS, voy. 423, n“ 624, M. Bœckh a rétabli le nom de l’archonte Ariston, fds de cet Artémidore. — Col. Chois., Cat. — Bœckh, V. I, p. 390, n® 206.
429. Archonte Diophobe. N” 562, pl. xxv, 2l lig.; colonne de marbre. — Col. Chois., Cat. 193; Bœckh, v. I, p. 338, n° 203.
430. Archonte Simus. N° 563, pl. xxvi, 18 I.; colonne demarb. — Col. Chois., Cat. 193; Bœckh, v. I, p. 339, n° 205.
Les cinq inscriptions qui pre'cèdent, grave'es sur des colonnes de marbre, et trouve'es au Pire'e par M. Fauvel, sont du même temps, sans être pre'cise'ment de la même e'poque, puisqu’elles datent d’archontats diffe'rents, et en les rapprochant l’une de l’autre , on a pu re'tablir une partie des noms qui sont en très-mauvais e'tat. On y retrouve un Satyrus, peut-être le même que celui de l’inscription 423, n® 624; un Phi- LiNus, dont le père n’est pas nomme', et qui pourrait être le Philinus, fils d’ARXÉMi- DORE, de l’autre inscription. D’autres personnages , dont le nom commence par Phil, peuvent être Philinus, Philistus ou Philistiôn; et le nom de la 4® ligne, terminé en aque ( AXOT ), conviendrait au Protomaque, de l’inscription 423, n® 624. M. Bœckh est porté à croire que ces inscriptions datent d’une époque postérieure à la prise et à la dévastation d’Athènes par Sylla. On voit que la forme ancienne du gouvernement avait été en partie changée, et qu'il y avait des magistrats pour le premier semestre, et d’autres pour le second , ce qui n’avait pas lieu sous l’ancienne république d’Athènes. La forme de plusieurs noms n’indique pas une grande antiquité, et l’on peut en dire autant de celle des lettres. Ces inscriptions ne nomment aucune des tribus ni aucun des dèmes d’Athènes, qui existaient cependant encore sous les premiers empereurs, et que l’on avait rétablis quelque temps après la prise de cette ville. A la ligne 24 on trouve le nom Ælius, qui indique que cette inscription, et probablement celle d’ANTiGONUS, et les trois autres, sont du temps de la domination romaine, et peut-être du règne des Antonins. Outre l’archonte éponyme, ou dont le nom se donnait à l’année et servait de date aux actes publics, voici les magistrats qui sont cités dans ces inscriptions. — Les prytanes : ils formaient le sénat et présidaient, chacun à son tour, pendant un jour, les assemblées du peuple. — he prammateus boules, secrétaire du sénat ; dans Fancienne république, il y en avait plusieurs; on voit qu’à l’époque de nos inscriptions, il n’y en avait plus qu’un. Dans les inscriptions données par M. Letronne , Recherches sur l’Egypte, p. 398, on trouve le topogrammateus , grefiBer du district; le comogrammateus , greffier du bourg; le basilicos grammateus , greffier royal, chargé des affaires de toute une province. Le secrétaire du sénat était une place très-importante. Dans les inscriptions, il est le premier nommé après l’archonte, et il rédigeait et lisait les actes ou les arrêts du sénat. — Les stratèges étaient les généraux ou préteurs, quoiqu’ils ne fussent pas toujours employés militairement, ou qu’on donnât peut-être ce titre à des emplois civils, ainsi qu’on le voit 424, où il y a un stratège chargé d’une partie des jeux gymniques, et un autre des chœurs; les hypostratéges , stratèges en second; leurs lieutenans , les legati des Romains. Les gymnasiarques présidaient aux gymnases.
GRECQUES. 847
M. Boeckh fait observer que sous Fancienne république le gymnasiarque n’était pas un magistrat civil, et que sa place faisait partie de la liturgie ou du culte. Sous les empereurs, elle devint une magistrature dont Fexercice ne durait qu'un mois. — Le tamias, ou trésorier; le trapézites , ou payeur; il n’y en avait pas dans l’ancienne république. On voit que, par leur nom, ils répondent au tabellio des Romains, dont le nom vient de tabella, la tablette sur laquelle ils réglaient leurs payemens, comme celui de trapézites , du grec trapeza, table. — Les astynomes surveillaient les histrions et les chanteurs; on n’en nomme que trois dans ces inscriptions, quoiqu’il y eût anciennement cinq de ces officiers publics au Pirée, et cinq à la vide. — Les légistes , ou réviseurs des comptes; on apprend que leur nombre avait été réduit à trois; car, dans l’ancienne république , il y en avait dix. — H en fut de même des agoranomes, inspecteurs des marchés; ils n’étaient plus que deux, tandis qu’autrefois cinq de ces percepteurs des droits étaient chargés du Pirée, et cinq autres de la ville, et leurs fonctions duraient un an. — Les isagoges , au nombre de trois; cette charge n’existait pas dans Fancienne république , ou du moins ce n’était pas une magistrature particulière ; tous les magistrats qui avaient une juridiction étaient des isagoges, et pouvaient ou ordonner ou permettre les poursuites; et d’ailleurs, aux anciens temps, les magistrats étaient, pour la plupart, tirés au sort, tandis que, d’après nos inscriptions, Fon voit qu’ils étaient choisis parmi les personnes les plus considérables, et presque toujours dans les mêmes familles. — Les practores étaient chargés de la levée des impôts. — Les agonothètes assistaient comme juges aux jeux publics.