Diodore. N” 585, pi. xxxiii, 10 lig., marbre
•' Inscription consacrée à la mémoire eternelle de Jülia Éclecte, par son mari Diodore et son fils AntigÉnidas. Elle a vécu quarante-trois ans, et est sous la protection des dieux infernaux. L’omega, dans cette inscription, n’a pas la forme majuscule et ordinaire O, mais celle de Cù, ce qui n’est pas commun. H y a aussi des © dont la barre forme tout le diamètre du cercle. Le T de TTXH, à la 3® ligne, a de même une forme particulière; à moins cependant que ce ne soit un ’f, et qu’il n’y ait T'TXH, âme, au lieu de TTXH, fortune; il est cependant plutôt à croire que c’est un T. — Villa Borg. — Manilli, p. 93, a mis CHOIHCAN pour CnOHCAN que porte l’inscription, et CZHC pour 6ZHCEN. Elle est exacte dans Montelatici, p. 267; Gruter, p. 1142, n° 6. [Haut. 0“,428 = 1 pi. 3 po. 10 li. — Larg. idem,.'\
457. Diodore. N° 577, pl. xxxi, et 433, n° 553, pl xxiii., m.
Ce fragment d’inscription et le 457, n° 577, pl. xxxi, du Muse'e royal, offrent un de ces hasards qui ne se rencontrent que rarement et qui induisent facilement en erreur, lorsqu’on n’apporte pas la plus grande attention sur les marbres fractures et epars qui arrivent ainsi mutiles, et qui souvent composent une partie des collections nombreuses : ces deux morceaux, offrant la même forme de lettres, auraient pu donner l’idêe qu’ils n’etaient pas faits pour être isoles l’un d’un côte, l’autre de l’autre, et qu’ils devaient peut-être être reunis. On ne s’en est pas aperçu : l’un et l’autre semblaient pouvoir offrir un sens; en suppléant quelques lettres dans le 457,
on avait une sorte de raison de voir qu’un sénat avait honoré un Diodore
et dans le 433, des fragmens de noms propres et de mots semblaient indiquer qu’un Dionysius avait consacré quelque monument à une femme, peut-être avec un Aglaophanes, qui, réuni à lui, en avait fait les frais. Mais en joignant ces deux fragmens, le 433 dans le haut et le 457 en dessous, on n’aurait encore eu qu’une inscription mutilée, et à laquelle aurait manqué à peu près les deux tiers sur notre droite. C’est à la sagacité de M. Bœckh qu’était réservé le plaisir de la compléter de la manière la plus heureuse et la plus sûre. Nos deux morceaux ont été trouves au mont Saint-Étienne à Santorin, l’ancienne Théra, par M. Fauvel, sur la base d’une statue qui n’existait plus. Mais il y avait eu une autre partie beaucoup plus considérable, qui sans doute avait déjà disparu lors de la decouverte de M. Fauvel; car on ne concevrait pas comment il aurait divise et livré ainsi à M. le C*® de Choiseul seulement deux de ces pièces de marbre, s’il en avait trouvé trois, que par leur écriture et par leurs cassures on aurait vu n’avoir dû faire autrefois qu’une seule inscription. Quoiqu’il en soit
des vicissitudes qu’elles ont courues, M. Bœckh a trouve' dans le cabinet de M. Heidecke, à Saint -Petersbourg, le troisième morceau apporte' de Grèce par le OrlolF, du temps de Catherine II, et qui avait du être de'terre' à The'ra avant ceux que M. Fauvel a de'couverts. En re'unissant ces trois fragmens ainsi que je l’ai fait dans le nouveau dessin que j’en donne, pl. XXIII, on re'tablit une fort belle inscription, qui nous apprend que le sénat et le peuple (probablement de The'ra) ont honore' Mnasicrite, fils de Dionysius, prêtre, par sa race, de Bacchüs Rropoleüs (protecteur de la ville), à cause de sa vertu et de sa bienveillance, et qu’une statue lui a e'te' eleve'e aux frais de sa femme Chœropoleia, fdle de TibÉriüs Claudiüs Aglaophanes, de la tribu Quirina. Ces personnages nous sont inconnus; mais un autre marbre du Musée, 449, n° 570, Bœckh, n® 2460, nous apprend que TibÉriüs Claudiüs MÉdon, auquel le peuple rend de même hommage, était de la tribu Quirina, et fils d’ Aglaophanes, ce qui nous fait connaître un frère de cette Chœropolie ; et une autre inscription de The'ra , Bœckh, Corp. ins., n° 2461, nous en offre peut-être encore un, nommé ThÉmistocles. Au n® 2463, on voit que du vivant de Chœropolie on lui décerna aussi une statue; ce qui montre que ces personnages étaient trèsimportans à The'ra, et qu’ils sont fort bons à connaître. — H serait à désirer ou que nous possédassions le fragment de M. Heidecke, ou qu’il eut les deux nôtres. M. Osann a donné, comme je l’avais fait d’abord, ces deux fragmens séparément, notre n® 577, Syll., p. 344, n® 4; — le n® 553, SylL, p. 364, n® 24. [Haut, du n® 577, 0“,256 =: 9 po. 6 li. — Larg. 0”,460 = 1 pi. 5 po. 4 li. — N® 553, haut. 0“,467 =: 1 pi. 5 po. 3 li. — Larg. idem.]^
Diognète (298). N° 554, pl. 152; pl. XXIII, 1 lig.